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Publié par Ftouh Souhail le 10 janvier 2012
La « Révolution du Jasmin » a provoqué en Tunisie un nouveau « mode d’expression » pour la population qui reproduit le geste fatal de Mohamed Bouazizi, icône de la révolution tunisienne. 
 
Un homme s'est auto-immolé par le feu Jeudi 5 janvier 2012, devant le gouvernorat de Gafsa, dans la région du centre ouest de la Tunisie ravagée par le chômage, le jour de la visite de trois ministres.
 
L'homme, âgé de 48 ans et père de trois enfants, faisait partie d'un groupe de chômeurs qui faisaient un sit-in depuis plusieurs jours. Il avait demandé à rencontrer la délégation de ministres en visite à Gafsa, et n'avait pas eu de réponse.
 
« Il s'est arrosé d'essence et s'est enflammé, sans rien dire », a déclaré un témoin.
 
L'homme a été transféré dans un état très grave à l'hôpital des grands brûlés de Ben Arous, près de Tunis.
  
Les ministres des Affaires sociales, de l'Industrie de l'Emploi étaient en visite à Gafsa,  pour se faire le point de la situation de la région minière tunisienne, secouée par des violences et ravagée par le chômage.
 
Les immolations par le feu se sont multipliées, cette semaine. Cette immolation par le feu survient après celle d’un marchand ambulant qui s'est immolé par le feu mardi, 3 janvier 2012. Âgé de 33 ans, ce dernier était également marié, et père de famille, lorsqu’il s'est aspergé d'essence rue du Caire à Tunis.
 
Sur l’avenue de Paris à Tunis , devant le ministère des Domaines de l’État et des Affaires Foncières, un autre homme, la quarantaine, boitant et appelant les passants à écouter son histoire, a tenté lundi, 2 Janvier 2012, de s'immoler après avoir versé du combustible sur son corps et sur le mur du ministère.
 
Samedi 31 décembre au passage de l’année 2012, Sidi Bouzid, un jeune homme cette foi, s’est immolé par le feu. Sa situation est heureusement sans grande gravité, mais ses motifs sont fortement inquiétants : le jeune homme voulait être le premier cas d'immolation en Tunisie, en 2012.
 
La révolution tunisienne a commencée le 17 décembre 2010, par l'immolation d'un jeune marchand ambulant à Sidi Bouzid, cette ville défavorisée du centre de la Tunisie.
  
Plusieurs diplômés au chômage sont tentés par ce nouveau mode d’expression. La contagion des auto-immolations pourrait entraîner la mise en place de brigades « anti-immolations » : des pompiers équipés d’extincteurs discrets.
 
C’est la marque du summum du désespoir. En Tunisie, les facteurs économiques et sociaux sont dramatiques : chômage, inégalités sociales, corruption …
 
La multiplication des cas d'immolation par le feu est aussi révélatrice de la déception de la population après la Révolution. Les tunisiens ont l’impression qu’ils sont au stade zéro, car la situation est devenue plus difficile depuis la chute du régime de Ben Ali.
  
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