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Publié par Guy Millière le 22 janvier 2012
Newt Gingrich est loin d’avoir gagné les élections primaires républicaines. 
 
Le chemin à parcourir reste long, et les obstacles seront nombreux. Il aura contre lui l’appareil du parti républicain qui fera tout pour le faire chuter et pour que Mitt Romney s’impose. Il aura contre lui, aussi, les médias, qui préfèrent un candidat que ne les affronte pas de manière aussi directe, et sans doute le camp Obama qui s’est préparé à affronter Romney comme le candidat de Wall Street et des un pour cent qui oppriment les « quatre vingt dix neuf pour cent ». 
 
Newt Gingrich est plus loin encore d’avoir gagné contre Barack Obama qui, quel que soit le candidat républicain, déploiera contre lui un déferlement de propagande médiatique et de coups bas. Nul ne peut laisser de côté qu’Obama dispose d’un trésor de guerre imposant, des militants de diverses organisations issues de la défunte ACORN, des membres de MoveOn, Code Pink et autres mouvements gauchistes. Obama a appris de son maître à penser, Saul Alinsky, toutes les techniques requises, et il fera tout pour gagner et parachever l’entreprise de démolition des Etats-Unis qu’il a mise en branle.
 
La victoire de Newt Gingrich en Caroline du Sud n’en est pas moins impressionnante et remarquable. En une semaine, Gingrich a totalement inversé la tendance et a regagné vingt cinq points sur son principal adversaire, qui, alors qu’il menait de treize points dimanche dernier, termine ce samedi quatorze points derrière lui. Cette inversion de tendance tient aux immenses qualités de Newt Gingrich (j’ai consacré un article à ce sujet récemment).
 
Elle tient aussi à ce que la base républicaine ne veut pas qu’on lui impose un candidat modéré, alors qu’elle a été porteuse d’une volonté de révolution conservatrice incarnée par les tea parties en 2009 et 2010. Mitt Romney est clairement rejeté par la base, qui ne l’acceptera que contrainte et forcée.
 
La victoire de Newt Gingrich tient à ce que la base veut un combattant, quelqu’un qui se déclare prêt à affronter Obama sans circonlocutions, et quelqu’un qui est prêt à prendre les commandes pour redresser le pays en semblant imprégné d’un sens du commandement. 
 
Les tentatives d’utiliser son passé tumultueux contre Gingrich ont échoué. Et la preuve la plus flagrante de cet échec est que ce sont précisément les électeurs les plus attachés aux questions d’éthique (les évangéliques) qui se sont portés sur sa candidature, malgré la diffusion, jeudi soir, d’un entretien avec une ex épouse de Gingrich accusant celui-ci d’avoir été infidèle il y a une quinzaine d’années. 
 
Ce qui peut sauver Romney tient précisément à ce que j’évoquais en commençant : l’appareil du parti républicain, les médias et le camp Obama. 
 
Ce qui peut le sauver est aussi qu’il a accumulé beaucoup plus de donations que Gingrich. On n’en a pas moins vu que les débats peuvent faire la différence : c’est par des performances extraordinaires dans deux débats que Gingrich a réalisé l’exploit qu’il vient de réaliser. 
 
On a vu que la volonté de mener une campagne ferme et déterminée et d’affronter l’hypocrisie des médias peut aussi faire la différence. C’est ce que Gingrich a fait en Caroline du Sud. 
 
On a vu aussi un peu plus clairement ce qui justifiait le rejet de Romney par la base : si Newt Gingrich a reçu plusieurs ovations debout au cours des deux derniers débats, ce qui est sans précédents depuis que des débats télévisés ont lieu, Romney lui s’est fait huer lorsqu’il a tergiversé concernant sa déclaration d’impôts, qu’il se refuse toujours de publier (pourquoi ? Aux Etats-Unis, être riche n’est pas considéré comme un vice) et lorsqu’il a paru hésiter dans sa défense du capitalisme financier.
 
Les élections primaires républicaines offriront encore sans doute des rebondissements.
 
Elles sont porteuses d’espérances : en cinq minutes d’un discours d’un candidat républicain, il y a davantage de substance intellectuelle que dans la totalité des discours de tous les hommes politiques français en activité depuis cinq ans, et dans chacun de ces discours, on discerne la persistance opiniâtre des idéaux qui ont fait des Etats Unis ce qu’ils sont.
 
Elles sont aussi porteuses de possibilités de s’inquiéter. Mitt Romney apparaît comme un candidat fragile, aisément attaquable, et contre lequel Obama peut gagner. 
 
Newt Gingrich apparaît comme un candidat solide, moins aisément attaquable, mais contre lequel, en raison de l’attitude de l’appareil républicain, Obama peut gagner aussi. 
 
L’appareil républicain n’apparaît pas à la hauteur des aspirations de la base. Cela peut changer, mais ce n’en est pas moins, aujourd’hui, préoccupant.
 
Le camp Obama a pris la mesure de l’appareil républicain. Cela lui offre des opportunités, et c’est préoccupant aussi, tout particulièrement au vu des moyens matériels et humains dont le camp Obama dispose. 
 
L’élection de novembre 2012 est l’une des plus importantes de l’histoire des Etats-Unis. 
 
Laisser Obama gagner serait absolument impardonnable. 
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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