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Publié par Guy Millière le 27 janvier 2012
Le mardi 24 janvier dernier, Barack Obama a prononcé le traditionnel discours sur l’état de l’Union, que tous les Présidents des Etats-Unis prononcent en début d’année. Le discours est censé décrire la situation du pays. Parfois, un Président, s’il est en fin de premier mandat, y ajoute des dimensions qui sont teintées de thèmes de campagne. Rarement le discours devient un discours strictement centré sur la campagne. 
 
Le discours de Barack Obama cette année était strictement centré sur la campagne. Ce qui peut se comprendre : quand on a un bilan assez catastrophique, mieux vaut parler d’autre chose. Barack Obama a donc parlé d’autre chose: nécessité d’un plus grand partage des richesses et de voir les « riches » payer une « part équitable » aux fins de combler les déficits et de créer une multitude d’emplois publics. Si Barack Obama s’était arrêté là, on aurait pu dire qu’il était dans son rôle : celui de démagogue socialiste faisant appel à l’envie et à la haine de classe. Qu’attendre d’autre d’un homme comme lui ? 
 
Mais il ne s’est pas arrêté là. 
Barack Obama a parlé d’une réalité qui n’existe que dans sa tête et dans celle de ses speech writers et s’est comporté comme un propagandiste digne d’un Hugo Chavez. 
Il a décrit une industrie automobile qui s’était redressée et qui avait retrouvé son dynamisme et sa profitabilité, en escamotant au passage les coûts immenses pour les contribuables américains et la distribution d’actions par brassées entières à l’UAW (United Auto Workers).
 
Il a parlé du secteur énergétique comme d’un secteur florissant, alors qu’il a fait interdire les forages dans le golfe du Mexique et a suspendu la construction de l’oléoduc XL Keystone, rayant d’un trait de plume un minimum de deux cent mille emplois, et des centaines de millions de dollars d’investissements privés déjà effectués. Et il n’a rien dit du doublement des prix des carburants aux Etats-Unis depuis janvier 2009. 
Il a décrit le départ des troupes d’Irak comme ayant laissé un pays stable, ce que démentent quasi quotidiennement les attentats d’al Qaida, et le départ prochain d’Afghanistan comme devant laisser un pays quasiment débarrassé des talibans : sans évoquer le fait que son administration négocie présentement avec les talibans pour leur redonner le pouvoir. 
 
Il a présenté la crise financière comme due à d’ignobles spéculateurs avides, sans évoquer le Community Reinvestment Act qui a permis à ses amis « organisateurs de communauté » de contraindre les banques à faire des prêts subprime à des gens potentiellement insolvables. Et c’est pourtant là une activité qu’il connaît bien : il a été le formateur de la plupart de ces « organisateurs de communauté », avec pour objectif une crise qu’ACORN (Association of Community Organizers for Reform Now), désormais défunte, a présenté elle-même comme une « crise manufacturée » à des fins de subversion. 
 
Je pourrais donner d’autres détails. Cela deviendrait un catalogue épuisant. Rien de ce qui a été décrit dans le discours n’existe. Tout ce qui a été décrit n’existe pas. 
 
On peut trouver, cela dit, dans le discours plus grave encore. 
 
Après avoir prononcé un éloge de l’armée qui semblait très étrange dans la bouche d’un homme qui n’a cessé de pratiquer des coupes sombres dans les budgets de la défense, il a conclu en revenant au thème de l’armée. Pour demander au Congrès de faire son devoir, et de se comporter, en somme, comme une armée dont il serait sans doute le général. 
Plusieurs fois dans le passé, Barack Obama a laissé entendre que la constitution l’encombrait et que sans elle il pourrait accomplir beaucoup plus. Il ne s’est d’ailleurs pas gêné pour contourner les procédures à de multiples reprises, pour nommer quarante tsars qui constituent une forme de gouvernement parallèle, et pour utiliser les agents gouvernementales aux fins d’avancer dans les directions qu’il s’est fixées sans passer par le pouvoir législatif, mais il n’a jamais été aussi explicite.
 
La comparaison avec Chavez en devient plus pertinente encore. 
 
Certains pensent qu’Obama voudrait transformer les Etats-Unis en une société socialiste et décadente à l’européenne. 
 
Je dirai que ce type de discours laisse penser qu’il voudrait, plutôt, les réduire au statut de pays à régime caudilliste façon Amérique latine, à moins que ce ne soit à une dictature du type de celles dont il a plusieurs fois vanté les qualités, telles la République populaire de Chine. 
 
On peut espérer que c’était le dernier « discours sur l’état de l’union » de Barack Obama. On ne peut, hélas, en être assuré. 
 
Barack l’imposteur garde une chance d’être réélu en novembre prochain. C’est ce qui donne au discours du 24 janvier des allures de potentiel cauchemar.
 
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