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Publié par Guy Millière le 16 février 2012
 
 
Je n’ai jamais pris la carte d’aucun parti politique. J’aurais pu le faire au temps où Démocratie libérale existait. Mais la question ne se pose plus, puisque Démocratie libérale a disparu. Le Parti socialiste m’a toujours paru être porteur d’une sclérose mentale inquiétante dont quelques individualités semblent un peu plus exemptes que d’autres, Manuel Valls par exemple. Le Front National contient toujours une lourde cargaison d’antisémites que Marine Le Pen n’a pas encore jetée au rebut, et elle a donné à un parti déjà nationaliste des colorations qui sont aussi socialistes que celles qui marquent les courants les plus extrêmes du Parti Socialiste. Il aurait pu rester l’UMP, faute de mieux, vraiment faute de mieux : j’ai toujours considéré que le programme de l’UMP semblait être fait sur le mode d’un puzzle constitué de fragments des programmes de tous les partis concurrents, et je ne pense pas que c’est ainsi qu’on construit un programme, sauf si on se donne pour ligne directrice l’opportunisme le plus complet. Les libéraux désireux de ne pas finir dans un regroupement à même de se rassembler dans une cabine téléphonique ont rejoint l’UMP : faute de mieux, dirai-je, vraiment, oui, faute de mieux.
 
Et puis, voilà que le jour où Nicolas Sarkozy annonce qu’il est candidat à sa propre succession, et prétend faire tout ce qu’il n’a pas fait en cinq années consacrées à une agitation multidirectionnelle, où se sont mêlées xénophobies et écologisme, autoritarisme et pusillanimité, l’UMP rassemblée derrière son chef se trouve un bouc émissaire à jeter aux gémonies : Christian Vanneste. 
 
Qu’a fait Christian Vanneste pour mériter ce sort ? Il a dit la vérité ! Scandaleux, non ? 
 
Imaginez, la vérité ! Qu’a-t-il dit ? Qu’il n’y avait pas eu de déportations en France au temps du pétainisme pour raisons d’homosexualité, à l’exception de quelques cas en Alsace-Lorraine, considérée par l’Allemagne nazie comme territoire allemand. Les historiens les plus respectables de l’histoire de la déportation, à commencer par Serge Klarsfeld, pour qui j’ai un infini respect, l’ont déclaré et l’ont écrit. Mais cela ne doit pas se dire.
 
Pourquoi cela ne doit pas se dire ? Parce que nous sommes dans une époque où le dogme victimaire vient submerger les derniers neurones actifs de la plupart de ceux qui prétendent encore penser, et qu’il suffit qu’on écrive le mot victime sur le front de quelqu’un pour que leur petit cœur se mette à saigner et que les larmes leur viennent aux yeux, même si celui qu’on a désigné comme victime n’est pas victime. En l’occurrence, l’homosexuel est désigné comme victime de nos jours. De quoi est-il victime ? De l’homophobie, voyons ! Et où commence l’homophobie ? Dès le moment où celui qui parle ne parle pas en employant les mots exacts de ceux qui sont prêts à dénoncer l’homophobie. 
 
Au nom de cela, il faut être favorable au mariage homosexuel, il faut considérer que l’homoparentalité est merveilleuse et porteuse de progrès. On n’a pas encore demandé la destruction dans un grand autodafé de tous les manuels de psychiatrie imprimée jusque voici trente ans, mais cela viendra, j’en suis sûr. Cela viendra. Il n’y a pas encore de livres scolaires titrés « Momo a deux papas » ou « Lulu a deux mamans », mais cela viendra aussi. Et suivront « Momo et Lulu ne sont ni garçon ni fille, ils choisiront plus tard ». Peut-être seront-ils trans-sexuels. Ce sera bientôt tendance. 
 
Pour que la victime soit vraiment victime de nos jours, il faut qu’elle ait été victime du nazisme ou de gens assimilables au nazisme. Donc les homosexuels doivent avoir été victimes du nazisme. C’est impératif ! Les homosexuels devront aussi avoir été résistants, sans doute, et on apprendra bientôt que Jean Moulin était un précurseur de la gay pride. Au point où nous en sommes…. Si vous dites que les homosexuels allemands ont été victimes du nazisme, mais que le nombre d’homosexuels victimes du nazisme a été infime par comparaison avec ce qu’ont subi les Juifs d’ Europe, vous subirez immédiatement le courroux absolu. Vous serez homophobe ! Ceux qui diront cela ne verront pas qu’ils banalisent et relativisent la Shoah en venant la noyer peu à peu dans un flot ininterrompu de victimes dont la quantité s’accroît chaque jour, mais c’est pourtant ce qu’ils feront, banaliser et relativiser la Shoah ! 
 
Etonnez-vous après qu’on lise dans les rubriques politiquement correctes d’un journal du soir des gens qui se laissent aller à dire qu’on en fait « beaucoup trop pour les Juifs »… 
 
Nous sommes dans une époque où l’homosexuel est très tendance, alors que les Juifs, eux, sont invités à se taire, et surtout à ne pas parler d’Israël, parce qu’en face d’Israël, il y a d’autres gens décrits comme « victimes » par le dogme victimaire. Si les « Palestiniens » étaient homosexuels, ils auraient vraiment tout pour eux. Et le Juif israélien, lui, ne serait-il pas un peu nazi, mon bon monsieur ? 
 
Dans un reportage honteux réalisé pour le « service public » (reportage honteux réalisé pour le « service public » : pléonasme), une femme qui s’inquiétait de la montée de l’islam radical en France se voyait reprocher de s’allier avec des catholiques. Et la journaliste insistait : « Des catholiques, vous rendez vous compte ? ». Et la femme se rendait compte, mais ne voyait pas ce qu’il y avait de honteux à œuvrer avec des catholiques. Ah, si elle avait dit qu’elle se convertissait à l’islam, le « service public » l’aurait traitée autrement. 
 
Dans la pensée correcte française aujourd’hui, on peut placer des signes positifs ou négatifs à côté de catégories diverses. Homosexuel ? Positif ! Très positif ! Hétérosexuel ? Négatif ! Individu suspect qui peut se racheter en avouant son amour immodéré de l’homosexualité. Musulman ? Positif ! Extrêmement positif ! Adepte d’une religion de paix, d’amour et de fraternité. Catholique, ou chrétien en général ? Négatif ! Résolument négatif ! Juif ? Suspect. Très suspect. Un chrétien peut se racheter en avouant son amour immodéré de l’homosexualité lui aussi. Un juif, pour se racheter, devra faire davantage : ajouter à son amour immodéré de l’homosexualité un amour immodéré pour le « peuple palestinien », et des paroles disant que la Shoah, après tout, c’est de l’histoire ancienne. Si en supplément il dit du mal d’Israël, on pourra presque lui pardonner d’être juif.
 
Si nul ne voit qu’une société où on raisonne ainsi, où on foule aux pieds les faits, où on falsifie l’histoire pour la distordre dans le sens politiquement correct, où toute pensée, toute parole doit être contrôlée d’en haut par une forme de Big Brother protéiforme est une société qui glisse vers la stérilité et vers une forme de totalitarisme, c’est que l’anéantissement est plus avancé encore que je ne le pensais. 
 
Et je l’écris : Christian Vanneste a dit la vérité sur l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale. 
 
Je l’ajoute : il y avait effectivement nombre d’homosexuels dans les sphères du pétainisme et de la collaboration. Ce que dit Christian Vanneste sur le refus de l’altérité dont est porteur l’homosexualité a fait l’objet d’études très nombreuses jusqu’aux moments où ces études ont été rangées dans l’enfer des bibliothèques. Ce que Christian Vanneste dit de la famille et de son rôle dans la société a, aussi, fait l’objet d’études nombreuses jusqu’au moment où elles ont été rangés elles aussi dans l’enfer des bibliothèques.
 
Je l’écris : l’UMP se conduit de manière minable, lâche, servile. Il n’y a plus de pensée libre en France. 
 
A ce rythme, il deviendra bientôt obligatoire d’écrire que les cercles sont carrés, sous peine d’ostracisme ou de peines de prison. La novlangue évoquée par George Orwell dans 1984 va finir par devenir la langue obligatoire. Christian Vanneste a parlé en homme libre, en libéral, en conservateur au sens qu’Edmund Burke donnait à ce terme. Je sais, pour avoir conversé avec lui, que c’est un homme respectueux de l’idée de droits de l’être humain, absolument éloigné de toute forme de racisme et d’esprit de discrimination. Je sais que c’est un homme qui trouve inquiétant qu’on relativise la Shoah. Cela aggrave son cas, je sais. 
 
Quand il a décidé de faire de la politique, il a voulu en faire honnêtement en pensant que c’était un métier honnête. La clique d’opportunistes de bas étage qui lui est tombé dessus fait de la politique malhonnêtement et en fait un métier sordide. Honte à eux. 
 
Quand j’ai décidé de faire un travail d’intellectuel et de penseur, j’ai voulu le faire honnêtement, en considérant que c’était un métier honnête. Je vis dans une époque où il faut falsifier l’histoire, piétiner la connaissance et les règles éthiques élémentaires pour faire ce métier. J’en tire un profond dégoût. On fait en France du métier d’intellectuel un métier sale, et on le fait chaque jour davantage salement. Le métier de penseur, lui, a été jeté à la poubelle. 
 
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous : 
© Guy Millière pour www.Dreuz.info
 
PS. J’ai mis en illustration une carte de membre de l’UMP. Mais elle n’est pas le seul parti politique à utiliser cette carte. Elle sera bientôt obligatoire. Préparez-vous !
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