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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 22 février 2012
 
 
F.295/2
 
 
 
Le 12 février 2011, les services de renseignement grecs ont arrêté deux Libanais d’origine palestinienne soupçonnés d’avoir voulu planifier et perpétrer un attentat terroriste.
 
Les suspects ont été identifiés. Ce sont des membres du « Fatah al-Islam », une organisation issue du camp de Nahr al-Bared, un camp où sont parqués des « réfugiés » palestiniens dans le nord du Liban. Le quotidien italien Corriere della Sera avait mentionné que les deux terroristes étaient entrés clandestinement en Grèce.
 
Leur mission était d’infiltrer les terroristes d’une autre organisation islamiste en utilisant de faux passeports.
 
Qu’il y ait un lien ou non avec cet incident, moins de deux mois plus tard, le Bureau de lutte israélien contre le terrorisme du Premier ministre publiait un avertissement destiné aux touristes Israéliens voyageant à l’étranger, et leur recommandait d’être particulièrement vigilants dans les Etats du bassin Méditerranéen : Grèce, Chypre, Turquie et Malte.
 
Les opérations du Hezbollah à l’étranger sont dirigées par Talal Hamia, qui reçoit ses ordres du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et du Général Kassem Suleimani, commandant de la Garde révolutionnaire des forces al-Quds en Iran.
 
Des sources israéliennes ont révélé que le mécanisme des attaques du Hezbollah à l’étranger est soutenu par un département technique très développé, dont l’ingénieur en explosif est Ali Najam al-Din et son associé Malek Obeid, un expert en détonateurs, et qui assemble les appareils.
 
Parmi les militants du Hezbollah, on compte Mehmet Taharurlu, un citoyen turc dont la tâche consiste à recruter des collaborateurs pour l’infrastructure terroriste du Hezbollah en Turquie, et un agent libanais, Naim Haris, de nationalité brésilienne, et qui recrute des agents pour le Hezbollah à travers le monde.
 
Un autre personnage clé est Majid al-Zakur, connu sous le nom de « faussaire ». Il est responsable de la préparation des faux passeports.
 
Ces quelques noms ne représentent qu’une faible partie de ce que les services de sécurité israéliens connaissent sur la configuration du Hezbollah à l’étranger, et leur publication est destinée à signaler au Hezbollah que les renseignements israéliens sont bien renseignés sur l’organisation terroriste, sur ses plans d’attaque, et qu’il serait sage pour elle de bien évaluer chacune de ses opérations.
 
Le 17 mars 1992, dans le sillage de l’assassinat par l’armée israélienne du leader du Hezbollah, Abbas Moussaoui (1), une voiture piégée explose devant l’ambassade israélienne à Buenos Aires, tuant vingt neuf personnes et en blessant plus de deux cents.
 
Le 18 Juillet 1994, une bombe explose au Centre communautaire juif de Buenos Aires – AMIA,  pour se venger de la destruction d’un camp d’entraînement du Hezbollah au Liban par l’aviation israélienne. Quatre vingt cinq personnes sont tuées. Le kamikaze de 21 ans qui a fait exploser la voiture piégée est un citoyen libanais – Ibrahim Hussein Berro – un militant du Hezbollah.
 
En Avril 1996, un opérateur du Hezbollah est capturé à l’Hôtel-Laurent de Jérusalem-Est, sa bombe explose alors qu’il était en train de la poser. Il était entré en Israël avec un faux passeport britannique sous le nom d’Andrew Newman. Les sources occidentales l’identifièrent plus tard comme étant Hussein Mikdad.
 
En Octobre 2000, le Hezbollah enlève un officier de réserve israélien, Elhanan Tennenbaum. Il est transféré d’Abou Dhabi au Liban et sera remis à Israël dans le cadre d’un échange de prisonniers.
 
En 1989, Nada Nadim Prouty, une libanaise de 37 ans, émigre aux Etats Unis et acquiert la citoyenneté américaine par un mariage blanc. Elle obtient un poste gouvernemental sensible, d’abord au FBI et plus tard à la CIA en 2003. En 2005, elle est placée sous surveillance, et elle est surprise en 2007 en train de télécharger des documents sur le Hezbollah, classés top secret, depuis la base de données du FBI.
 
Au début des années 2000 la force de frappe du Hezbollah à l’étranger est restée en sommeil, préférant un affrontement direct avec Israël le long de sa frontière, comme dans les cas de l’enlèvement de trois soldats israéliens en Octobre 2000, et l’enlèvement de deux réservistes, qui a déclenché la deuxième guerre du Liban en Juillet 2006.
 
L’Unité 1800 est également active. Son rôle est de lancer des attaques en provenance des pays limitrophes d’Israël ou de l’intérieur d’Israël par le biais d’organisations terroristes palestiniennes.
 
Depuis de nombreuses années, celui qui a conçu toutes ces opérations, le chef de la branche militaire de l’organisation était connu. Son nom était Imad Mouhgnieh. Dans la nuit du 12 février 2008, son unité de planification des attentats pour l’étranger prit fin brutalement à Damas,  le jour de la célébration de la fête de l’indépendance à l’ambassade iranienne. Le Sunday times rapporte, en citant des sources israéliennes, qu’un explosif, placé dans l’appuie-tête du siège conducteur, a tué Imad Mouhgnieh sur le coup.
 
Bien qu’Israël n’ait jamais officiellement admis son rôle dans cet assassinat, le Hezbollah a planifié la vengeance de son chef militaire et le mécanisme des attaques terroristes du Hezbollah à l’étranger a repris.
 
La première tentative pour venger la mort de Mouhgnieh a eu lieu à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, en 2008. Les agents du Hezbollah, avec l’aide d’agents des renseignements iraniens, avaient prévu de piéger trois voitures dans l’enceinte de l’ambassade israélienne et d’autres cibles occidentales, et de faire passer ces actions terroristes pour une opération du « Jihad global » et non pour une action du Hezbollah.
 
Quatre collaborateurs de l’organisation locale du Jihad furent recrutés pour mener à bien ce plan. Deux agents du Hezbollah furent arrêtés en possession de passeports iraniens, d’explosifs, de jumelles, de caméras, d’armes avec silencieux, et des photos de la zone de l’ambassade d’Israël. Après leur arrestation, l’Iran exerça une forte pression sur l’Azerbaïdjan pour leur libération, et obtint leur expulsion en échange de la garantie que l’Iran ne se servirait pas du sol azerbaïdjanais pour de nouvelles opérations.
 
Mais l’implication de l’Iran en Azerbaïdjan n’était pas due au hasard.
 
Car l’infrastructure du Hezbollah à l’étranger bénéficie de la protection que l’Iran fournit, à travers ses différents bureaux répartis dans le monde, aux unités des gardiens de la révolution.
 
Dans les faits, cette structure du Hezbollah est inséparable des forces « Al Qods » créées dans les années 1980, et qui exploite, parallèlement à l’armée iranienne et aux services de renseignement iraniens, l’exportation des principes révolutionnaires et la réalisation de missions dans le monde entier.
 
Ainsi le Sheikh Mohammed Hussein Fadlallah. Prédicateur Jihadiste, il est considéré comme le leader spirituel du Hezbollah. En 2008, il adresse une lettre aux Musulmans de France, leur demandant de prendre racine en France en « vivant pleinement leur citoyenneté française tout en préservant leur identité musulmane, en les exhortant à jouer un rôle déterminant dans la politique du pays, et à mettre en avant les aspects humanistes de leur religion ». 
 
Les informations qui suivent viennent d’Israël Défense, et elles ajoutent une partie des pièces manquantes qui permettent de reconstituer le puzzle, et d’exposer la structure de la pieuvre tentaculaire du Hezbollah à travers le monde.
 
 
Les unités « al-Qods », le « bras long » de l’Iran.
 
Le chef de cette force est le Général Kassem Suleimani, commandant local en Irak et en Afghanistan, suppléé par Muhammad Jafri Shaharduni, Président adjoint du Conseil suprême de la sécurité nationale, et qui coordonne les opérations de la force avec l’armée et les services de renseignement.
 
Le Général Suleimani a trois assistants.
 
L’un d’eux est le général Mohammed Reza Zahedi, communément appelé «Hassan Mahadi », commandant des forces « Al Qods » au Liban, ayant servi comme officier de liaison à Damas entre 1998 et 2002. Zahedi s’est retrouvé au Liban après la seconde guerre du Liban, et il est devenu responsable sur le terrain des forces des Gardiens de la Révolution. Son travail au Liban était de restaurer les capacités opérationnelles, militaires et de renseignement du Hezbollah. Il agit auprès du conseiller spécial du président Ahmadinejad au Liban, dont le siège est situé à côté de l’ambassade d’Iran à Beyrouth.
 
Les forces « Al-Qods » opèrent principalement dans les régions suivantes : L’Europe, l’Irak, l’Afghanistan, l’Inde, le Pakistan, le Liban, les territoires dits « palestiniens », l’Afrique du Nord, l’Amérique du sud et du nord, la Turquie et l’Arabie Saoudite.
 
L’infrastructure dépend d’un réseau mondial de collaborateurs, principalement des émigrés iraniens, palestiniens, et des réfugiés irakiens qui ont reçu l’asile politique en Europe. Les opérations se déroulent sous le couvert d’institutions communautaires, d’organisations humanitaires, et par le biais de bureaux culturels. Environ quatre organisations et entreprises paravents servent à couvrir leur activité.
 
Le recrutement et la formation des forces al-Qods ont lieu dans les camps des gardiens de la révolution situés à Téhéran, en Syrie, et, ces dernières années, en raison de la présence croissante du Hezbollah en Afrique et en Amérique latine, dans des camps d’entraînement installés au Soudan, (le Hezbollah à son siège à Khartoum, ou au Venezuela.
 
Le Hezbollah maintient une présence permanente à Téhéran, où les membres d’al-Qods reçoivent des affectations à l’étranger pour des opérations qui ne sont pas directement liées au Hezbollah, mais qui nécessitent la coopération de celui-ci, car il peut facilement pénétrer les communautés arabes.
 
Comme dans toute organisation compartimentée, le recrutement à l’étranger se fait par l’ami d’un ami, ou par un parent. Au fil des ans, la plupart des structures sont identifiées portant le même nom de famille (ce qui a parfois posé problème pour le renseignement). La plupart des militants sont recrutés autour de quelques familles élargies : les Hamadis, les Musawis, les shahadas, les Harevs, les Harises… et c’est ce qui a permis relativement facilement d’établir une liste noire pour le suivi de ces individus. Puis le Hezbollah a cherché à contrer cela en fournissant de faux passeports libanais et de fausses identités. 
 
Ce mécanisme de recrutement par proximité a commencé par les « organisations d’aide humanitaire » pour la population chiite du Liban. Un petit groupe, fondé par Imad Mouhgnieh, avait travaillé comme sous-traitant pour différents clients, tel l’Iran, pour des petits « services terroristes ». Beaucoup de ces militants appartenaient à la famille de Mouhgnieh.
 
En 1983, le groupe a mené une série d’attaques meurtrières contre les ambassades américaines à Beyrouth et au Koweït, et contre les forces américaine et françaises qui faisaient partie de la force multinationale stationnée à Beyrouth (Drakkar).
 
Les attaques ont couté la vie à plus de trois cent Américains, dont des agents de la CIA qui se trouvaient dans l’ambassade. Le camion piégé utilisé dans l’attaque contre l’ambassade avait été préparé dans la vallée de la Bekaa, une zone à l’époque sous contrôle syrien.
 
En Décembre 1983, certains des membres de ce groupe ont été appréhendés après avoir attaqué l’ambassade américaine au Koweït. Sept d’entre eux, y compris le cousin de Mouhgnieh, Mustafa a-Din, furent condamnés à mort. Leur arrestation avait provoqué chez Imad Mouhgnieh un désir de vengeance, qui se manifesta par la suite en une succession de détournements d’avions, bien que les détournements d’avions des années 1980 et 1990 ne sont pas la signature de l’unité du Hezbollah. Par contre, il concentra ses efforts dans l’exécution d’attaques terroristes majeures. 
 
Selon des sources occidentales, les saboteurs du Hezbollah utilisent principalement du TNT et des explosifs C4, et le groupe est soutenu par plusieurs unités, dont l’une d’entre-elle anime un réseau de messagers et de contrebandiers, qui recueillent des fonds par des contributions dans les pays où le Hezbollah figure sur liste noire. D’autres unités se livrent au trafic de drogue et de biens volés, en coopération avec des organisations criminelles locales basées en Europe, en Amérique et en Asie, et obtiennent ainsi des fonds pour son infrastructure. En 2008, quatre trafiquants de drogue libanais sont arrêtés à l’aéroport de Francfort. Ils transportaient 8.7 millions d’euros dans leurs bagages. Selon la police allemande, ils vendaient de la cocaïne en Europe, et rapatriaient les profits au Hezbollah.
 
Les ouvriers de ces unités, avec l’appui des forces Al-Qods iraniennes, font la contrebande d’armes et sont spécialisés dans l’acquisition d’armes spéciales au marché noir, en particulier dans les Balkans. Cela comprend des explosifs standards, des missiles anti-aériens (pouvant être tirés à l’épaule), des missiles antichars, des armes légères et des explosifs (ces armements proviennent généralement des ex-républiques de l’Union soviétique).
 
Une autre unité travaille sur le « mécanisme de collecte », recrutant et gérant des collaborateurs et des agents qui collectent des renseignements réguliers avant toute opération, assistée par l’Unité 71, responsable de la sécurité et du contre-espionnage. Leurs agents sont formés à la conduite opérationnelle, et ils reçoivent une formation pour échapper à ceux qui les traquent.
 
L’assassinat d’Imad Mouhgnieh à Damas, et l’assassinat ciblé de l’opérateur du Hamas Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï en 2010, également attribué à Israël, ont contraint l’appareil du Hezbollah à réévaluer ses dispositifs de sécurité à l’étranger, et il a même du installer un réseau de caméras de surveillance autour de Beyrouth pour surveiller les mouvements des agents du renseignement étrangers.
 
Comme pour tout organisme d’espionnage, le Hezbollah est assisté d’un service qui construit l’infrastructure nécessaire à ses activités opérationnelles : faux passeports, faux documents, contrefaçon de monnaie étrangère, création d’entreprises écrans, location de maisons sûres. Ce que l’on sait, c’est que le Hezbollah dispose de machines d’impression d’art qui viennent d’Iran, et qui aident « le faussaire », Majid al-Zakur, dans ses diverses tâches.
 
La force du Hezbollah, c’est sa dispersion à travers le monde.
 
Dans de nombreux endroits, au Canada, par exemple, l’organisation est soutenue par une large communauté d’expatriés libanais. Dans d’autres, elle emploie des agents dormants, travaillant dans des activités civiles. Certains pays, considérés comme amicaux comme le Venezuela (le président, Hugo Chavez, entretient des liens étroits avec le gouvernement iranien), permettent aux agents du Hezbollah d’avoir un accès aux passeports vénézuéliens.
 
Le Hezbollah, qui entretient des relations continues avec la France, a donné l’ordre au Liban de soutenir la demande de la France d’une zone d’interdiction de vol au dessus de la Libye le 15 mars 2010 à l’ONU, ce qui permit le renversement de Kadhafi. La raison de ce soutien prend racine en partie dans la disparition mystérieuse de l’Imam libanais Musa Sadr après sa rencontre en 1978 avec Kadhafi. L’an dernier, Hassan Nasrallah affirmait que Sadr et ses deux aides étaient toujours en vie dans les prisons libyennes.
 
Le Hezbollah a également construit une infrastructure importante en Egypte, et il est susceptible d’exploiter les bouleversements politiques du pays. L’activité du Hezbollah en Egypte est d’ailleurs très instructive.
 
Muhammad Qablan, à la tête de la branche du Hezbollah local, a été arrêté en 2009, après être entré en Egypte muni d’un faux passeport libanais sous le gouvernement de Moubarak dévoilant ainsi l’identité de Muhammad Yosef Mansour, « Hassan al-Rol. » – Le commandant de l’Office égyptien. Mansour était muni d’un passeport libanais sous le nom de « Sami Shihab » et a été placé en détention. À l’époque, l’Egypte a accusé le gouvernement libanais de coopérer avec le Hezbollah pour la préparation de documents officiels signés sur lesquels étaient apposés les noms de personnes fictives.
 
Mais le Venezuela et l’Egypte ne sont pas les seuls. 
 
Les agents de l’organisation ont réussi à atteindre, avec tous les moyens à leur disposition, tous les coins du monde. 
 
En mai 2008, Michael Chertoff, le Secrétaire de la défense intérieure américaine, déclara qu’ « en terme de capacité, en terme de portée de tirs, et en terme de discipline, al Qaida ressemble à un groupe de débutants comparé au Hezbollah.
 
Pourtant la France et l’Union Européenne refusent toujours de classer le Hezbollah parmi les organisations terroristes.
 
La France aurait pourtant de quoi (2) :
 
– 8 avril 1983 : attaque à la roquette du Djihad islamique contre des paras français
– 27 août 1983 : détournement d’un avion d’Air France (Vienne-Paris) sur Téhéran (par Amal Islamique – cerveau : Hussein Moussawi; demandes: retrait de la France du Liban, fin de l’aide militaire française à l’Irak, libération de tous les prisonniers libanais des prisons françaises)
– exécution de Gilles Vidal, n°2 de l’ambassade française.
– 23 octobre 1983: des camions piégés explosent contre des baraquements américains et français de Beyrouth. L’auteur est le djihad Islamique, une des branches du Hezbollah. 241 Marines et 58 soldats français trouvent la mort. Le Hezbollah donne dix jours à la France pour quitter le Liban.
– 12 décembre 1983: voiture piégée du Hezbollah devant l’ambassade de France au Koweït
– 21 décembre 1983 : attaque des soldats de la FINUL au sud-Liban, 10 morts dont un soldat français, des centaine de blessés.
– 23 décembre 1983: expulsion par la France de 6 diplomates iraniens suspectés d’activités terroristes, et bombardement français du Amal Islamique et d’un camp du Hezbollah à Baalbek (20 militants chiites, 12 formateurs iraniens), dénonciation de
la France par l’ayatollah Khomeiny comme “état terroriste”.
– 31 décembre 1983: en représailles, le Hezbollah organise la double explosion simultanée de la gare de Marseille et du TGV Paris Marseille (Carlos pour le compte du Jihad Islamique du Hezbollah). Bilan : 4 morts.
– mars 1985 – janvier 1987 : prise d’otage de 16 Français (journalistes et diplomates. Un sera assassiné)
– décembre 85 – Septembre 86 : campagne de terreur au sein des villes françaises (FNAC, BHV, Pub Renault): le commanditaire est l’Iran via le réseau du Hezbollah et une cellule logistique composée de maghrébins. Bilan 13 morts et des centaines de blessés)
– 18 jullet 1986: assassinat du patron de Renault et fondateur d’Eurodif, Georges Besse, pour cause de non-remboursement d’avoirs prêtés mais aussi de refus de livraisons, contractuellement prévues, d’uranium enrichi du temps du Shah – notamment en 78.
 
En juin 2010, les médias serbe et albanais révèlent l’existence d’un trafic d’arme avec, entre autres pays, le Liban, et qui implique le Hezbollah. 
 
Le quotidien Miami Times confirmera d'ailleurs, en avril 2010, à l'occasion du procès du trafiquant d’armes Efraim Diveroli, que des missiles air-sol ont été vendus par l’Albanie au Hezbollah. 
 
En septembre 2010, une action conjointe de l’agence serbe de sécurité et d’information (BIA) et la DCRI française permet le démantèlement d’un important canal de distribution d’armes et d’explosifs des Balkans vers la France (3). On estime à 3 à 10 millions le nombre d'armes illégales qui circulent en France. Ces armes proviennent de la région des Balkans, et se retrouvent dans les zones de non droit, entre les mains de dealers de drogue musulmans. Les filières d'acheminement ne font pas l'objet de nombreuses publications.
 
Le 9 décembre 2011, un attentat perpétré par le Hezbollah au passage d'une patrouille de la Finul à Tyr blesse cinq casques bleus français et deux civils. Ce fut le troisième et dernier attentat contre le Finul de l’année 2011. Malgré ou à cause de cela, l’Union Européenne et la France, par peur d’une reprise d’attentats vengeurs sur le sol européen, refusent toujours de classer le Hezbollah dans la listes des organisations terroristes. 
 
En septembre 2011, le Corriere della Sera rapporte encore que le Hezbollah a installé une base d’opérations à Cuba afin d’atteindre des cibles israéliennes en Amérique Latine. La base inclut vingt trois activistes, tous choisis par Talal Hamia. L’opération s’appelle « The Caribbean Case ».
 
Le 13 décembre 2011, Ayman Joumaa, un trafiquant libanais et financier du Hezbollah, était accusé par la justice de Virginie de blanchiment d’argent à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars, et d’avoir fait entrer plusieurs tonnes de cocaïne au USA, en collaboration avec le cartel Zeta de Mexico, au profit du Hezbollah.
 
Résumé par © Aschkel pour Israël-flash.com

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© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info

F.295/2
 
Notes
 
1 -Sayed Abbas al-Moussaoui (en arabe : عباس الموسوي) (né en 1952, mort le 16 février 1992) était un homme politique et religieux libanais influent. Il était le leader du Hezbollah entre 1991 et 1992. Il meurt assassiné par l’armée israélienne en 1992. Moussaoui nait dans le village d’Al-Nabi Shayth dans la plaine de la Bekaa au Liban. Il fait ses études religieuses à Nadjaf en Irak. Là-bas, il est profondément influencé par les idéaux de l’ayatollah Rouhollah Khomeini. Il revient au Liban en 1978. À partir de 1991, il est nommé secrétaire-général du Hezbollah, il est alors vu comme un modéré par rapport à l’ancien secrétaire-général Subhi al-Tufayli qui était vu comme intransigeant. À la tête du Hezbollah, il s’attaque verbalement à Israël, en comparant le pays à un cancer.
 
Le 16 février 1992, des hélicoptères israéliens attaquent un cortège de voiture au Liban sud où se trouvait Moussaoui. Après sa mort, c’est Hassan Nasrallah qui reprendra la tête du Hezbollah.
 
Sources : http://www.israeldefense.com/?CategoryID=483&ArticleID=938
(2) http://jcdurbant.wordpress.com/2006/08/08/terrrorisme-pourquoi-le-hezbollah-fait-si-peur-a-chirac-the-fear-factor-in-french-hezbollah-relations/

(3) http://balkans.courriers.info/article15853.html

 

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