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Publié par Michel Garroté le 23 février 2012

 

Michel Garroté – Selon l'agence de presse Guysen, les analystes estiment pour l'heure que la portée des missiles balistiques iraniens avoisine les 2.400 km, ce qui permettrait à Téhéran de frapper Israël mais aussi l'Europe. Israël s'efforce de persuader la communauté internationale que l'Iran représenterait un grave danger, y compris pour les pays occidentaux, s'il se dotait d'armes nucléaires. Les propos tenus par Yuval Steinitz, dans une interview à la chaîne CNBC, sont conformes à une évaluation faite par le Pentagone en 2010: à l'époque, un rapport public du département américain de la Défense indiquait que Téhéran pourrait disposer de missiles capables d'atteindre les Etats-Unis d'ici 2015.

 

"Ils travaillent en ce moment même et investissent des milliards de dollars dans le développement de missiles balistiques intercontinentaux", a déclaré Yuval Steinitz, qui fut président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset. "Nous estimons que dans deux ou trois ans, ils disposeront de leurs premiers missiles balistiques intercontinentaux pouvant atteindre la côte est des Etats-Unis. Leur objectif est de faire peser une menace nucléaire directe sur l'Europe et les Etats-Unis", a-t-il ajouté. La diplomatie américaine s'efforce actuellement de convaincre les dirigeants israéliens que les sanctions infligées à l'Iran portent leurs fruits et qu'une solution diplomatique reste possible. L'Etat juif laisse de son côté planer la possibilité d'une frappe unilatérale de sa part sur les principaux sites nucléaires iraniens.

Selon l'analyste Gerard Fredj, Israël pourrait très prochainement débuter les tests d'un nouveau super sous-marin. Ce sous-marin, de la classe Dolphin, pourrait passer de longues périodes en immersion sans avoir à remonter, et embarquer des missiles chargés de têtes nucléaires. Son système de propulsion, un combiné de diesel adossé à un système de conversion d'hydrogène, lui permettrait de produire lui-même l'énergie dont il a besoin, son propre "carburant". Doté d'un "système furtif", sa signature acoustique serait quasiment indétectable par les sonars et radars. Selon la presse allemande, il s'agit du plus gros et technologiquement le plus avancé des sous marins produits par l'Allemagne depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il devrait être définitivement livré fin 2012. L'INS Tallin a été nommé ainsi, comme un homonyme qui fut, en son temps, le premier sous marin de la marine israélienne; avec le "Rahav", il s'agissait de deux sous marins construits à la fin de la seconde guerre mondiale sous pavillon britannique, rachetés par David Ben Gourion en 1959 et renommés d'après des noms tirés du livre d'Isaïe. Le Tallin avait été retiré du service actif en 1972. Le Tallin sera suivi du Rahav, livrable par l'Allemagne en 2014 puis d'un troisième sous marin – dont le nom n'a pas encore été arrêté – qui sera livré, lui, en 2015. Le chantier naval où se poursuit la construction est sous bonne garde en Allemagne. Un groupe d'experts sous mariniers est présent sur place avec ses homologues allemands. Au total, Israël disposera avec ces trois dernières livraisons, de six submersibles de type Dolphin. La constitution d'une force stratégique sous marine est d'une importance capitale pour Israël : elle constitue la "deuxième chance" de la puissance nucléaire de l'état hébreu; en cas de destruction des installations nucléaires au sol, ces sous marins, peuvent frapper n'importe où, ou exercer des représailles à partir de n'importe quelle mer, océan dans lesquels ils naviguent; ils représentent à eux seuls, une véritable "force de dissuasion".

Par ailleurs, Gerard Fredj note que les experts allemands qui se sont exprimés, eux, dans un long dossier du quotidien Die Welt, ne partagent pas l'avis de leurs collègues américains. Ainsi, Hans Rühle, qui a dirigé le département de la planification au ministère allemand de la Défense de 1982 à 1988, pense lui qu'Israël dispose des moyens militaires aériens qui lui permettront de détruire les principales installations iraniennes. Le cœur des différences entre les spécialistes américains et allemands résident dans le nombre d'appareils qui seront nécessaires pour une telle opération, ainsi que la question du ravitaillement en vol des appareils, qui leur permettra de parcourir le trajet aller- retour, plus de 3200 kms, pour revenir jusqu'à leur base. Alors que les experts américains interrogés par le New York Times pensent que ces problèmes sont insurmontables pour Israël, Hans Ruhle, pense cette opération "largement réalisable par Israël", estimant qu'elle pourrait ramener le programme nucléaire iranien "dix ans en arrière". Pour Ruhle, environ 25 avions de type F-15, armés chacun de deux de bombes anti- bunker GBU-28, accompagnés d'un petit nombre de chasseurs F-16 (une quinzaine d'appareils, alors qu'Israël en dispose d'une centaine environ), équipés de bombes plus petites pourraient mener à bien ce type de mission. On est bien loin des évaluations américaines qui estimaient 100 avions nécessaires. D'autant que d'après lui, les sites sont parfaitement identifiés : photographiés par satellites, repérés par des agents sur place; il s'agirait de 25 à 30 localisations essentielles au programme nucléaires, dont 5 à 6 cibles primordiales, ce qui réduit le champ de l'intervention : le site d'enrichissement de Natanz –enterré -, celui d'Ispahan, le réacteur à eau lourde d'Arak ainsi que la base militaire de Parchin.

S'y ajouteraient l'usine nucléaire de Bushehr et le site construit dans une montagne de Fordo. Pour Ruhle, qui s'appuie sur des estimations d'experts militaires, les bombes GBU-28 peuvent souffler le toit des installations, tandis qu'un second lâcher complèterait la destruction. Toutes les installations iraniennes ne disposent pas de la même protection: alors que les sites de Natanz ou Fordo sont enterrés, celui d'Ispahan (pièce essentielle de la filière puisqu'il transforme le "Yellow cake", un concentré grossier d'uranium en combustible nucléaire) ne dispose d'aucune installation enterrée, et est donc tout à fait vulnérable à un bombardement. D'autres sites, comme le réacteur d'Arak, nécessiterait à lui seul la mobilisation d'une dizaine de F-16 et de leurs bombes. Ruhle précise que le site le plus complexe à atteindre est celui de Fordo, construit et enfoui dans une montagne; d'après lui, la seule solution consiste à en détruire le tunnel d'accès. La seule inconnue de ce spécialiste réside dans la question du ravitaillement en vol: il considère mais sans preuve tangible qu'Israël dispose de plus d'avions ravitailleurs qu'on ne le pense, et qu'il pourrait en acquérir d'autres avant une intervention – tout en reconnaissant qu'il s'agit d'un obstacle sérieux. Selon Ruhle, l'opération est parfaitement à la portée d'Israël, ce pays disposant d'une armée de l'air "parmi les meilleures du monde, avec des pilote très bien entrainés, et habitués à relever des défis impossibles lorsqu'il s'agit de la sécurité de leur pays".

© Michel Garroté, rédacteur en chef de Dreuz.info.

Reproduction autorisée, avec le lien suivant : www.dreuz.info

 

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