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Publié par Guy Millière le 5 mars 2012
 
Je suis parti aux Etats-Unis pour me régénérer loin de la France. J’y suis parti aussi empli d’inquiétude concernant les élections présidentielles de novembre prochain.
 
Le bilan du mandat de Barack Obama, depuis janvier 2009, est accablant. Sur un plan intérieur, les bureaucraties et les réglementations se sont multipliées, le niveau de vie de la population dans son ensemble a baissé, le nombre de gens sans emploi atteint des niveaux record, le nombre de pauvres et d’assistés aussi. Sur un plan extérieur, l’Iran continue d’avancer sans problèmes vers l’arme atomique, le Proche-Orient est presque entièrement aux mains d’islamistes de diverses obédiences. Ailleurs sur la planète, la Chine est engagée dans une fuite en avant militaire, l’Europe est en état de délabrement avancé, la Russie est plus qui jamais soumise au joug de Vladimir Poutine. Il n’est pas une région du monde qui ne soit ébranlée par la déstabilisation de la seule superpuissance planétaire.
 
Malgré ce bilan accablant, les risques qu’Obama soit réélu grandissent. Je le pensais avant de partir. Je le pense bien davantage encore aujourd’hui.
 
J’ai déjà donné ici les explications principales : des grands médias qui se placent au service de la campagne d’Obama par affiliations d’idées, des entreprises liées à l’administration Obama par un capitalisme d’accointances et par un jeu de renvoi d’ascenseur financier, des syndicats et des organisations d’agitation aux ordres du Président, un trésor de guerre considérable dépassant le milliard de dollars, un système d’achat des voix des uns avec l’argent des autres, les effets délétères de la « longue marche » des adeptes de la contre-culture des années 1960 et du « politiquement correct ». Je les expliciterai dans le livre que je publierai fin août.
 
A ces explications, je dois ajouter, hélas, le jeu de destruction auquel se sont livrés les Républicains.
 
Comme je l’ai déjà écrit, les dirigeants du parti et les principaux commentateurs ont présélectionné Mitt Romney au nom du fait qu’il leur a semblé susceptible d’attirer les modérés. Ce calcul m’a toujours semblé douteux : il me paraît toujours plus dangereux au fil des jours qui passent. Mitt Romney n’attire pas les conservateurs et ne séduit les modérés que de façon relativement tiède. Ses discours le présentent comme plus compétent qu’Obama en matière d’économie, mais ne soulignent jamais vraiment le danger incarné par Obama, que Romney décrit comme un « brave type » qui a dépassé son seuil de compétence, sans aller plus loin. Ce qui est très court. L’équipe Obama se prépare depuis des mois à affronter Romney (Occupy Wall Street était une opération formatée à cette fin), et je l’écris ici : je pense que Romney n’a quasiment aucune chance d’être élu. Il a remporté voici quelques jours les primaires de l’Arizona sans obtenir la majorité absolue alors qu’il avait le soutien de John McCain, sénateur d’Arizona et celui de Jan Brewer, gouverneur d’Arizona. Il a remporté aussi le Michigan, mais de trois points seulement, faisant moins bien qu’en 2008 dans son Etat de naissance. Il a remporté ce samedi le caucus de l’Etat de Washington, mais avec moins de quarante pour cent des voix. On doit attendre pour voir les scores qu’il fera mardi lors du « Super Tuesday », mais on peut s’attendre à ce qu’ils soient médiocres : s’il remporte l’Ohio, il aura une chance d’améliorer sa position. Si ce n’est pas le cas, ou s’il ne gagne qu’avec une faible marge, cela l’aggravera considérablement.
 
Je l’écris aussi : je pense que Rick Santorum, s’il était candidat, ferait mieux que Romney, car il obtiendrait le soutien des conservateurs et des tea parties, qui sont les grands oubliées et les grandes frustrées du scrutin jusqu’à présent. Il obtiendrait aussi un part importante du vote ouvrier, décisif dans divers Etats clés. Obama tenterait de le présenter comme un intégriste chrétien, ce qui ferait peur à la gauche, mais celle-ci ne voterait de toute façon pas pour un républicain. Obama insisterait aussi sur des dossiers tels que l’avortement comme il le fait d’ores et déjà aux fins d’effaroucher les indépendants, mais d’ici à novembre, ce dossier sera usé. Je dois l’ajouter néanmoins : je pense que Rick Santorum ne sera pas le candidat choisi à la convention à Tampa en août prochain. Il dispose de trop peu de moyens et de trop peu de soutiens.
 
Je l’écris enfin : je n’ai pas changé d’avis. Je pense, comme Thomas Sowell, que le seul candidat encore en lice qui aurait été susceptible d’affronter véritablement Obama aurait été Newt Gingricht. Mais Newt Gingricht est malheureusement en chute libre dans les sondages et ne s’est jamais remis de la campagne de démolition systématique mené contre lui par Romney, les dirigeants du parti et les commentateurs conservateurs. Newt Gingricht remportera la Georgia, quelques Etats du Sud, peut-être : il ne sera pas lui non plus le candidat choisi à la convention à Tampa.
 
 
Dès lors ? Je me risque à le noter :
 
-Mitt Romney sera le candidat républicain. C’est assuré à 99% (je ne crois pas à un candidat de dernière minute choisi à la convention).
 
-Mitt Romney sera battu. C’est assuré à 99%.
 
-Obama sera sans doute réélu. 
 
Les conséquences seront cataclysmiques. C’est assuré à 99,9%.
 
N’entendant pas pratiquer le défaitisme actif, je ferai tout ce qui m’est possible (fort peu, hélas) pour que les1% de chances qui restent qu’Obama ne soit pas réélu adviennent. 
 
Je préciserai que je préférerais infiniment Romney à Obama. Mais je préciserai aussi que mon travail est d’analyser, et de dire ce que sont les résultats de mes analyses, même s’ils me déplaisent très profondément.
 
Si la majorité républicaine à la Chambre des représentants survit, cela fera qu’au moins Obama n’aura pas les coudées franches. Si le Sénat passe aux mains des Républicains, ce sera mieux encore.
 
Si les démocrates devaient emporter les deux Chambres du Congrès, les conséquences cataclysmiques auraient la dimension d’un ouragan.
 
Et à l’heure actuelle, un ouragan est envisageable.
 
A quoi ressembleraient les Etats-Unis en 2016 en cas d’ouragan ? Je ne me risque pas à l’imaginer.
 
A quoi ressemblerait le monde en 2016 en cas d’ouragan ? Je me risque encore moins à l’imaginer.
 
Les imbéciles qui, en Europe, souhaitent la réélection d’Obama ne voient pas à quel point ils sont suicidaires et ressentimentaux. Et ils ne voient pas non plus que si les Etats-Unis s’engagent plus nettement encore sur la pente d’un déclin fabriqué, l’Amérique telle que nous l’avons connue passera au crépuscule, mais l’Europe, elle, parce qu’elle décline depuis bien plus longtemps, et de manière bien plus intense et préoccupante, sera dans une nuit sombre striée de flammes d’incendie.
 
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