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Publié par Guy Millière le 6 mars 2012
 
On ne parle plus guère dans la presse française de ce qui se passe en Libye. 
 
Au régime Kadhafi a succédé, comme c’était prévu, un régime à la solde des Frères musulmans et adepte d’une application stricte de la charia. L’épuration ethnique a vidé le pays de la présence des Africains noirs venus des régions subsahariennes. Les morts se sont comptés par milliers. L’antisémitisme règne. Les milices issues d’al Qaida ont le monopole des armes. Les tombes de Chrétiens et de Juifs enterrés sur le sol libyen depuis la Deuxième Guerre Mondiale sont détruites. Ni Bernard Henry Levy, ni Nicolas Sarkozy ne se rendent plus à Tripoli ou à Benghazi. Le premier doit être en train de rédiger un prochain livre : titre provisoire « L’islam radical sans l’aimer ». Le deuxième commence à comprendre qu’il lui reste moins de deux mois avant que souffle le vent cinglant de la défaite électorale. 
 
On parle, par contre, beaucoup de la Syrie. Sur le mode du constat. On compte les cadavres. On déplore les morts. On traite comme un événement de portée internationale l’exfiltration de deux journalistes pris sous le feu de l’armée de Bachar al Assad et on passe par pertes et profits la mort de deux autres journalistes, l’un Français, l’autre Américain. On montre des corps d’enfants mutilés. Et on passe à autre chose.
 
Des diplomates européens ont dit voici quelques mois que la Syrie n’était pas la Libye et qu’une intervention serait bien plus « compliquée », et dès lors rien n’a été fait. 
La Syrie, c’est vrai n’est pas la Libye. En Libye, il y avait un dictateur devenu l’allié du monde occidental, et les Frères musulmans et al Qaida voulaient le pouvoir. Des armées occidentales sont intervenus pour donner le pouvoir aux Frères musulmans et à al Qaida. L’opération était simple, et ni la Russie ni la Chine n’ont trouvé à redire. Dès lors que le monde occidental se met au service de ses propres ennemis, pourquoi des ennemis du monde occidental devraient-ils tempêter ? En Syrie, il y a un dictateur hostile au monde occidental, et allié à l’Iran, mais aussi à la Russie et à la Chine. Le monde occidental serait prêt à faciliter l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans et d’al Qaida, mais de là à affronter l’Iran, et à fâcher la Russie et la Chine, il y a un pas que ni les dirigeants européens ni l’administration Obama ne veulent franchir. 
 
Il en résulte la situation actuelle.
 
Où conduira-t-elle ? L’issue la plus vraisemblable est un maintien au pouvoir du régime Assad. Il est, de fait, difficile de voir comment les opposants syriens pourront résister à une armée très supérieure en nombre et en armement, disposant de soutiens multiples et de livraisons de matériel en quantité quasiment illimitée. Homs sera sans doute écrasée par Bachar, comme Hama l’avait été en 1982 par son père Hafez. On se scandalisera ici ou là, et puis on oubliera.
 
Une issue bien moins vraisemblable serait la victoire des opposants syriens, donc une victoire des Frères musulmans et d’al Qaida. Quand bien même ce serait l’issue préférée de Barack Obama et des dirigeants européens, ni l’un ni les autres ne sont parvenus à convaincre les alliés de Bachar, et ni l’un ni les autres ne parviendront vraisemblablement à convaincre ceux-ci.
 
Il serait possible de noter l’existence d’un mouvement syrien revendiquant une démocratie à l’occidentale, la Syria Democratic Coalition (SDC), mais il faudrait ajouter aussitôt que la SDC, bien que soutenue en Syrie par les Chrétiens, les Druzes, les Kurdes et les Assyriens, ne dispose hors de Syrien d’aucun appui.
 
Il faudrait noter, surtout, l’immense lâcheté des Occidentaux. Quand les armées françaises et britanniques ne peuvent pas être utilisées pour servir l’islam radical, comme en Libye, elles ne sont pas utilisées du tout. Quand l’armée américaine ne se voit pas demander par son Commandant en chef de se replier et d’abandonner le terrain, comme en Irak et en Afghanistan, et quand elle ne se voit pas demander de servir les amis islamistes de la Maison Blanche, elle se voit ordonner de rester l’arme au pied.
 
Même s’il fallait considérer que le choix entre le clan Assad et la coalition islamiste qui lui fait face est un choix entre le pire et le pire, on pourrait se demander où sont passés les grands élans humanitaires de certains, les paroles d’indignation d’autres. 
 
Bernard Henri Levy, après avoir trouvé que l’islamisme était joli du côté de Benghazi, n’a visiblement pas trouvé le chemin de Damas, et s’il appelle cette semaine à une intervention humanitaire, il le fait bien tardivement, et en citant l’infréquentable et antisémite ministre des affaires étrangères turc. Nicolas Sarkozy, lui, a d’autres tâches plus urgentes, c’est clair, et s’est contenté de dire que les crimes de Bachar ne resteraient pas impunis : des mots, juste des mots. Barack Obama, de son côté, est à la hauteur de lui-même, autrement dit, à celle d’un tapis de prière servant à invoquer Allah et à celle d’un paillasson sur lequel les dirigeants russes et chinois essuient leurs souliers.
 
Je n’ai vu, dois-je le souligner, se lever aucun des manifestants si prompts à rejoindre les rues dès qu’un terroriste est blessé à Gaza. Manifester contre un Etat juif est facile et suscite des élans irrépressibles chez des multitudes. Se réjouir de la chute de dictateurs alliés à l’Occident et de l’arrivée au pouvoir d’islamistes peut se révéler facile aussi. Se lever contre un criminel musulman soutenu par les pires régimes de la terre semble infiniment plus difficile. 
 
S’il est une occasion au cours de laquelle les donneurs de leçon habituels ont montré leur imposture, c’est, en tout cas, bien celle-là.
 
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