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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 7 mars 2012
 
 
Maxime Bernier est Ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme Canadien. Dans un discours présenté le 3 février devant la Chambre de Commerce de Toronto, il explique pourquoi l’Europe va à sa perte (et pourquoi la santé économique du Canada est bonne).
 
Extraits.
 
« Je voudrais aujourd’hui vous parler d’un sujet qui me fascine depuis quelques années : comment sortir de la crise économique globale qui a débuté en 2007.
 
La plupart des gouvernements ont réagi en adoptant d’ambitieux plans de relance qui ont alourdi les dettes déjà élevées qu’ils avaient. Elle s’est maintenant transformée en crise de la dette publique et en crise budgétaire, en particulier en Europe et aux États-Unis.
 
Certains pays européens, comme la Grèce, doivent maintenant être sauvés de la faillite. D’autres, comme l’Italie et l’Espagne, ont des problèmes sérieux. Certains seront de nouveau en récession cette année. Plusieurs analystes prévoient que tout cela pourrait entraîner l’effondrement de l’union monétaire européenne. De leur côté, les États-Unis accumulent depuis plusieurs années des déficits gigantesques qui mettent en danger l’économie américaine à moyen terme. 
 
Au contraire, la situation est sous contrôle au Canada. 
 
Notre économie a créé plus d’emplois depuis la récession que nous en avons perdus durant la récession. Le Canada n’a pas trop souffert, en partie parce que nous avions des finances publiques saines avant la crise.
 
Pourquoi le Canada se retrouve-t-il dans une situation économique relativement enviable, alors que nos partenaires connaissent toujours de sérieuses difficultés ? Parce que nos partenaires appliquent les préceptes d’une école de pensée économique qui s’appelle le keynésianisme. Cette théorie a été développée par l’économiste britannique John Maynard Keynes.
 
Keynes avait très peu confiance dans les entrepreneurs et le libre marché. Il était un fervent défenseur de l’intervention du gouvernement dans l’économie. L’une des principales idées de Keynes est qu’en période de crise ou de récession, la meilleure façon d’en sortir est d’augmenter les dépenses du gouvernement. Même si le gouvernement a déjà un déficit élevé et une grosse dette accumulée, ce n’est pas grave. Il faut emprunter et dépenser.
 
C’est l’un des paradoxes proposés par Keynes : la solution à trop de dépenses est de dépenser encore plus. La solution à des niveaux élevés de déficit et de dettes est encore plus de déficit et de dettes.
 
Les économistes keynésiens prétendent que si l’économie américaine ne s’est toujours pas complètement remise de la crise, c’est parce que le gouvernement ne dépense pas suffisamment. Pour eux, des déficits budgétaires annuels correspondant à 10% du PIB, ça ne suffit pas. Il souhaite des déficits encore plus importants. Pour vous donner une idée, le déficit budgétaire du Canada cette année correspond à un peu moins que 2% du PIB.
 
Il y a quelque chose de fondamental qui cloche dans cette explication. La question centrale qu’on doit se poser est celle-ci : d’où vient l’argent que le gouvernement dépense ? Il doit bien venir de quelque part. Un gouvernement ne peut pas injecter des ressources dans l’économie à moins de les avoir d’abord retiré du secteur privé par des taxes et des impôts ; ou de nous avoir endettés davantage en empruntant l’argent.
 
Chaque fois que le gouvernement prend un dollar additionnel dans la poche de quelqu’un, c’est un dollar que cette personne ne pourra pas dépenser ou investir.
 
Les emprunts du gouvernement ont le même effet. Les investisseurs privés qui prêtent l’argent au gouvernement auront eux aussi moins d’argent à (…) à prêter à des entrepreneurs du secteur privé. 
 
(Et donc) les emprunts et les dépenses publics augmentent ; les emprunts et les dépenses privés diminuent. Il n’y a aucun effet net, aucune augmentation dans la demande globale.
 
Nos amis keynésiens (…) les néo-démocrates et les gens de gauche, devraient comprendre ça.
 
Quand il dépense, le gouvernement fait toujours concurrence au secteur privé (en mettant) la main sur des ressources rares (l’argent). Lorsqu’on détourne des ressources de l’utilisation la plus productive (le secteur privé, les entrepreneurs créateurs d’emplois et de richesses), pour les utiliser à des fins moins productives dans le secteur public, on ne voit pas beaucoup de croissance.
 
Pour relancer l’économie, il faut donner aux entrepreneurs les moyens de créer de la richesse. Cela signifie, en premier lieu, de contenir les dépenses (de l’Etat). Dans le prochain budget, notre gouvernement annoncera des compressions de 5 à 10% dans les dépenses d’opération de l’État. Voilà une façon concrète de cesser de concurrencer le secteur privé.
 
Nous devons également réduire les impôts. Depuis le 1er janvier, l’impôt sur les sociétés au Canada est passé à 15%, le plus bas niveau parmi les pays du G7.
 
Enfin, il nous faut moins de réglementation. La paperasse inutile est une taxe cachée sur le travail des entrepreneurs qui touchent surtout ceux qui sont le moins capables de la supporter : les petites entreprises.
 
Il est impossible d’atteindre une croissance durable avec plus de dépenses publiques, plus de dettes, et plus de taxes et d’impôt. Ça, c’est la solution keynésienne. 
 
C’est ce que l’opposition à Ottawa n’arrête pas de demander (Note de JPG : et c’est ce que tous les candidats à l’élection Présidentielle Française promettent de faire, retirant aux Français le moindre choix en matière économique autre que les taxer toujours plus). Leur seule solution pour n’importe quel problème, c’est plus de dépenses, plus de taxes, plus de stimulus artificiel et plus de dettes. Ils ne se rendent pas compte que trop de stimulus agit comme un sédatif économique plutôt que comme un stimulant. On ne peut pas retrouver le chemin de la prospérité simplement en dépensant toujours plus.
 
Les solutions keynésiennes ont échoué. Ce qu’il nous faut, c’est une approche conservatrice, qui met l’accent sur le rôle primordial du secteur privé pour créer de la richesse et soutenir la croissance économique.
 
La libre entreprise a fait du Canada un pays prospère. C’est la libre entreprise qui va nous sortir de cette crise. »
 
En ce qui me concerne, je désespère de constater que tant de Français, dont le bon sens populaire ne peut être facilement mis en doute, ne comprennent pas des règles aussi simples et se choisissent des gouvernements qui ponctionnent aussi violemment le fruit de leur travail.

 
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