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Publié par Michel Garroté le 9 mars 2012

 

 

Michel Garroté – Les Etats-Unis et Israël redoutent que des armes de destruction massive syriennes ne finissent entre les mains du Hezbollah. Les armées américaine et jordanienne développent une stratégie visant à sécuriser les stocks présumés d’armes chimiques et biologiques du régime syrien, rapporte aujourd’hui vendredi le Wall Street Journal, citant des responsables arabes et américains proches du dossier. Selon des informations livrées par des responsables américains et jordaniens, une délégation de hauts responsables de la défense jordanienne s'est rendue au Pentagone fin février pour évoquer la menace des armes syriennes de destruction massive, ainsi que d’autres affaires sécuritaires. Damas pourrait posséder, poursuit le quotidien américain, l’un des stocks d’armes chimiques les plus importants au monde. Selon la CIA, le régime Assad aurait amassé de vastes réserves de gaz moutarde, de gaz sarin et de cyanure.

"Une quantité importante de ces composés chimiques aurait été incorporée dans des bombes et des missiles de l’armée syrienne", indique le quotidien, précisant que la Russie, la Corée du Nord, l’Egypte et l’Iran auraient assisté Damas pour le développement de ces armes. Les responsables américains estiment qu’il n’y a jusqu'à présent aucune indication quant à la volonté du régime d'utiliser cet arsenal contre l’opposition syrienne, "mais l’administration de Barack Obama s’inquiète du sort de ces armes après la chute du régime de Bachar el-Assad". Si des responsables turcs et jordaniens ont exprimé des inquiétudes quant à l'existence possible de liens entre l’opposition syrienne et el-Qaëda, les responsables américains craignent surtout que l’arsenal tombe entre les mains du Hezbollah ou d'autres groupes militants dans la région. "Ces armes seraient, potentiellement, une menace extrêmement sérieuse entre les mains du Hezbollah libanais", a déclaré l’amiral Willam McRaven, commandant des unités spéciales de l’armée américaine, à une commission du Congrès américain mercredi dernier.

"Je pense qu'il faudra un effort international quand Assad tombera – et il tombera – pour sécuriser ces armes", a-t-il ajouté. Lors de leur dernière rencontre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama ont discuté extensivement de la question des armes syriennes de destruction massive. Selon WSJ, le gouvernement israélien redoute, lui aussi, l’utilisation par le Hezbollah de cet arsenal contre l’Etat hébreu. Ces inquiétudes ont donc poussé Washington à coopérer sur ce dossier avec Amman, qui possède des unités spéciales et un service de renseignements expérimentés. Les deux pays ont déjà, rappelle le WSJ, mené des opérations conjointes, ces dernières années, en Afghanistan et en Irak. Les forces spéciales des deux pays s'entraînent également régulièrement ensemble.

Un scénario envisagé pour sécuriser le présumé arsenal, impliquerait les unités spéciales de l’armée jordanienne, agissant dans le cadre d’une mission de la Ligue Arabe pour le maintien de la paix en Syrie. Ces forces entreraient en Syrie pour y "sécuriser une douzaine de sites, soupçonnés d'abriter des armes", note le journal, citant des sources officielles. Les responsables américains ont insisté sur le fait que Washington et Amman n'envisagent pas de raids unilatéraux en Syrie, "car la possibilité d’un conflit direct avec les forces de sécurité de Bachar el-Assad est élevée", note le WSJ. "Cependant, la localisation et la sécurisation de ces sites sera certainement un objectif central de toute mission de maintien de la paix en Syrie", poursuit le quotidien, citant les mêmes responsables américains. "Ce genre d’opérations nécessite un environnement permissif. En l'absence d'environnement permissif, il vous sera difficile d'envoyer qui que ce soit là-dedans", affirme un des hauts responsables cités par le journal.

http://www.lorientlejour.com

http://online.wsj.com/article/SB10001424052970203961204577269680793484776.html?mod=WSJEUROPE_hpp_MIDDLETopNews#printMode

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