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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 mars 2012
 
La pauvreté extrême est une chose terrible dont l’idée fait mal.
 
Mais tous les pauvres ne sont pas victimes de la société. Certains sont victimes d’eux-mêmes, et c’est l’objet de cet article, inspiré d’un blog québécois (1). 
 
1- les drogués, les alcooliques et les fêtards.
« Le toxicomane utilise tout son argent, et celui des autres, pour acheter de la drogue. Il crée donc les conditions systématiques de sa pauvreté. 
 
Au delà du cas extrême de la toxicomanie, « les gens (qui se droguent) mais ne sont pas toxicomanes se tirent dans le pied. La drogue les rend incapable de raisonner correctement, ce qui augmente leur risque de prendre des décisions contraire à leurs intérêts économiques. »
 
« Exemple. Drogué, les chances sont fortes qu'on ne porte pas de préservatif (lors de rapports sexuels). Donc risque de grossesse, ou de maladie qui peut nuire à notre situation financière. »
 
« Exemple : on peut se faire arrêter par la police pour conduite (sous alcool ou sous drogue). Le coût est très élevé », sans parler des risques de provoquer un accident. 
 
« On peut faire des choses qu'on n'aurait jamais faites (sans la drogue ou l’alcool) : casser des biens publics, se battre, et d’autres actes répréhensibles. Sans parler des lendemains où l’on décide de ne pas aller travailler. Bref, la drogue et l'alcoolisme nous empêchent de prendre les bonnes décisions, et lorsqu'on n'est pas capable de prendre les bonnes décisions, ça nous coûte de l'argent. »
 
2. Désintégration de la famille
 
« Le meilleur moyen de se préserver de la pauvreté, c'est de se marier. Les recherches sont claires là-dessus. Les chances d'être pauvre *chroniquement* dans une union *stable* (et voilà pourquoi je parle de mariage) sont très faibles. 
 
Le meilleur moyen de garantir qu'un enfant ne grandira pas sans un parent (normalement le père) c'est de ne pas avoir de relations sexuelles hors mariage. La sexualité hors mariage, d'un point de vue collectif, mène inévitablement (à un accroissement) des naissances hors mariage, et donc des familles monoparentales.
 
Premièrement, bien sûr, parce que la fille donne naissance sans l'aide et/ou le "consentement" du père, et donc sans son apport financier ou psychologique. Si le père était d'accord au début, au cours des années, il s'éloignera (plus facilement) de ses enfants.
 
Deuxièmement, lorsque le mariage n'est pas le lieu exclusif de la sexualité, la séparation du couple est plus envisageable, donc la rupture est beaucoup plus facile. Donc, les couples sont plus prêts à se séparer de nos jours, sans penser à l'effet que ça peut avoir sur les enfants.
 
La solution serait d'adopter des comportements qui préviennent ces situations. Comme ne pas avoir des relations hors mariage. Et résoudre de toujours prendre les décision qui sont bonnes pour les enfants, et non pas seulement pour soi. Les problèmes de couples ne devraient pas devenir le problème des enfants. Une société où les gens adopteraient cette mentalité couperait le taux de pauvreté en moitié. »
 
 
3. Convoitise et Surconsommation
 
« Vivre selon ses moyens. Accepter ce qu'on a. Ne pas vouloir trop. Se contenter des petits plaisirs de la vie. Tellement simple. Tellement économe. Tellement ignoré. »
 
« Le gars voit son voisin s'acheter une télé 60 pouces, il en veut une parce que sa télé 27 pouces– qui fonctionne très bien– ne lui plaît plus. La fille voit sa collègue de travail acheter des vêtements de designer, elle en veut aussi.
 
Ces scénarios se répètent. Les gens s'achètent des choses dont ils n'ont pas strictement besoin. Les bijoux. Le maquillage (ça coûte cher!). Les Home Cinema. Les cellulaires (vous n’avez pas absolument besoin d'un Iphone) Les teintes de cheveux. Les tatouages. Les sorties au restaurants. Les gadgets, etc etc. Rien de mal d'avoir ces choses-là si on a l'argent pour le payer. »
 
« Les gens de la classe moyenne ne sont pas nécessairement des gens qui ont tous ces choses-là. Ce sont des gens qui sont capables de se payer le style de vie de la classe moyenne parce qu'ils font attention avec leur argent. Ils n'achètent pas tout ce qu'ils veulent à chaque coup de coeur. Et s'ils le font, ils ne feront pas longtemps partie de la classe moyenne.
 
Donc des gens qui seraient capables de pourvoir à leurs besoins s'ils étaient un peu moins matérialistes, vont chialer au gouvernement que la vie coûte chère, et qu'ils méritent un autre programme social pour financer leurs choix personnels, quand ils seraient complètement en mesure de se payer leurs affaires s'ils étaient plus économes. »
 
« Avez-vous remarqué que les pauvres ont toujours de l'argent pour la bière et les cigarettes ?. Ils trouvent les moyens de payer les cigarettes, mais leurs enfants vont à l'école le ventre vide. »
 
4. Le surendettement
 
« Le surendettement est la conséquence naturelle de la convoitise et de la surconsommation. Il n'y a rien de mal à s'endetter pour un bien d'une très grande valeur, qu'on ne serait jamais capable de payer toute suite, dont on a absolument besoin aujourd'hui et qu'on sait être capable de repayer. S’endetter pour une maison, une voiture essentielle (quand on vit à la campagne ou en banlieue éloignée) ou des appareils électro-ménagers, c'est très normal. Mais s'endetter pour des niaiseries comme des vêtements non-essentiels (il me fallait ces chaussures à 200 euros, je ne pouvais pas m'en passer !) des télévisions 60 pouces, des hobbies, des sorties, des gros cadeaux des Noël, c'est stupide.   
 
Les gens s'endettent non pas pour payer l'épicier. Ensuite ils sont contraints de payer des intérêts exorbitants. Et ils chialent contre les compagnies de cartes de crédit quand c'est DE LEUR FAUTE que leurs agios sont très élevés.
 
Plus ils chialent que la vie coute cher, et plus ils exigent des aides de leurs élus. »
 
5. Manque d'épargne.
 
« C’est un peu la même histoire que les deux derniers items. Les gens ont de l'argent pour la bière, mais ils n'ont pas d'argent pour mettre de côté pour une urgence. Alors quand l'urgence arrive, ils s'endettent. On ne peut pas prévoir toutes les urgences. Mais on peut prévoir certaines urgences : des maladies, perte d'emploi, réparations urgentes de la maison (plombier, électricien) etc. 
 
Les gens ont de l'argent pour aller au resto et en vacance ou en week end trois fois par an, mais pas d'argent à mettre de côté ? »
 
6. Absence de bonnes valeurs
 
« Je ne parle pas ici d'être des bons petits catholiques. Il s'agit de valeurs que n'importe qui peut avoir. Par exemple, vouloir tenir la tête haute parce qu'on gagne notre propre vie et qu’on ne dépend pas des autres. Il y a des familles et des communautés où l’on se fait traiter de fou si l’on refuse de vivre sur l'argent du gouvernement. Il y a des gens qui ne comprennent pas la fierté de pouvoir se lever le matin et se rendre au boulot et faire bien son travail. »
 
« Chez bien de pauvres chroniques, il y a une absence d'éthique de travail. Quand tu ne sais pas travailler, comment peux-tu obtenir et garder ton emploi ? »
 
JPG : Le calcul du seuil de pauvreté est trompeur. En France, est pauvre celui qui reçoit la moitié du revenu médian (et non moyen).
 
Cela veut dire que lorsque le revenu moyen augmente, le nombre de pauvres augmente mécaniquement, sans que leurs revenus aient baissé d’un euro (mouarfff!). Belle tartufferie des statisticiens éduqués dans nos grandes écoles.
 
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous : 
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
 
(1) http://www.lecielestbleu.net/2012/03/les-causes-de-la-pauvrete-dont-on-parle.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seuil_de_pauvret%C3%A9
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