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Publié par Guy Millière le 3 avril 2012
 
Les crimes commis en France par le djihadiste Mohamed Merah m’ont conduit à ne guère parler d’autre chose ces derniers temps. J’entends revenir ici sur ce qui se passe aux Etats-Unis. Et je dois le faire, car je ne peux que le constater : personne ne le fait en France ou, plus exactement, personne ne le fait honnêtement ou scrupuleusement.
 
Premier point : les élections primaires républicaines se poursuivent, et elles s’approchent de leur terme. Celui-ci correspondra sans doute à ce que j’anticipais dans le dernier article que j’ai publié sur le sujet : Mitt Romney sera le candidat républicain. Toute autre éventualité me semble aujourd’hui devoir être écartée. Je persiste à penser que ce sera un candidat faible, quand bien même tout le parti républicain se rassemblerait derrière lui. Et je crains plus que jamais qu’Obama soit réélu.
 
Deuxième point : on voit de plus en plus nettement quelle serait la nocivité extrême d’Obama en politique étrangère, et deux faits très graves viennent de le prouver de manière flagrante. 
 
Le premier de ces faits est un « incident de micro » : Obama, comme lors de son entretien avec Nicolas Sarkozy sur Netanyahu, pensait parler sans qu’on l’entende lors d’une récente rencontre avec Dmitri Medvedev, et l’a chargé d’un message à destination de Vladimir Poutine : « attendez ma réélection, et je serai plus flexible en matière de défense ». 
 
Si quiconque voulait une confirmation des intentions ultérieures d’Obama, il les trouverait dans cette simple phrase. Dans son premier mandat, Obama a déjà signé avec la Russie un accord qui est porteur d’éléments d’un désarmement unilatéral des Etats-Unis. Lors d’un éventuel deuxième mandat, les mains libres, puisqu’il ne pourrait pas faire de troisième mandat et devrait songer à « marquer l’histoire », on peut aisément imaginer quelle marque Obama pourrait vouloir laisser derrière lui. Dire cela à Medvedev dans un moment où la Russie aide ouvertement Bashar al Assad à massacrer des milliers de Syriens et continue à soutenir l’avancée du régime iranien vers l’arme nucléaire est bien davantage qu’effarant. 
 
Medvedev a répondu à Obama : « Je vous soutiens ». Medvedev étant la voix de son maître Vladimir, on sait donc que Vladimir soutient Barack. Vladimir ayant déclaré que la chute de l’empire soviétique était la plus grande catastrophe géopolitique du vingtième siècle, déduire que Barack compatit ne serait pas très difficile. Charles Krauthammer s’interrogeait la semaine dernière, dans un article publié par la National Review, sur ce que pourrait signifier la « flexibilité » d’Obama pour les pays libérés du joug soviétique. Ces interrogations traversent de nombreux esprits en Europe centrale, en Georgie, dans les pays baltes. Elles sont présentes aussi dans l’esprit de ceux que l’Iran menace : Israël, l’Arabie Saoudite, les émirats du Golfe. Elles se retrouvent jusqu’en Corée du Sud où l’on connaît les liens entre le régime Nord Coréen et la Russie.
 
Troisième point : on voit aussi qu’Obama est un ennemi déterminé d’Israël. Des secrets connus des seuls services américains et israéliens sur des préparations d’actions israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes ont été divulgués à la presse par l’administration Obama, sans commentaire du Président, et sans réaction de celui-ci, ce qui signifie que ces divulgations ont été effectués avec son consentement. 
 
Les premiers secrets divulgués ont concerné les dates probables d’actions : la divulgation est venue de Leon Panetta, Ministre de la défense. Elle date du 3 février dernier. Elle est passée par un entretien accordé à David Ignatius, pour le Washington Post. Les deuxièmes secrets divulgués ont concerné une coopération entre Israël et l’Azerbaïdjan, pays limitrophe de l’Iran qui aurait donné son accord pour que l’armée israélienne utilise ses bases aériennes. La divulgation est passée, cette fois, par le magazine Foreign Policy. Elle est venue, a dit le magazine, de « sources gouvernementales ». La divulgation émanant de Leon Panetta a détruit l’effet de surprise et a gravement nui à l’efficacité potentielle d’une éventuelle frappe. La divulgation suivante a quasiment réduit à néant la possibilité d’une frappe efficace en permettant à l’Iran d’anticiper. Elle a été non seulement nuisible pour Israël, mais aussi pour l’Azerbaïdjan. Elle a constitué un signal envoyé à tout pays susceptible de coopérer militairement avec Israël, ainsi qu’un signal envoyé au régime iranien, qui se trouve assuré de la complicité de l’administration Obama, et est à même de comprendre qu’il peut poursuivre sur sa lancée. 
 
Obama et son administration semblent prêts à tout faire pour qu’Israël n’agisse pas contre l’Iran avant l’élection présidentielle. Ils semblent prêts à faire le moins possible pour que l’Iran n’accède pas à l’arme nucléaire. John Bolton, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU a déclaré récemment sur Fox News qu’il s’agissait là de trahisons « sans précédents » vis-à-vis d’alliés des Etats-Unis. Que pourraient impliquer ces trahisons si Obama est réélu et si on en vient à se situer, dans quelques mois, dans le contexte de la « flexibilité » promise à Vladimir Poutine ? La question, certainement, hante les esprits en Israël, en Arabie Saoudite, dans les émirats du Golfe, en Azerbaïdjan et au-delà.
 
Quatrième point : le 16 mars dernier, Obama a signé un « executive order » (décret présidentiel) portant le nom de « National Defense Resources Preparedness » (Préparation des ressources pour la défense nationale) qui lui donne la possibilité de réquisitionner tout ce que lui et les membres de son cabinet pourraient décider nécessaire pour la « défense du pays », à tout moment, sur tout le territoire. Il ne s’agit pas à proprement parler de « loi martiale » car il n’est pas même requis que le pays soit effectivement en guerre. Il ne s’agit pas non plus d’une décision effective, puisqu’elle n’a pas été mise en œuvre. Mais qu’un Président s’octroie à lui-même une telle possibilité est, là encore, sans précédents. C’est, potentiellement, tout le système institutionnel des Etats-Unis qui se trouve menacé. C’est l’équilibre des pouvoirs qui voit peser au-dessus de lui l’ombre de la dictature. C’est la propriété privée dans tous les domaines qui se trouve remise en question, mais aussi la liberté des citoyens américains. 
 
Divers médias conservateurs se sont alarmés. Les candidats républicains à la présidence, ainsi que les Républicains au Congrès, se sont alarmés aussi. Sans résultat. Obama n’a pas commencé une carrière de dictateur, et nul ne peut dire que c’est son intention. S’il l’envisageait, il se trouverait vite confronté à de multiples obstacles dans un pays où l’idée de résistance aux abus du gouvernement est très ancrée. Le décret, néanmoins, existe. Et son existence est, en soi, stupéfiante et suffocante. Sont concernés explicitement par le décret « les ressources alimentaires et les entreprises fabriquant des produits alimentaires, le bétail et les ressources agricoles, toutes les formes de ressources énergétiques, toutes les ressources sanitaires, tous les moyens de transport, toutes les ressources en eau, tous les matériaux de construction et toutes les entreprises et secteurs relevant du commerce ». Qu’un tel décret ait pu être signé par un Président des Etats-Unis dépasserait l’entendement si l’on ne savait qui est Barack Obama. Ceux qui ne sauraient pas encore qui est Barack Obama sont priés de se reporter de toute urgence à mon livre La résistible ascension de Barak Obama*, ou de commander le livre que je publierai en août, Le désastre Obama.
 
Dernier point, annonciateur sans doute de la campagne à venir : Obama, les membres de son administration, le « black caucus » (qui regroupe tous les membres afro-américains du Congrès), et tous les gens qui vivent du « racisme » aux Etats-Unis (tels Jesse Jackson et Al Sharpton) exploitent de manière ignoble un triste fait divers survenu en Floride voici quelques semaines. 
 
Un jeune noir appelé Trayvon Martin a été tué par un homme pratiquant la surveillance de quartier (neighborhood watching) dans une gated community (résidence privée) en Floride. La justice est saisie de l’affaire. Le tireur dit avoir été agressé par Trayvon Martin et avoir voulu se défendre. Il avait appelé la police peu de temps avant que survienne la tragédie, disant qu’un homme suspect rôdait dans la résidence privée. Le tireur peut avoir été en situation de légitime défense. Il peut aussi avoir réagi de manière disproportionnée et se trouver inculpé pour homicide. L’enquête dira ce qu’il en est.
 
Il se trouve, je l’ai dit, que Trayvon Martin était noir, et que le tireur est un métis d’origine hispanique. Il se trouve que l’occasion de susciter des tensions est apparue utile à saisir pour des gens prêts à tout pour diviser la population américaine et pour parler à nouveau de « ségrégation raciale », thème que ces gens pensent propice pour la réélection d’Obama. Bien que le tireur soit un métis d’origine hispanique, il s’est vite trouvé présenté comme un « blanc » ayant tiré sur un « noir » pour des raisons « racistes ». 
 
Bien que la « gated community » n’ait pour habitants que 47% de « blancs », elle a été présentée comme un repaire de « blancs » discriminant les « noirs » (qui composent pourtant près de 20% des habitants de la « community »). Une photo de Trayvon Martin pris alors qu’il avait treize ans a été diffusée pour donner de celui-ci le visage de l’innocence (Trayvon Martin avait dix-sept ans au moment des faits et était très différent du jeune garçon sur la photo : plus grand -un mètre quatre vingt cinq-, tatoué à la façon des membres de gangs, porteur de tenues qui sont celles des membres de gangs). Il a été décrit comme un jeune homme impeccable (alors qu’il a été expulsé de plusieurs établissements scolaires pour violence et possession de drogue). 
 
Une photo surexposée du tireur, George Zimmerman, a été diffusée en parallèle, le montrant comme « blanc » patibulaire. Des appels au lynchage de George Zimmerman ont été lancés par des mouvements tels que le New Black Panther Party. Le cinéaste gauchiste Spike Lee a diffusé un adresse censée être celle de George Zimmerman aux fins que le lynchage soit facilité : c’était l’adresse de retraités qui ont dû déménager à la hâte. Tous les gens qui vivent du racisme, tous les membres du black caucus, tous les membres de l’administration Obama sont en état d’ébullition maximale. Tous les médias au service d’Obama (soit quasiment tous les médias) relaient cette ébullition. Obama a déclaré que Trayvon Martin, noir comme lui (alors qu’Obama est métis, ce qui le placerait plutôt dans la même catégorie que le tireur), pourrait être son « fils », ce qui n’a rien arrangé, au contraire. 
 
Obama est prêt à tout pour être réélu. Absolument à tout. Y compris utiliser faussement le thème du racisme et de la division raciale. Y compris accuser la police, la justice, ses adversaires, d’être racistes, cette sordide affaire le montre. Chaque année, des dizaines de jeunes noirs tels que Trayvon Martin se trouvent tués, dans des circonstances qui rappellent celles dans lesquelles Trayvon Martin a été tué, des circonstances d’agressions claires et nettes, lors de conflits entre gangs : nul ne s’y intéresse, car dans quasiment tous les cas, ces jeunes noirs sont tués par d’autres noirs. Nul ne s’intéresse en général au fait qu’un jeune noir soit tué par un métis latino dans une « gated community » métissée. Mais là, le contexte est celui de la campagne présidentielle de 2012. Après les émeutes d’Occupy Wall Street, c’est une deuxième possibilité de créer des émeutes qui s’offre. 
 
Je crains plus que jamais qu’Obama soit réélu, disais-je. Je crains sa réélection car c’est un agitateur social, un homme qui déteste la société américaine, un homme qui veut détruire les Etats-Unis tels qu’ils sont, un homme qui est à même de semer des ferments de guerre civile, un homme qui a été formé par des racistes anti-blancs gauchistes tels que Jeremiah Wright, et par des membres de l’islam militant.
 
On ne parle pas en France des crimes de Barack Obama (sauf lorsque j’en parle) : ils existent néanmoins. Dois-je en déduire que pour nombre de journalistes français, un personnage qui se donne les moyens de détruire la démocratie américaine, qui attise les ferments de l’émeute, de la guerre civile et de la division raciale (dans un pays si peu raciste que lui, Barack Obama, a pu accéder à la présidence), qui montre de la mansuétude pour dictateurs, autocrates et islamistes, et qui éprouve de l’aversion pour Israël et (j’y reviendrai) pour les démocraties occidentales en général, est un homme merveilleux ? Il m’arrive de faire ce genre de déduction, hélas.
 
Personne en France n’a traité honnêtement ou scrupuleusement de ce dont j’ai traité ici. Parfois, je devrais dire que personne n’a traité, tout court, de ce dont j’ai traité ici.
 
Dans quel pays vivons-nous ?
 
Je vous laisse le soin de le déduire : si vous n’avez pas déjà procédé à quelques déductions pendant l’affaire Mohamed Merah, face au pire crime antisémite à avoir été commis en France depuis la Seconde Guerre Mondiale, qui n’est plus, depuis longtemps, présenté comme un crime antisémite. 
 
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