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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 13 avril 2012
 
Le Matin.ch signale que le livre d’Adolf Hitler apparaît de plus en plus sur les rayons des librairies de Suisse Romande, et relance le débat sur les bénéfices de sa censure.
 
Premier avis : « c’est inadmissible ! dit l’avocat Philippe Kenel, président genevois de la LICRA. Comment un des ouvrages à l’origine de l’Holocauste, écrit par l’instigateur de la pire des horreurs, peut-il se retrouver sur les rayons des librairies ? Même si la loi le permet, il s’agit d’une responsabilité morale. Je fais un appel à ces libraires pour le retirer. C’est une pratique irresponsable. »
 
Ce n’est pas le point de vue de la librairie Payot à Lausanne, où l’on trouve « Mon combat », dans sa traduction française intégrale. « L’an passé, on en a écoulé plus de 30 », fait remarquer le vendeur. Il y a deux mois, il a proposé à son responsable de le mettre en rayon : « ça ne change pas grand-chose qu’il soit vu ou pas »
 
Je pose la question : vraiment ? Alors que les têtes de gondoles se vendent aux marques à prix d’or, est-il sain de fausser le débat d’un mensonge que goberont les moins attentifs ?
 
Le directeur de Payot, Pascal Vandenberghe, estime que le lecteur est adulte : « Si le débit de vente est important, j’incite à le faire. Le livre est là en tant qu’objet commercial. Le lecteur l’achète en connaissance de cause, il est libre de ses choix et de réfléchir par lui-même. C’est aussi à ça que servent les huit pages d’avertissement en début d’ouvrage » 
 
D’autres parmi ses confrères romands partagent son avis. A Fribourg et à La Chaux-de-Fonds, ils restent discrets, mais à Sion, Françoise Berclaz, propriétaire de La Liseuse, assume : « Le devoir du libraire n’est pas de faire de la censure, ni de la propagande. (note de JPG : le devoir certes, mais la réalité des faits ?) Dans ma librairie, « Mein Kampf » est dans un coin d’un des rayons, il n’est pas visible à l’œil nu. Ce livre fait partie de l’histoire. Comment juger et se faire une opinion sur ce qui s’est passé si on n’y a pas accès? »
 
Au-delà du problème du libre accès, c’est la maison d’édition qui fâche. Les Nouvelles Editions Latines (NEL), basées à Paris, sont les seules détentrices des droits de publication de la traduction française dans son intégralité originale. Les NEL sont surtout connues pour leurs accointances avec la droite nationaliste française. D’où la mise en garde d’un autre libraire, Damien Malfait, propriétaire de la Librairie du Boulevard, à Genève. Il tente de dissuader ses clients de commander la version française : « Je ne fais pas de censure, mais je les informe de l’utilisation de cet argent à des fins d’idéologie d’extrême droite ».
 
Note de JPG : informe t-il de la même façon de l’utilisation de l’argent par les éditeurs d’extrême-gauche ?
 
Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD), se dit « choqué » par la démarche commerciale des librairies : « Ce n’est pas un ouvrage anodin. Je ne peux pas décemment imaginer qu’on le mette en accès libre. Le contenu est à vomir, ce n’est que de la curiosité macabre. Où se situe l’intérêt pédagogique de mettre ce ramassis d’immondices en librairie? Les libraires doivent prendre leurs responsabilités. » 
 

 
Mais le plus étrange reste le choix de l’Allemagne, qui interdit de publication et de diffusion les écrits nazis, mais qui a laissé Ibrahim Abou Nagie, prêcheur salafiste d’origine palestinienne installé en Allemagne, mettre en place une gigantesque opération de distribution gratuite du Coran traduit en allemand, qu’il a appelé Opération “Lies !”, avec objectif d’écouler 25 millions de copies pour que tout allemand non-musulman se convertisse à l’islam, “la seule vraie foi en Allah et son prophète” dit-il.
 
L’opération fonctionne à merveille : 300.000 copies du livre qui a formé le terroriste Mohamed Merah, qui contient 400 appels au châtiment et au meurtre des homosexuels, des athées, des apostats, des chrétiens et des juifs, ont été vendues en quelques semaines dans la rue, par la poste, dans les prisons, mais aussi dans les écoles et les jardins d’enfants.
 
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© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
 
http://www.lematin.ch/suisse/Mein-Kampf-en-libreservice/story/23297875
http://atlasshrugs2000.typepad.com/atlas_shrugs/2012/04/a-koran-in-every-german-household.html
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