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Publié par Guy Millière le 21 avril 2012
 
J’ai publié voici deux jours un article sévère pour Nicolas Sarkozy aux fins d’expliquer les raisons de sa très probable défaite.
 
J’y notais qu’avec François Hollande, ce serait pire encore. Et je le pense : ce sera pire. Je ne peux que conseiller à ceux qui feront la fête le 6 mai au soir d’en profiter autant qu’ils le peuvent. La fête ne durera pas.
 
La situation économique et financière de la France est cataclysmique et le cataclysme va se révéler très bientôt.
 
Ou bien (ce qui me semble le plus probable), François Hollande reviendra sur ses promesses et n’en tiendra quasiment aucune, ce qui engendrera des frustrations propices aux manifestations et aux émeutes. Ou bien, il tiendra ses promesses, et le dépôt de bilan s’approchera à très grande vitesse.
 
Dans les deux cas, les lendemains s’annoncent sinistres.
 
Tout en notant qu’avec François Hollande ce serait pire encore, j’ajoutais que la France, intellectuellement et politiquement, agonisait.
 
La conséquence est qu’il n’existe aucune perspective d’alternance susceptible de permettre d’envisager un redressement.
 
La nullité générale des discours politique est, en fait, le résultat d’une stérilisation de la réflexion.
 
J’ai œuvré pendant un quart de siècle dans les mouvements libéraux et conservateurs. J’y ai rencontré une quarantaine de personnes : toujours les mêmes. Ces personnes sont des gens d’une immense qualité, mais qui n’ont cessé d’être marginalisés, étouffés, mis sur le côté. J’ai fréquenté un seul homme politique, à qui je garde toute mon estime, et c’est un homme politique d’une grande intelligence et d’une grande culture : il s’est mis en retrait de la vie politique. J’ai présidé un centre de recherche : aucun financement n’est venu d’une entreprise française, et les financements reçus étaient très insuffisants pour permettre un travail d’envergure.
 
Nous sommes dans un pays d’économie mixte où les entrepreneurs sont soumis au dirigisme politique, s’en accommodent, et n’accordent presque aucune importance au travail des idées, ce qui fait qu’ils laissent passivement monter les idées socialistes et étatistes les plus ineptes : les rares entrepreneurs qui financent le travail des idées donnent même, plutôt, de l’argent à des fondations socialistes.
 
Nous sommes dans un pays où l’expression « intellectuel de gauche » relève quasiment du pléonasme et où les intellectuels qui ne sont pas de gauche sont, quasiment tous, dirigistes et inspirés par des intellectuels de gauche.
 
Nous sommes dans un pays où la classe politique ressemble au débat intellectuel, et dès lors que le débat intellectuel est en état de mort clinique et se mène entre étatistes incapables de comprendre les mouvements du monde, le débat politique est lui-même en état de mort clinique.
 
Les conséquences de cette double mort sont l’échec de Nicolas Sarkozy qui, quoi que j’en dise sur divers plans, mérite mieux que le score qui risque fort d’être le sien. Elles sont la victoire annoncée de François Hollande, la force du vote en faveur de Mélenchon, le discours économique inepte de Marine Le Pen.
 
Les conséquences de ces conséquences seront les années à venir. Non seulement la France aura pendant des années une croissance proche de zéro, un chômage plus élevé encore (sauf si on crée à l’infini de faux emplois avec des fonds de tiroir), une pauvreté proliférante, des zones de non droit qui feront tache d’huile, mais il n’y aura aucun recours.
 
Non seulement il n’y aura aucun recours, mais il y aura moins de débat intellectuel encore.
 
Antonio Gramsci, communiste italien, a, entre les deux guerres mondiales, théorisé l’hégémonie, une situation où l’atmosphère est tellement gorgée des idées de la gauche, qu’il n’y a plus rien, sinon les idées de la gauche.
 
La France s’approche de l’hégémonie. Les idées de la gauche sont en situation d’hégémonie dans toutes les grandes maisons d’édition, tous les secteurs de la culture, quasiment tous les médias, quasiment tous les échelons de la politique et quasiment tous les partis.
 
Certains, en ces conditions, renoncent au travail de la pensée et, parce qu’il faut survivre et payer le loyer à la fin du mois, se montrent très flexibles. Je n’ai pas ce genre de flexibilité, et je le paie extrêmement cher : faire honnêtement son travail intellectuel en France aujourd’hui est aussi difficile que cela pouvait l’être en Union Soviétique autrefois. On ne risque pas l’envoi en Sibérie : on se fait enfoncer la tête sous l’eau, c’est tout. Les portes des journaux se ferment, les plateaux de télévision et les radios aussi, tout comme les portes des maisons d’édition.
 
Je ne suis, je le souligne, pas le seul à ne pas avoir ce genre de flexibilité et à le payer extrêmement cher. Nous sommes une poignée.
 
Nous sommes dissidents. Nous allons l’être plus encore.
 
Nous ne serons pas envoyés en Sibérie, mais nous serons insultés, diffamés, harcelés, interdits d’antenne et de publication. Il restera des espaces de liberté, comme dreuz. Ils seront d’autant plus précieux pour ceux qui ne veulent pas vivre comme s’ils ne voyaient rien, n’entendaient rien, ne comprenaient rien dans le confort désespérant de la catatonie française.
 
J’aurais préféré que Nicolas Sarkozy réussisse. J’aurais préféré que ce qui vient soit évité.
 
J’ai été, souvent, sévère avec Nicolas Sarkozy car je craignais de voir venir ce qui arrive aujourd’hui.
 
Je notais plus haut que, malgré tout, Nicolas Sarkozy mérite mieux que le score qu’il obtiendra.
 
Voir qu’un va-de-la-gueule léniniste peut avoir quinze pour cent des voix, vingt ans après la chute de l’empire soviétique, fait bien davantage que m’attrister : mais quand on sait que la candidate de Lutte Ouvrière enseigne l’économie et la gestion, on se dit que tout est possible en France.
 
Voir que François Hollande, avec le programme qui est le sien, peut l’emporter largement, me consterne absolument.
 
Et puis, je dois le dire : la campagne a pris, ces derniers jours, des tournures indignes.
 
Efa Choly a montré qu’elle était, dans sa tête malade, un juge prêt à nier le droit, et s’en est pris à Marine Le Pen et, surtout, à Nicolas Sarkozy d’une manière particulièrement ignoble, digne des tribunaux de 1793. Neuf candidats sur dix se sont acharnés sur le dixième dans une indécente danse du scalp. L’ensemble des médias, dans leur façon de traiter l’information, ont contribué à cette danse du scalp.
 
Sont venus s’ajouter les ralliements à François Hollande qui ressemblaient à une façon de voler au secours de la victoire et à une parade imprégnée d’une ignominieuse lâcheté. Les rats quittent toujours le navire lorsqu’il s’approche du naufrage, dit-on. Des gens qui ont dû beaucoup à Nicolas Sarkozy ces dernières années ont adopté un comportement plus proche de celui des rats que de celui d’êtres humains dignes de ce nom. Combien sommes-nous à trouver cela répugnant ? Quelques-uns, j’espère.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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