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Publié par Guy Millière le 23 avril 2012
 
Le Nouvel Observateur a demandé aux principaux candidats à l’élection présidentielle leurs positions sur plusieurs dossiers essentiels de politique étrangère, parmi lesquels le nucléaire iranien et la création d’un Etat palestinien. Les questions ont été posées de façon suffisamment précise pour que les réponses usant de subterfuges soient impossibles.
 
Sur l’Iran, la question était : Approuveriez-vous un bombardement des sites nucléaires iraniens si les négociations échouent ? L’hypothèse sous-jacente était celle d’un échec des négociations et d’une alternative entre l’action et l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire : refuser l’action équivaut en ces conditions à accepter l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire. 
 
Sur l’Etat palestinien, la question était : Êtes-vous prêt à reconnaître un État de Palestine proclamé unilatéralement ? Autrement dit : êtes-vous prêt à la reconnaissance diplomatique d’un Etat créé par l’Autorité palestinienne sans la moindre concertation avec Israël, ce qui reviendrait presque à une déclaration de guerre contre Israël.
 
Je laisse de côté les réponses des candidats de l’extrême gauche : l’extrême gauche est totalitaire, favorable à l’Iran, à l’Autorité Palestinienne et, souvent, au terrorisme. Je laisse aussi de côté les réponses de François Bayrou : un homme qui apporte son soutien à Europalestine se disqualifie lui-même.
 
Après avoir circonscrit le camp de l’ennemi (qui est, de toute façon, éliminé depuis hier dimanche), il me reste Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy et François Hollande. 
 
Les réponses de Marine Le Pen sur Israël et l’Etat palestinien sont honorables. Après avoir dit « Israël a droit à un Etat, les Palestiniens aussi », elle ajoute « Ce que nous condamnons fermement, en revanche, c’est le terrorisme comme moyen d’obtention d’un but politique. Nous avons toujours été très clairs sur ce point. Tuer des civils innocents n’est pas compatible avec notre vision du combat politique ». Elle est, je le souligne, la seule à condamner le terrorisme. Ses réponses sur l’Iran laissent, par contre, très nettement à désirer : « Il n’existe, à ce jour, aucune preuve que les Iraniens conduisent un programme nucléaire autre que civil, et quand bien même ce serait le cas, ils ne seraient pas les premiers à le faire sans se préoccuper de ce que les "puissances nucléaires installées" en pensent. Que je sache, aucune nation disposant de l’arme atomique n’a jamais demandé l’autorisation à qui que ce soit, ni les Etats-Unis, ni la France, ni Israël, ni le Pakistan ». Marine Le Pen fait donc confiance à Khamenei. Quand je dis que sa mue politique n’est pas vraiment accomplie, je pourrais ajouter qu’on en a ici l’illustration flagrante.
 
Passons à Nicolas Sarkozy. Sur Israël et l’Etat palestinien : « Un État palestinien est une nécessité absolue pour la stabilité de la région, un droit pour les Palestiniens et la meilleure garantie d'une vraie sécurité pour Israël. Sa création doit résulter d'une négociation, malheureusement bloquée depuis des années ». Donc, pas de reconnaissance d’un Etat proclamé unilatéralement, ce qui est bien, mais, malheureusement, l’idée de « nécessité absolue » d’un Etat palestinien. Très ambigu tout cela. Comme toujours avec Sarkozy.
 
Sur l’Iran : « Bombarder ne règlera rien. La voie de la diplomatie n’est pas épuisée. Celle des sanctions non plus. La France est déterminée à imposer à l’Iran, par la négociation, la suspension de toutes ses activités d’enrichissement et le renoncement au nucléaire militaire. Si l’Iran venait à menacer la sécurité d’Israël de quelque façon que ce soit, la France serait aux côtés d’Israël ». Cela reste ambigu, mais c’est mieux que sur l’Etat palestinien. Sarkozy refuse les bombardements, insiste sur la diplomatie, mais il ne nie pas le danger potentiel, et affirme son soutien à Israël. Cela pourrait être mieux. Cela pourrait être pire. Nous sommes en France.
 
Venons en à François Hollande. Sur Israël et l’Etat palestinien : « Je soutiendrai tous les efforts en faveur de la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien, qui est une aspiration légitime des Palestiniens, de la manière qui conviendra le mieux aux Palestiniens et à la cause de la paix en général ». François Hollande est donc prêt à la reconnaissance d’un Etat palestinien déclaré unilatéralement. Ce n’est pas ambigu. C’est terriblement clair. Sur l’Iran : « Une action militaire unilatérale serait inopportune et dangereuse. Personne ne peut en garantir l’efficacité et chacun en voit bien les risques d’engrenage. La voie diplomatique doit rester ouverte pour amener l’Iran à se conformer à ses obligations internationales en matière de non-prolifération nucléaire ». Autrement dit, un discours vague, flou, écartant l’option militaire et ne tenant aucun compte de la sécurité d’Israël.
 
Qu’en déduire ? Que sur ces deux points cruciaux, Nicolas Sarkozy apparaît modérément « pro-palestinien », mais sans aller jusqu’à remettre en cause l’alliance entre la France et Israël, et que Nicolas Sarkozy est conscient du danger iranien.
 
Et que sur ces deux points cruciaux, François Hollande est nettement pire que Nicolas Sarkozy, et se révèle assez résolument « pro-palestinien », et faible face à l’Iran.
 
Qu’en déduire encore ? Que le choix, en ce domaine comme en d’autres, est entre le pire et le moins pire, ce qui est consternant. Nous sommes en France, disais-je. Aucun candidat en France ne soutient clairement et nettement Israël. Aucun, sinon Marine Le Pen, ne dénonce le terrorisme. Aucun ne dénonce le caractère totalitaire de l’Autorité Palestinienne. Aucun n’est prêt à dire à l’Iran que toutes les options sont sur la table. Contredisant ses déclarations sur le terrorisme, Marine Le Pen manifeste une faiblesse coupable face à l’Iran. 
 
Si j’étais allé voter dimanche 22 avril, en ces conditions, j’aurais mis dans l’urne un bulletin portant le nom de Gingrich, Santorum ou Romney. Ils ne sont pas candidats en France ? C’est vrai : il n’y a en France que des candidats de gauche.
 
François Hollande semblant devoir être élu, en tout cas, je l’écris et j’insiste : oui, il est assez résolument « pro-palestinien », et faible face à l’Iran. 
 
Tirez-en vos propres conclusions.
 
Des recteurs de mosquée, dans toute la France, ont appelé vendredi à voter pour François Hollande. Tirez-en là encore vos propres conclusions. Je n’ai pas voté au premier tour, mais si Hollande prend des apparences d’imam caché dans les jours qui viennent, je me dirai que le 6 mai pourrait être le jour où la France entrera vraiment sur un territoire où je n’ai aucune envie d’être. Et qui demandera à Hollande ce qu’il fait parfois en compagnie de Stéphane Hessel, l’ami du Hamas?
 
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