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Publié par Michel Garroté le 26 avril 2012

 

   

   

Michel Garroté – Le débat fait rage sur la théorie du « cordon sanitaire PS / UMP contre le FN ». Et le débat fait rage sur la question de savoir s’il faut voter Sarkozy au second tour, voter Hollande, s’abstenir ou voter blanc. Dans ce contexte sulfureux, je reproduis ci-dessous des extraits de diverses prises de positions. Et j’en profite pour annoncer que des choix électoraux seront également faits et annoncés, en temps voulu, autrement dit d’ici le vendredi 4 mai, par certains des contributeurs de dreuz.info.

Le chiraquien Denis Tillinac a écrit une lettre ouverte à Marine Le Pen. Dans sa  lettre ouverte,  Denis Tillinac demande à Marine Le Pen de favoriser l'élection de Sarkozy et s'en prend à ceux qui ont diabolisé le Front National durant des années : « En favorisant l'élection de Hollande, vous vous exposeriez au jugement sévère de l'Histoire. Elle ne retiendrait que votre complicité dans l'avènement d'un puritanisme triste et peu respirable, fomenté par une gauche qui vous accable de son mépris. Ce serait du pur masochisme. Nous sommes nombreux à dénoncer la bienséance pharisienne, cynique et fielleuse qui depuis trente années traite vos amis comme des parias. La haine dont ils ont été les victimes a été mitonnée, attisée et orchestrée par un ‘mixe’ de staliniens faussement repentis et de soixante-huitards moralement à la ramasse ».

Le chiraquien Denis Tillinac ajoute : « Je n'ai jamais avalisé les amalgames et les bassesses qui ont grimé Jean-Marie le Pen en émule de Mussolini, voire d’Hitler (ndmg – pourtant JMLP a tout fait pour cela avec ses dérapages…). Je n'ai jamais hurlé avec la meute de bobos qui soldent leurs reniements et leur nihilisme dans la traque inquisitoriale du gibier lepéniste. Jamais je n'ai invoqué ce ‘cordon sanitaire’ qui isolerait le FN ‘pourri’ du reste ‘sain’ de l'humanité. Jamais je n'ai laissé dire sans protester que votre père, vous-mêmes ou vos militants seraient passibles d'un coefficient moral négatif. Jamais non plus je n'ai cru que votre parti représentait un danger pour la démocratie, la République, les valeurs humanistes. Permettez-moi de penser que la raison politique, et même le bon sens, milite pour qu'au moins implicitement vous favorisiez le vote en faveur du candidat de la droite », conclut le chiraquien Denis Tillinac.

Et le chroniqueur Philippe Carhon répond à Tillinac sur LSB : « Il serait intéressant de demander à Denis Tillinac, fidèle parmi les fidèles de Jacques Chirac, grand théoricien du ‘cordon sanitaire’, s'il inclut ce dernier dans ‘le mixe de staliniens faussement repentis et de soixante-huitards moralement à la ramasse’ ». A ce propos, le ‘Monde’, lui aussi, craint la fin du ‘cordon sanitaire’ à l'UMP. Dans un  éditorial  il condamne Sarko qui, par son discours, « dédiabolise totalement celui du FN ».

Par ailleurs, Christophe Guilluy déclare dans Marianne : "Dire que la stratégie Buisson, ou plutôt Buisson-Guaino a échoué, est à mon sens une erreur d’analyse. Le marketing politique de Nicolas Sarkozy, misant tout sur la question identitaire, a fonctionné à plein. Certes moins bien qu’en 2007. Mais il n’y avait pas d’autre choix pour atteindre ce niveau. Il ne pouvait tout de même pas faire campagne sur son bilan, avec un résultat nul sur le pouvoir d’achat et une hausse du chômage ! La ligne était claire, c’est ça ou rien. Privé de la composante sociale, son discours Lepeno Sarkozysme à destination des classes populaires qui sont au front de la mondialisation, ne pouvait se résumer qu’à la seule dimension culturelle et identitaire ».

Tout se complique…

Or, ce discours de Christophe Guilluy dans Marianne énerve les chiraquiens qui y voient une remise en cause du sacro-saint ‘cordon sanitaire PS/UMP’ contre le FN : « Pour franchir une étape supplémentaire – et très symbolique – dans sa chasse effrénée aux électeurs du Front national, Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que de se rendre mardi 24 avril à Longjumeau, ville dirigée par Nathalie Kosciusko-Morizet ! Celle-là même qui, alors qu’elle était encore ministre au moment des élections cantonales l’an dernier, avait indiqué qu’en cas de duel PS-FN, elle voterait socialiste. A croire que Sarkozy veut lui faire payer au prix fort sa promotion comme porte-parole de campagne au nez et à la barbe de tous les autres prétendants : tu l’as voulu, maintenant tu assumes. Mais là n’est pas l’essentiel. Ce mardi, Sarkozy ne s’est pas contenté comme la veille de "comprendre les souffrances" des électeurs de Marine Le Pen et d’être "à l’écoute" ».

Les chiraquiens : « Il a expliqué calmement que la présidente du Front national ayant "le droit de se présenter", elle était "compatible avec la République" (ndmg – c’est du simple bon sens pour une fois). Un sacré coup de main à cette dernière et à sa tentative de "dédiabolisation". En tout cas, une première. Jusque-là, à droite, hormis dans les rangs de la Droite populaire, on se contentait de souligner que le FN est un parti légal. Sarkozy suggère, lui, que le parti lepéniste est un parti républicain qui défendrait des valeurs républicaines, donc les mêmes que les siennes, donc que celles de l’UMP (ndmg – ah bon ?). Parce qu’il songe à l’après-6 mai face à l’échec annoncé de Sarkozy, parce qu’il craint par-dessus tout une dérive extrémiste sans fin et un éclatement de l’UMP, Alain Juppé a de son côté pris les devants dès le lendemain du premier tour. "Si Nicolas Sarkozy perdait, nous serions un certain nombre à tout faire pour que l’UMP garde sa cohésion", a dit son fondateur sur RTL ».

Les chiraquiens : « Une petite phrase qui a fait bondir Sarkozy. Voilà un moment que les deux hommes sont en désaccord sur la stratégie. Juppé estime qu’il faut tenir un discours de rassemblement à l’adresse des modérés et des centristes. Sarkozy juge que c’est inutile et contre-productif. Ceux des centristes qui n’auront pas voté pour Hollande au premier tour se reporteront naturellement sur mon nom, expliquait-il en substance. Bref, la ligne est claire : le réservoir de voix est à droite et c’est de ce côté-là qu’il faut travailler. Pas convaincu du tout, le ministre des Affaires étrangères n’en fait qu’à sa tête. Le voilà qui suggère, dans "le Figaro Magazine", 10 jours avant le premier tour, la nomination de François Bayrou à Matignon ! Au grand dam de Sarkozy qui estime que Juppé brouille le message de sa campagne et le lui signifie sans ménagements. En privé. En entendant Juppé lundi 23 avril se situer dans l’hypothèse de sa défaite, Sarkozy ne prend plus de gants. C’est publiquement cette fois qu’il lui vole dans les plumes : Juppé "ferait mieux de se concentrer sur le second tour", lâche Sarkozy le lendemain sur France 2" », concluent les chiraquiens.

Ce à quoi le chroniqueur Michel Janva sur LSB ajoute : « Une défaite de Nicolas Sarkozy signerait le retour de la stratégie chiraquienne à l'UMP et la rediabolisation du discours de droite ».

Quand je vous disais que tout se complique…

Côté chrétiens, on relèvera cet extrait de l'éditorial de Gérard Leclerc dans ‘France Catholique’ : « L’Église laisse à ses fidèles la responsabilité de leurs engagements, en les encourageant à s’investir complètement dans les tâches civiques. C’est qu’il y a une distance infranchissable entre la foi et la civilisation contingente d’une période de l’histoire. Si cette distance s’abolissait, c’est que l’on aurait succombé à ce que Kierkegaard appelait ‘l’effroyable illusion’, c’est-à-dire celle qui prétend abolir la transcendance de l’événement divin que signifie l’Église avec des choix politiques. La cité ici-bas, rappelait le cardinal Daniélou dans un livre essentiel, n’est pas la Jérusalem céleste (ndmg – il ne faudrait pas non plus tout mélanger dans cette élection qui est déjà terriblement confuse en elle-même…). Elle est toujours en tension avec elle, ce qui détermine le respect de principes non négociables qui relèvent de la loi divine. Au total, la conscience chrétienne qui se débat dans l’arène électorale doit se déterminer pour le meilleur possible, en dépit de toutes les imperfections inhérentes à notre situation dans un monde provisoire ».

Toujours côté chrétiens, voici un extrait de  l'éditorial  d’un certain Aymeric Pourbaix dans ‘Famille Chrétienne’ : « Pour les deux candidats encore en lice, le calcul semble simple : la clef du second tour résidera dans le rassemblement, au-delà de son propre camp, ce qui peut d’ailleurs conduire à des contorsions rien moins qu’évidentes, pour répondre à des électorats très opposés. Mais cette logique arithmétique a aussi ses limites : le futur président se doit d’incarner l’ensemble des Français, et plus encore, la France. Cela relève sans doute du symbole, mais il a son importance, car il impose une borne à cette partition droite-gauche, qui divise la vie politique depuis plus de deux cents ans. Celui à qui nous remettrons les clefs de la maison France, le 6 mai, devra prouver qu’il a vraiment saisi ce qui constitue la France dans son fondement. En cela, cette élection constitue un véritable choix de société et de civilisation, supposant aussi des engagements précis et concrets des deux finalistes, notamment dans les domaines de la vie et de la famille ».

Aymeric Pourbaix dans ‘Famille Chrétienne’ ajoute : « Il est un fait, dans l’histoire, que la constitution et l’unité de la France se sont réalisées autour de la foi chrétienne, grâce à de saints évêques – Rémi, Martin, Avit – mais aussi de saintes femmes : Geneviève, Clotilde, Jeanne, et tant d’autres. Et ce n’est pas uniquement un glorieux passé, cela peut être une promesse pour demain. À la condition expresse que les catholiques veuillent bien s’en donner la peine : après la Révolution, le clergé décimé s’est relevé par la vertu, notamment, de congrégations religieuses mais aussi, ne l’oublions pas, de familles catholiques, redevenues majoritaires dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Tout cela nous éloigne-t-il de l’élection présidentielle ? (ndmg – un peu, oui, tout de même…) Au contraire, si l’on veut bien considérer que sous l’apparent champ de ruines, la racine chrétienne reste aujourd’hui encore vivace. 64 % de Français se disent catholiques (ndmg – 64% ?! il faudra bien qu’un jour les cathos français se mettent d’accord sur ces chiffres ; le dernier sondage qui m’est tombé sous la main disait que 4% des Français sont catholiques pratiquants…), et notre sondage exclusif sur le vote des catholiques en révèle les contours et les aspirations. Cela compte, même dans une République dite laïque », conclut, un brin euphorique et décalé, Aymeric Pourbaix.

De son côté (accrochez-vous, le mec est ‘space’), Jean-Yves Le Gallou (qui ne votera pas Sarkozy), de ‘Polémia’ (ndmg – connais pas…), explique  sur son site  : « L’électeur n’est pas là pour choisir le président de la République. Il a simplement pour rôle d’apporter une légitimité démocratique à un candidat jugé acceptable par la superclasse mondiale pour représenter ses intérêts en France. Il y avait de vrais choix au premier tour. Il n’y en a plus au second tour. Nicolas Sarkozy et François Hollande sont d’accord sur l’essentiel : sur les règles bureaucratiques de l’Europe de Bruxelles, sur la soumission des lois françaises aux juges des Cours européennes de Strasbourg et de Luxembourg, sur l’intégration militaire à l’OTAN (ndmg – c’est pourtant du bon sens…), sur l’acceptation des règles du libre-échangisme mondial voulu par l’OMC, sur l’abandon de la souveraineté monétaire à la Banque centrale européenne. Sur tout cela, Hollande ou Sarkozy, quelle marge de manœuvre ? A part les coups de gueule de l’un et les postures de l’autre, quelle différence ? ».

Le Gallou : « En politique intérieure, Sarkozy et Hollande sont aussi interchangeables aux yeux des grands lobbies financiers ou communautaires (ndmg – préparez-vous mentalement car il va vous faire le coup fumeux du ‘lobby financier juif’…) : lors de son dîner annuel, tenu en présence des 1000 plus grands oligarques français, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a fait de Sarkozy son invité d’honneur tout en se préparant à accueillir Hollande l’année prochaine. Où serait le changement ? La présidente du MEDEF a, elle, fait un pas de deux : au final, Hollande lui paraît aussi patrono-compatible que Sarkozy. Et le lobby homosexualiste s’est vu promettre le mariage gay par Hollande dès 2013, pendant que Sarkozy lui demandait simplement d’être un peu plus patient, bref, d’attendre 2014. Quant à l’enseignement de la théorie du genre à l’école, rien à craindre de Hollande : Sarkozy l’a déjà mis en œuvre ! On me dit aussi que Hollande voudrait donner le droit de vote (aux élections locales) aux étrangers ».

Le Gallou : « Mais, sans l’intervention du Raid, le tueur islamiste Mohamed Merah aurait déjà pu voter à l’élection présidentielle puisqu’il était ‘français’ : non par la culture, non par la civilisation, non par le sentiment, mais par les lois acceptées ou votées par Sarkozy ! Des docteurs de la foi et des adeptes du ‘vote utile’ nous disent qu’il faudrait choisir le ‘mal’ pour éviter le ‘pire’ ! Cela, la ‘majorité silencieuse’ le fait docilement depuis trente ans, avec le succès que l’on sait ! Et le mal devient le pire. Car si le mieux est l’ennemi du bien, le mal est l’ami du pire. Le 6 mai prochain, ‘faire son devoir électoral’ reviendrait donc pour moi à cautionner une tromperie. En m’abstenant, je refuse d’apporter la légitimité de mon vote à des candidats dont les priorités réelles sont nuisibles aux intérêts du peuple français, à sa substance, à son identité et à sa dignité », conclut, très enflammé, Jean-Yves Le Gallou (ndmg – j’ignore combien d’adeptes il a, ce monsieur…).

Et dans la confusion générale, un certain Christophe Horen du ‘MPF’ (?) analyse dans un communiqué  la ‘notion de moindre mal’ et déclare qu’il votera Sarkozy : « La politique du pire est la pire des politiques disait le vieux maître de Martigues. Dimanche, les Français ont massivement voté, il faut se rendre à l'évidence, il ne reste aujourd'hui que 2 candidats en lice. Certes, le président Sarkozy a été l'homme du traité de Lisbonne, celui qui a libéralisé le travail du dimanche, et qui, sans la mobilisation des associations familiales, aurait proposé le Contrat d'Union Civile aux couples homosexuels. Certains arguent de la théorie du moindre mal pour justifier leurs choix, d'autres affirment que le moindre mal est toujours un mal, et de ce fait, se refusent à choisir. Aujourd'hui, le choix est beaucoup plus simple, il s'agit de choisir entre un mal probable et un pire certain. Dés (dès…) juillet, F. Hollande s'y est engagé, il proposera le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, le vote des étrangers et peu après, suivra la libéralisation de l'euthanasie. Ainsi, à défaut du cœur, la raison nous pousse à utiliser le seul moyen pour empêcher les socialistes et leurs alliés trotsko-écologistes de parvenir au pouvoir, c'est-à-dire le bulletin de vote ‘Nicolas Sarkozy’ ».

Dans un tout autre registre, les lobbys homosexualistes appellent à voter pour Hollande, à l'exception de Gay Lib, qui ne donne pas de consigne de vote. L'Interassociative Lesbienne, Gaie, Bi et Trans (Inter-LGBT), qui regroupe une soixantaine d'associations (putain si c’est chié tous ces termes),  a déclaré : « Notre prise de décision est inédite et exceptionnelle, il nous était arrivé une seule fois de prendre position lors du duel Chirac-Le Pen en 2002 mais nous n'avions pas pris position lors du duel Royal-Sarkozy de 2007. Notre objectif premier est de faire avancer les droits des personnes lesbiennes, gays, bi, ou trans et si nous voulons respecter cet objectif, le seul vote crédible au second tour de l'élection présidentielle est le vote François Hollande. L'association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) et les "Enfants de l'Arc en ciel – L'asso" (???) demandent aussi de voter pour François Hollande. La Lesbian and Gay Pride de Lyon et du Forum Gay et Lesbien de Lyon appellent aussi à "barrer la route à Nicolas Sarkozy et voter pour François Hollande" (ndmg – c’est carrément la partouse électorale…).

Et le FN ? Le FN mise tout sur une explosion de l'UMP et l’on peut lire à cet égard dans Le Monde : « Le FN aborde les élections législatives en confiance, persuadé qu'il a une fenêtre de tir historique pour obtenir des députés. L'ambition est élevée : avoir un groupe parlementaire, c'est-à-dire au moins quinze élus. "C'est la première fois depuis l'inversion du calendrier électoral que l'on se retrouve dans une situation où il n'y aura pas de vote utile contre nous", veut croire M. Bilde. Explication : selon le FN, qui parie sur une défaite de Nicolas Sarkozy, une victoire de François Hollande "libérerait de la pression" du vote utile dans certaines régions, en Alsace ou en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Selon ses calculs, cela jouerait à plein lors de duels qui opposeraient un candidat du FN à un socialiste. Et, dans une moindre mesure, dans les triangulaires où le FN se placerait devant le candidat de droite. [« Calcul risqué : les électeurs UMP déçus de la défaite de Sarkozy pourraient le faire payer au FN en lui barrant la route en juin », fait remarquer le chroniqueur Michel Janva, sur LSB]. La stratégie à l'égard du parti majoritaire devrait se faire en deux temps ».

Le Monde ajoute : « D'abord, en se maintenant partout où ils le peuvent, les candidats frontistes devraient empêcher l'élection de nombreux élus UMP. Couplé à une forte poussée frontiste, le FN verrait alors le parti sarkozyste imploser. Et pourrait se placer en pivot de la reconstruction à droite. C'est pour cela qu'entre les deux tours, rien ne sera fait pour soutenir Nicolas Sarkozy, que Marine Le Pen a toujours désigné comme son adversaire principal. Selon toute vraisemblance, la candidate ne donnera pas de consignes de vote pour le second tour. Elle doit officialiser sa position le 1er mai, lors d'un discours place de l'Opéra à Paris. Autre indice de ce que Mme Le Pen pourrait annoncer le 1er mai : Louis Aliot, numéro deux du FN, a déclaré, lundi 23 avril sur RMC, qu'il "voterait blanc" le 6 mai. Pour M. Philippot, pas question de choisir l'un ou l'autre candidat. Comment les dirigeants feront-ils appliquer la consigne du "ni ni" aux électeurs FN ? Selon une étude Ipsos effectuée le 22 avril, environ 60% d'entre eux voteraient Sarkozy. Par ailleurs, certains cadres locaux ne cachent pas qu'ils pourraient faire le choix de voter François Hollande », conclut Le Monde.

Et concernant Le Monde, le chroniqueur Michel Janva sur LSB fait cette précision : « Mais si l'UMP n'explose pas, ce qui reste fortement envisageable, le FN n'aura rien gagné ».

Vivement le 6 mai et qu’on en finisse !

Copyright Michel Garroté 2012 & Sources citées

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