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Publié par Guy Millière le 4 mai 2012

Je n’ai pas commenté le débat Sarkozy-Hollande. Je pensais que c’était inutile. J’en dirai quelques mots quand même.

Nicolas Sarkozy semblait plus logique, plus rationnel. Mais il n’est jamais parvenu à vraiment déstabiliser son adversaire qui, lui, s’est montré plus dur et plus incisif que la plupart des commentateurs ne l’attendaient. Ce qui a manqué à Nicolas Sarkozy, ce fut la formule qui marque et qui pousse son adversaire à la faute. Ce qui lui a manqué, cela a été aussi une démonstration claire, nette et précise du caractère inepte des propositions de François Hollande. Nicolas Sarkozy a été presque constamment sur la défensive et a sans cesse justifié son bilan. Etre sur la défensive est se placer sur la terrain de l’adversaire et riposter, ce n’est pas se mettre en position de gagner. Justifier son bilan, c’est parler du passé et non du futur, et Nicolas Sarkozy n’a pas assez parlé du futur. Il n’a, en particulier, pas parlé de ce que serait le futur sous François Hollande. Quand François Hollande a parlé comme s’il était déjà président, Nicolas Sarkozy n’a pas riposté. Je ne sais avec qui Nicolas Sarkozy a préparé ce débat, peut-être avec Henri Guaino, qui m’a toujours paru aussi insipide qu’un robinet laissant couler de l’eau tiède, mais je n’adresse pas mes compliments à la personne concernée. Je ne sais si on a dit à Nicolas Sarkozy de ne pas paraître trop impérieux ou vindicatif, mais Nicolas Sarkozy, du coup, a semblé en retrait, comme s’il assumait intérieurement une défaite annoncée.

Et, de fait, la défaite peut d’ores et déjà être annoncée. François Hollande sera élu dimanche soir. Je l’écris non parce que je le souhaite, mais parce que c’est une réalité. La défaite de Nicolas Sarkozy était programmée depuis sa victoire en 2007. Un travail de sape a été enclenché aussitôt qui n’a cessé de monter en puissance jusqu’aux invectives haineuses de ces dernières semaines : la gauche est souvent sectaire, dogmatique, et d’inspiration totalitaire, mais la gauche française a une propension plus nette que d’autres à céder à ces travers, héritage de 1793 sans doute, et elle y a cédé amplement face à Sarkozy.

La défaite était programmée dès 2007 aussi dans les erreurs graves commises d’emblée par Nicolas Sarkozy. Quand bien même ses adversaires font pire, Nicolas Sarkozy n’aurait pas du dîner au Fouquet’s et partir sur le yacht de Vincent Bolloré ; le plus stupide des conseillers en communication aurait pu lui dire qu’il se marquerait ainsi au fer rouge et serait poursuivi pour cela par les roquets attachés à ses basques. Connaissant l’état de la France (car il le connaissait, je pense), il aurait dû tenir le discours churchillien que proposait François Fillon, commencer à faire un travail d’explication et affronter les difficultés bile en tête. Au lieu de cela, il a pratiqué une ouverture en direction de la gauche, voulu séduire les partisans de Nicolas Hulot, et tenu un discours « volontariste » sur la croissance. Quand la croissance n’a pas été au rendez-vous et que les difficultés sont venus, c’est l’inefficacité du « volontarisme » qui s’est trouvée incriminée. En ne cessant de critiquer les erreurs de Nicolas Sarkozy, je n’ai cessé de pointer du doigt ce que seraient les conséquences de ces erreurs, et nous sommes aujourd’hui face aux conséquences.

Les propositions économiques de François Hollande sont ineptes, effectivement. Vouloir créer des postes de fonctionnaires supplémentaires dans un contexte où la France est déjà le pays du monde occidental qui compte le plus grand nombre de fonctionnaires par habitant relève du clientélisme électoral de bas étage et coûtera très cher. Augmenter diverses allocations de façon rapide implique des dépenses supplémentaires, elles-mêmes clientélistes, dans un contexte où les caisses sont déjà bien davantage que vides, ce qui ne peut que creuser les déficits. Prétendre compenser les dépenses supplémentaires par des impôts supplémentaires, qu’il s’agisse de l’accentuation de la progressivité de l’impôt sur le revenu, du grotesque projet de taxation progressive des entreprises en fonction de leur taille, de la suicidaire volonté de surtaxer les revenus du capital et de l’épargne, implique une incompréhension totale de la façon dont le capital se forme, dont les investissements se font, et de ce que sont les incitations positives ou négatives à épargner, investir, entreprendre, travailler.

Prétendre trouver d’autres sources de financement à l’échelle européenne impliquerait l’accord des pays encore créditeurs (l’Allemagne, surtout) et impliquerait d’accroître encore l’endettement du pays.

Imaginer « mettre au pas » la finance » relève du crétinisme et de l’ignorance absolue de la façon dont la finance planétaire fonctionne, à moins qu’il ne s’agisse d’un élan de démagogie qui devrait faire rire des enfants de maternelle, si l’éducation existait encore en ce pays.

Les propositions autres que les propositions économiques qu’on trouve dans le programme de François Hollande sont tout aussi ineptes.

Que des millions de gens soient prêts à voter pour le porteur de ces proposition en dit long sur l’état de régression dont est atteint la France. Je lis les commentaires des gens de gauche sur ce qui se profile : j’y trouve des réflexes pavloviens, des mots vidés de leur signification, des incohérences logiques, des lacunes de connaissance plus profondes que la plus profonde des fosses océaniques. En entretenant le niveau, très bas, de l’éducation nationale, en perpétuant le règne d’une sous culture chez les journalistes, la gauche travaille à produire ses propres électeurs. Elle travaille aussi à produire les producteurs de ses propres électeurs.

Cela va s’aggraver. Il va y avoir plus de pauvres, plus d’assistés, plus de chômeurs, plus de cerveaux bien essorés et plus d’essoreurs de cerveau.

En Grèce, il y a des élections aussi le dimanche 6 mai, et les résultats sont très prometteurs si on espère une banqueroute du pays.

La plupart des pays d’Europe occidentale sont malades de vivre à crédit et d’emprunter toujours davantage, de maintenir à toute force des systèmes d’état providence qui coûtent de plus en plus cher et sont de plus en plus déficitaires, et que rien ne pourra plus jamais venir équilibrer. Ils sont malades d’étatisme hypertrophique et de taxations punitives.

Parce que la gauche est presque partout hégémonique dans les esprits, le remède de prédilection des foules déconcertées par une « crise » qu’elles ne comprennent pas parce que ceux qui seraient censés expliquer la « crise » sont ceux qui l’ont provoquée, est de vivre encore à crédit en empruntant davantage encore, de renforcer les systèmes d’état providence, en creusant les déficits jusqu’à des chiffres qui auraient été inimaginables il y a trente ou quarante ans, d’en rajouter dans l’étatisme et dans les taxations punitives.

Cela s’appelle le déclin et le suicide collectif. Ceux qui veulent partir peuvent prendre l’avion, le bateau ou le train, tant que la grève et la paralysée générale n bloquent pas tout mouvement.

Le franc suisse, le dollar ou le shekel ont des attraits certains. L’euro vivra encore ; un an ? Deux peut être. Un peu davantage, mais il y faudra de l’acharnement dans les soins palliatifs.

Que ceux qui veulent fêter la victoire de Hollande dimanche en profitent. Ce sera ivresse le 6 au soir, et gueule de bois très vite après. Consommer les alcools frelatés a des effets secondaires nuisibles pour la santé physique et mentale.

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© Guy Millière pour www.Dreuz.info

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