FLASH
[30/05/2017] France, filière djihadiste : 6 musulmans arrêtés à Bordeaux et Paris  |  Philippines : l’armée envoie un message aux terroriste : « rendez-vous ou mourez »  |  [29/05/2017] Manchester : nouvelle arrestation – au total 14 musulmans – de nouvelles perquisitions en cours  |  Berlin : voiture piégée avec plaques volées. Un jardin d’enfant et habitants évacués  |  [28/05/2017] Udi Segal channel 2- A Bethlehem Trump a hurlé sur Abbas: « vous m’avez piégé! Les Israéliens m’ont montré comment vous incitez au terrorisme  |  [27/05/2017] La tombe du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises a été vandalisée  |  Londres : le théatre de Piccadilly Circus vient d’être évacué en pleine séance  |  Trump : « je prendrais ma décision finale sur les accords de Paris [sur le climat] la semaine prochaine »  |  ISIS revendique l’attentat de Manchester  |  Somalie: les islamistes empêchent les populations affamées de recevoir l’aide alimentaire  |  Grande Bretagne : Durham bloquée par la police. Population évacuée du centre ville  |  Philippines, Marawi : l’armée bombarde les combattants de l’Etat islamique lors d’affrontements urbains  |  [26/05/2017] Afghanistan : des terroristes talibans attaquent une base militaire dans la province de Kandahar, au moins 20 morts  |  Syrie : nouvelle frappe de la coalition américaine : 80 proches de l’Etat islamique tués  |  Manchester : Salman Abedi a préparé son attentat depuis 1 an  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Ftouh Souhail le 4 mai 2012

Les déclarations de Basma Jbali, élue d’Ennahdha à la constituante, attirant l’attention sur la vente de terrains de l’île de Djerba à des juifs pour faire de Djerba une seconde Palestine, ont suscité l’indignation de la communauté juive de l’île qui y voit des « propos racistes incitant à la sédition », selon le journal Assabah.

Pérez Trabelsi, le président de la communauté juive de Djerba a indiqué au quotidien local « Assabah » que les déclarations de Basma Jbali sont de nature à semer le trouble à quelques jours du pèlerinage de La Ghriba, et risquent d’affecter la saison touristique, alors que les Djerbiens, toutes confessions confondues, déploient des efforts pour attirer les flux touristiques.

Il ajouté que les juifs de Tunisie ont la nationalité tunisienne, et qu’ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que ceux de tous les Tunisiens, et qu’ils sont habilités à acheter et à vendre, comme c’est le cas pour tous les autres Tunisiens. Celui qui achète un terrain le fait en tant que Tunisien et non en tant que juif, a-t-il souligné.

L’élue raciste d’Ennahdha veut imposer des restrictions juridiques à l’acquisition légale de biens immobiliers par des juifs. Elle oublie certainement le vol des biens des juifs en Tunisie.

Retour sur les années noires de la Tunisie. En 1956 (année de l’indépendance) puis en 1961 (crise de Bizerte), en 1967 (Guerre des Six Jours) et enfin en 1973 (Guerre du Kippour) *, les Juifs tunisiens ont été poussés à partir en masse. Les un sont partis en France, les autres en Israël.

Les Juifs tunisiens, comme dans le reste des pays arabes, partagèrentla douloureuse destinée de réfugiés déracinement et spoliés de leurs biens. L’expulsion des Juifs fut l’occasion d’innombrables actes de violence et de vols perpétrés par des citoyens des pays arabes contre les populations juives locales. En Tunisie, l’ancien président Habib Bourguiba était resté passif, devant la dépossession des communautés juives.

Les familles juives n’ont rien récupéré des biens spoliés. Leurs maisons, leurs terres agricoles, ainsi que leurs commerces furent confisqués.

Cela vaut aussi pour les biens que les juifs ont vendu sous la menace, et dont l’argent est bloqué depuis les années 1960. Des titres de propriété étaient gelés, et des comptes bancaires bloqués. Le sort des bijoux et objets de valeur confisqués aux juifs tunisiens demeure inconnu.

La République Tunisienne se les ait approprié. L’argent des parents a été confisqué, et l’on on a refusé d’indemniser les enfants. L’Europe a versé des millions d’euros pour indemniser les victimes, mais l’Etat tunisien a refusé de donner la moindre somme aux juifs spoliés.

La République tunisienne a profité de ces biens, et elle n’a pas considéré devoir quoi que ce soit aux populations juives.

Avant d’imposer des restrictions juridiques à l’acquisition légale de biens immobiliers par les juifs, comme le préconise cette élue d’Ennahdha, il faudrait peut-être que la République tunisienne rende justice aux victimes des persécutions antisémites menées par l’Etat.

Après le vol, établi, de l’argent et des bijoux, des comptes bloqués à la Caisse des dépôts et consignations, des millions de dinars non récupérées, et des biens immobiliers saisis aux juifs, les autorités tunisiennes doivent trouver le courage d’affronter son passé.

La Knesset avait déjà voté une loi relative à compensation de citoyens israéliens, obligés de quitter leurs maisons et d’abandonner leurs biens en pays arabe. Rappelant enfin que le Département de l’Assistance Judiciaire du ministère israélien de la justice a créé, depuis quelques années, un « Service des Droits des Juifs Originaires des Pays Arabes » pour recenser les dossiers des spoliations des juifs en terres arabes avant et après la création de l’Etat d’Israël.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :
© Ftouh Souhail pour www.Dreuz.info

* des biens appartenant juifs furent nationalisés en 1962 et 1964.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz