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Publié par Ivan Rioufol le 8 mai 2012

Les électeurs du FN, en s’abstenant ou votant blanc, ont fait perdre la droite qui est redevenue la plus bête du monde : alors que le pays est culturellement et sociologiquement à droite, la majorité vient de payer son incapacité à s’adresser au peuple perdu. Les principaux leaders de l’UMP, qui ont cru malin de faire la fine bouche devant l’électorat de Marine Le Pen et ses inquiétudes, sont coresponsables de l’échec de Nicolas Sarkozy (48,38% contre 51,62% à François Hollande), le candidat vaincu payant lui-même ses promesses non tenues en 2007. Il est de bon ton dans les médias de critiquer la « ligne Buisson », du nom du conseiller présidentiel qui avait convaincu le candidat de faire, à côté de ses discours peu mobilisateurs sur le désendettement et le rapprochement franco-allemand, une campagne sur la défense de l’identité française. Je pense, pour ma part, que cette ligne était la bonne et qu’elle a permis à Sarkozy de faire une belle remontée jusqu’à espérer gagner au second tour. Mais cette stratégie à été décidée trop tard, laissant deviner un manque de conviction du candidat. Les réticences de nombreux ténors de la majorité à parler immigration ou communautarisme ont pu convaincre aussi de l’insincérité de la posture de Sarkozy.

Une anecdote : le 6 mai 2011, soit un an jour pour jour avant sa défaite, j’avais fait partie de la délégation d’un club de réflexion reçue par le chef de l’Etat à l’Elysée. Après avoir reconnu l’existence chez les Français d’un besoin « d’enracinement », Il avait exposé les quatre sujets qu’il entendait décliner : la protection sociale, la revalorisation du statut des enseignants, les relations avec l’Allemagne, et Internet, cette société virtuelle qu’il entendait « civiliser ». M’étonnant qu’il ne dise pas un mot des problèmes liés à l’identité française et à l’immigration de peuplement, il avait expliqué qu’il entendait laisser à son ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le soin de traiter ces sujets, visiblement subalternes pour lui. J’étais ressorti de cette brève (et unique) entrevue avec la sensation d’avoir eu en face de moi un homme aux préoccupations fluctuantes et déroutantes. C’est, me semble-t-il, ce sentiment qu’ont voulu exprimer hier ceux qui n’ont pas été convaincus par ses derniers discours à la gloire la France éternelle et de ses racines chrétiennes. Je le regrette.

En tout cas, l’élection de Hollande a eu pour premier mérite d’illustrer la réalité du communautarisme en France, ce sujet que le candidat a dit vouloir combattre tout en promettant de faire respecter la laïcité. Je ne pense pas avoir été le seul à avoir été choqué de voir, dimanche soir sur les télévisions, les multiples drapeaux étrangers brandis aux alentours de la colonne de la Bastille : algériens, marocains, palestiniens, etc. Ces manifestations d’appartenance sont à mettre en parallèle avec les excellents scores qu’Hollande enregistre dans les « quartiers populaires » (comprendre : quartiers musulmans). En Seine-Saint-Denis, il l’emporte massivement avec 65,32% des suffrages contre 34,68% pour Sarkozy. A Clichy-sous-Bois, d’où sont parties les émeutes de 2005, il enregistre 72,07%, et même 89,04% dans le quartier « sensible » du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie. De semblables résultats se retrouvent jusque dans certains arrondissements de Paris, comme le XX e, le XVIII e ou le XIX e. Hollande s’est donné deux priorités : la justice et la jeunesse. Il n’a pas dit : le désendettement et le communautarisme…

© Ivan Rioufol, publié avec son aimable autorisation
L’article original peut être consulté sur le blog d’Ivan Rioufol

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