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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 24 mai 2012

Alors que le vote sur internet a commencé ce mercredi 23 mai, Philippe Karsenty nous a accordé une dernière interview au cours de laquelle il met les pendules à l’heure. En effet, attaqué de toutes parts par certains de ses concurrents, il a simplement voulu rétablir les faits.
Interview vérité, sans langue de bois.

Depuis quelques semaines, vous avez été attaqué par plusieurs candidats. Vous n’avez pas voulu répondre à leurs attaques. Pourquoi ?

Philippe Karsenty : Vous avez raison, je n’ai pas répondu aux provocations de mes opposants car leurs propos ne sont pas raisonnables. Ils s’énervent car ils doivent sentir que cette élection leur échappe.
La candidate UMP pensait que le score de Nicolas Sarkozy en Israël lui ouvrait une voie royale. Elle a probablement oublié que les électeurs n’ont pas voté pour Nicolas Sarkozy mais contre la gauche et ses alliés encombrants. Pourquoi ? Parce que Sarkozy a beaucoup déçu en Israël. Ses propos insultants contre Netanyahu, ses condamnations répétées d’Israël à l’ONU, son refus de reconnaitre le caractère juif de l’Etat d’Israël ou sa reconnaissance de la « Palestine » à l’UNESCO, sont autant d’injures faites à Israël et au peuple juif. Et comme la candidate de l’UMP a collé à la politique étrangère de Sarkozy, elle en paie le prix. Pour ma part, même si j’ai voté pour Sarkozy à la présidentielle, faute de mieux, j’ai toujours été lucide. J’ai ainsi publié des critiques argumentées de sa politique étrangère : « Sarkozy ne comprend rien au Proche-Orient. »puis « Décidément, Sarkozy ne comprend toujours rien au Proche-Orient. »

Pensez-vous que d’autres candidats ont été attaqués comme vous ?

Philippe Karsenty : Pour ce qui concerne Gil Taïeb, j’ai vu passer un article sur JSS qui, en dehors de toute considération partisane, m’est apparu incomplet : Seul Gil Taïeb ne dit pas pour qui il va voter. Pourquoi ? En effet, même si cet article pose de bonnes questions, il passe totalement sous silence le travail associatif et caritatif de Gil Taïeb pour se concentrer sur les zones d’ombre que ce candidat entretient. Il faut le dire et le répéter, au risque d’agacer certains : Gil Taïeb effectue depuis de nombreuses années un travail associatif utile en Israël. Cela n’en fait en rien un politique, mais cet aspect positif de son travail ne doit pas être ignoré.

Pour le reste, cet article soulevait des questions auxquelles aucune réponse n’a jamais été apportée : pourquoi Gil Taïeb n’a-t-il jamais dit publiquement pour qui il voterait au second tour de la présidentielle ? Pourquoi n’assume-t-il pas son engagement à gauche, en France et en Israël ? Pourquoi ne parle-t-il pas franchement du fait que sa femme est une élue de gauche à Paris ? Etre de gauche n’a rien d’infâmant que je sache ! Il est de gauche, la plupart de ses soutiens le sont. Ainsi, j’observe que Jack Lang est sur ses tracts de campagne. Pour ma part, le seul lien que j’ai avec Jack Lang est qu’il a signé la pétition de la honte en soutien à Charles Enderlin.
Cet article révèle d’autres facettes ignorées, mais je ne souhaite pas m’appesantir là-dessus. L’essentiel est que Gil Taïeb n’a pas d’expérience politique et que son choix de concentrer sa campagne uniquement en Israël le coupe du reste de la circonscription.

Pour revenir à votre question, il me semble que c’est leur propre peur de perdre les élections, qui alimente les attaques répétées de mes concurrents. En ce qui me concerne, je reste serein, déterminé, et je fais confiance à l’intelligence des électeurs. Me choisiront-ils ou voteront-ils pour un autre ? Je n’en sais rien mais j’accepte par avance le verdict qui sera rendu par les urnes.

Ces derniers jours, Gil Taïeb a été mis en difficulté par ses infractions au Code électoral. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Philippe Karsenty : Je n’ai pas à avoir de position là-dessus. La loi est la loi et elle est la même pour tout le monde. Faire de la publicité à moins de six mois d’un scrutin est interdit. Gil Taïeb l’a fait, au mépris de la loi française. C’est un comble quand on veut être élu député pour siéger à l’Assemblée nationale et participer à la rédaction et au vote des lois. L’inéligibilité d’un candidat est déterminée par des textes précis qui sont assez bien décrits dans cet article : « Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d’une élection et jusqu’à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite. » Or, il ne sera pas difficile de prouver que, tout au long de cette campagne, Gil Taïeb a acheté des pages de publicité dans de nombreux médias francophones israéliens. Mais comme cette inéligibilité se décide a posteriori, après le scrutin, Gil Taïeb peut être candidat même si tout le monde sait qu’il ne pourra pas être déclaré élu. Je pourrais ajouter, qu’en n’ayant mené sa campagne qu’en Israël, il s’est coupé du reste des électeurs et que donc, il ne peut mathématiquement être élu.

Dans ce cas-là, pourquoi maintient-il sa candidature ?

Philippe Karsenty : Il faut le lui demander. Pour ceux qui observent attentivement cette campagne depuis le début, la candidature de Gil Taïeb n’est pas prise au sérieux. Beaucoup ont pensé qu’il faisait un galop d’essai pour augmenter sa popularité en vue d’élections communautaires en France. Ce n’est pas certain. Peut-être croyait-il lui-même sincèrement qu’il avait une chance de gagner ces élections ? Mais certains de ceux qui l’entourent sont beaucoup plus pervers. Ils se servent de lui pour fausser le fonctionnement démocratique français, car mon éventuelle victoire serait la défaite cinglante de la plupart des amis de Gil Taïeb. Ainsi, tous ceux qui le soutiennent et qui se sont unis pour défendre leur ami Enderlin dans le cadre de l’affaire al Dura voient d’un mauvais œil mon arrivée à l’Assemblée nationale. Allez demander aux récents ambassadeurs d’Israël en France qui portent tous une large part de responsabilité dans la faillite médiatique de l’Etat qu’ils étaient censés représenter, ce qu’ils pensent de ma probable élection…

Vous voulez dire que le maintien de Gil Taïeb, malgré tout ce que l’on sait maintenant, pourrait être une manœuvre pour vous affaiblir ?

Philippe Karsenty : Je ne peux imaginer que ce soit le cas. Je me concentre sur ma campagne et mes propositions concrètes, qui sont présentes sur mon site depuis novembre 2011.

Si vous n’arrivez pas au second tour, quelle consigne de vote donnerez-vous ?

Philippe Karsenty : Avant tout, permettez-moi de dire que j’espère être qualifié pour le second tour. Si je n’y parviens pas, je regarderai ceux de mes concurrents qui seront présents. Je regarderai celui, ou celle, qui correspondra le mieux à mon positionnement politique et j’indiquerai que je choisirai ce candidat, en faisant abstraction de toutes les attaques subies et de toute l’animosité qui s’est déversée contre moi pendant cette campagne. Néanmoins, je vous rappelle que nous ne sommes pas propriétaires de nos voix et que les électeurs sont toujours libres de suivre, ou non, nos avis.

Enfin, n’oubliez pas qu’il y aura une vie après le 3 et le 17 juin. Ceux qui se sont tant affrontés pendant cette longue année de campagne devront réapprendre à vivre ensemble et surtout, le député élu sera celui de tous les Français de cette circonscription. Il faudra alors lui souhaiter bonne chance afin qu’il réussisse la mission pour laquelle il a été élu.

Que vous inspire la récente prise de position de Jean-François Copé et de Jean-Pierre Raffarin en faveur de Valérie Hoffenberg ?

Philippe Karsenty : Elle n’est pas étonnante quand on se souvient que ce sont eux – l’un en tant que Premier ministre et l’autre comme porte-parole du gouvernement français – qui ont offert des obsèques nationales à Yasser Arafat en novembre 2004. Avec des amis comme ça, Israël n’a pas besoin d’ennemis ! Pour savoir qui est la candidate de l’UMP, je préfère lire Guy Millière, qui considère que ses « positions sont porteuses de toutes les compromissions dont peut se rendre coupable le Quai d’Orsay, et que Claude Goasguen la considère comme beaucoup trop « pro-palestinienne ».

L’UMP menace, intimide, mais la parole est au peuple, aux électeurs et je fais confiance à l’intelligence de nos compatriotes pour ne pas se laisser impressionner. Je pense que Jean François Copé ferait mieux de s’occuper de sa propre élection à Meaux, qui n’est vraiment pas assurée. Attendons le verdict des urnes, dans la 8ème circonscription et chez lui à Meaux.
Sans vouloir être cruel, dois-je rappeler les propos jamais démentis du suppléant de Valérie Hoffenberg, Alexandre Bezardin, qui affirmait par écrit : « C’est une guerrière sans orgueil car elle est aujourd’hui convaincue que sa seule logique consiste à aller jusqu’au bout pour nous faire perdre et faire perdre Karsenty, c’est la logique de son entêtement. » ?
Peut-être devrions-nous aussi rappeler ici que son directeur de campagne l’avait quittée « pour des divergences profondes d’ordre moral et financière » ?

David Harari apporte lui aussi son soutien à Valérie Hoffenberg. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Philippe Karsenty : Qu’on peut être un bon scientifique sans rien comprendre à la politique. Par exemple, regardez le nombre de scientifiques français que l’on retrouve dans la stigmatisation d’Israël. Combien se retrouvent dans les campagnes de boycott ? Ce sont souvent des gens manipulés qui, en fin de carrière, sont flattés qu’on vienne les chercher. M. Harari écrit des choses fausses mais il doit le faire sincèrement, sans malice.

J’ai vu aussi que d’autres continuent à  nier le soutien que Valérie Hoffenberg a apporté à son ami Charles Enderlin pour l’aider à protéger son mensonge al Dura.
C’est pourtant la triste réalité. Regardez ce que Charles Enderlin écrivait à son sujet dans son livre consacré à l’Affaire : « Karsenty et Landes ont réussi à convaincre la plupart des organisations juives américaines du bien-fondé de la théorie de la mise en scène. Seul l’American Jewish Committee ne suit pas. Sa représentante à Paris, Valérie Hoffenberg, refuse de participer à la campagne contre France 2 et moi. » En fait, elle a fait bien pire que cela en « informant » Nicolas Sarkozy que j’avais tort et que son ami Enderlin avait raison. Son lobbying a d’ailleurs bien marché puisque Sarkozy a fait remettre la Légion d’Honneur à Enderlin. Plus tardivement, quand j’ai gagné mon procès en appel contre France 2, elle a tenté un timide retournement en faisant des déclarations alambiquées pour dire que, selon elle, la recherche de la vérité était importante. Mais dans le fond, elle n’a pas changé puisque, quand, en février 2012, la Cour de cassation a cassé l’arrêt qui me relaxait, Valérie Hoffenberg s’en est réjouie publiquement à Rome. C’est un des éléments qui a poussé Dominique Sicouri, représentante de l’UMP à Rome, à la quitter et à rejoindre ma campagne en me disant : « Le cynisme a des limite ». Je dispose aussi de nombreux autres témoignages de son engagement auprès de Charles Enderlin dans cette triste Affaire.

Si vous étiez élu, dans quel groupe siègeriez-vous ?

Philippe Karsenty : Je m’apparenterai au groupe qui sera le plus proche de ma sensibilité. En l’état actuel des choses, j’observe la décomposition du parti unique de la droite parlementaire, l’UMP, et j’attendrai de voir comment la droite et le centre se recomposeront afin de participer à ce processus. Je choisirai alors le groupe qui se situera dans une opposition constructive face au gouvernement socialiste, et non dans le petit jeu stérile de la confrontation systématique. J’aurai bien sûr toujours à cœur de défendre les intérêts de tous les Français de l’étranger que je représenterai.

Quel pronostic faites-vous pour le 1er tour de cette élection législative ?

Philippe Karsenty : Les choses sont assez claires puisque les candidatures sont déposées. S’il n’y a pas de vainqueur au 1er tour, il y aura probablement un duel à droite entre la candidate UMP et moi-même. A gauche, la bataille sera davantage disputée entre la candidate socialiste, Gil Taïeb, le candidat des Verts et les candidates du Front de Gauche et du Parti Radical de Gauche.

Vous avez récemment affirmé : « Je n’aurai de comptes à rendre qu’à mes électeurs ». Ne pensez-vous pas que tous les candidats peuvent dire cela ?

Philippe Karsenty : Non, je ne le crois pas car je revendique une indépendance totale ; ce qu’aucun  de mes concurrents ne peut afficher. En effet, je suis le seul à avoir financé ma campagne tout seul afin de conserver mon entière liberté.

Très récemment, on vous a attaqué sur les soutiens que vous recevez. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Philippe Karsenty : Bien sûr. Je suis et je reste indépendant mais je ne suis pas un homme seul. Je suis soutenu par des personnalités politiques françaises et par des courants politiques qui pensent que je pourrais être utile à l’Assemblée nationale.

On me reproche d’être soutenu par le Parti Libéral Démocrate ? Mais en vertu de quoi ? J’assume, je suis d’inspiration libérale et le parti héritier des idées d’Alain Madelin me soutient.
On me reproche d’être soutenu par le Parti Chrétien Démocrate. Mais à quel titre ? J’assume parfaitement ce soutien ; j’ai mené une campagne partout dans la circonscription et mon message de vérité a été entendu partout. Dois-je m’en cacher pour ne le montrer qu’à mes électeurs italiens, et pratiquer le double langage comme d’autres ? Non, je prône la transparence et je l’applique à moi-même.

Ces partis sont des composantes classiques de la vie politique française.

Leurs valeurs sont des « fondamentaux historiques » du centre-droit, auquel ils appartiennent.

Soit dit en passant, lorsqu’aux Etats-Unis, les organisations juives de gauche veulent faire pression sur Israël, ce sont les organisations chrétiennes américaines qui viennent à  la rescousse.
La présidente du PCD,  qui revendique régulièrement son attachement à Israël, a  été d’ailleurs une des rares responsables politiques (la seule présidente de parti) à condamner publiquement le vote de la France en faveur de l’admission de la « Palestine » à l’UNESCO.

Gil Taïeb parle « d’alliance contre nature ». Je lui laisse le choix des mots et du sectarisme.

Avez-vous un dernier mot à  dire à nos lecteurs pour conclure ?

Philippe Karsenty : Votre choix sera le bon et je vous fais confiance. J’espère avoir mérité votre suffrage et je suis satisfait de la campagne que j’ai menée. J’ai été injustement attaqué mais je ne regrette pas de ne pas être entré dans le jeu de certains de mes adversaires, dont certains se sont retirés d’eux-mêmes.
Votez utile, ne gaspillez pas votre voix vers des candidats qui ne pourront de toute façon pas gagner cette élection, que ce soit pour des raisons mathématiques ou légales.
Et s’il vous reste un doute, venez voir, ou revoir, mon site de campagne – www.KARSENTY2012.com – vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour mieux connaitre mes propositions.

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