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Publié par Michel Garroté le 30 mai 2012

Michel Garroté – Vatileaks comporte un volet financier. Certains faits sont nouveaux. D’autres ne le sont pas. Voici ce que j’en avais écrit en juin 2010 déjà : la nouvelle affaire, celle des finances du Vatican, comporte sa part de vérité et sa part d’exagération. Concrètement, la plupart des médias se moquent éperdument de la moralisation de l’Eglise en matière de sexe et d’argent. La plupart des médias se moquent d’ailleurs éperdument de la morale en tant que telle. En réalité, la plupart des médias détestent l’Eglise. Et ils utilisent les erreurs, parfois gravissimes, que celle-ci commet, pour mener contre elle des campagnes qui relèvent non pas d’un réel désir de moralisation, mais d’une haine viscérale du catholicisme, du christianisme, du judaïsme et du judéo-christianisme. En effet, la plupart des médias considèrent qu’un croyant est un fondamentaliste lorsqu’il est évangéliste, un intégriste lorsqu’il est catholique et un ultra-religieux lorsqu’il est juif. Un islamiste, en revanche, est un disciple de l’islamisme modéré. Et un terroriste islamique est un activiste.

Inutile de dire que face à un vocabulaire médiatique aussi malhonnête, l’Eglise catholique, dans les semaines et les mois à venir, aura beaucoup de difficulté, en matière de communication, à séparer la vérité de l’exagération. Ainsi par exemple, il serait exact que le cardinal-archevêque de Naples, Mgr Crescienzo Sepe se soit semble-t-il livré de 2001 à 2006 (ce que les tribunaux de droit canon devront confirmer ou infirmer) à des actes relevant de la corruption (et à ce propos, en vertu du concordat de 1929, il ne peut y avoir ingérence de l’État italien dans le fonctionnement des tribunaux de l’Église ; et il ne peut y avoir ingérence de l’Eglise dans le fonctionnement des tribunaux de l’Etat italien ; c’est la loi ; si l’on ne veut pas appliquer cette loi, alors il faut d’abord la modifier).

Cela dit, les informations dont je dispose – à ce stade – tendent à démontrer que pour moraliser les finances du Vatican, Benoît XVI a, déjà, décidé de sortir le kärcher. Mais l’offensive médiatique ne se limite pas aux soupçons qui pèsent sur Mgr Crescienzo Sepe. Au contraire, l’offensive médiatique commence déjà – avec incompétence et mauvaise volonté – à mélanger tout et rien, à proférer des allégations non vérifiées, à se substituer aux tribunaux compétents, à mépriser la présomption d’innocence, à transformer des soupçons en autant de condamnations.

Le tribunal de l’Inquisition médiatique met notamment en scène, d’une part, un certain Angelo Balducci, responsable de travaux public (dont je ne conteste évidemment pas la condamnation en justice) ; et d’autre part, la Banca di Roma et l’Institut des Œuvres de Religion (IOR). Ce cocktail est savamment shaké, mais il manque l’appréciation des faits et il manque les preuves. Le nouveau directeur de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi peut déclarer tout ce qu’il veut, de toute façon les médias ont déjà tranché : il ne peut pas être un homme honnête. Dans ce contexte, la blogosphère catholique est descendue dans l’arène. Et la guerre pour séparer la vérité de l’exagération a bel et bien commencé sur Internet.

Pour ce qui me concerne et afin d’éviter tout malentendu, je précise que comme d’habitude, je défendrai l’Eglise là où elle sera injustement attaquée, mais pas lorsque ses défaillances seront honnêtement démontrées. Cela va de soi pour moi. Mais cela va d’autant plus de soi lorsque je le rappelle noir sur blanc de temps en temps… Et puis, j’apprécierais qu’au-delà des finances du Vatican et des finances des banques, les médias s’attaquent aussi aux finances des Etats, avec leurs dettes, leurs déficits, leurs pots de vin, leurs malversations, leurs abus, leurs gaspillages, leurs corruptions, leurs ingérences et surtout leurs rackets fiscaux, ourdis à coups d’impôts, de charges et de taxes, qui feraient pâlir d’envie un communiste convaincu…

Mais revenons au débat sur les finances du Vatican. Ainsi, par exemple, Michel Janva, qui, citant le vaticaniste Sandro Magister, sur http://lesalonbeige.blogs.com/ écrit : « La nouvelle offensive annoncée en avril et lancée en juin fait moins de bruit que la précédente, mais elle est néanmoins réelle. Toutefois, comme pour les scandales commis par des prêtres, le Pape souhaite purifier l’Eglise. Le Vatican affiche son intention de mettre de l’ordre dans ses finances et la gestion de son patrimoine. Le cardinal-archevêque de Naples, Crescienzo Sepe, fait l’objet d’une enquête pour corruption aggravée entre 2001 et 2006 lorsqu’il dirigeait la congrégation pour l’évangélisation des peuples. Cette congrégation gère les missions étrangères surtout en Afrique et Asie, et les revenus générés par le patrimoine immobilier du Vatican, estimé à 9 milliards d’euros ».

Michel Janva ajoute : « Officiellement, le Saint-Siège lui a exprimé dimanche son ‘estime’ et sa ‘solidarité’ et a rappelé que la justice devait respecter le concordat (1929) excluant ‘toute ingérence de l’État italien dans le fonctionnement d’organes centraux de l’Église’. Mais pour Sandro Magister, vaticaniste de l’hebdomadaire Espresso, ‘il y a clairement une volonté du pape Benoît XVI de faire le ménage’ et au-delà des formules convenues, le Vatican ‘a montré une grande froideur à l’égard du cardinal Sepe’. Un autre signal est venu, selon lui, de déclarations anonymes dans la presse provenant des hautes sphères vaticanes selon lesquelles ‘pour les cas d’illégalité, la responsabilité est personnelle et n’implique pas l’institution’. Ce n’est pas pour rien que le pape Benoît XVI a éloigné le Cardinal Sepe de Rome en 2006 et l’a remplacé par un cardinal indien ». « Les magistrats soupçonnent le cardinal d’avoir vendu un immeuble à un tarif très inférieur au marché en 2004 au ministre Pietro Lunardi, alors chargé des infrastructures d’un gouvernement Berlusconi. En échange, Pietro Lunardi aurait octroyé des aides de 2,5 millions d’euros pour des travaux jamais vraiment réalisés », conclut Michel Janva (fin de mon analyse publiée en juin 2010).

Michel Garroté

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