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Publié par Michel Garroté le 12 juin 2012

Michel Garroté – Un avis n’est pas un conseil… En cas de dépression, faut-il prendre des médicaments ? Si oui, lesquels ? Ceci est-il compatible avec les valeurs judéo-chrétiennes ? On retiendra ici seulement quatre médicaments et pour simplifier, on les classera comme suit : les antidépresseurs ; les anxiolytiques ; les neuroleptiques atypiques ; les somnifères.

Les antidépresseurs – c’est mon avis personnel – portent mal leur nom. Lorsque l’on dit « antidépresseur », ce mot fait trop souvent penser à « drogue contre la déprime ». Or, l’antidépresseur ne devrait pas être considéré, par le malade, comme une drogue ou une substance pour lutter contre la déprime. Le terme « dépression », lui aussi, prête à confusion. Il fait penser à « grosse déprime ». Pourtant, une vraie dépression se manifeste, très souvent, par une souffrance et un épuisement physiques. Ceux-ci sont dus à un dysfonctionnement du système nerveux central qui ne transmet plus, de façon effective, les ordres à tous les organes de notre corps. Chez le vrai dépressif, les neurones, les terminaisons nerveuses ou les neurotransmetteurs ne fonctionnent plus normalement.

Dans ce contexte, l’antidépresseur, devrait être considéré, par le malade, comme un médicament, qui permet au système nerveux central, de fonctionner, à nouveau, normalement. C’est d’ailleurs la pure réalité. En effet, le malade de la dépression, souffre, d’une carence, en telle ou telle substance, indispensable, au bon fonctionnement, du système nerveux central. La substance la plus fréquemment citée est la sérotonine. Mais il y en a d’autres. L’antidépresseur permet, en quelque sorte, de « recharger les batteries » qui sont à plat et sans lesquelles le véhicule ne peut plus avancer. Les antidépresseurs de la nouvelle génération sont beaucoup plus précis et efficaces que ceux d’autrefois.

Ne pas prendre d’antidépresseur en cas d’épuisement physique, dû à un dysfonctionnement du système nerveux central, revient à ne pas guérir ; à avoir le sentiment de devenir fou ; à avoir envie, sans du tout maîtriser cette envie, de se suicider. Le malade qui accepte de se soigner, ne tombera pas forcément, dès le premier essai, sur l’antidépresseur qui lui convient. Ce n’est pas une raison pour désespérer. Car, même en admettant, qu’il faille essayer, plusieurs antidépresseurs (à chaque fois pendant plusieurs semaines ou même plus longtemps), avant de « tomber sur le bon » (donc plusieurs mois d’essais ou plus au total), on finit toujours par trouver celui qui convient. Quelle que soit la souffrance endurée, il est absolument vital, de garder l’espérance qu’un jour, on tombera, sur l’antidépresseur dont le système nerveux central a besoin.

Les anxiolytiques : on parle généralement de calmants, de tranquillisants ou d’anxiolytiques. J’aborderai ici uniquement une catégorie d’anxiolytiques – médicament contre les états et les crises d’anxiété aiguë – que l’on appelle les benzodiazépines. L’expérience montre que certaines personnes, demandent à prendre des benzodiazépines, alors qu’elles n’en ont absolument pas besoin. A l’inverse, l’expérience, montre également, que certaines personnes, qui ont besoin de ces benzodiazépines, refusent de les prendre, en raison du risque d’accoutumance. Ici, comme souvent dans la vie, les points de vues extrêmes occultent les solutions réalistes. Mon avis sur la question est simple : il y a des dépressifs, qui ne s’en sortent pas, sans recourir (pendant une période plus ou moins courte ou longue), aux benzodiazépines. C’est notamment le cas – mais pas seulement – de beaucoup d’alcooliques dépressifs.

La consommation de benzodiazépines, soulève, la question, de l’accoutumance. Le point de vue le plus récent – et le plus réaliste – est que l’on peut parfaitement sevrer les benzodiazépines ; mais sous un certain nombre de conditions. Premièrement, les benzodiazépines doivent être prises en plus – et non pas à la place – des antidépresseurs. Deuxièmement, le sevrage des benzodiazépines doit se faire, une fois que le malade a fait un chemin de guérison durable et stable (on n’arrête pas un traitement dès que ça va un peu mieux). Troisièmement, le sevrage doit se faire très progressivement. Dans certains cas, il faudra même sevrer le malade, par paliers successifs, de 20% tous les trois mois, sur une période d’un an ou plus. C’est long en apparence. Ce n’est pas long, s’il s’agit de pouvoir, à nouveau, VIVRE, sans de terribles souffrances physiques et morales.

Les neuroleptiques atypiques : je ne parle pas ici des neuroleptiques classiques. Je parle uniquement des neuroleptiques atypiques, utilisés comme anxiolytiques. Ils entraînent une accoutumance moins grande que les benzodiazépines. De ce fait, le sevrage est plus facile. C’est pourquoi, ils peuvent tantôt remplacer, tantôt compléter, avantageusement, les benzodiazépines.

Les somnifères : là aussi, le corps médical a dit tout et le contraire. Les insomnies légères et occasionnelles ne justifient pas, à mon sens, la prise de somnifères. L’exercice physique et certaines plantes médicinales devraient suffire. Si cela ne suffit pas, alors je dirais que le somnifère est pour ainsi dire indispensable. Quelqu’un qui ne dort pas bien, pendant une période prolongée, risque de « craquer » comme on dit. A ce moment-là, il lui faudra prendre, non seulement des somnifères, mais peut-être aussi les autres médicaments évoqués ci-dessus. Comme toujours, le bon sens et la prudence devraient déterminer le choix que l’on fait. Seulement voilà, ni le bon sens, ni la prudence, ne sont inhérents à notre nature humaine, n’est-ce pas ?

Voilà pour les médicaments. Ajoutons qu’ils ne suffisent pas. Encore devrait-on vivre sa foi et recourir à la prière. La femme de Dieu et l’homme de Dieu (laïcs, religieux, prêtre, rabbin) qui souffrent de manifestations dépressives et anxieuses, dues à une purification des sens, à une purification de l’esprit, à une nuit de l’esprit, doivent-ils prendre des médicaments ? Et doivent-ils prendre des médicaments, selon que la cause, de ces manifestations dépressives et anxieuses, soit la paresse spirituelle ou la nuit spirituelle ? La première réaction sera évidemment de répondre : – Bien sûr que non voyons ! Pas besoin d’antidépresseur ou autre médicament en pareil cas ! Les Prophètes, les Saintes et les Saints n’en prenaient pas ! –. J’ai sur cette question un avis différent (un avis n’est qu’un avis et non pas un conseil…).

D’abord, parce que le monde d’aujourd’hui, n’a strictement rien à voir, avec celui qu’ont connu le Prophète Jérémie, Sainte Thérèse d’Avila ou Saint Thomas d’Aquin. Ensuite, parce que j’ai connu des religieux qui, pour avoir refusé de prendre des médicaments, ont dû non seulement quitter leur communauté ; mais, en plus, ils ont dû séjourner, pour un temps, en hôpital psychiatrique. Si l’accompagnateur spirituel (prêtre, rabbin, etc.) du religieux (devenu dépressif et anxieux) est un accompagnateur dûment formé, alors, cet accompagnateur ne devrait en aucun cas (ce n’est qu’un avis…), exclure d’office ou prescrire d’office, le recours à des médicaments. De son côté, le religieux malade ne devrait pas décider seul, et sans en avoir parlé à son accompagnateur spirituel, d’aller voir un médecin avec l’intention ferme de lui demander des médicaments.

Michel Garroté

Rédacteur en chef

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