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Publié par Michel Garroté le 21 juin 2012

Michel Garroté – Dans un texte intitulé « Non, l’ancrage à droite n’est pas la cause de la défaite de l’UMP », Guillaume Tabard démonte à sa façon cet argument : « Ceux qui ont tiré les premiers ont trouvé une explication simple, commode, et qui tient en un mot : la « droitisation ». Chantal Jouanno, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé – trois personnalités qui n’étaient pas candidates – mais aussi des anciens ministres comme François Baroin, Bruno Le Maire ou Xavier Bertrand ont pointé une forme de « dérive droitière de l’UMP » ; pour parler clair : une course poursuite avec le Front national qui aurait été mortifère pour la droite parlementaire. L’argument est-il fondé ? S’ils visent la stratégie du « ni-ni », ni soutien à la gauche, ni alliance avec le Front national, ils l’ont tous approuvée entre les deux tours des législatives. En fait qu’ils parlent d’excès de complaisance avec le FN, ils pensent aux œillades de Nadine Morano, qui ne fait jamais dans la nuance, ou au retrait du candidat UMP à Arles face au socialiste Michel Vauzelle. Mais cela fait 2 cas sur plus de 500 matches. C’est un peu court pour parler de « droitisation » généralisée. En revanche, s’il y en a un qui avait assumé et revendiqué d’orienter son discours vers la reconquête des électeurs FN, c’est bien Nicolas Sarkozy.

Guillaume Tabard : Et dans cette campagne, l’UMP n’a repris aucun de ces thèmes clivants sur les frontières, les prestations sociales pour les étrangers. Donc la campagne législative a été moins à droite que la présidentielle. Or, sur le plan électoral, que s’est-il passé ? Nicolas Sarkozy, partant de très très loin, a fini à 48,4 %, en tête dans 244 circonscriptions. L’UMP et ses alliés n’ont totalisé dimanche que 44 % et ne l’a emporté que dans 214 circonscriptions. Autrement dit, le débat sur les valeurs que l’UMP doit défendre est évidemment légitime, mais imputer l’échec à la « droitisation » est à tout le moins rapide. Ce procès était prévu par certains. Il devait être intenté à Nicolas Sarkozy dès après sa défaite. Mais son score meilleur que prévu de l’ancien président leur a coupé l’herbe sous le pied. Sarkozy parti, ils tentent de le ressortir. Entre Fillon, Copé, Alain Juppé, mais aussi François Baroin, Laurent Wauquiez, pourquoi pas Rachida Dati, chaque jour la liste des prétendants possibles à la présidence de l’UMP s’allonge. Sans que le travail de réflexion de fond ait été lancé. Cela donne le sentiment que, dans sa reconstruction, l’UMP met la charrue avant les bœufs ».

Par ailleurs, dans un texte intitulé « UMP : Philippe Meunier plaide pour une alliance avec le FN », le député de la Droite populaire (UMP) Philippe Meunier, réélu dans le Rhône, a estimé que l’UMP doit tirer les conséquences des législatives, « notamment en terme d’alliances » avec le FN. « La cohésion nationale du pays est mise à mal par une mondialisation totalement débridée qui ne sert que les intérêts d’une minorité et de plus en plus de départements sont frappés par une immigration qui prend l’allure d’une colonisation ». « les députés de la Droite populaire ont sans cesse rappelé, lors du précédent mandat, la nécessité de répondre à cet appel du peuple », mais « l’égoïsme des uns et des autres n’a pas permis de dégager une volonté assez forte pour répondre à cette attente ». « Pris en tenaille entre la lâcheté des partisans du statu quo et un FN qui s’engouffre dans la faille, l’échec de la droite et du centre était alors inévitable ». « Obligation est faite à tous les élus et les adhérents de l’UMP de faire face à leur responsabilité pour en tirer toutes les conséquences notamment en terme d’alliances. Ne pas trancher serait suicidaire ».

Puis, dans un texte intitulé « La débandade de la Droite populaire est un trompe-l’œil », LSB écrit que les médias – repris par l’aile gauche de l’UMP – répètent depuis hier que l’aile droite de l’UMP a été « désavouée » par les électeurs, qu’elle aurait connu une « débandade » – ultime preuve, selon eux, d’un échec cuisant d’une stratégie de « droitisation ». Qu’en est-il vraiment ? « 19 » députés DP sortants sur « 43 » nous dit Le Monde ont été réélus – soit nettement moins de la moitié, alors que l’UMP et ses alliés ont conservé les deux tiers de leurs sièges en moyenne. Mais c’est là que l’opération en trompe-l’oeil commence: Le Monde ne précise pas que le vrai chiffre des députés DP sortants se présentant à nouveau avec l’investiture UMP est de 38 (MM Schosteck, Spagnou et Roatta ne se représentaient pas, et MM Durieu et Vanneste se représentaient sans l’investiture UMP). Et nous comptons pour notre part 20 députés DP sortants réélus – en incluant M. Mariani, qui a changé de circonscription (il représente maintenant des Français de l’Etranger). En retirant M. Mariani, on arrive à 19 DP réélus sur 37. Ce résultat demeure en apparence inférieur à celui de la moyenne des sortants UMP – mais regardons plus en détail: pour savoir s’ils ont « sous-performé » par rapport aux autres UMP, il faut comparer les performances des DP aux résultats de la présidentielle dans chaque circonscription.

LSB : A l’échelle nationale, M. Sarkozy était en tête dans 244 circonscriptions. L’UMP et ses alliés ont remporté un peu moins de 230 sièges – environ 5% de moins, donc. C’est par rapport à cet étalon que l’on doit juger de la performance des sortants DP: ont-ils perdu un nombre notable de circonscriptions remportées par M. Sarkozy ? Sur 18 sortants DP ayant perdu, 10 concouraient dans des circonscriptions qu’avait remportées M. Hollande (dont MM Garraud, Raoult, Carayon ou Mme Barèges). Cela n’a rien de surprenant, très peu de circonscriptions ayant voté à gauche à la présidentielle mais à droite aux législatives. Sur les 8 restants, 6 ont perdu dans des triangulaires incluant le Front national (5 au profit de la gauche ; un, M. Ferrand, au profit du FN). On note donc que la DP est fort logiquement sur-représentée dans les triangulaires perdues par l’UMP du fait du FN (puisqu’elles sont une quinzaine au niveau national) : on sait depuis longtemps que certains députés se sont affiliés à la DP pour répondre au fort écho rencontré par le FN dans leur circonscription. Ils doivent leur défaite non à leur « droitisation », mais au fait que cette dernière n’ait pas été accompagnée de désistements réciproques avec le FN. Il ne reste donc que deux cas de circonscriptions ayant voté en majorité pour M. Sarkozy, mais que des députés DP ont perdues en duel.

LSB : M. Remiller a été défait dans l’Isère – battu de peu (500 voix) dans une circonscription que M. Sarkozy avait remportée à 52,8%. C’est une contre-performance (d’autant plus regrettable que M. Remiller était un des députés les plus pro-famille). Mais faut-il vraiment la compter au passif de la DP, alors que M. Remiller était simultanément membre des Humanistes, l’aile « gauche » de l’UMP ? Mme Joissans-Masini, enfin, a été défaite dans les Bouches-du-Rhône, dans une circonscription remportée par M. Sarkozy à 53%. On ne peut en rien, comme le font les médias, tirer des leçons nationales reposant en dernier lieu sur ces deux seuls cas.  D’autant qu’à l’inverse, un député DP, M. Labaune (Drôme), a été l’un des rares UMP à remporter une circonscription qui avait voté majoritairement pour M. Hollande. Il reste que la Droite populaire sort numériquement affaiblie de ces élections – en nombre absolu, et en proportion du groupe UMP – et qu’un des facteurs principaux de cet affaiblissement a été les triangulaires avec le Front national. Son affaiblissement (qui n’est en rien une « débandade ») est donc un argument non pour une gauchisation de l’UMP, mais pour une entente électorale à droite.

Dans un autre texte, intitulé « La mollesse de la campagne de l’UMP est la cause de son échec », texte de Polémia sur les législatives, on peut lire : Avec la « stratégie Buisson », celle d’un langage à droite toute, Nicolas Sarkozy est parvenu à rassembler 48,5% suffrages, le 6 mai 2012. A contrario, la mollesse de la campagne législative Copé/Fillon a accentué la démobilisation naturelle de l’électorat. L’UMP ne retrouve que 44% des suffrages, soit 4,5 points de moins qu’à la présidentielle. Les reports du FN vers l’UMP ont été découragés par les déclarations politiquement correctes des Juppé, Dati, Jouanno (tous non candidats), NKM et autres Copé. L’élection de Jacques Bompard à Orange a été très largement passée sous silence par les médias. Or Bompard a été particulièrement bien élu, obtenant près de 59% des suffrages. Parti de 22% au premier tour, il a réuni sur son nom la quasi-totalité des 40% de suffrages dispersés sur le Front national, l’UMP et les candidats divers droites. Ce brillant résultat est le fruit d’une fidélité sans faille à ses convictions politiques, d’un travail de terrain constant et d’une habile stratégie électorale.

Polémia : C’est dans ce contexte, propre au Comtat Venaissin, que Marion Le Pen a été élue à Carpentras avec l’aide de l’équipe de campagne de son suppléant intelligemment choisi parmi la Ligue du Sud de Bompard. Les reports UMP/FN ont existé et le Front national est donc entré dans un processus de normalisation politique. Là où le FN était fort, il a bénéficié de bons reports de l’UMP : notamment à Hénin-Beaumont dès le premier tour ; dans le Gard pour Gilbert Collard qui a même bénéficié, au deuxième tour, d’un « vote utile » en sa faveur ; et aussi dans les Bouches-du-Rhône où deux candidats FN ont atteint 49% : des chiffres insuffisants pour gagner mais néanmoins très significatifs, puisque supérieurs aux résultats obtenus en 1988 et 1997. De même Florian Philippot a bénéficié de bons reports UMP en Lorraine. Le Front national est donc bien entré dans un processus de normalisation politique, au grand dam de la gauche et de l’oligarchie. Aux législatives, on l’a dit, et là aussi malgré la mobilisation du vote ethnique en sa faveur, le Parti socialiste n’a rassemblé que 16,1% des suffrages. Jamais sous la Ve République la coupure entre le pays légal et le pays réel n’a donc été aussi profonde ; l’usure du système politique français, de moins en moins représentatif, est manifeste et le clivage gauche/droite recouvre donc de plus en plus un clivage identitaire, ce qui va contribuer à radicaliser le débat politique.

Et puis encore, ce texte intitulé « Le thème de l’immigration, point de jonction entre l’UMP et le FN », qui reprend une analyse d’Eric Zemmour dans le Spectacle du Monde sur l’UMP de l’après-Sarkozy, et notamment à propos de la rivalité entre Jean-François Copé et François Fillon : Reste le Front national. Les deux hommes sont sur la même ligne : en cas de triangulaire, ni Front national, ni front républicain. Mais, dans le passé, on a cru déceler quelques inflexions. Quand Nathalie Kosciusko-Morizet, emportée par sa croisade médiatique contre Marine Le Pen, annonçait qu’elle voterait pour le socialiste en cas de duel FN-PS, Copé la tançait sévèrement, tandis que Fillon semblait compréhensif. On en a déduit que Copé serait prêt à s’accorder avec Marine Le Pen si son destin présidentiel en dépendait, tandis que François Fillon saurait garder les « mains propres ». Les relations entre le Front national et l’UMP sont devenues plus complexes que jamais. Dans les années 1980, Jean-Marie Le Pen (comme Jacques Chirac) se voulait un Reagan français. Le RPR avait repris sur l’immigration le programme du FN. Cette proximité intellectuelle n’existe plus. Le Front national a suivi idéologiquement la transformation sociologique de ses électeurs : il est devenu le parti des victimes de la mondialisation, ouvriers, employés, mais aussi petits patrons. Marine Le Pen, entourée d’anciens chevènementistes, est colbertiste, protectionniste, sociale. L’UMP a entériné, en revanche, la victoire idéologique de l’ex-UDF sur l’ex-RPR. Il est le parti de l’Europe, de la mondialisation régulée mais réputée heureuse. A part quelques franges (la Droite populaire), l’UMP est devenue une grosse UDF.

Eric Zemmour : Ses électeurs sont d’abord les retraités (pas forcément aisés), qui craignent les effets de la mort de l’euro sur leurs économies. Pourtant, paradoxalement, jamais les électeurs de l’UMP (de 59 à 70 %, selon les sondages) n’ont été aussi désireux d’une alliance avec le Front national. C’est bien sûr la question de l’immigration qui fait, au-delà des désaccords économiques, la jonction des deux électorats. C’est ce qu’avaient bien compris Nicolas Sarkozy et le grand inspirateur de sa campagne, Patrick Buisson. C’est en chevauchant cette frontière idéologique avec son discours sur la « frontière », rédigé avec lyrisme par Henri Guaino, que Sarkozy a non seulement réussi à se qualifier pour le second tour, mais a failli l’emporter d’une courte tête. S’il n’a pas créé l’énorme surprise, c’est qu’une partie de l’électorat du FN n’avait ni oublié ni pardonné sa désillusion de 2007. C’est d’ailleurs à cause du même sentiment d’incrédulité que les hiérarques qualifiés pompeusement d’“humanistes” par les médias – les anciens Premiers ministres Juppé, Raffarin, Fillon, sans oublier les cautions « parité et diversité » NKM, Rachida Dati et Rama Yade – ont suivi le candidat Sarkozy dans ses “transgressions” qui faisaient frémir la gauche. Sarkozy a violé l’UMP pendant sa campagne ; mais la victime, n’y croyant pas vraiment, l’a laissé faire. Ce jeu de rôle cynique peut tenter Jean-François Copé. Mais personne – ni au FN, ni à l’UMP – ne le laissera jouer. Fillon pourra alors monter en première ligne au nom de la “morale”. Pourtant, seule cette ligne audacieuse permettrait de rassembler le “peuple de droite”. Les modérés d’antan sont marginalisés ou passés à gauche (l’Ouest de la France, autrefois terre d’élection des centristes, est devenu un camp de base socialiste). Comme si la bataille au sein de l’UMP était terminée avant même d’avoir commencé, faute non de combattants, mais de différences réelles.

Autre réaction d’Eric Zemmour : « Dès le soir du second tour des législatives, n’y tenant plus, les humanistes ont explosé. Raffarin a dénoncé la droitisation de l’UMP, Juppé réclamait un débat sur les valeurs de l’UMP, Baroin piétinait le cadavre encore chaud de Nadine Morano que François Fillon avait déjà tancé comme une gamine. Le sénateur Raffarin n’a pas affronté un scrutin majoritaire avec des vrais électeurs depuis des lustres. Alain Juppé s’est prudemment retiré de la bataille des législatives bordelaises où il aurait été écrasé, François Baroin a reçu sa bonne ville de Troyes comme sa part d’héritage gaullo-chiraquien, François Fillon a courageusement fui la Sarthe où le socialiste a été élu à 60%. Humanistes mais pas téméraires. Tout le monde se souvient de la célèbre phrase : ‘Il vaut mieux perdre les élections que perdre son âme’ mais plus personne ne se souvient de son auteur, Michel Noir, déjà un humaniste. En 2002, Chirac réussit un coup de force : la fusion entre le RPR et l’UDF. Le compromis était redoutablement efficace : les idées de l’UDF et les places au RPR. L’UMP fut fondée sur le déplacement idéologique de la droite vers le centre. C’est ce déplacement que Sarkozy a violé dans les mots… mais pas dans les actes. L’UMP est toujours régie par un programme centriste mais ses électeurs sont passés à droite toute. L’électorat centriste a été avalé par le Parti socialiste, comme on le voit dans tout l’Ouest de la France. La démocratie chrétienne s’est avérée soluble dans la sociale démocratie ».

Intéressant, aussi, ce texte de Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités : « La gauche dispose de tous les pouvoirs, pour la première fois depuis 1944. Mais le plus important, le pouvoir intellectuel, la droite n’a jamais vraiment songé à le lui disputer depuis cette date. Peut-on espérer que ces quelques années d’opposition soient une occasion pour combler cette lacune incompréhensible (et plus incompréhensible encore aujourd’hui qu’hier, quand on voit le niveau de l’intelligentsia de gauche, qui n’évoque que de fort loin Sartre ou Camus !) ? Malheureusement, j’en doute fort. La droite persiste à considérer que l’idéologie, c’est le mal et qu’un responsable politique se doit d’être « pragmatique ». Il va de soi qu’il vaut mieux s’adapter à la réalité que de s’aveugler comme un socialiste. Mais il ne serait pas inutile non plus d’avoir quelques principes clairs. Les électeurs auraient pu comprendre que la crise avait compromis les résultats attendus d’une vraie politique de droite. Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est le caractère confus de la politique de Nicolas Sarkozy. Ainsi, les électeurs de droite ont-ils approuvé les lois fiscales de 2007 et n’ont pas compris pourquoi les ténors de l’UMP avaient eu honte du « bouclier fiscal », ni pourquoi Nicolas Sarkozy l’avait finalement abandonné.

Guillaume de Thieulloy : Pour reconquérir durablement le pouvoir, la seule solution est de revenir à ce qui distingue la droite de la gauche. Trop souvent, les électeurs ont eu l’impression que droite et gauche, c’était « bonnet blanc et blanc bonnet ». Je persiste à penser que c’est faux. Ne serait-ce que pour cette simple raison : ce que nous reprochons aux élus de droite, c’est de ne pas tenir leurs promesses et de ne pas être en phase avec leurs électeurs, alors que ce que nous reprochons à la gauche, c’est, au contraire, de trop bien tenir ses promesses. Tout, y compris l’alliance souhaitable entre toutes les droites, découle de la définition claire de ce qui nous sépare de la gauche. Nous y reviendrons dans les semaines qui viennent, mais voici déjà donner quelques pistes de réflexion : pour moi, un homme de droite considère que nous ne pouvons rien changer à la nature humaine (et c’est pour cela que je m’oppose au mariage gay) ; un homme de droite ne considère pas que l’État soit le seul acteur légitime de la vie sociale (ce qui pousse à une profonde remise en cause de l’État-providence et de la fiscalité) ; un homme de droite considère, enfin, qu’il existe un lien profond entre nationalité et identité : on peut certes choisir de devenir français, mais ce choix ne peut être que largement minoritaire. Voici au moins trois axes sur lesquels droite et gauche s’opposent radicalement, et sur lesquels UMP et FN devraient pouvoir trouver des points d’accord ».

Michel Garroté

Rédacteur en chef

Reproduction autorisée avec mention de www.dreuz.info

Source :

http://lesalonbeige.blogs.com/

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