Les convertis à l’islam venant de l’extrême gauche suivent souvent, depuis les années 1980, l’itinéraire prototypique d’un Roger Garaudy (1913-2012). Celui-ci, communiste stalinien séduit par le catholicisme, s’est d’abord converti dans les années 1970 à un tiers-mondisme mâtiné d’anti-occidentalisme ou d’hespérophobie (« L’Occident est un accident« ) (1), puis a épousé la cause du monde musulman, y trouvant un appui décisif pour combattre à la fois l’hyperpuissance américaine, où il voit le principal vecteur du « totalitarisme du marché », et l’État d’Israël, et plus largement le « lobby sioniste international ». Le Garaudy anticapitaliste et tiers- mondiste, l’humaniste « sans frontières », pionnier de ce qui s’appellera vingt ans plus tard l’ »altermondialisme », était déjà applaudi par les « chrétiens de gauche », qui le suivront dans l’ensemble avec enthousiasme lorsqu’il épousera la cause palestinienne. Garaudy a participé activement à l’entreprise de diabolisation d’Israël qui, à partir de l’été 1982, a pris une ampleur inédite par l’exploitation cynique des massacres de Sabra et Chatila (16-18 septembre 1982) commis par les Phalanges chrétiennes libanaises et attribuées mensongèrement à l’armée israélienne (2). Avant même les massacres de Sabra et Chatila, Israël fut accusé publiquement de « terrorisme d’État » dans un placard publicitaire publié par Le Monde le 17 juin 1982 sous le titre « Après les massacres du Liban. Le sens de l’agression israélienne », signé par Roger Garaudy, le père Michel Lelong et le pasteur Mathiot (3).
Après sa conversion à l’islam, en 1982, Garaudy entre dans un processus de radicalisation de son « antisionisme ». Il publie tout d’abord un pamphlet « antisioniste » intitulé L’Affaire Israël (1983) (4), où il développe ses quatre principaux thèmes d’accusation visant Israël et le « sionisme » : « racisme », « colonialisme », « expansionnisme » (ou « impérialisme ») et « terrorisme d’État ». Cette radicalisation le conduit à publier par les soins de La Vieille Taupe, douze ans plus tard, en décembre 1995, son premier pamphlet négationniste, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne (5). En raison du soutien apporté par l’abbé Pierre à son vieil ami, ce pamphlet « antisioniste » va provoquer un débat houleux au printemps 1996. Rappelons que les éditions La Vieille Taupe avaient été fondées par un groupe de militants d’extrême gauche qui, entre 1978 et 1980, s’étaient ralliés aux « thèses » défendues par Robert Faurisson, devenu depuis la figure emblématique du négationnisme français, sillonnant le monde pour diffuser la « bonne nouvelle » selon laquelle le génocide nazi des Juifs d’Europe n’aurait pas eu lieu et se réduirait à un « mensonge de propagande (6) ».
L’argumentation négationniste s’est pleinement intégrée dans le discours antisioniste des pays arabo- musulmans et de l’Iran islamiste à travers le best-seller qu’a été ce méchant pamphlet qui semblait provenir d’une officine, fabriqué par des faussaires amateurs avec des matériaux empruntés hâtivement à diverses publications antijuives confidentielles, et ce, sur le mode du plagiat (7).
Dans ce pamphlet qui revient à inscrire l’antisionisme dans un antijudaïsme radical, Garaudy reprend à son compte l’essentialisation négative du peuple juif comme peuple exterminateur et colonisateur, identique à lui-même à travers l’ histoire, et l’ assortit d’ une accusation de « purification ethnique » et de « racisme », ou, plus exactement, de proto-racisme, ce qui revient à postuler que les Juifs sont les inventeurs du racisme : « Cette « purification ethnique » devenue systématique dans l’État d’Israël d’aujourd’hui, découle du principe de la pureté ethnique empêchant le mélange du sang Juif avec le « sang impur » de tous les autres. [...] Ce racisme, modèle de tous les autres racismes, est une idéologie de domination de différents peuples (8). » L’accusation triple est claire : les Juifs sont originellement racistes, impérialistes et exterminateurs de peuples étrangers. En 1998, Garaudy publie un nouveau pamphlet judéophobe à visage « antisioniste » : Le Procès du sionisme israélien (9). Dans la foulée, il tonne contre le « monothéisme du marché » ou le « monothéisme totalitaire du marché », réjouissant les milieux anticapitalistes de tous bords. Se faisant l’inlassable propagandiste de la désoccidentalisation du monde, il entonne régulièrement le refrain « l’Occident est un accident (10) » et publie le libelle titré Les États-Unis, avant-garde de la décadence (1997) (11). Garaudy devient dès lors un « guide spirituel » ou une sorte de prophète pour des mouvances extrémistes qui, autour d’une thématique « antimondialiste », anti-américaine et antisioniste, sont classées à l’extrême gauche comme à l’extrême droite.
Garaudy poursuit sa campagne anti-occidentale et antisioniste en publiant, trois ans après les attentats antiaméricains du 11 septembre 2001, un long pamphlet intitulé Le Terrorisme occidental (12). Dans ce pamphlet où il retrouve les accents tiers-mondistes de sa période stalinienne (et néo-stalinienne), Garaudy se félicite de ce que les États-Unis rencontrent « de plus en plus de résistance (…) dans leur entreprise de « mondialisation », c’est-à-dire de colonisation étendue à l’échelle mondiale et au profit d’un seul colonialiste (13) ». Ce lourd pamphlet d’inspiration conspirationniste – car il s’agit bien pour lui de dénoncer un prétendu complot impérialiste – confirme son inscription dans la nébuleuse « antimondialiste ». L’objet favori de ses dénonciations litaniques est ce qu’il appelle confusément le « monothéisme du marché », qu’il définit comme « un crime devenu une religion (14) ». Il avait publié dans la revue du GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne), Éléments, au moment où commençait « l’affaire Garaudy », un article intitulé « Contre le monothéisme du marché (15) », tiré de sa communication au XXIXe colloque national du GRECE, le 3 décembre 1995. Le terroriste communiste Ilich Ramírez Sánchez, dit Carlos, lui-même converti à l’islam en octobre 1975, trouvera l’expression à son goût, écrivant de sa prison, en 2003, avant de dénoncer la « pseudo-religion des droits de l’homme, ce cache-sexe de l’idolâtrie marchande »: « L’Islam véritable est radicalement incompatible avec les normes de la consommation inhérentes au monothéisme du marché (16). »
L’expansion mondiale de ce que Garaudy pense être la nouvelle et fausse « religion », celle du marché, n’est autre que l’américanisation du monde, dans laquelle Israël joue, selon lui, un rôle majeur :
« Le point névralgique des frontières de l’empire américain (…), c’est le Golfe Persique, parce qu’il est entouré des plus riches gisements de ce pétrole, qui demeure, pour quelques décennies, « le nerf de la croissance » occidentale. Sur ce « limes » a été remportée la plus récente « victoire » du monothéisme du marché par l’écrasement de l’Irak (guerre engagée par les États-Unis sous la pression de deux « lobbies » [le "lobby juif" et le "lobby des affaires"]) (…). À ce « point névralgique » des frontières du nouvel empire, l’État d’Israël ne cesse de jouer le rôle que lui assignait déjà son fondateur spirituel, Théodore Herzl : celui d’un « bastion avancé de la civilisation occidentale contre la barbarie de l’Orient. » (…) Aujourd’hui, une autre cible, plus importante encore, est désignée : l’Iran. (…) La nouvelle cible a été déjà désignée à Charm El Cheikh, en 1996, par le gouvernement d’Israël : la « lutte contre le terrorisme » comme « l’ingérence humanitaire » étant les deux prétextes nouveaux du néo-colonialisme intégré. (17) »
On comprend qu’il soit cité comme un maître à penser ou un héros de la « libre parole » par certains milieux néo-communistes non moins que par la plupart des groupes néo-nazis, ainsi que par divers courants de l’islamisme radical. L’admiration que lui porte l’ex-communiste Alain Soral, auteur du pamphlet anti-américain et « antisioniste » d’esprit garaudyen intitulé Comprendre l’Empire (2011) (18), en témoigne. En présentant avec Dieudonné et l’agitateur pro-iranien Yahia Gouasmi, en 2008, une « liste antisioniste », Soral est resté fidèle à la posture garaudyenne – un anti-impérialisme complotiste -, ne faisant guère que l’assaisonner du choix d’être un compagnon de route du Front national. Sur son site « Égalité et Réconciliation », le 15 juin 2012, l’égérie castriste et garaudyenne Maria Poumier publiait un hommage vibrant au « grand humaniste », un hymne au titre éloquent : « Roger Garaudy, limpide dans la noirceur du siècle (19) », dont la conclusion mérite d’être longuement méditée : « Qu’il repose, notre frère Roger, dans la gloire aux côtés des prophètes qui ont choisi de servir les plus humbles, partout et en tout temps. » L’ex-stalinien converti à l’islam et à la cause palestinienne a été fêté comme un maître à penser ou un modèle de courage dans le monde musulman, qu’il a largement initié aux formules élémentaires du négationnisme (20). Il y incarnait de son vivant l’intellectuel occidental parfait pour les ennemis de l’Occident se réclamant de l’islam, « la religion dominante parmi les dominés » : outre sa conversion montrant qu’il avait choisi « la religion naturelle de l’homme (21) », il offrait à ceux qui veulent détruire Israël un semblant d’arme absolue, la réduction du génocide nazi des Juifs d’Europe à un « mensonge de propagande » qui aurait notamment légitimé la création de l’État juif. Lorsque le dangereux illuminé qu’est le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dénonce en décembre 2005 le « mythe du massacre des Juifs (22) » et en conclut que l’État d’Israël, n’ayant pas « droit à l’existence (23) », doit être « rayé de la surface de la terre » – selon l’expression de l’ayatollah Ruhollah Khomeyni (24) -, il se montre bon disciple de Garaudy.
On sait que Mouammar Kadhafi, le leader suprême de la « Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste », trahissant sa mégalomanie sans bornes, avait créé en 1988-1989, avec son ami Jean Ziegler, sociologue suisse d’extrême gauche, le Prix Kadhafi des droits de l’homme. L’expression résonne aussi étrangement qu’un Prix Staline de la liberté ou qu’un Prix Hitler de l’égalité et de la fraternité. Parmi les lauréats récents du Prix Kadhafi, on remarque avec grand intérêt, mais sans surprise, les personnalités prestigieuses suivantes: Louis Farrakhan (1996), Fidel Castro (1998), Roger Garaudy (2002, avec d’autres), Hugo Chávez (2004) et Mahathir Mohamad (2005). En tant qu’intellectuel engagé, mais aussi en tant que « Rapporteur spécial » ou « expert » dans certaines instances des Nations unies chargées des droits de l’homme (25), le néo-marxiste et « humaniste » Jean Ziegler, ami genevois de Tariq Ramadan et de Roger Garaudy – autres « humanistes » -, est souvent intervenu dans l’espace public, toujours dans un sens anti-occidental, tiers-mondiste et « antisioniste » (26). En tant que rapporteur spécial de l’ONU, Ziegler a commis par exemple, en 2003, un rapport délirant sur la politique israélienne dans les territoires occupés, reprenant le discours de propagande « antisioniste » le plus caricatural (27). Il s’est fait par ailleurs une spécialité de dénoncer de façon conspirationniste « les maîtres de l’univers », « les 1 000 oligarques les plus puissants du monde » ou « le capital financier international » (28).
Pour comprendre la communauté de pensée existant entre Garaudy et Ziegler, il faut rappeler un épisode de l’affaire Garaudy/l’abbé Pierre, qui se déroula au printemps 1996. Dans une lettre adressée le 1er avril 1996 à son ami Garaudy, poursuivi en justice pour son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne (29), le sociologue tiers-mondiste lui faisait ainsi part de son soutien : « Je suis scandalisé par le procès que l’on vous fait. (…) Toute votre œuvre d’écrivain et de philosophe témoigne de la rigueur de vos analyses et de l’indéfectible honnêteté de vos intentions. Elle a fait de vous un des principaux penseurs de notre époque. (…) C’est pour toutes ces raisons que je vous exprime ici ma solidarité et mon admirative amitié (30). » On pouvait lire cette lettre en ligne sur le site Internet de Radio Islam, dirigé par l’islamiste et négationniste Ahmed Rami, qui diffuse aussi bien Les Protocoles des Sages de Sion que les écrits de Robert Faurisson et de ses disciples, sans oublier La Question juive de Marx ni Le Juif international, recueil d’articles antijuifs attribués à Henry Ford (en fait, rédigés par ses proches collaborateurs et les journalistes de son hebdomadaire antijuif, The Dearborn Independent, de mai 1920 à janvier 1922). Rami est un admirateur déclaré de celui qu’il appelle le « grand militant mujahid Roger Garaudy ». Dans les jours suivants, Ziegler prendra prudemment ses distances, mais lors d’une conférence de presse tenue à Paris le 18 avril 1996, l’avocat de Garaudy, Jacques Vergès, le citera parmi les personnalités apportant leur soutien au grand « humaniste » (31). Pour souligner certaines affinités oubliées, on rappellera ici que Garaudy fut un « laudateur patenté du petit Livre vert » du colonel Kadhafi (32), lequel lui renvoya le compliment en le présentant comme le « penseur » qui lui avait fait comprendre le marxisme.
Si, depuis le milieu des années 1980, Garaudy est célébré partout dans le monde musulman comme un héros de la lutte contre le « sionisme mondial », on ne doit pas négliger pour autant son rôle, en Occident, dans la conversion à l’islam de nombre de ses lecteurs admiratifs, dont certains sont devenus des islamistes salafistes. C’est par exemple le cas du Français Richard Robert, « l’Émir aux yeux bleus », qui, converti à l’islam par la lecture des livres de Garaudy, a fini, après les voyages rituels et initiatiques au Pakistan et en Afghanistan, par rejoindre un groupe islamiste radical, Salafiya Jihadiya, mis en cause dans l’organisation des attentats-suicides du 16 mai 2003 à Casablanca, qui firent 45 victimes (33).
Garaudy a été un intellectuel engagé qui n’a cessé de mettre son statut de « philosophe » au service de causes totalitaires, du communisme à l’islam politique « révolutionnaire », mariant pour finir la judéophobie à l’hespérophobie. Son itinéraire illustre l’inévitable processus de corruption de la pensée chez ceux qui mettent cette dernière au service de causes aussi douteuses qu’exclusives, la réduisant ainsi à des opérations de propagande.
- (1) Le néologisme « hespérophobie », introduit par l’historien Robert Conquest, a été utilisé par John Derbyshire dans un article diffusé le 13 septembre 2001: « Hesperophobia: On Blaming the Jews », National Review Online, puis repris par Raphaël Israeli dans son étude intitulée « L’antisémitisme travesti en antisionisme », tr. fr. Jean-Pierre Ricard, Revue d’histoire de la Shoah, n° 180, janvier-juin 2004, p. 127.
- (2) Sur cette accusation mensongère et son exploitation par la propagande palestinienne, voir Pierre-André Taguieff, La Nouvelle Propagande antijuive, Paris, PUF, 2010, pp. 145-149.
- (3) Sur ce texte et son contexte, voir Pierre-André Taguieff, « L’antisionisme arabo-islamophile », Sens, n° 11, novembre 1982, pp. 253-266.
- (4) Roger Garaudy, L’Affaire Israël, Paris, SPAG-Papyrus éditions, 1983.
- (5) Roger Garaudy, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, Paris, La Vieille Taupe, décembre 1995; rééd., Samiszdat [sic], Roger Garaudy, 1996 ; nouvelle édition, Beyrouth, Al Fihrist, 1998. Sur l’affaire Garaudy, voir Pierre-André Taguieff, « L’abbé Pierre et Roger Garaudy. Négationnisme, antijudaïsme, antisionisme », Esprit, n° 224, août-septembre 1996, pp. 206-216; Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Le Seuil, 2000, pp. 472- 483; Michaël Prazan, Adrien Minard, Roger Garaudy. Itinéraire d’une négation, Paris, Calmann-Lévy, 2007, pp. 163-308.
- (6) Voir Valérie Igounet, Robert Faurisson. Portrait d’un négationniste, Paris, Denoël, 2012.
- (7) Voir Pierre-André Taguieff, « L’abbé Pierre et Roger Garaudy… », art. cit.
- (8) Roger Garaudy, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, Paris, La Vieille Taupe, décembre 1995, pp. 44-47. Sur l’accusation de « racisme » visant le peuple juif, devenue lieu commun du discours judéophobe, voir Pierre-André Taguieff, La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial, Paris, Odile Jacob, 2008, pp. 340-350.
- (9) Roger Garaudy, Le Procès du sionisme israélien, Paris, Éditions Vent du Large, 1998.
- (10) Tel est aussi le titre du chapitre I d’un livre ultérieur de Roger Garaudy, Le Terrorisme occidental, Paris, Éditions Al Qalam, 2004, pp. 39-71.
- (11) Roger Garaudy, Les États-Unis, avant-garde de la décadence (Comment préparer le XXIe siècle), Paris, Éditions Vent du Large, 1997.
- (12) Op. cit. (2004).
- (13) Roger Garaudy, Le Terrorisme occidental, op. cit., p. 9.
- (14) Ibid., pp. 182-183. Voir aussi Roger Garaudy, Les États-Unis, avant-garde de la décadence, op. cit., pp. 15-20 (chap. II: « Le monothéisme du marché »).
- (15) Roger Garaudy, « Contre le monothéisme du marché », Éléments pour la civilisation européenne, n° 84, février-mars 1996, pp. 31-37.
- (16) Ilich Ramírez Sánchez, dit Carlos, L’Islam révolutionnaire, Monaco, Éditions du Rocher, 2003, p. 105.
- (17) Roger Garaudy, Les États-Unis…, op. cit., pp. 4-5.
- (18) Alain Soral, Comprendre l’Empire. Demain la gouvernance globale ou la révolte des nations?, Paris, Éditions Blanche, 2011.
- (19) Lien : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Roger-Garaudy-limpide-dans-la-noirceur-du-siecle- 12385.html. L’ex-communiste Maria Poumier a été la secrétaire de rédaction de la revue garaudyenne À Contre-Nuit, dont la directrice de rédaction était Isabelle Coutant-Peyre. Celle-ci, avocate du terroriste islamo-communiste Carlos, a épousé en prison son client. On ne s’étonne pas de la voir aujourd’hui aux côtés du père du tueur islamiste Mohamed Merah, présenté froidement comme une « victime » de la police française. Voir Pierre-André Taguieff, Prêcheurs de haine. Traversée de la judéophobie planétaire, Paris, Mille et une nuits, 2004, p. 523, note 46.
- (20) Voir Goetz Nordbruch, « La négation de la Shoah dans les pays arabes. Réactions aux Mythes fondateurs de la politique israélienne » (2001), tr. fr. Claire Darmon, Revue d’histoire de la Shoah, n° 180, janvier-juin 2004, pp. 264-290.
- (21) Pour parler comme Abû al-A’lâ Mawdûdi (1903-1979), qui célèbre la « religion universelle et éternelle » qu’est selon lui l’islam.
- (22) Mahmoud Ahmadinejad, discours prononcé le 14 décembre 2005.
- (23) Déclaration finale de la troisième Conférence internationale Al-Qods et pour le soutien au peuple palestinien, organisée par les autorités iraniennes à Téhéran du 14 au 16 avril 2006: « Le régime sioniste (…) n’a pas droit à l’existence, ni légalement ni légitimement ».
- (24) Mahmoud Ahmadinejad, discours prononcé le 26 octobre 2005.
- (25) En 2002-2003, Jean Ziegler était rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme pour le droit à l’alimentation.
- (26) Voir Pierre-André Taguieff, La Judéophobie des Modernes, op. cit., pp. 44-52.
- (27) Voir Afasané Bassir Pour, « Jean Ziegler dénoncé par Israël et désavoué par l’ONU », Le Monde, 1er octobre 2003, p. 3.
- (28) Jean Ziegler, Les Nouveaux Maîtres du monde et ceux qui leur résistent, Paris, Fayard, 2002, pp. 17, 122, 123. Sur les activités de propagandiste de Jean Ziegler à l’ONU et ailleurs, voir Pierre-André Taguieff, Prêcheurs de haine, op. cit., pp. 520-522 (notes 40 et 44), 630 (note 37), 917 (note 51), 940 (note 7); Michaël Prazan, Adrien Minard, Roger Garaudy, op. cit., pp. 15, 17, 192-194, 197-198, 295-296; Malka Marcovich, Nouveau Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Un laboratoire de haine. La route vers Durban 2 – 2009, rapport réalisé pour la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), 22 mai 2007.
- (29) Voir Pierre-André Taguieff, Prêcheurs de haine, op. cit., pp. 520-521.
- (30) Voir Pierre-André Taguieff, Prêcheurs de haine, op. cit., pp. 88-89, 475 (note 23), 780-781 (et note 428), 786-787; Laurent Duguet, « La haine raciste et antisémite tisse sa toile en toute quiétude sur le Net », Les Études du Crif, n° 13, novembre 2007, pp. 10-13.
- (31) Voir le compte rendu qu’en a fait Nicolas Weill dans Le Monde daté du 20 avril 1996: « L’abbé Pierre soutient les aberrations négationnistes de Roger Garaudy ».
- (32) Voir Bernard Kouchner, « Mon père, je t’écris ces mots parce que j’ai un devoir d’affection », Le Monde, 30 avril 1996 (lettre publiée après l’annonce du soutien de l’abbé Pierre à Garaudy).
- (33) Jean-Pierre Tuquoi, « À Rabat, Richard Robert dit être un bon musulman, pas un terroriste », Le Monde, 10 septembre 2003, p. 5. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, François Robert s’est converti au catholicisme en prison. Il a été extradé vers la France à la mi-mai 2012.
Merci à vous pour cette analyse très pertinente!
Magnifique requiem pour une idéologie de mort à l’occasion du retour au néant d’un obscurantiste multicarte mais croyant toujours: communiste, catholique, écologiste peut être, négationniste, antisioniste et, ultime déchéance : islamiste.
Le fascisme islamiste vert pour combattre le capitalisme et laisser l’espace militaire libre au proche Orient en liquidant l’État d’Israël… Dans quel cerveau autre que celui d’un grand malade cette haine absolue de l’Homme, de la liberté et de la Vie aurait-elle pu naître ?
Un document rare, à conserver pour les historiens qui travaillent sur la dérive islamo-gauchiste et pour les chercheurs en neuro biologie qui étudient comment les dieux et les croyances expulsent le rationnel des cerveaux pour y prendre sa place.
Du P A Taguieff plus souvent!
De: « Plutôt rouge que mort »
A: « Plutôt musulman (converti de force) que mort »
Une âme noire sûrement mal aimé, abusé, névrotique, envieux, vil, cette hyiène garaudy !
Merci pour avoir retracé l’Histoire nauséabonde de ce détritus qui est allé rejoindre les autres dont l’abbé pierrot pffff ! Qu’ils brûlent en enfer !
« Il faut rappeler un épisode de l’affaire Garaudy/l’abbé Pierre, qui se déroula au printemps 1996. Dans une lettre adressée le 1er avril 1996 à son ami Garaudy, poursuivi en justice pour son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne (29), le sociologue tiers-mondiste lui faisait ainsi part de son soutien : « Je suis scandalisé par le procès que l’on vous fait. (…) Toute votre œuvre d’écrivain et de philosophe témoigne de la rigueur de vos analyses et de l’indéfectible honnêteté de vos intentions. Elle a fait de vous un des principaux penseurs de notre époque. (…) C’est pour toutes ces raisons que je vous exprime ici ma solidarité et mon admirative amitié (30). » »
Ce pierre dont on a fait l’éloge de sa générosité pendant des décennies, n’était qu’une sale ordure n’en déplaise à ses fans !!
Je n’ai rien à ajouter sinon que d’autres pourritures sévissent encore dans l’ombre des « grands hommes » de cette planète !!
Oui, merci à vous M.Taguieff pour tous ces éclaircissements…je ne connaissais pas très bien le personnage, qu’au travers de son négationisme sur la Shoa et de sa présence a cette immonde conférence orchestrée par Ahmadinejad en 2007, il me semble, avec tout le gratin des antisémites, révisionistes et négationistes…beurkkk
http://www.qobuz.com/images/jaquettes/3700/3700551719310_600.jpg
Quel papillon !
Comment prendre au sérieux un tel homme qui a changé de bord/avis/philosophie/politique/… Ca devait vraiment être la merde dans son cerveaux !
« Ca devait vraiment être la merde dans son cerveaux ! » : pas que dans son cerveau
Un pseudo-philosophe dont le moteur à trois cylindres tournait à l’antisémitisme et l’antijudaisme et qui va retrouver en enfer ses copains de staline à arafat..
Malgré sa mort tardive, il na pas eu la chance de voir se réaliser son plus cher désir, tout au contraire l’état d’Israël se fortifie de jour en jour, des milliers d’autre comme lui disparaîtrons dans le néant, alors qu’Israël restera a jamais l’état Juif pour la simple raison que ces ordures Garodyenne on la cervelle qui pue et leurs mensonges ne leurs survivrons pas, La bible elle, a 3300ans et c’est le livre le plus lu sur terre et ça, il ne le supportent pas.
En se convertissant à l’islam, garaudy a joué sa dernière carte contre Israel et le peuple Juif et il a perdu car personne ne peut pas vaincre D-ieu,ni lui, ni les nazisalamistes, ni les islamo-negationistes. pourquoi D-ieu lui a donné de vivre si longtemps, probablement pour lui faire subir le châtiment qu’il méritait de son vivant puisque chaque jour devait être une souffrance pour lui de voir Israël s’épanouir alors que le monde arabo-musulman est déjà entrain de s’embraser
Quel délicieux personnage ce Garaudy !!! Question érudition, Taguieff est hors concours.
Ce type de conversion est une manifestation hystéroïde d’individus qui ont besoin d’attirer l’attention.
Leur nomadisme -catholicisme puis islamisme puis catholicisme – prouve à quel point ce jeu est utilisé comme simple porte-drapeau par des gens à la pensés fausse et égotiste !
@ Pierre-André Taguieff
J’ai lu précédemment sur ce site le petit texte de Jean-Patrick Grumberg après la mort de Garaudy. Simple expression de la haine « justifiée » pour la « crevure » Garaudy et de l’impatiente attente du départ définitif des autres « vermines » – nommées – du même type.
J’ai lu les commentaires qui, comme on pouvait s’y attendre, en rajoutent dans le même sens, chacun des intervenants s’efforçant de trouver un qualificatif plus ordurier que les précédents pour faire monter le niveau de la « juste haine ».
On peut comprendre ce climat sur un site qui défend le peuple juif contre la nouvelle judéophobie, à laquelle Garaudy aura beaucoup contribué. Mais la simple expression des haines humaines ne me semble pas préparer un monde sans violence, celui auquel j’aspire pour mes enfants, petits-enfants et ceux qui les suivront. Ça ne me paraît pas, surtout, constituer une aide bien utile et bien efficace aux juifs les plus menacés, notamment à ceux qui, en Israël, entendent quotidiennement les islamistes et leurs nombreux complices affirmer leur volonté de faire disparaître leur pays.
Heureusement, il y a cette publication de votre article sur Garaudy que, en fait, j’attendais avec impatience. Il nous rappelle, avec références précises et arguments solides, la longue dérive vers l’ignoble antisémitisme à laquelle a conduit la formation stalinienne chez un « communiste » – c’est moi qui met les guillemets – qui croyait s’en être débarrassé.
Je suis pourtant déçu. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises sur divers sites, j’espère depuis longtemps que des intellectuels comme vous-même ou comme Daniel Sibony – qui m’ont beaucoup aidé à comprendre et combattre la moderne judéophobie – en viendront à analyser publiquement ce qui me paraît être sa première véritable source : la conception, rapportée par l’Ancien Testament, que les hébreux avaient d’eux-mêmes et de leur rapport à Dieu, conception reprise et assumée par la suite par une très importante partie du peuple juif, se considérant et se vivant comme les continuateurs du peuple hébreu.
L’analyse par moi souhaitée n’est toujours pas commencée dans le présent article. Peut-être l’avez-vous publiée ailleurs. Si c’est le cas, j’aimerais que vous me disiez où je peux y avoir accès.
Pour être parfaitement clair je dirai que, relisant aujourd’hui « Les Mythes fondateurs de la politique israélienne », je fais le même constat qu’à l’époque de sa publication : Garaudy est écoeurant dans sa négation de la volonté nazie d’extermination des juifs et des moyens mis en œuvre pour la réaliser, mais sa première partie me semble constituer une possible base de départ d’une réflexion indispensable, celle qui doit être faite sur la violence des monothéismes se poursuivant aujourd’hui dans la pratique des islamistes.
Je rappelle les trois chapitres qui composent cette première partie intitulée « Les mysthes théologiques » :
1/ Le mythe de la « promesse » : terre promise ou terre conquise ?
2/ Le mythe du « peuple élu »
3/ Le mythe de Josué : la purification ethnique.
Je tiens à préciser que je considère comme grotesque et scandaleuse l’évocation d’un prétendu « lent génocide du peuple palestinien » par lequel Garaudy termine ce troisième chapitre.
A toutes fins utiles je vous signale que j’ai moi-même – mais avec une culture bien mince par rapport à la vôtre – tenté de faire réfléchir à la nécessaire, selon moi, désacralisation de la violence des monothéismes, notamment dans les textes suivants : « La Décennie « au profit des enfants du monde » va finir en catastrophe » et « Benoît XVI, premier responsable de la violence religieuse », publiés principalement sur Agoravox et ici :
http://www.centpapiers.com/la-decennie-au-profit-des-enfants-du-monde-va-finir-en-catastrophe/76309
http://blog.sami-aldeeb.com/2011/09/18/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse/
Donc selon vous la judeophobie nait du rapport des Hebreux a Dieu et de la continuation de ce rapport par leurs descendants .La vieille antienne du » peuple èlu » donc exclusif, donc hai.Vous etes simplificateur, reducteur, et faites l’ impasse totale sur 2000 ans de mèpris paulinien, puis marcionien et de persecutions chrètiennes institutionnalisèes depuis le règne de Constantin à Rome. Selon vous ce sont les victimes juives qui sont la source de leurs propres maux ? Sacrè tour de passe-passe historique , mais dèsolè votre hameçon est bien rouillè.Il n’ y a que les ignorants animès par la mauvaise foi pour mordre à ce vieux stratagème.
@ Philippe
Chaque fois que, pour la pacification des religions dans le présent et l’avenir, je demande la désacralisation de la violence religieuse justifiée par une manière de croire en Dieu dès l’Ancien Testament, il se trouve quelqu’un pour me soupçonner d’être adepte de l’ignoble théorie selon laquelle les juifs seraient les principaux responsables de leur persécution.
Je comprends ce raccourci qui entend montrer que c’est moi qui suis, comme dans votre commentaire, le « simplificateur », le « réducteur », et je ne peux qu’opposer ma double détermination : contre l’historique judéophobie haineuse et criminogène d’une part, contre le maintien de l’interprétation indirectement criminogène de l’Ancien Testament d’autre part.
A propos des « 2000 ans de mépris paulinien » et des « persécutions chrétiennes institutionnalisées depuis le règne de Constantin à Rome » voici ce que j’écrivais, en Mars 2000, dans un petit essai intitulé « Désacraliser la violence religieuse » :
« » Très tôt dans l’AT Dieu donne des arguments pour l’exercice de ce qui deviendra historiquement la plus terrible et la plus stupide des violences, celle qui s’exercera SUR LA DESCENDANCE de ceux qui sont supposés avoir commis une faute. Dans le Décalogue, où l’on voit à juste titre d’excellentes bases morales de la civilisation judéo-chrétienne, il y a aussi cette précision que l’on oublie généralement: Yahvé s’y déclare par la voix de Moïse « un Dieu jaloux, châtiant la faute des pères sur les fils, sur la troisième et sur la quatrième génération » (Ex 20). Mais plus tard Jérémie (Jr 31, 29) et surtout Ezéchiel (Ez 18 et 33,10) modifient cette conception et établissent la nouvelle règle, celle de la « rétribution personnelle », inclue dans la Nouvelle Alliance: « Qu’avez-vous à proférer ce dicton en terre d’Israël: « Les pères mangent du raisin vert, et les dents de leurs fils sont agacées » ? …/… La personne qui pèche c’est elle qui mourra » (Ez 18)
Un autre prophète juif, Jésus, élargit encore la notion de justice, le rejet de la violence exercée contre des innocents et la générosité. L’amour du prochain, désormais, doit être universel, s’adresser à tous les peuples et non plus seulement au peuple élu.
Dès son origine l’église catholique, traduisant dans les faits le terme grec « katholicos » par « totalitaire » plutôt que par « universel » a, sur le problème de la violence, non seulement annulé le progrès amené par Jérémie et Ezéchiel mais introduit une épouvantable aggravation de la conception énoncée par le « Dieu jaloux » de l’Exode. Son nouveau dogme de « Jésus homme-Dieu » l’a amenée à considérer logiquement que ceux qui l’avaient condamné à mort étaient « déicides » mais elle n’a pas arrêté là sa folie interprétative. Elle a décidé que ce n’étaient pas seulement les quelques juifs qui, avec Pilate, avaient effectivement prononcé la sentence qui se faisaient ainsi déicides mais aussi tous leurs contemporains juifs qui refusaient le nouveau dogme. Puis elle est allée beaucoup plus loin encore: seraient aussi déicides tous leurs descendants. Et pas seulement jusqu’à quatre générations: presque vingt siècles plus tard ceux des juifs qui continuaient toujours la tradition de l’AT étaient encore considérés comme déicides par le catholicisme papiste. « »
Concernant Marcion, ayant bien peu de connaissances je n’ai pas de certitudes. Mais j’ai trouvé très intéressant ce qu’en dit (de « pas très catholique ») Jean-Marc Joubert dans « Foi juive et croyance chrétienne » (éd. Desclée de Brouwer, 2001), un livre que son auteur était venu présenter sur invitation de Gérard Haddad dans la synagogue où celui-ci m’aidait, ainsi qu’une vingtaine d’autres intéressés, dans l’étude du « Guide des égarés » de Maïmonide.
@ Pierre Regnier: Vous auriez la gentillesse de ne plus nommer la thora « ancien testament ». la Thora a été, est et elle sera pour l’éternité et rien ne pourra la remplacer. Merci
PS: si violence il y a, elle n’est pas le fait du peuple juif. Il n’en tient qu’aux nations de cesser de nous proposer leur vision du messianisme pour en finir avec toutes le violences qui secouent l’humanité, certains chrétiens commencent à l’admettre (acceptation des lois noahides), les musulmans devront faire de même.
Josh Samuel
@ Josh Samuel
La violence en effet « n’est pas le fait du peuple juif ».
Il ne tient qu’à lui de cesser de croire qu’elle le fut, sur commande de son Dieu, et qu’elle fut alors parfaitement justifiée.
Votre dogmatisme de croyant QUI SAIT « ce qui est et sera pour l’éternité » ne fait de mal à personne, et j’aurais volontiers « la gentillesse » de m’y soumettre si je ne croyais par ailleurs au devoir de tous les humains d’appliquer celles des lois noahides qui commandent d’aimer son prochain et de se garder de toute violence.
Il ne tient qu’à vous de résoudre vos douloureuses contradictions.
Votre but de dèsacaralisation de la violence religieuse ( pour ne la traiter que comme violence objective ) doit nècessairment passer par une paciification du discours sacrè.Or le sacrè et son instrument politique ( l’ èglise ) ont un besoin de la contrainte ( soit politique, soit economique , soit auto-suggèrèe par chaque fidèle )pour continuer a exister.La vraie question est « Comment vous passez de l’ institution ecclesiastique , pour arriver a votre propre èmancipation ? »
Si vous rèussissez seul dans votre dèmarche vous retirez une bèquille à une institution des plus branlantes.
Quant à la logique d’ incrimination à perpetuitè de l’ èglise catholique ( totalitaire plutot qu’ universelle ) contre les descendants des juifs contemporains de Jèsus, elle ne rèsiste pas une seule seconde à la comparaison avec le sort de Socrate.Socrate père de la pensèe occidentale et de la » prise de conscience » ( gnosi seauthon ) fut condamnè à mort par cinq cent athèniens à l’ instigation du procureur Meloton.Or nul n’ est jamais venu jeter l’ opprobre sur les descendants des atheniens et nul n’ est jmais venu inventer un anti-melotonisme de dimension et de violence comparable a l’ antisemitisme.D’ ou le retour de ma question » Comment vous passez de l’ institution ecclesiatique pour arriver a votre propre et personnelle emancipation ? « .Celle-ci n’exclut pas le sacrè , elle exclut la contrainte propre à toute institution.
@ Philippe
Je ne vois pas ce qui oblige l’église à maintenir l’énorme contradiction consistant à garder sacrée aussi bien la croyance en un Dieu commandant des massacres que la croyance dans le même Dieu commandant « d’aimer son prochain comme soi-même ».
Sa croyance indirectement criminogène conduit l’église à de tortueux raisonnements pour « démontrer », dans une manifeste tricherie, que les massacres prétendument commandés par Dieu – allant, je le rappelle, jusqu’à la commande d’un explicite génocide au moins – étaient des bons massacres.
Ce dont vous avez, peut-être, à vous débarrasser, c’est de la certitude qu’une institution religieuse « a besoin de la contrainte pour continuer d’exister ». Si, comme elle prétend le faire, la religion catholique continuait la religion du prophète juif Jésus elle pourrait parfaitement rassembler ceux qui, se sachant faibles, souhaiteraient s’aider mutuellement à réaliser le bien et à s’interdire la réalisation de tout mal.
Il me semble que c’est au contraire en continuant d’enseigner qu’il faut croire en un Dieu commandant, ou ayant commandé, à la fois le meilleur et le pire des possibilités humaines que les religions se condamnent à la disparition. Celle-ci risque d’ailleurs, dans ces conditions, de se faire dans la honte, ce qui serait bien triste pour ceux des croyants qui avaient une foi sincèrement et uniquement aimante et pacifique.
Ceux, nombreux, qui pratiquent aujourd’ui la violence islamique sont toujours contraints de croire AU TOUT de l’enseignement de leur prophète et des rédacteurs du Coran. Mais, contrairement aux chrétiens et aux juifs religieux, pour qui la prétendue « bonne violence » prétendument « voulue par Dieu » ne l’était que dans un lointain passé, la leur EST TOUJOURS prétendument commandée par Dieu, et le sera jusqu’à la totale soumission de l’humanité à ce Dieu.
C’est essentiellement cette différence qui fait la dangerosité de l’islam pour le présent et le futur de l’humanité. L’aveuglement volontaire, voire la consciente et lâche complicité des gouvernants non-religieux étant seulement, dans les pays démocratiques théoriquement attachés aux droits humains, un ajout délétère – mais décisif – pour l’horreur à venir.
Celle-ci cependant n’est pas fatale et, si elle n’est pas évitée, elle ne sera que la très logique application, poussée à l’extrême, de la théologie criminogène toujours cultivée par les trois monothéismes.
Il n’y a pas d’autre moyen de l’éviter que d’être de plus en plus nombreux à se convaincre et à gueuler très fort que « Non, Dieu, s’il existe, n’a pas, N’A JAMAIS commandé de prétendues bonnes violences ! »
Mr Taguieff vous faites beaucoup d’honneur à un avorton de l’ histoire de l’ occident.Ayant vu le communisme s’ ecrouler Garaudy s’ est jetè dans la prison islamiste, tendance iranienne et nègationniste.Mais Garaudy n’ ètait qu’un prebendè, un ecrivaillon qui allait a la soupe islamiste pour 2,000 €/ mois.Des individus beacoup plus puissants et bien plus discrets ont essaimè et diffusè au plus hauts sommets de l’etat a peu près les memes theories avec des rèsultats concrets ; Il y aurait une recherche a faire sur le groupe Rondot-Gresh-Monteil-Bitterlin.
Avez-vous des précisions sur l’activité de ces quatre personnes?Leur patronyme n évoque rien pour moi.
A vous lire.
Aller sur Wikipedia: Philippe Rondot-Alain Gresh-Vincent Monteil-Lucien Bitterlin