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Publié par Guy Millière le 13 juillet 2012


Le 4 juillet dernier, j’étais à Washington. Je ne faisais que passer. Je revenais de Virginia Beach où je m’étais rendu pour un concert des Beach Boys. Une tempête venait de toucher Washington, le Maryland, la Virginie occidentale, et les fêtes de l’Independence Day avaient été annulées. La tempête météorologique m’a semblé un instant être le reflet d’une tempête plus symbolique, celle que fait souffler Barack Obama sur l’Amérique et ses institutions. J’ai songé que si Obama était réélu cela pourrait avoir été le dernier 4 juillet avant qu’une page soit tournée. J’ai déjà traité ici du recours par Obama à la guerre de classe, à la guerre des sexes, à la guerre des races aux fins de se faire réélire. J’ai traité de ses lourdes responsabilités dans l’hiver islamique qui déferle sur le monde musulman. J’ai déjà dit que je pensais que si le premier mandat d’Obama avait été effroyable, un second mandat serait plus effroyable encore. Je donne les détails dans mon prochain livre, « Le désastre Obama ».

Je sais que pour bon nombre de Français et d’Européens, le 4 juillet n’évoque rien. Et c’est infiniment regrettable. Le 4 juillet est le jour où en 1776 a été promulgué la Déclaration d’indépendance américaine. C’est le jour où a commencé la révolution américaine. C’est un jour à garder dans les mémoires car la Révolution américaine a été la plus importante révolution menée au nom du droit naturel et de la liberté dans les temps modernes. Ce que sont devenus les Etats Unis ensuite, la « puissance de la liberté » selon la belle expression d’Yves Roucaute, le « dernier meilleur espoir sur terre », selon l’expression d’Abraham Lincoln, a découlé.

Je sais que parmi ceux qui me lisent, il y a des gens qui dissimulent leur ressentiment et leur haine de la liberté et de la dignité humaine derrière ce qu’on appelle l’antiaméricanisme, et c’est pourquoi je soulignerai que les Etats-Unis ont été au cours des deux derniers siècles la grande force émancipatrice sur la planète, le pays vers lequel se sont tournés ceux qui voulaient entreprendre, accomplir, créer, le pays qui a mis fin à l’immonde boucherie que fut la Première Guerre Mondiale, celui qui a vaincu le nazisme, puis le communisme et qui a, jusqu’à ces dernières années servi d’ultime rempart face à l’islamisme. Pour comprendre les Etats-Unis, il faut connaître leur histoire et lire de grands livres tels « A History of the American People » de Paul Johnson. Il faut aussi s’y être plongé longuement en laissant de côté les préjugés européens. Il faut discerner que, comme l’écrivait Ayn Rand, les Etats-Unis ont ceci de particulier, qu’ils ont en commun avec Israël, d’être fondés sur un idéal. Dois-je l’ajouter ? Un idéal n’est pas une utopie, et les Etats Unis ne sont pas un société parfaite, mais une société moins mauvaise, et c’est déjà beaucoup.

Ce que nombre d’Européens aiment en Obama, je pense, est que, comme eux, c’est un homme qui n’aime pas l’Amérique. C’est même un homme qui veut détruire l’Amérique telle qu’elle s’est accomplie depuis 1776.

En passant par Washington le 4 juillet, je ne pouvait que penser à la signification du 4 juillet et à la tempête déclenchée par Obama.

De retour en France, je dois discerner que le 14 juillet est célébré dix jours plus tard que le 4 juillet.

Et je dois dire que si je songe au 14 juillet, j’y vois un jour très différent du 4 juillet. Et je ne vois rien à célébrer le 14 juillet.

Le 14 juillet a été, en 1789, le jour de la prise de la Bastille, et on en a fait le symbole de la Révolution Française.

Faut-il rappeler que la Révolution française fut une révolution manquée, comme l’a magistralement expliqué, en la comparant à la Révolution américaine, l’historien Georges Gusdorf, dans son livre « Les révolutions de France et d’Amérique » ?

Faut-il dire que là où la Révolution américaine a débouché sur l’affirmation du droit naturel, la Révolution française a débouché sur une déclaration des droits de l’homme imprégnée de droit positif et de légicentrisme qui a conduit à une fuite en avant vers la Terreur, l’idéocratie robespierriste, le coup d’Etat de Napoléon Bonaparte et un instabilité institutionnelle dont nous ne sommes plus jamais sortis ?

Faut-il dire que si les Etats Unis ont une Constitution et un Bill of Rights depuis deux cent vingt quatre ans, la France a changé pendant le même temps onze fois de régime politique, passant d’empire en retour à la monarchie absolue, de république en régime autoritaire ?

Faut-il dire que l’idéocratie robespierriste a été le premier épisode au cours duquel des intellectuels dogmatiques ont pris le pouvoir, et le premier régime totalitaire moderne ?

En regardant la France aujourd’hui, je dois l’écrire, je vois les séquelles.

Sur l’horizon politique, Hollande et Sarkozy, Mélenchon et Marine Le Pen sont des séquelles.

Le dogmatisme socialiste est une séquelle, et la France a beaucoup contribué à l’élaboration du dogme socialiste.

Le gaullisme, et la quête récurrente du sauveur suprême qui a permis au général de Gaulle d’installer le gaullisme sur l’horizon mental français, sont des séquelles.

Sur l’horizon de la pensée, l’intellectuel à la française est une séquelle. La vision idéologique de l’économie qui règne en ce pays comme une malédiction est une séquelle.

Un homme avait quasiment tout compris dès 1790, il s’appelait Edmund Burke. Son livre « Réflexions sur la Révolution de France » devrait être entre toutes les mains.

Et si je crains que la tempête déclenchée par Obama, si elle se prolonge, ne vienne estomper le 4 juillet, je crains qu’en France, les traces du 14 juillet et de ses suites ne s’effacent pas.

La prise de la Bastille le 14 juillet 1789 fut un jour sombre. Une plèbe enragée conduite en sous main par Philippe d’Orléans, futur Philippe Egalité, s’est emparée d’une prison où on n’emprisonnait que des nobles et a libéré cinq prisonniers. Les gardiens de la Bastille ont été assassinés de manière atroce, prélude aux multiples crimes qui allaient suivre, des massacres de septembre 1792 au génocide vendéen, des suppliciés de la guillotine tombés par milliers sur simple dénonciation.

Je sais qu’officiellement, ce n’est pas le 14 juillet 1789 qu’on commémore, mais le 14 juillet 1790, « fête de la fédération », mais cela ne change rien : la « fête de la célébration » commémorait elle-même le 14 juillet 1789.

Les soldats qui défilent sur un mode soviétique le 14 juillet commémorent effectivement une révolution qui a inspiré les concepteurs de la Révolution soviétique.

Voici quelques années, Nicolas Sarkozy avait invité Bachar Al Assad un 14 juillet, et Bachar Al Assad était tout à fait à sa place : ce qu’il pratique en Syrie aujourd’hui est digne de la Révolution française passée au mode « colonnes infernales » et « noyades de Nantes ».

François Hollande devrait, un prochain 14 juillet, inviter d’autres disciples de la Révolution Française, Vladimir Poutine et Hugo Chavez, Raoul Castro et Kim Jong-eun. Ce serait seyant. Ce serait logique.

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