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Publié par Guy Millière le 31 juillet 2012

Pour l’essentiel, le discours prononcé dimanche 29 juillet par Mitt Romney à Jérusalem est remarquable.

On y trouve une compréhension lumineuse de ce qu’est Israël, de ce que sont les valeurs d’Israël et du peuple juif, et de ce que ces valeurs ont, au plus profond, en commun avec les valeurs de l’Amérique. On y trouve aussi ce que serait sans doute une politique étrangère d’une administration Romney au Proche Orient, si celui-ci était élu à la présidence, et on peut voir en lisant que cette politique étrangère serait radicalement différente de celle suivie aujourd’hui par la désastreuse administration Obama.

On n’y trouve pas la moindre mention, je l’ai déjà souligné, du « conflit israélo-palestinien » ou du « processus de paix », ce qui a été remarqué à Ramallah. On y trouve une invocation de la transcendance et, en fin de discours, Romney ajoute à la formule traditionnelle, « que Dieu bénisse l’Amérique », une invitation à la bénédiction d’Israël. C’est la première fois qu’un homme politique américain de cette importance s’exprime ainsi, et c’est un signe fort.

Mitt Romney est un véritable ami d’Israël. C’est un conservateur au sens américain du terme, autrement dit quelqu’un qui entend conserver ce qui est commun aux Etats-Unis et à Israël, deux pays fondés sur un idéal de droit, de justice et de liberté.
Sachant que ce discours ne serait pas disponible dans la presse française, j’ai décidé de le traduire. Le voici.

Guy Millière

***

Je vous remercie pour cette aimable introduction, monsieur le maire, et je vous dis merci à tous pour cet accueil chaleureux. C’est un plaisir et un privilège d’être à nouveau en Israël.

Poser le pied en Israël est poser le pied dans un pays qui est née d’une ancienne promesse faite dans ce pays même. Le peuple juif a survécu à l’un des crimes les plus monstrueux de l’histoire humaine, et maintenant ce pays prend sa place parmi les démocraties les plus impressionnantes qu’il y ait sur la terre. Les accomplissements d’Israël sont une des merveilles du monde moderne.

Ces accomplissements sont un témoignage de la résilience du peuple israélien. Vous avez réussi, contre toute attente, à maintes reprises tout au long de votre histoire, à persévérer, à vous relever après l’épreuve, et à en sortir plus forts.

L’historien Paul Johnson, lors du 50e anniversaire de la création de l’Etat juif, a déclaré qu’au cours de la vie d’Israël, cent nouveaux États indépendants étaient nés. « Israël est le seul dont la création peut être appelée un miracle », a-t-il écrit.

C’est une expérience profondément émouvante d’être à Jérusalem, la capitale d’Israël.

Nos deux nations sont séparées par plus de 5000 miles. Mais pour un Américain à l’étranger, il n’est pas possible de ressentir un plus grande proximité avec les idéaux et les convictions de son propre pays qu’ici, en Israël. Nous faisons partie de la grande fraternité des démocraties. Nous parlons la même langue de liberté et de justice, et nous incarnons le droit de toute personne à vivre en paix. Nous servons la même cause et provoquons les mêmes haines chez les mêmes ennemis de la civilisation.

C’est ma ferme conviction que la sécurité d’Israël est un intérêt vital de la sécurité nationale des États-Unis. Et notre alliance est une alliance fondée non seulement sur des intérêts communs, mais aussi sur des valeurs partagées.

L’une des voix les plus éminentes à énoncer ces valeurs partagées est celle de votre premier ministre, mon ami Benjamin Netanyahu. Je l’ai rencontré ce matin, et j’ai hâte de le retrouver ce soir, en famille, après la clôture de ce jour de jeûne de Ticha Be Av.

Il est remarquable de voir que tant d’adversité, pendant un si grand laps de temps, se trouve mémorisée par un seul jour sur le calendrier. C’est une journée du souvenir et du deuil, mais c’est aussi une journée qui invite à la clarté et à la résolution.

Au moment présent, nous nous souvenons aussi des 11 athlètes et entraîneurs israéliens qui ont été massacrés lors des Jeux olympiques de Munich voici quarante ans. Il y a dix ans cette semaine, 9 étudiants israéliens et américains ont été tués dans une attaque terroriste à l’Université hébraïque. Et des tragédies comme celles-ci n’appartiennent pas qu’au passé. Elles sont un rappel constant de la réalité de la haine, et de la façon dont elle peut s’abattre sur des innocents.

Menahem Begin a dit ceci à propos du neuvième jour du mois de Av : « Nous nous souvenons de ce jour-là », a t-il dit, « et nous avons maintenant la responsabilité de faire en sorte que plus jamais notre indépendance ne soit détruite et que plus jamais le peuple Juif soit sans-abri ou sans défense ». Le Premier ministre Begin a ajouté : « Cela est au coeur des problèmes auxquels nous sommes confrontés pour l’avenir ».

Alors qu’aujourd’hui, Israël est confronté à des ennemis qui nient les crimes passés contre le peuple juif et cherchent à en commettre de nouveaux, ces paroles ont une résonance.

Lorsque les dirigeants iraniens nient l’Holocauste ou parlent de rayer ce pays de la carte, seuls les plus naïfs – ou pire que naïfs – peuvent voir là un excès de rhétorique. Ne vous méprenez pas : les ayatollahs de Téhéran testent nos défenses morales. Ils veulent savoir qui va s’opposer, et qui va se taire.

Mon message au peuple d’Israël et aux dirigeants de l’Iran est le même : je ne vais pas détourner le regard, mon pays non plus. Comme le Premier ministre Begin l’a dit en mots lucides et qui donnent à penser, « si un ennemi du peuple juif dit qu’il cherche à nous détruire, je le crois ».

Nous avons vu les horreurs de l’histoire. Nous ne resterons pas les bras croisés. Nous ne les laisserons pas s’accomplir de nouveau.

Il serait insensé de ne pas prendre les dirigeants iraniens à la lettre. Ils sont, après tout, les produits d’une théocratie radicale.

Au cours des années récentes, l’Iran a amassé un passif sanglant et brutal. Il s’est emparé d’ambassades, a ciblé des diplomates, et tué son propre peuple. Il soutient le régime impitoyable d’Assad en Syrie. Il a fourni des armes qui ont tué des soldats américains en Afghanistan et en Irak. Il a comploté pour assassiner des diplomates sur le sol américain. C’est l’Iran qui est le principal financier du terrorisme mondial. C’est le pays le plus déstabilisateur de la planète.

Nous avons le devoir solennel et l’impératif moral de refuser aux dirigeants iraniens les moyens de donner suite à leurs intentions maléfiques.

Nous serons au côté de tous ceux qui entendront se joindre à notre action pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires – et cela inclut les dissidents iraniens. On ne peut effacer de nos mémoires les scènes d’il y a trois ans, lorsque ce régime a fait tirer sur son propre peuple alors qu’il se soulevait. La menace qui nous guette ne vient pas du peuple iranien, mais du régime qui l’opprime.

Il y a cinq ans, lors de la Conférence d’Herzliya, j’ai dit que la poursuite par l’Iran de sa tentative d’accéder aux armes nucléaires constituait une menace intolérable pour Israël, pour les Etats-Unis, et pour le monde.

Cette menace n’a, depuis, fait qu’empirer.

Aujourd’hui comme hier, les allégations du régime disant qu’il cherche à enrichir des matériaux nucléaire à des fins pacifiques sont démenties par des années de mensonge et de tromperies.

Aujourd’hui comme hier, la conduite des dirigeants iraniens nous interdit de leur faire confiance lorsqu’il s’agit de matériaux nucléaires.

Mais aujourd’hui, le régime iranien a disposé de plusieurs années supplémentaires pour avancer vers l’arme nucléaire. Casser cette avancée doit être notre plus grande priorité de sécurité nationale.

Je veux insister sur ce dernier point. On dit parfois que ceux qui sont les plus déterminés à arrêter la progression du régime iranien vers l’arme nucléaire sont téméraires, provocateur et bellicistes.

C’est l’inverse qui est vrai. Nous sommes les vrais artisans de la paix. L’histoire nous enseigne avec force et clarté que lorsque les régimes les plus despotiques se procurent les armes les plus destructrices, la paix cède le pas à l’oppression, à la violence, ou à la guerre dévastatrice.

Nous ne devons pas nous leurrer en pensant que l’endiguement est une option. Nous devons agir pour empêcher l’Iran de construire et de posséder des armes nucléaires. Nous devons recourir à toutes les mesures nécessaires pour dissuader le régime iranien d’accéder à l’arme nucléaire, et si nous espérons que des mesures diplomatiques et économiques seront suffisantes, en dernier ressort, aucune option ne doit être exclue. Nous reconnaissons le droit d’Israël à se défendre, et nous disons qu’il est légitime que l’Amérique soit au côté d’Israël.

J’ai expliqué tout cela il y a cinq ans. Ce qui était nécessaire alors est devenu urgent aujourd’hui.

Permettez-moi maintenant de passer de l’Iran à d’autres pays du Moyen-Orient, où règnent le tumulte et le chaos. Au nord, la Syrie est au bord d’une guerre civile. Le dictateur de Damas, pas un ami d’Israël et pas un ami de l’Amérique, assassine son propre peuple en s’accrochant désespérément au pouvoir.

Un autre voisin d’Israël au Nord, le Liban, est sous l’influence croissante et dangereuse du Hezbollah.

Après une année de bouleversements et de troubles, l’Egypte a maintenant un président islamiste, élu de façon démocratique. Espérons que ce nouveau président et son gouvernement comprennent que l’on mesure l’authenticité d’une démocratie à la façon dont ceux qui sont élus par la majorité respectent les droits des personnes minoritaires. La communauté internationale doit user de son influence considérable afin de veiller à ce que le président et le gouvernement égyptiens respectent l’accord de paix avec Israël qui a été signé par le gouvernement de Anouar el-Sadate.

Comme vous le savez que trop bien, depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007, des milliers de roquettes sont tombées sur les maisons et les villes israéliennes. Je me suis promené dans les rues de Sderot, et j’ai rendu hommage au courage de ses habitants. Et aujourd’hui, de nouvelles attaques sont lancées à partir de la péninsule du Sinaï.

En un contexte où les roquettes du Hezbollah visent Israël depuis le nord, et les roquettes du Hamas visent Israël depuis le sud, où une grande partie du Moyen-Orient est en désordre, et où l’Iran cherche à se doter d’armes nucléaires, le soutien de l’Amérique pour la défense d’Israël est encore plus essentiel. Chaque fois que la sécurité d’Israël est menacée, l’engagement de l’Amérique envers Israël doit être renforcé.

Lorsqu’il a dû prendre la décision en 1948, le président Harry Truman l’a fait sans hésitation, et a décidé que les États-Unis seraient le premier pays à reconnaître l’Etat d’Israël. Depuis ce moment, nous avons été des alliés naturels, mais notre alliance est plus profonde qu’une simple alliance d’intérêts ou qu’une alliance stratégique.

La façon dont l’Amérique – un pays encore si jeune si on le juge par les normes de cette ancienne région – s’est levée pour devenir le plus cher ami du peuple d’Israël fait partie des gestes les plus beaux et les plus prometteurs de l’histoire du pays.

Aussi différents qu’aient été nos parcours, nous voyons, l’un et l’autre, l’Amérique et Israël, les mêmes qualités chez l’un et chez l’autre. Israël et l’Amérique sont à bien le reflet l’un de l’autre.

Nous croyons l’un et l’autre en la démocratie, dans le droit de chaque peuple de choisir ses dirigeants et de choisir le futur du pays.

Nous croyons l’un et l’autre dans l’Etat de droit, sachant qu’en son absence, des hommes sans scrupules pourraient opprimer les plus faibles.

Nous pensons l’un et l’autre que nos droits sont universels, et ne viennent pas du gouvernement, mais de notre Créateur.

Nous croyons l’un et l’autre en la libre entreprise, car c’est le seul système économique qui a permis de tirer les gens de la pauvreté, créé une classe moyenne importante et durable, et a suscité des réalisations incomparables et l’épanouissement de millions d’êtres humains.

Etant quelqu’un qui a passé la majeure partie de sa vie dans le secteur des affaires, je suis particulièrement impressionné par les technologies de pointe et par l’économie florissante d’Israël. On parle d’Israël comme du « pays Start-up » – et les preuves sont tout autour de nous.

Vous avez embrassé la liberté économique. Vous exportez la technologie, et non pas la tyrannie ou le terrorisme. Et aujourd’hui, vos innovateurs et vos entrepreneurs ont fait fleurir le désert et rendu le monde meilleur.

Les citoyens de nos pays ont la chance de partager les fruits de la liberté économique et de la créativité de nos entrepreneurs. Ce que vous avez construit ici, avec vos mains, incite à rendre hommage à votre peuple, et constitue un modèle pour les autres.

Enfin, nous croyons l’un et l’autre en la liberté d’expression, parce que nous sommes confiants dans nos idées et dans la capacité des hommes et des femmes à penser par eux-mêmes.

Nous ne craignons pas le débat ouvert.

Si vous voulez entendre des critiques très vives d’Israël et de ses décisions politiques, vous n’avez pas à traverser les frontières. Tout ce que vous avez à faire est de marcher dans la rue et de vous rendre dans un café, où vous entendrez des gens faire valoir leurs arguments et parler l’esprit libre. Vous pouvez aussi vous procurer un journal israélien, vous y trouverez les critiques les plus âpres d’Israël que vous puissiez lire. Votre pays, comme le nôtre, est plus fort parce que cet échange énergique des idées et opinions existe.

C’est ainsi que fonctionne une société libre. Il y a des millions de personnes au Moyen-Orient qui voudraient avoir la possibilité de faire la même chose. Ces braves gens ne désireraient que pouvoir vivre dans la paix et la liberté et avoir l’occasion non seulement de choisir leur gouvernement, mais de le critiquer ouvertement, sans crainte de répression ou de représailles.

Je crois que ceux qui s’opposent à ces droits fondamentaux sont du mauvais côté de l’histoire. Mais la marche de l’histoire peut être lourde et très lente. Nous avons le devoir d’accélérer et de façonner l’histoire en étant les ambassadeurs obstinés des valeurs que nous partageons.

Les Etats-Unis et Israël ont montré qu’ils pouvaient bâtir des économies fortes et des armées puissantes. Mais nous devons aussi nous donner les moyens de faire progresser nos valeurs et de promouvoir la paix. Nous devons travailler ensemble pour changer les cœurs et éveiller les esprits par la puissance de la liberté, de la libre entreprise et des droits de l’homme.

Je crois que l’alliance durable entre l’Etat d’Israël et les États-Unis d’Amérique est davantage qu’une alliance stratégique : c’est une force du bien dans le monde.

Le soutien de l’Amérique envers Israël doit rendre fier tout Américain. Nous ne devons pas permettre aux complexités inévitables de la géopolitique moderne de venir occulter l’essentiel. Aucun pays et aucune organisation ou individu ne doit jamais douter de cette vérité fondamentale : une Amérique libre et forte défendra toujours la liberté et la force d’Israël.

Et nous ne nous devons pas nous tenir au côté d’Israël seulement par la coopération militaire et stratégique.

Nous ne pouvons rester silencieux face à ceux qui cherchent à ébranler Israël par des critiques excessives. Et nous ne devons en aucun cas nous joindre à ces critiques. La distance diplomatique entre nos pays galvanise les adversaires d’Israël.

Par l’histoire et par les valeurs, nos deux pays sont liés entre eux. Aucun individu, aucun pays, aucune organisation mondiale, ne pourrait défaire ces liens. Et tant que nous serons ensemble et solidaires, il n’y a pas de menace que nous ne pouvons surmonter et pas d’objectif que nous ne pouvons atteindre.

Merci à vous tous. Que Dieu bénisse l’Amérique, et qu’Il bénisse et protège Israël.

Mitt Romney

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