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Publié par Guy Millière le 5 août 2012

Je n’ai pas traité ces dernières semaines de la campagne électorale américaine. Je n’en ai pas traité car celle-ci n’est pas arrivée encore à son point d’intensité le plus grand, qui viendra au cours des deux derniers mois de la campagne, entre fin août et fin octobre.

J’ai dû aborder, hélas, la tuerie d’Aurora, dans le Colorado, qui a entraîné un moment de suspension dans la campagne.

J’ai traité de la visite de Mitt Romney en Israël, car cette visite m’a semblé importante, et le discours prononcé à Jérusalem m’a paru remarquable. J’ai traité aussi du passage de Mitt Romney à Varsovie et d’ineptes accusations de racisme portées contre lui.

Je reviens ici, brièvement, vers la campagne et l’élection, avant d’y revenir plus intensément cet automne.

J’ai déjà noté ici de manière détaillée à quel point les années de la présidence Obama ont été effroyables. J’ai consacré à ce sujet un livre qui paraîtra fin août, « Le désastre Obama », et le livre contient toutes les précisions et toutes les références requises. Ceux qui veulent des précisions et des références le liront. Ceux qui entendent continuer à avancer les yeux crevés et le cerveau en berne liront l’Obama zoom dans le Figaro, ou bien Le Monde.

Je dirai ici seulement que même si la présidence Obama s’arrêtait au bout d’un premier mandat, les dégâts seraient déjà considérables.

Pour l’heure, l’endettement des Etats-Unis continue à se poursuivre à un rythme effréné et si les chiffres du chômage restent élevés, ils dissimulent une réalité bien plus inquiétante encore : la multiplication du nombre des assistés sociaux dans le pays, donc la multiplication du nombre de gens dépendant du gouvernement pour vivre.

L’économie américaine, après une phase asthénique de retour à la croissance, replonge vers la récession, et si Obama devait être réélu, les augmentations d’impôts prévues, la mise en œuvre du plan de santé voulu par Obama, auraient des effets cataclysmiques. Les coupes effectuées dans les budgets militaires sont d’ores et déjà en train de rendre l’armée américaine moins opérationnelle et moins crédible, et cinq cent milliards de dollars de coupes supplémentaires sont d’ores et déjà prévus pour janvier 2013 si rien ne vient arrêter la machine infernale.

Pour l’heure aussi, l’évolution de la situation internationale montre ce que devient le monde lorsque les Etats Unis n’occupent plus la position de puissance hégémonique. La Russie redevient ouvertement un régime autoritaire, et Poutine entend préserver les diverses dictatures qui lui permettent d’affermir son pouvoir, qui repose sur le commerce de matières premières, et dépend donc du maintien de tensions internationales. La Chine s’arme et finance son armement avec les intérêts que lui versent les Etats-Unis sur l’argent que la Chine leur a prêtés. L’Iran, allié de la Russie, continue ses travaux atomiques.

Les Frères musulmans, avec lesquels Obama entretient des liens étroits, puisque plusieurs de leurs membres ou anciens membres font partie de l’administration Obama, de Dalia Mogahed (conseillère aux affaires religieuses à la Maison Blanche) à Rashad Hussain (ambassadeur plénipotentiaire des Etats Unis à l’Organisation de la Conférence Islamique), sont au pouvoir dans toute l’Afrique du Nord, à l’exception de l’Algérie pour le moment. Et ils ont des visées sur la Jordanie et la Syrie, en laquelle l’offensive s’intensifie, avec l’aide avérée d’Obama désormais.

Israël, après avoir fait l’objet de pressions intenses et d’efforts de déstabilisation pendant trois ans et demi se trouve un peu épargné pur l’heure, élections obligent, et Hillary Clinton, après être allée légitimer la présidence de Mohamed Morsi en Egypte (où les représentants des communautés chrétiennes ont refusé de la rencontrer) a rendu une brève visite au gouvernement Netanyahu aux fins de donner des signes d’une « amitié » très relative (confirmer la volonté de maintenir la détention à vie de Jonathan Pollard tout en demandant qu’Israël relâche des terroristes palestiniens au nom du fait que Mahmoud Abbas est un « excellent partenaire pour la paix » n’a pas été du meilleur effet), Obama lui-même a signé publiquement un chèque de soixante dix millions de dollars d’aide militaire à Israël le 27 juillet (pour contrer un peu l’effet du voyage de Romney) mais sitôt les élections passées, si Obama est réélu, pressions et déstabilisation reprendront de plus belle.

Au vu du bilan d’Obama, on pourrait penser que celui-ci est promis à une défaite certaine.

Je pense, et je l’ai déjà écrit, que la défaite n’est pas assurée. Et, tout en partageant l’avis de mon amie Annika sur Obama (Four more years ? Are you insane ?), j’écris ces mots avec tristesse et inquiétude.

Jusqu’à présent, aucun Président n’a été réélu, depuis Franklin Roosevelt, quand les chiffres du chômage étaient supérieurs à sept pour cent. Cela devrait jouer contre Obama. Mais sous aucun Président le nombre des assistés sociaux n’a été aussi élevé. Obama achète les voix des uns avec l’argent des autres, sur un mode socialiste classique. Il achète des voix avec des allocations chômages, avec des food stamps, avec des allocations pour mères célibataires, et cela fait un nombre considérable de voix, particulièrement au sein des minorités ethniques, mais aussi au-delà d’elles. Un Américain sur trois reçoit aujourd’hui une « aide » du gouvernement. Près d’un Américain sur deux ne paie pas d’impôt fédéral sur le revenu, et peut être incité à voter pour qu’on augmente les impôts des autres.

Jusqu’à présent, aucun Président n’a été réélu lorsque sa cote de popularité était inférieure à cinquante pour cent à quatre mois de l’élection. La cote de popularité d’Obama se situe à quarante-sept pour cent, ce qui devrait jouer contre Obama. Mais les sondages présentement le donnent le plus souvent vainqueur, de peu, ou à égalité avec Romney.

Obama ne peut pas être réélu sur son bilan, il utilise donc les ressorts que j’ai déjà exposés ici : guerre de classe, guerre de races, guerre des sexes. Malheureusement, il rencontre un certain succès sur ces terrains : quarante années de politiquement correct dans les universités américaines font que la lutte de classes, autrefois absente des esprits américains, s’y implante. Les « race baiters » démocrates, exploiteurs de la thématique raciale, tels Al Sharpton, rencontrent un écho. Les femmes penchent assez nettement en faveur d’Obama, à la différence des hommes.

Obama utilise aussi l’enthousiasme irrationnel qu’il a suscité dans la jeunesse : bien qu’il ait condamné un nombre record de moins de vingt-cinq ans au chômage, les moins de vingt-cinq ans continuent à déclarer vouloir voter pour lui en large majorité. Comme le notait récemment Rich Lowry dans la National Review, les victimes des années Obama semblent en redemander. Terrible et juste constatation.

Obama, enfin, utilise la diffamation sur le mode le plus sordide. Des spots télévisés d’une rare violence ont été diffusés ces derniers temps accusant Romney d’être un criminel et un escroc, ceci sans le moindre fondement, bien sûr. On peut s’attendre à ce que ce genre de spots, dignes des pires opérations de propagande léninistes, se multiplient dans les semaines à venir. Romney a déjà commencé à riposter, mais on sait que la calomnie peut fonctionner sur les esprits faibles.

Je dois l’ajouter : Obama peut, s’il en éprouve le besoin, aménager une « surprise d’octobre » aux fins de faire basculer les urnes en sa faveur. Cela pourrait être par exemple une opération contre l’Iran, l’élimination opportune d’un chef terroriste, quelque chose d’autre. Le fait de disposer du pouvoir exécutif donne un avantage certain au sortant, surtout lorsque le sortant n’a aucun respect pour le pouvoir législatif et est prêt au plus total irrespect de l’équilibre des pouvoirs.

Obama bénéficie aussi du soutien de l’essentiel de l’appareil médiatique : quarante années de politiquement correct laissent des traces lourdes et insistantes. La couverture du voyage de Mitt Romney en Israël et en Europe par les grands médias américains a valu à peine mieux que la couverture du même voyage par les médias européens.

Beaucoup dépendra de l’aptitude de Mitt Romney à mener une campagne très efficace, et il lui faudra absolument mener une campagne très efficace. Romney est un homme compétent. Sa vie personnelle est exemplaire. Sa réussite en fait un exemple du rêve américain au meilleur sens du terme. Il lui faudra pour l’emporter aller au delà, faire preuve de charisme, savoir susciter l’enthousiasme.

S’il n’y parvient pas, l’Amérique et le monde risquent d’entrer dans une période très sombre. Je parlais voici peu ici d’orage parfait : ce serait effectivement un orage parfait, strié de guerres et de convulsions économiques multiples.

Une décision importante pour Romney sera le choix du candidat à la vice présidence. Le meilleur choix dans les circonstances présentes serait le sénateur Marco Rubio, qui permettrait d’attirer le vote latino, important dans plusieurs Etats qui feront la décision, dont la Floride. Choisir Rubio aurait un panache reaganien et conviendrait aux tea parties. Un choix un peu moins bon, mais bon quand même, serait Paul Ryan, président du House Budget Committee, ou, qui sait, Bobby Jindall, gouverneur de Louisiane d’origine indienne.

Romney peut aussi choisir de manière plus conventionnelle, Rob Portman, pour espérer gagner l’Ohio, Tim Pawlenty, ancien gouverneur du Minnesota, Bob McDonnell, ancien gouverneur de Virginie . En pareil cas, je deviendrais plus pessimiste que je ne le suis déjà : aucun de ces hommes n’attirera, je pense, plus qu’une poignée de voix vers Romney. Je ne crois ni aux chances de Condoleeza Rice, trop imprégnée de realpolitik et « pro choice » en matière d’avortement, ni à celles de Chris Christie, gouverneur du New Jersey, qui semble avoir des liens avec des organisations musulmanes.

Quand on regarde une carte des Etats-Unis, force est de voir que l’Amérique conservatrice, qui occupait encore dans les années Bush le cœur du pays et laissait aux démocrates le Nord Est, la région de Chicago et la Cote Ouest, est en train de s’éroder.

Le Nouveau Mexique, « boboisé » et hispanisé, a basculé vers les démocrates. Le Colorado, « boboisé » aussi, est proche du basculement, tout comme la Floride. La Virginie, longtemps républicaine, penche désormais plutôt du côté démocrate, tout comme l’Iowa et le Nevada.

Pour que Romney l’emporte, il faudrait qu’il l’emporte en Floride et en Virginie, ce qui n’est pas assuré. Il faudrait qu’il l’emporte dans plusieurs Etats où la marge de manœuvre est étroite, Ohio, Iowa, Colorado.

Si Obama est réélu, l’érosion de l’Amérique conservatrice risque de se poursuivre. En pareil cas, je deviendrai pessimiste, oui, vraiment très pessimiste.

Nous n’en sommes fort heureusement pas là.

Si le désastre Obama s’arrête dans une centaine de jours, il laissera des traces profondes et difficilement effaçables.

S’il se poursuit, le mot désastre sera un mot très faible pour qualifier ce qui viendra.



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