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Publié par Gilles William Goldnadel le 6 août 2012

« La Grèce est l’une des portes d’entrée les plus vulnérables de l’espace européen et la Turquie voisine a un problème d’immigration aigu en raison du drame syrien. » Crédit Reuters

Le sujet épineux de l’immigration en Grèce

La semaine dernière, j’évoquais cette crise de tétanie métaphysique qui frappe l’Europe depuis quatre décennies, concernant la question de l’immigration.

L’impossibilité physique et morale de pouvoir dire non à un étranger, « tu n’entreras pas, ceci est ma maison, ceci est ma nation ».

Les nouvelles qui nous viennent aujourd’hui de Grèce confirment en tout point ce sombre diagnostic. Elle montre également combien le discours médiatique et politique sur la question qui fâche est marqué par l’hypocrisie.

Depuis hier, le gouvernement grec, dominé par les conservateurs et les socialistes modérés, a décidé de respecter les promesses tenues pendant la campagne électorale qui consistaient à faire respecter les lois de la république hellénique en matière de flux migratoires.

Las ! Il a suffi que le gouvernement passe des paroles aux actes pour qu’une certaine presse pousse des cris d’orfraie (voir le reportage de TV5 dimanche soir qui laisse à penser que l’extrême droite grecque est derrière le rideau) ou que l’extrême gauche grecque compare l’action menée à des « Pogroms » référence à la souffrance juive aussi obligatoire qu’indécente.

Pourtant, le cas grec est l’un des moins discutables en matière de respect de la législation sur les droits et devoirs des étrangers : la Grèce est en faillite, elle ne peut se permettre aucunement d’accueillir plus d’étrangers en situation irrégulière sur son territoire, la nervosité de la population est à son paroxysme a fortiori lorsque d’inévitables problèmes de sécurité viennent se surajouter.

En outre, la Grèce est l’une des portes d’entrée les plus vulnérables de l’espace européen, et la Turquie voisine a un problème d’immigration aigu en raison du drame syrien.

Dans ce contexte, nul n’a critiqué la manière dont le gouvernement grec s’y est jusqu’à présent pris pour faire respecter une loi dont personne ne conteste par ailleurs l’aspect désagréable. En général, c’est précisément à l’Etat qu’incombe cette désagréable mission, puisque c’est lui qui dispose du droit d’utiliser la violence nécessaire, au sens où Max Weber l’entendait.

Pourtant, c’est dans ce cadre légal et à la légitimité politique et morale indiscutable que nos prétendues belles consciences vont se mettre à pérorer. Quoique leur discours officiel consiste à dire qu’il faut tout faire pour faciliter la vie et l’intégration des immigrés en situation régulière et dont la présence ne poserait aucun problème quel qu’en soit le nombre, il faudrait également faire respecter la loi concernant les étrangers en situation irrégulière – et c’est là où réside l’hypocrisie – leur discours change radicalement dès lors que précisément un policier montre le bout de son nez – sans parler de sa matraque – pour faire respecter ce discours.

C’est dans cette faille béante, entre le dit et le non-fait que l’Europe, peu à peu, se meurt.

Le talent de Najat Vallaud Belkacem ne se résume pas à ses origines

C’est dans ce contexte, que je souhaite revenir sur les curieux propos qu’a prononcé Ségolène Royal concernant Najat Vallaud Belkacem.

La première ayant en effet indiqué que la seconde devrait se rappeler qu’elle ne serait jamais devenue ce qu’elle est aujourd’hui sans être une immigrée.

Il est des jours où Ségolène Royal rendrait sympathique Valérie Trierweiler. Au lendemain de sa défaite électorale, n’était-ce pas déjà elle qui qualifiait de traitre son vainqueur sous le prétexte que celui-ci avait été élu avec des voix de droite… Mais revenons-en à Najat Vallaud Belkacem. Quelle étrange question qui montre à quel point le problème des origines obsède précisément ceux et celles qui en font commerce. Vais-je me demander si Ségolène Royal ne serait pas devenue ce qu’elle est si elle n’avait pas été affublée d’un gentil petit minois ? Vais-je me demander si Charlotte Gainsbourg ne serait pas devenue, en dépit de son talent, ce qu’elle est sans être la fille de son père ? Et tant qu’à faire ne pourrais-je pas poser le même type de question à Madame Aubry ou à Monsieur Baroin ?

En ce qui me concerne, et bien que je sois loin de partager les idées de Mme Vallaud Belkacem, il me semble que son talent peut expliquer bien des choses sans avoir à  poser publiquement – et apparemment impunément – des questions saugrenues.

La meilleure manière d’éliminer son rival politique

La presse hexagonale fait depuis quinze jours ses choux gras sur la rivalité fratricide des deux sénateurs de droite, messieurs Masson et Grosdidier.

Le second ayant été pris si j’ose dire la langue dans le sac dans le cadre d’une conversation enregistrée dans laquelle il envisageait de piéger son rival obsessionnel au moyen d’une jeune et accorte créature marocaine.

Je dirais tout d’abord que la manière goguenarde dont beaucoup d’échotiers ont renvoyé dos à dos les deux protagonistes fait injure au premier, qui, à ma connaissance m’a tout l’air d’une victime.

Je veux surtout faire ici observer, sur le fond, qu’aujourd’hui la manière la plus commode de perdre un rival, un ennemi, un concurrent politique ou commercial est de monter une supercherie à caractère sexuel. Dans ce cadre, les accusations de la prétendue harcelée ou violée sont prises sans grands égards pour les droits de l’accusé. C’est sur cette base que j’ai été conduit à prendre dans ces colonnes des positions dans les affaires opposant Dominique Strauss Kahn à mesdames Diallo et Banon qui ne m’ont pas rapporté que des ami(e)s.

Entre droits de l’hommisme et antisionisme

Alors que la Syrie s’enfonce, jour après jour, nuit après nuit, dans une horreur sans fin. Alors que l’Egypte, elle aussi est menacée par les djihadistes quand ce n’est pas tout simplement par les Frères musulmans, le Monde n’a pas trouvé plus urgent que de publier un articulet émanant d’un responsable de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) que je ne connais pas et de Michel Tubiana, représentant d’une organisation euro-méditerranéenne que je connais et dont la finesse d’analyse ne m’a jamais beaucoup frappé. On aurait pu penser qu’eu égard au malheur des populations de Syrie, ces droits de l’hommistes auraient pu enfin sortir de leur torpeur.

A longueur d’éditoriaux, je me suis ici étonné combien les rues de Paris étaient vides de ces manifestants en kéfié, pourtant toujours alertes lorsqu’il s’agit de défiler pour Gaza et Ramallah.

Et bien non, messieurs Souhayr Belhassen et Michel Tubiana  n’ont pas trouvé plus urgent que de pondre un article dans lequel ils réclament la fin de la complaisance européenne à l’égard d’Israël. Dans une argumentation assez surréaliste, ils expliquent que les peuples arabes étant sur le point de conquérir leur liberté, il doit en être de même pour le peuple palestinien. Droits de l’homme ! Droits de l’homme ! Que de cochonneries on commet en ton nom !

 » Terre promise, trop promise  » de Nathan Weinstock

Dans ce cadre de réflexion, je ne saurais trop recommander la lecture de l’ouvrage édifiant de Nathan Weinstock récemment publié chez Odile Jacob et intitulé « Terre promise, trop promise * ». Nathan Weinstock est un juriste et historien clairement engagé à gauche mais qui n’a certainement pas renoncé à l’objectivité intellectuelle. Il a été pourtant l’auteur dans ses vertes années d’un très antisioniste « Le sionisme contre Israël » dont il se repent quelque peu aujourd’hui, avec humour. Quoi qu’il en soit, son livre roboratif est riche d’enseignements qui prendront à rebrousse-poil bien des lecteurs :

Chez les uns, il heurtera ceux qui pensent, contre moi, que le peuple arabe de Palestine n’est qu’une chimère. Weinstock montre comment, au moins depuis 1920, celui-ci était déterminé à s’organiser politiquement.

Chez les autres, Weinstock montre combien dès le départ ce mouvement national indiscutable a été travaillé par l’islamisme et l’antisémitisme les plus obsessionnels. Il montre également, documents à l’appui, comment dès 1920 les afides du grand Mufti de Jerusalem était déterminés à procéder à une épuration ethnique. Au besoin, en terrorisant au préalable et en assassinant les arabes plus modérés, enclins au compromis.

Les choses ont-elles tellement changé depuis ?

© Gilles William Goldnadel

L’article original peut être consulté sur le Blognadel

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