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Publié par Guy Millière le 7 août 2012

Extrême droite, disent ils. Et le tour est joué. Votre nom ne figure plus sur les invitations. On vous coupe les micros. Les grands journaux ne publient plus vos articles. Les maisons d’édition vous traitent avec dédain, et les directeurs de collection ne vous prennent plus au téléphone.

Qui dit que vous êtes d’extrême droite ? La rumeur. Les bien pensants. Les conformistes. Les gens de gauche et d’extrême gauche, bien sûr. Tout particulièrement en France.

Comment ces gens définissent ils l’extrême droite ? Justement, ils ne la définissent pas. Ils utilisent le mot comme un crachat censé vous rendre sale, comme une forme d’anathème excluant. Comme un jugement péremptoire sans fondement ni contenu.

Qui incriminent-ils ainsi ? Quiconque pense autrement qu’eux. Quiconque ne répète pas les litanies stériles et indigentes du prêt à penser. Quiconque rappelle des faits qui doivent être passés sous silence ou révèle des documents qui auraient dû rester dans un dossier hermétiquement fermé.

Je parle en connaissance de cause : j’ai eu droit à ce traitement, si je compte bien, quatre fois dans ma vie. Je le connais donc très bien, trop bien sans doute.

La première fois, c’était après avoir découvert l’horreur de la « cause palestinienne » dans un « camp de réfugiés » au Liban : pour avoir dénoncé l’antisémitisme des dirigeants « palestiniens », antisémitisme dont j’avais été le témoin direct, je me suis fait traiter de raciste et de fasciste par ceux avec qui je travaillais, et j’ai cessé de pouvoir travailler dans le cinéma, secteur vers lequel je m’étais dirigé à l’époque.

Avoir découvert la tragédie des Vietnamiens passés par les camps de concentration des « libérateurs » du pays, en ayant rencontré certains d’entre eux à Los Angeles quelques années plus tard n’a pas arrangé mon cas. Non seulement je ne voyais pas la noblesse d’égorgeurs de Juifs portant keffieh et lisant Mein Kampf, mais je ne voyais pas la beauté de la libération du Vietnam, et je ne trouvais pas normal et fatal que des centaines de milliers de gens passent par des lieux où on les torturait et où on les affamait. J’étais infréquentable !

La deuxième fois, c‘était après l’élection de François Mitterrand à la présidence. J’enseignais à l’université. J’avais osé tenir un discours critique sur le marxisme et le communisme et je n’avais pas tiré les leçons de mes propos « ignobles » sur la « résistance palestinienne » et sur la grandeur du communisme au Vietnam, et les moyens les plus infects ont été utilisés pour tenter de m’éliminer, dans tous les sens du terme.

La troisième fois s’est enclenchée en 2003. je n’étais pas anti américain dans le contexte de l’hystérie anti Bush. Quand Bush parlait de « démocratie », étrangement, j’entendais le mot « démocratie ». Je n’étais, en supplément, pas anti israélien et je voyais plus que jamais dans l’ « antisionisme » tellement à la mode un des masques de la haine des Juifs. Je n’étais ni gaulliste ni socialiste. J’étais donc plus que jamais un fasciste ! J’ai perdu des contrats avec des éditeurs, des stations de radio, d’autres employeurs, dont l’Union Européenne et la Banque de France. J’étais devenu le diable, comme me l’a dit l’un de ceux qui m’ont ensuite immédiatement tourné le dos.

La quatrième fois est survenue parce que j’avais traité un antisémite d’antisémite, et c’est un avocat socialiste membre du Crif qui m’a fait envoyer deux convocations devant les tribunaux. La seule et unique fois où j’ai dû me rendre devant un juge, c’est pour avoir lutté contre l’antisémitisme, et m’être fait traiter d’homme d’extrême droite, par un membre du Crif, qui s’est ainsi fait un ami pour la vie.

Le même type de traitement me semble en train de s’appliquer aujourd’hui à quelques uns de ceux qui ont, ces dernières années, réussi à faire entendre une voix dissonante dans les médias, et qu’on a vite affublé de l’étiquette simpliste de « nouveaux réacs ».

Robert Ménard a perdu plusieurs de ses contrats. En l’écoutant parler ou en conversant avec lui, je n’ai rien entendu qui me fasse tomber à la renverse. Je l’ai trouvé, en général, honnête et modéré. Je n’ai pas vu chez lui de propos scandaleusement pro-israéliens, ou favorables au conservatisme américain, par exemple. Mais il ne pratique pas la langue de bois ou de béton, ou pas assez, semble t-il. Aux Etats-Unis, il passerait pour un centriste. En France, c’est vraiment très différent.

Eric Zemmour est gaulliste, plutôt nationaliste, pas vraiment pro-Israélien lui non plus et peu suspect de sympathie envers les Etats Unis. Il a de la culture et un esprit critique. Son esprit est trop critique et sa parole trop libre, semble t-il. Parce qu’il a noté ce qui est aussi évident que le fait que le ciel est bleu quand il fait beau et qu’il est gris quand il pleut, et qu’il a constaté qu’une majorité de délinquants en France n’étaient pas scandinaves, il a été accusé de racisme (suis-je raciste vis-à-vis de la couleur grise quand je parle de la pluie ? Pas encore ? Cela viendra). Eric Zemmour a perdu divers contrats.

Elisabeth Lévy a elle aussi un esprit libre et a pris parfois des positions courageuses. Trop, semble t-il. Elle a elle-même perdu des contrats.

Dans un article récent du Nouvel Observateur, titré « La fin des chroniqueurs d’extrême droite », on sent percer la joie et la vindicte robespierriste de l’auteur. Il affuble du vocable « extrême droite » ceux que je viens de citer. Il note qu’on n’entendait qu’eux depuis quelques années en France, ce que je n’ai vraiment pas du tout remarqué. Il laisse entendre que ceux que je viens de citer sont infects et que leur disparition serait salubre.

Je dis, pour ce qui me concerne, qu’il souffle sur la France depuis trop d’années un vent mauvais aux senteurs d’épuration. Et je dis que ce vent se renforce.

La gauche politiquement correcte a déjà tous les pouvoirs. Elle a éliminé des gens comme moi, qui, j’en conviens, en défendant Israël sans faire de concessions aux « antisionistes » ou au « terrorisme palestinien », en défendant les Etats-Unis de Ronald Reagan et de George W. Bush, les évangéliques et les tea parties, ait tout pour susciter l’ire du socialiste de base et la haine du trotskyste moyen, mais elle ne supporte désormais même plus qu’il y ait un ou deux pour cent de voix modérées, mais dissonantes. Elle n’admet qu’elle-même et ceux qui se soumettent à ses définitions et à ses critères. Elle est totalitaire, essentiellement totalitaire. Et elle a l’audace de se prétendre anti-totalitaire !

Elle doit être dénoncée sans fléchir. Sa dimension d’imposture doit être soulignée des traits rouges de l’infamie.

Elle est en train de stériliser la pensée, l’analyse et la réflexion, et de contribuer à conduire ce pays vers un néant médiocre et suicidaire. Et c’est criminel.

Extrême droite, disent-ils. Puisque j’ai été affublé de ce terme avant eux et que, j’en conviens, j’ai pu avoir et j’ai toujours des positions plus tranchées et moins prudentes que Robert Ménard, Eric Zemmour ou Elisabeth Lévy, je soulignerai donc ce qui est d’extrême droite aux yeux de la gauche politiquement correcte.

Je défends l’idée de droits naturels de l’être humain et d’état de Droit au sens lockéen du terme. Donc Thomas d’Aquin, John Locke, Thomas Jefferson, pour ne citer qu’eux sont d’extrême droite. Intéressant, non ? Le Bill of Rights anglais, la Déclaration d’indépendance des Etats Unis, la Constitution américaine et le Bill of Rights américain sont des textes d’extrême droite. Cela devient vraiment passionnant.

Je défends la liberté d’entreprendre, le libre marché et ce qu’on appelle en France le libéralisme économique et politique. Donc, Adam Smith, Frédéric Bastiat, Friedrich Hayek, Milton Friedman ou Israël Kirtzner étaient ou sont des gens d’extrême droite. J’en découvre de ces choses !

Je suis résolument hostile au nazisme, au fascisme, au racisme et à l’antisémitisme. Je dois considérer que ce sont là des attitudes d’extrême droite. Merveilleux !

Je considère les Etats-Unis comme la « puissance de la liberté », je défends le droit qu’a Israël d’exister, je considère l’islamisme comme un totalitarisme mortifère. Oui, je suis vraiment d’extrême droite, non ?

Si j’admirais Lénine, fondateur du totalitarisme soviétique, Che Guevara, exécuteur des basses œuvres du régime castriste commençant, Mao, qui entre le « grand bond en avant » et la « révolution culturelle » a dû faire une centaine de millions de morts, Arafat, l’inventeur du terrorisme moderne, et aujourd’hui Hugo Chavez, cet adepte exemplaire de l’initiative individuelle, si j’incitais à lire Marx, Frantz Fanon ou les textes bilieux en lesquels Jean-Paul Sartre incitait à tuer des Américains et des hommes blancs, je ne serais pas du tout d’extrême droite, je serais tout à fait fréquentable. Les portes des grandes maisons d’édition ne me seraient plus fermées. Je ne serais plus exclu des débats.

Dois-je le noter, je ne suis pas seul à être exclu. Robert Ménard, Eric Zemmour ou Elisabeth Lévy ont été semoncés, punis, mais ils n’ont pas disparu. J’en connais d’autres que moi dont la voix serait cruciale en ces temps de terreur et de pensée monolithique. Je ne donnerai pas leurs noms, par les temps qui courent, cela ressemblerait à de la délation en temps de guerre.

Je parlais plus haut de néant médiocre et suicidaire. Les gens qui incarnent ce néant médiocre et suicidaire veulent tout, absolument et strictement tout. Ils éliminent ce qui dépasse comme on coupait les têtes en 1793. Ne vous étonnez pas si bientôt plus personne en France ne comprend rien à l’économie, au droit, à la géopolitique, à l’évolution du monde et à une multitudes d’autres sujets. Ne vous étonnez pas si les journaux télévisés français ressemblent de plus en plus à ceux qu’on pouvait voir en Roumanie sous Ceausescu.

Ne vous étonnez pas si le nombre de pauvres se multiplie, si le chômage monte en même temps que les fermetures d’entreprise. Le gouvernement pas du tout d’extrême droite dont s’est doté la France concocte présentement des mesures pas du tout d’extrême droite : des impôts, des taxes, des rigidités réglementaires qui vont sans aucun doute enrichir considérablement le pays, comme l’expliqueront à la télévision des économistes et commentateurs pas du tout d’extrême droite. Le gouvernement pas du tout d’extrême droite va bientôt permettre à des analphabètes d’acquérir la nationalité française, ce qui fera des électeurs supplémentaires pas du tout d’extrême droite et accroîtra le capital intellectuel du pays. D’autres mesures pas du tout d’extrême droite sont en préparation. Le recrutement de dix mille enseignants de plus, par exemple : dois-je dire le recrutement de dix mille enseignants au cerveau bien formaté aux fins de formater d’autres cerveaux ?

C’est galvanisant de vivre dans un pays pas du tout d’extrême droite et où la parole est libre pourvu qu’elle ne soit pas d’extrême droite et qu’elle se limite donc aux propos autorisés par la gauche et l’extrême gauche, mouvements dont les accomplissements sur la planète et les apports à l’humanité sont absolument mirifiques.

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© Guy Millière pour www.Dreuz.info

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