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Publié par Michel Garroté le 7 août 2012

Que veut dire « aimer », de nos jours ?

Michel Garroté – Pour le croyant, l’amour, et le bien qui va avec, viennent de Dieu qui habite son âme. Pour le non croyant, l’athée, l’agnostique, l’amour, et le bien qui va avec, viennent de sa conscience. Bien. Sur dreuz.info, la question de l’amour a fait surface, à diverses reprises, depuis que dreuz.info existe. La question a notamment fait surface en raison de notre manque d’amour, manque d’amour présumé, notamment manque d’amour présumé envers les mahométans (ce qui est faux). Cette question, j’avais promis d’y répondre un jour. Maintenant j’y reviens et je précise qu’à mon sens – et je ne suis pas seul à le penser – nous sommes en temps de guerre. Or, l’amour est un don qui s’incarne dans le réel. L’amour aujourd’hui, s’inscrit donc dans un temps particulier, que l’on nomme temps de guerre.

Il y a six ans, en 2006, le public prenait connaissance de l’encyclique de Benoît XVI sur la charité, en fait sur l’amour. Ce n’est pas là uniquement de la théologie destinée aux seuls catholiques. C’est là, aussi, une philosophie qui participe objectivement du travail des idées. Cette encyclique offre, d’une part, une vision, de l’amour pour le prochain ; et d’autre part, une vision, de l’œuvre de charité, comme accomplissement, du commandement de l’amour. Ce commandement de l’amour, trouve ses racines, en Dieu même qui est Amour. L’encyclique est un texte capital, d’une part, sur l’image chrétienne de Dieu ; et d’autre part, sur l’image de l’homme qui en découle. Cette image chrétienne veut s’opposer à l’ambiguïté de la notion d’amour courante dans le monde d’aujourd’hui. L’encyclique offre une conception réaliste de l’amour humain. Cet amour correspond à la totalité – corps, âme et esprit – de l’être humain.

Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables. Ils sont un seul commandement. Devant le risque d’activisme sans âme, l’encyclique appelle chacun à cultiver les raisons spirituelles d’être chrétien. Cela donne sens à l’agir. L’encyclique rappelle le lien entre la justice et la charité. La tâche de l’Eglise consiste à réveiller les forces spirituelles pour promouvoir le bien commun. La charité anime l’existence des fidèles et donc aussi leur activité. La charité est un don vital qui donne unité, signification et espérance à l’existence. L’amour sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste. Aucun ordre venant de l’État ne rend superflu l’amour. L’État qui pourvoit à tout, qui absorbe tout, devient bureaucratique et ne peut pas assurer l’essentiel dont l’homme a besoin : le dévouement plein d’amour à travers des actes, des écrits, des valeurs. La foi a des répercussions sur la personne qui agit ; et sur l’intensité de son aide.

Celui qui n’a pas la foi et qui agit bien fait cela car il écoute sa conscience. Les saintes, les saints, les Justes, chrétiens et non chrétiens, sont des porteurs de lumière dans l’histoire, parce qu’ils sont des hommes et des femmes de foi, d’espérance et d’amour. En l’absence de foi, c’est, j’insiste, la conscience qui permet de discerner le bien du mal.

Revenons maintenant à l’amour en temps de guerre. Dans ce contexte particulier, d’aucuns ont déploré notre manque d’amour présumé, notamment envers les mahométans. Ce qui est faux. Il se trouve que nous vivons en démocratie. Le jeu démocratique, mutatis mutandis, inclut le trotskisme, c’est à dire l’apologie de l’ultra-gauchisme anarchiste, y compris ses ténors de l’action directe et violente. Ce même jeu démocratique, inclut le Front National, dont le président d’honneur à vie, assimilait les chambres à gaz à, je cite, « un point de détail de la seconde Guerre mondiale » et l’occupation allemande à un régime coupable seulement, je cite, de « bavures ». En revanche, le jeu démocratique ne supporte pas les juifs néoconservateurs sionistes et ne supporte pas les chrétiens néoconservateurs pro-sionistes.

Le plus difficile, en amour, c’est de durer…

J’en veux pour preuve – ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres – les commentaires haineux postés par de courageux anonymes, tantôt franco-franchouillards soi-disant antisionistes, tantôt arabo-musulmans, sur dreuz.info, à l’époque – révolue – où ce blog ne pratiquait pas la légitime modération des commentaires. J’en veux également pour preuve, les textes bêtes et méchants à notre sujet, téléchargés sur la blogosphère rouge-verte-brune, par de médiocres écrivassiers, eux aussi, tantôt franco-franchouillards soi-disant antisionistes, tantôt arabo-musulmans. Je note, en passant, que la haine du prochain, s’exprime de la même façon, chez certains franco-franchouillards soi-disant antisionistes que chez certains arabo-musulmans. Ils ont, curieusement et peut-être inconsciemment, les mêmes maîtres à penser : Robespierre, Maurras, Ben Laden et Ahmadinejad.

Face à la haine du prochain en temps de guerre, nos ennemis voudraient que nous pratiquions l’amour mièvre et cul-cul la praline. C’est oublier qu’il n’y a pas d’amour sans vérité. Car autrement, on pourrait demeurer à la fois dans l’amour et dans le mensonge, ce qui est impossible (du moins dans la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne). Le pape Pie V a levé des armées en Europe pour stopper la marine de guerre ottomane à Lépante. Charles Martel a stoppé les troupes mahométanes à Poitiers. Sans Pie V et sans Charles Martel, nos ancêtres eussent été contraints – par la force du sabre – à apostasier leur foi juive et chrétienne et à embrasser la religion mahométane. Or, non seulement le pape Pie V n’a pas été excommunié, mais il a été canonisé. Il est donc saint au sens catholique du terme. Benoît XVI a écrit, à propos de l’amour, que les saints (j’ai envie d’ajouter : et les Justes, chrétiens et non chrétiens, croyants et non croyants) sont porteurs de lumière dans l’histoire, parce qu’ils sont des hommes et des femmes de foi (ou de conscience), d’espérance et d’amour.

Par conséquent, le pape Pie V, canonisé et donc saint, fut porteur de lumière parce qu’il fut un homme d’amour. Cela ne l’a pas empêché, en toute charité, de flanquer une bordée phénoménale, aux ottomans de confession mahométane. Aux ottomans qui étaient venus faire de nous des dhimmis, des êtres inférieurs, en terre d’Europe, sensée devenir, par leur invasion militaire, terre d’islam. J’invite les catholiques qui confondent amour et idiotie, à lire quelques saints qui, de leur vivant, s’exprimaient, tant à l’oral qu’à l’écrit, en termes pas toujours courtois : saint Jérôme, saint Cyril d’Alexandrie et bienheureux Charles de Foucault. Quant à nous, juifs néoconservateurs sionistes, chrétiens néoconservateurs pro-sionistes et musulmans réformateurs, nous poursuivrons notre résistance à la guerre de la terreur que nous livre l’islamisme radical. En toute charité bien entendu.

Toujours à propos d’amour (de charité, ‘caritas’), dans un message, Benoît XVI rappelait qu’aimer signifie connaître. Aimer, faisait observer Benoît XVI, représente une rencontre et donc une expérience de connaissance. Mais comment parvenir à une connaissance fiable et objective ? Benoît XVI rappelait le rôle déterminant du sujet de la connaissance. Il soulignait notamment les limites d’une connaissance scientifique qui propose le dogme positiviste de la pure objectivité où le sujet semble être régulé par la perspective de l’observateur, perspective que conditionne le résultat. Pour Benoît XVI, la pure objectivité est une pure abstraction, l’expression d’une connaissance inadéquate. Et cela vaut non seulement pour les sciences naturelles mais aussi pour l’histoire qui souvent transmet des visions du monde liées à la liberté des hommes, à leurs choix, à leur diversité. Pour Benoît XVI, la connaissance ne peut pas être comme l’enregistrement d’un spectateur détaché.

Comment concilier amour et vérité au 21e siècle ?

Et c’est pourquoi, la connaissance est un événement. Pour Benoît XVI, la connaissance advient comme une vraie rencontre entre un sujet et un objet, qui ne se maintiennent pas à une distance aseptisée et qui s’influencent réciproquement lorsqu’ils entrent en contact. Ce processus de connaissance passe, pour Benoît XVI, à travers l’honnêteté intellectuelle et la disponibilité à l’écoute de qui veut connaître, en accueillant l’objet de la connaissance avec sympathie. C’est la force cognitive de l’amour, aimer signifiant ainsi connaître. Et c’est l’amour qui est l’instrument privilégié pour connaître la vérité, et qui est l’événement de la rencontre avec le Créateur de l’homme.

Pour revenir à l’amour en temps de guerre, j’aimerais revenir sur la légitimité d’Israël. Depuis août 2009, plusieurs hauts responsables militaires israéliens affirment qu’Israël dispose des moyens nécessaires pour retarder de façon significative le programme nucléaire iranien, même si cette attaque a lieu sans une coordination préalable avec les USA. Selon ces hauts responsables militaires israéliens, le temps presse pour lancer une opération efficace, car les Iraniens ne cessent de fortifier les défenses de leurs installations et de perfectionner leurs camouflages. Les hauts responsables militaires israéliens estiment toutefois prudent d’attendre que les Américains entament des pourparlers avec les Iraniens et d’attendre que les Américains constatent que ces pourparlers sont voués à l’échec. Pour Netanyahu, la doctrine Begin, du nom de l’ancien premier ministre israélien, reste plus que jamais d’actualité. Selon cette doctrine, que je ne cesse de défendre et de valoriser, Israël ne peut pas se permettre d’être menacé d’une deuxième Shoah et Israël doit donc empêcher les pays musulmans de la région de se doter d’armes de destruction massive. À trois reprises, Israël a appliqué cette doctrine, en 1981, contre l’Irak, en 2007, contre la Syrie, et en 2009 contre le cargo Arctic Sea transportant du matériel stratégique vers l’Iran. Depuis, Israël infecte par virus le système informatique des centrales nucléaires iraniennes. Si cela est suffisant, alors tant mieux.

Le droit d’Israël de pratiquer la légitime défense, et donc le droit d’Israël de pratiquer des frappes préventives n’est pas un manque d’amour envers le monde mahométan et ses 1,3 milliard de mahométans. Ce droit de légitime défense est un devoir. Le devoir de faire en sorte que les six millions de Juifs qui vivent, qui existent, en Israël (un pays de la taille de la Picardie), ne soient pas vitrifiés par une Shoah radioactive. Ne pas comprendre cela, en revanche, est non seulement un manque d’amour, mais un acte de haine, un acte de négation du droit à l’existence des Juifs d’Israël. En 1939, nombreux furent ceux qui ne voulurent pas accepter le droit de l’Europe à la légitime défense et donc le droit à la guerre contre Hitler. En 2012, l’histoire se répète. L’on inverse à nouveau le bien et le mal. L’on inverse à nouveau l’amour et la haine. Et ainsi, les méchants, c’est nous, les juifs, les chrétiens et les musulmans réformateurs, surtout lorsque nous refusons de nous laisser détruire.

Or, « Tu ne tueras point » signifie « Tu ne commettras pas de meurtre ». Mais cela ne signifie nullement « Tu n’useras pas de ton droit à la légitime défense lorsque l’ennemi veut anéantir ton peuple »…

Michel Garroté

Rédacteur en chef

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