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Publié par Dreuz Info le 21 août 2012

Il n’est pas question de minimiser la prouesse technique. Un appareil de plusieurs tonnes, Curiosity, a été dépêché après un voyage de plusieurs mois sur la planète rouge. Depuis lors, autre prouesse, il inonde la NASA de clichés de tout ce qu’il observe. Sélectionnés par la NASA, des géologues du CNRS scrutent les clichés. Après l’atterrissage de Curiosity, les applaudissements ont éclaté et des larmes de joie ont coulé dans les laboratoires concernés. Les médias ainsi que le public ont suivi la prouesse.

Quelles sont les motivations de cette formidable aventure ? Les raisons principales sont avouées sans détour. Il s’agit de trouver des traces de vie ancienne, la vie y étant manifestement impossible aujourd’hui. A cette fin, des traces d’existence antérieure d’eau feraient l’affaire ; dans la pensée officielle, il est implicite que si l’eau avait existé dans des temps lointains, la vie y serait née spontanément. Toute chimère s’appuie  sur d’autres chimères.

Une autre piste s’ajoute au rêve. Si Mars a abrité la vie, des milliers ou milliards d’autres planètes peuvent ou doivent avoir fait de même. Des opérations de la NASA traquent ces planètes dans tout l’univers. A terme l’objectif final se résume bien à une offensive contre Dieu qui ne serait plus le créateur de toute vie, pas plus de la vie de l’homme dont l’âme est Son chef d’œuvre absolu.

LE BUDGET DE LA NASA

Ce budget est difficile à connaître avec précision car l’agence a des dépendances qui lui sont associées. Le fait principal est que le vote annuel du budget par le congrès est scruté avec attention. Une grande partie de l’énergie de l’agence est dissipée pour défendre ses intérêts propres et ceux de ses dirigeants, comme il est d’usage dans toutes les administrations publiques.

Le véhicule Curiosity, le bien nommé, tombe à pic : il exprime le rêve américain. Quand l’agence envoie des satellites payés en bonne et due forme par le marché, elle rend des services précis et utiles ; il y a création de richesse. Quand elle se borne à faire rêver les scientifiques et à rentrer dans le jeu trouble des politiciens, elle ne crée aucune richesse à l’horizon visible : c’est de  l’argent détruit. Tout argent public détruit engendre de la pauvreté quelque part. Les dirigeants n’expriment jamais cette conséquence alors qu’ils en ont forcément conscience.

 

DES REALISATIONS PHARAONIQUES

Cette aventure superfétatoire vers la planète Mars est à rapprocher de  certaines  réalisations pharaoniques de la science extrême.  Le LHC est l’acronyme du plus grand collisionneur de hadrons, ce qui, évidemment, ne dit rien à la plupart d’entre nous ; imaginons que l’on envoie se rencontrer à des allures folles des particules infiniment petites pour observer ce qui se passe lors de leurs collisions.  Après 20  années d’études et de travail acharné, le premier faisceau de protons a été injecté avec succès dans cette énorme machine en 2008.

Selon les physiciens, la machine permet de reconstituer en une fraction de seconde les conditions qui, pour eux, prévalaient il y a 13,7 milliards d’années juste après le supposé Big Bang. Nous disons le « supposé » Big Bang, car cette théorie du Big Bang est une simple hypothèse reposant sur des calculs purement mathématiques.

Les collisions se produisent dans un anneau de 27 kilomètres de circonférence enfoui à 100 mètres sous terre, à cheval sur la Suisse et la France. Sa construction a mobilisé 7000 chercheurs et ingénieurs depuis 15 ans.

Le manège géant a coûté apparemment 4,2 milliards d’euros. Personne ne sait  le coût réel, toute dépense publique coûtant bien plus que le coût officiellement avoué.

Plusieurs objectifs sont énoncés. Par exemple : « savoir d’où l’humanité  vient, où elle va, et si l’univers a une fin ». D’autres parlent de percer les secrets de la matière ou de connaître la vraie vérité (sic) sur la naissance du monde ! Ce n’est pas un hasard si l’on retrouve, comme à la NASA, des interrogations conduisant à se passer de DIEU.

 

LA PAUVRETE

Par cette science extrême, la ruine se répand à grande allure ; d’abord les dépenses sans limite conduisent aux impôts et à l’endettement. S’ajoute l’assèchement corrélatif des fonds destinés aux recherches utiles qui ont des applications directes.

La ruine vient aussi par le processus de décision ; aucun des électeurs qui alimentent ces machines fantastiques par leur sueur n’est convié à décider. Les décisions sont prises par les gouvernements des divers pays partenaires : c’est l’arbitraire des décideurs politiques ; comprennent-ils les données  scientifiques ? Ne sont-ils pas en fait terrorisés par la crainte de paraître timorés ou démodés ?

Au final, ce sont les lobbys qui décident : ceux des physiciens, des industriels, des travaux publics….  Dès lors que les contribuables acceptent  d’apporter gentiment leur argent pourquoi se gênerait-on ?

En conclusion, pour des raisons idéologiques jointes à de solides intérêts, un enchaînement de paupérisation se développe avec toutes ses conséquences.

Que ferait un gouvernement attaché au bien commun ? Il ferait le constat ci-dessus et déciderait un coup de frein spectaculaire avec dénonciation de certains traités. Comme il libérerait la croissance enchainée, ce serait l’heure des sponsors. Certains d’entre eux financeraient des aventures scientifiques audacieuses mais avec la parcimonie controlée qui est propre aux activités privées.

 

© Michel de Poncins

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