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Publié par Michel Garroté le 21 août 2012

Michel Garroté – Or donc, trois nanas – punks et givrées -, ont hurlé dans une cathédrale, avec des paroles telles que « Sainte Marie mère de Dieu, deviens féministe » ou encore « merde, merde, merde du Seigneur ». Résultat : quelques intellos – du genre anciens nouveaux philosophes -, ainsi que quelques reliquats du chaud-bise en profitent pour attirer, sur leurs petites personnes, les caméras de télévision, du seul fait qu’ils se « mobilisent » en faveur des trois nanas punks et givrées. Conséquence : à en croire certains médias occidentaux, y compris français, l’on serait presque tenté d’imaginer que des millions de personnes de par le monde se « mobilisent » en faveur des Pussy Riot, en faveur de l’émeute des chattes, en faveur des hurlements punks dans les églises. Ci-dessous, l’on trouvera quelques analyses à contrecourant de ce syndrome des nichons punks christianophobes, en abrégé syndrome NPC (cf. les liens vers les sources en bas de page). La dernière des analyses que je reproduis ci-dessous, celle d’Alexandre Latsa, est absolument accablante pour les Pussy Riot et leurs véritables intentions.

Une militante du mouvement ukrainien Femen s’est jetée seins nus sur le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Kirill à sa descente d’avion à l’aéroport de Kiev, en Ukraine. Ne portant qu’un jean et les mots ‘Kill Kirill’ (Tuer Kirill) écrits en lettres noires sur son dos nu, la militante a couru en criant ‘Dehors !’ au le patriarche qui s’avançait sur le tarmac. La jeune femme a été placée en garde à vue et sera jugée en comparution immédiate pour hooliganisme. Le collectif Femen, qui lutte soi-disant pour la démocratie (christianophobe) et le droit des femmes (à hurler les seins nus), s’est rendu célèbre par ses manifestations topless. Sur son blog, l’association accuse le patriarche orthodoxe russe de vouloir renforcer l’influence de la Russie en Ukraine. Elle le met aussi en cause dans l’affaire de ‘l’arrestation illégale de militantes anti-poutine’, les Pussy Riot. Ce groupe de punks féministes avaient interprété une ‘prière anti-Poutine’ dans la principale cathédrale russe (en réalité elles n’ont pas ‘prié’ contre Poutine ; elles ont hurlé comme des folles au pied de l’autel de la cathédrale, ce qui n’a donc rien à voir avec une ‘prière contre Poutine’).

Pendant le culte du dimanche dans la cathédrale de Cologne, en Allemagne, les partisans du groupe de punk Pussy Riot ont ‘organisé une action’. Dans la matinée du 19 août, après l’homélie, ils se sont dirigés vers l’autel, en hurlant des slogans ‘Free Pussy Riot’ (libérez les Pussy Riot), indique la radio Deutsche Welle. Dans les mains des militants se trouvait une bannière avec l’inscription ‘Free Pussy Riot and all Prisoners’ (libérez les Pussy Riot et tous les prisonniers). Ils ont été gentiment mis dehors. Actuellement, ils font face à une inculpation pour la violation de la loi sur l’interdiction d’empêcher une cérémonie religieuse.

En réponse à la condamnation des Pussy Riot, des femmes punks ont profané un crucifix (ndmg – j’ai regardé une vidéo dans laquelle on aperçoit une femme punk scier à la tronçonneuse une immense croix). Une vidéo montre une action ‘d’éclat’ de militantes féministes de FEMEN, saccageant un crucifix sur les hauteurs de la ville de Majdanyj Nezalezhnosti, en Ukraine, en ‘protestation’ du procès fait au groupe féministe punk Pussy Riot coupable d’une profanation dans la cathédrale orthodoxe du Saint-Sauveur de Moscou. Une action ‘d’éclat’ qui a valu aux profanatrices un procès en bonne et due forme. On a beaucoup crié dans le monde à la défense de la ‘liberté d’expression’ de ces ‘pauvres jeunes filles’ et contre leur condamnation à deux ans d’internement pour incitation à la haine religieuse et vandalisme. La profanation n’est pas une « liberté » et son « expression » est un délit. D’autant quand on proteste de la condamnation d’une profanation par une nouvelle profanation

( http://www.christianophobie.fr/breves/profanation-dun-crucifix-par-des-feministes-a-kiev-en-reponse-a-la-condamnation-du-groupe-punk-pussy-riot?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Christianophobie+%28Observatoire+de+la+christianophobie%29 ).

Alexandre Latsa, quant à lui, a publié une analyse politiquement très incorrecte sur ce sujet.

( http://fr.rian.ru/tribune/20120808/195607508.html ).

Extraits adaptés : « La presse s’est passionnée pour un fait divers pourtant relativement sans importance : le dit procès des Pussy Riot. Reprenons les faits. Le 21 février 2012, 3 jeunes femmes encagoulées et déguisées envahissent la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou avec guitares et matériel sonores, et y entament une sorte de prière sous forme de chanson, blasphématoire et grossière (avec des paroles telles que « Sainte Marie mère de Dieu, deviens féministe » ou encore « merde, merde, merde du Seigneur »), politiquement dirigée contre le candidat à l’élection présidentielle Vladimir Poutine, mais également contre le patriarche orthodoxe accusé de « croire en Poutine plus qu’en Dieu ». Les jeunes femmes sont rapidement interpellées, arrêtées et déférées devant un tribunal qui ordonne leur mise en détention préventive en attendant leur procès, qui a lieu actuellement ».

Alexandre Latsa : « L’église orthodoxe a de son côté réagi en organisant une grande manifestation autour de cette même cathédrale en avril dernier, manifestation dédiée à ‘la correction de ceux qui souillent les lieux sacrés et la réputation de l’Eglise’ et à laquelle ont pris part des dizaines de milliers de fidèles pour afficher leur soutien à l’église et au patriarche. Le ‘Main Stream’ médiatique a largement surmédiatisé cette affaire. Pour certains la Russie retournerait au moyen âge, quand d’autres estiment que le pouvoir ‘durcit sa répression’ qui serait dirigée contre la ‘société civile qui se mobilise’. Enfin la majorité des commentateurs ont estimé que les trois jeunes femmes seraient en prison à cause de ‘leur prière’ (ndmg – leurs hurlements) anti-Poutine. Le groupe Pussy Riot s’est créé en 2011 quand il a semblé clair à ces jeunes femmes que la Russie manquait cruellement d’émancipation politique et sexuelle. L’une des trois jeunes femmes arrêtées, Nadezhda Tolokonnikova, est par ailleurs une militante active LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) ».

Alexandre Latsa : « Les chansons du groupe traitent principalement des ravages de la routine dans la vie quotidienne, des conditions de travail difficiles pour les femmes et de la bonne façon de réprimer les hommes. Si beaucoup de journalistes français présentent les jeunes filles comme les victimes d’une Russie quasi-totalitaire, il faut néanmoins rappeler que les Pussy Riot ont plusieurs fois durant les derniers mois organisé des actions ‘coup de poing’ portant atteinte à l’ordre public. Pussy Riot n’est en outre pas seulement un groupe de rock, mais le volet musical d’un groupe anarchiste du nom de Voina (la guerre) qui ces derniers mois a revendiqué de nombreuses actions que l’on peut trouver ni ‘drôles’, ni ‘subversives’. Parmi elles l’organisation d’une orgie sexuelle avec des femmes enceintes dans un musée. Bien sûr donc, celles-ci ne sont pas en détention provisoire et jugée pour des délits d’opinion, contrairement à ce que l’on peut être amené à croire en lisant la presse internationale, mais parce qu’elles font face à une accusation de hooliganisme, punie de jusqu’à sept ans de prison en Russie ».

Alexandre Latsa : « Les commentateurs français qui lèvent les yeux au ciel lorsqu’ils prononcent cette durée de peine feraient bien de relire le code pénal français, et surtout l’article 322-3-1 qui punit de sept ans de prison et 100’000 € d’amende la dégradation d’un bien culturel exposé dans un lieu de culte. La Russie est un pays multiconfessionnel, pluriculturel, qui sort de relatives tensions interreligieuses et intercommunautaires suite à la dislocation de l’Union-Soviétique. C’est un pays victime du terrorisme fondamentaliste et qui maintient assez habilement et une cohabitation entre des groupes religieux et ethniques très variés, sur un territoire gigantesque. Plus que cela, au sortir de presqu’un siècle de dictature athéiste, le renouveau de la foi est quelque chose de particulièrement sensible. Le procès des Pussy Riot passionne plus les commentateurs étrangers que russes. De nombreuses figures de la société civile et de l’intelligentsia libérale russe ont manifesté leur soutien aux Pussy Riot, tout comme l’internationale du Show-bizness, allant des stars de musique internationalement connues comme Madonna, Sting, Patty Smith ou encore des acteurs américains comme Danny de Vito ».

Alexandre Latsa : « Vladimir Poutine est intervenu, appelant à la clémence et jugeant que les Pussy Riot avaient obtenu ce qu’elles souhaitaient, à savoir un battage médiatique fort. Ce faisant, il coupe l’herbe sous le pied à ceux qui ont affirmé que les Pussy Riot étaient enfermées pour des raisons politiques, car elles s’en seraient prises à lui via les paroles de leurs chansons (ndmg – de leurs hurlements dans une cathédrale). Mais malgré l’énorme battage médiatique qui est consacré à ce procès, seuls 15% des Russes sondés à ce sujet souhaitent que ces dernières soient amnistiées. Je reste donc perplexe face à cette affaire et je doute par ailleurs très sincèrement que nombre de commentateurs puissent trouver ‘drôle et subversive’ une action similaire dans une mosquée, notamment en France. On peut du reste se demander ce qui pousse des gens à aller importuner des croyants et à porter atteinte à l’intégrité de lieux de cultes », conclut en substance Alexandre Latsa.

Michel Garroté

Rédacteur en chef

Reproduction avec mention www.dreuz.info

http://www.christianophobie.fr/

http://lesalonbeige.blogs.com/

http://www.ndf.fr/

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