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Publié par Michel Garroté le 22 août 2012

Locaux de la presse d’opposition incendiés…

Michel Garroté – Le siège du parti politique de l’ancien président (et méchant chrétien) Gbagbo a été attaqué, un journal a été saccagé et des personnes sont arrêtées arbitrairement. ‘Le Nouveau Courrier’, quotidien d’opposition, analyse la gestion de l’actuel président ivoirien (et gentil musulman) Ouattara.

Ainsi, Alain Bouikalo, dans ‘Le Nouveau Courrier’, écrit (extraits ; lien en bas de page) : « Comment le président Ouattara gère-t-il le pouvoir ? Ses lieutenants disent couramment que “l’Etat travaille pour vous”. Mais il a instauré dans ce pays la justice des vainqueurs, qui consiste pour lui à ne mettre en prison que ceux qui sont pro-Gbagbo ou supposés tels. Tous ses anciens chefs de guerre ont été nommés dans la haute hiérarchie militaire. Mêmes ceux qui sont soupçonnés d’avoir commis des crimes sont promus. Le tableau est sombre : tortures, enlèvements, séquestrations, brimades et prise en otage de la liberté de pensée. Cela montre bien que la réconciliation nationale n’est qu’un vain mot. Le président Ouattara ne fait aucun effort pour rassembler les Ivoiriens. A la vérité, la réconciliation nationale n’a jamais constitué pour lui et son régime une priorité. En clair, les Ivoiriens se regardent en chiens de faïence ».

Alain Bouikalo : « L’armée est profondément divisée. On se pose toujours la question de savoir s’il existe une armée en Côte d’Ivoire. Le président a introduit sa politique de rattrapage dans la grande muette. Nous avons deux groupes, les ex-FDS [la partie de l’armée qui a défendu Gbagbo], qu’il a tenté de fondre dans les FRCI (forces rebelles pro-Ouattara). Mais en réalité ce sont les FRCI, essentiellement composées de nordistes, qui tiennent le pays. Notons que nombreux sont les éléments des FRCI qui sont des analphabètes, anciens prisonniers, Dozos (chasseurs traditionnels du Nord). Quant aux gendarmes, militaires et policiers, marins (ex-FDS), ils sont presque tous désarmés. Ils végètent dans des commissariats et brigades, démunis. En outre, certaines de ces éléments sont soit pourchassés, soit exilés. Mais allons bien au-delà pour voir à quel point le président Ouattara a fragilisé le climat sécuritaire ».

Alain Bouikalo : « Le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) n’a connu aucune avancée notable, pour ne pas dire qu’il a été arrêté. Cela veut dire qu’il existe encore d’anciens combattants armés qui vadrouillent avec des kalachnikovs. C’est l’exemple des combattants FRCI qui n’ont pas été insérés dans l’armée alors que, comme leurs amis ex-rebelles, ils ont combattu pour le président Ouattara – bien entendu après qu’ils ont reçu la promesse d’une insertion dans l’armée. A ce groupe se greffent les mercenaires burkinabés non rémunérés qui exproprient les populations de l’ouest du pays. L’insécurité est donc grandissante et la frayeur s’installe au sein de la population sur qui l’armée du président Ouattara passe ses nerfs à travers des rafles sauvages. Le régime est donc incapable d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Et cela dure depuis bientôt seize mois. Pendant que les armes crépitent à Dabou, à Jacqueville, le président Ouattara est en Arabie Saoudite pour parler de la question syrienne, comme si son point de vue pouvait apporter le bonheur au peuple syrien », conclut Alain Bouikalo dans ‘Le Nouveau Courrier’ (cf. lien ci-dessous).

Michel Garroté

Rédacteur en chef

Reproduction avec mention www.dreuz.info

Post-scriptum : sous la présidence de Sarkozy, les avocats parisiens de Monsieur Ouattara m’avaient menacé de procès en raison d’un article (que j’avais eu le toupet de publier), article non pas sur Monsieur Ouattara, mais sur Monsieur Sarkozy et Madame Ouattara…

http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/21/les-fautes-du-president-ouattara

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