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Publié par Rachel Franco le 2 septembre 2012

Il n’est pas facile de porter un nom ou un prénom ; il faut le visiter en profondeur, l’interroger et, pourquoi pas, le caresser et l’apprivoiser. Rachel est un prénom porteur de vitalité, de liberté et d’amour fraternel.

Rachel Corrie n’en savait rien. Elle a dû porter son prénom comme un fardeau trop lourd pour des épaules qui refusent le joug de l’histoire du peuple juif.

Car l’histoire du peuple juif est une charge sur la conscience des nations et le meilleur moyen pour jeter au loin le fardeau de toute responsabilité morale est de projeter sur Israël et le peuple juif l’horreur que l’on refuse de voir en soi. Qu’il est réconfortant alors de trouver de bonnes et justes raisons, puisqu’elles sont modernes, de continuer à détester le peuple juif, essentiellement quand il a l’audace de vivre sur sa terre, mais également tous les autres Juifs qui vivent dans des pays d’accueil de moins en moins accueillants, qu’ils portent ou non kippas, qu’ils s’appellent Jonathan, David, Sarah, Rachel ou bien François, Marc et Catherine !

Il faut connaitre l’histoire de Rachel pour s’attacher à ce prénom et le porter comme on porte un joyau.

Rachel est l’une de mes mères, toujours vivante dans le cœur de mon peuple. Par amour pour sa sœur Léa et afin qu’elle ne vive pas la terrible épreuve d’être humiliée, elle lui a transmis les signes convenus avec Jacob, son bienaimé, afin qu’il connaisse Léa à sa place, se pliant ainsi à la tromperie de Laban, son père. Celui-ci, expert en sorcellerie, ne comprenait pas comment une telle bénédiction était venue dans son foyer depuis que Jacob travaillait pour lui et il n’était pas prêt à y renoncer.

Il faut une grandeur d’âme exceptionnelle pour renoncer à l’amour de sa vie et céder la place à sa sœur afin qu’elle ne soit pas blessée par le rejet de Jacob. Ma mère Rachel a dû verser des montagnes de larmes, seule dans son lit, en imaginant Jacob avec Léa ; elle a souffert sept années durant, pour préserver sa sœur ainée. Qui est capable d’une telle abnégation ? Rachel est aussi celle qui refuse le repos éternel et se lève chaque nuit pour pleurer l’exil de ses enfants au milieu des Nations. Elle se tient sur le chemin de Bethléem et ne cessera pas de pleurer jusqu’à la délivrance finale.

Rachel Corrie n’a rien compris à rien. Elle est morte pour rien, manipulée par des gauchistes épris de haine islamiste.

Ce n’est pas l’amour qui l’habitait ; c’est la bêtise et l’illusion d’un choix politique qui donnerait sens à sa vie. Mais elle a mal choisi, pressée de se montrer, pressée d’en découdre avec l’armée israélienne pour démontrer à ceux qui, à Rafah, la traitaient « de sale chienne étrangère que nos jeunes hommes suivent à la trace » qu’elle était des leurs, habitée par la même rage contre Israël.

Et voici que le jugement rendu par le juge Gershon est sans équivoque : Rachel Corrie est morte accidentellement et l’État d’Israël ne saurait être tenu responsable de quelque manière que ce soit.

Les circonstances de cette mort ayant été largement développées ici même et ailleurs, ce qui m’intéresse ne relève pas de la seule description factuelle, mais davantage de ce qui a traversé l’esprit de cette militante aveuglée par ses certitudes palestiniennes.

Car enfin, soyons sérieux ! Rachel Corrie savait parfaitement que Tsahal est une armée morale, peut-être la seule armée morale au monde. Elle savait parfaitement qu’en découdre avec les Israéliens ne mettait pas sa vie en danger et c’est la raison pour laquelle elle a joué la scène que nous savons et que les copains du mouvement I.S.M ont prise en photo.

Mais il n’y a pas eu de « happy end » parce que Rachel Corrie a fait une erreur essentielle qui lui a couté la vie : elle a oublié qu’il y a un Maitre dans le monde et que tout n’est pas prévisible et calculable. Elle n’a pas imaginé un seul instant que le champ de vision du conducteur du bulldozer ne lui permettrait pas de l’entendre et de la voir, et que sa tentative « civile » de bloquer Tsahal, ne serait qu’une farce idiote dont elle sera la seule victime.

Si elle n’avait pas été certaine que les militaires ne lui feraient pas de mal, elle ne se serait pas prêtée à cette mascarade grotesque et paradoxalement, c’est justement parce qu’elle a eu confiance dans Tsahal qu’elle est morte de sa propre bêtise, assassinée par son idéologie islamiste.

Il est dit que les parents feront appel et ils ont d’ailleurs déclaré : « C’est une journée triste pour les droits de l’homme et la justice. Nous n’avons pas trouvé la justice que nous cherchions ». Voilà une déclaration bien intéressante ! Elle révèle que les parents sont aussi « bousculés » que leur fille et que leur vision du conflit israélo-palestinien est aussi étroite que le champ de vision d’un bulldozer. Lorsqu’on cherche la justice, on élargit son regard et l’on se défait de ses préjugés. Dans tous les cas, on essaye de s’ouvrir à la complexité des enjeux politiques et l’on ne préjuge pas de la décision juridictionnelle.

Le hasard fait que durant la même semaine où ce jugement a été rendu, un soldat d’une unité des combattants de Golani a été malencontreusement écrasé par un tank lors d’une manœuvre d’entrainement. Le conducteur du tank ne l’a pas vu et lui a roulé dessus. Il s’agit de Yoni Ben Yichai.

Un autre accident, simplement un autre accident.

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© Rachel Franco pour www.Dreuz.info

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