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Publié par Guy Millière le 10 septembre 2012

Mon dernier livre, Le désastre Obama, est, comme Jean Patrick Grumberg l’a signalé, l’objet d’un boycott aussi solide et aussi épais que celui qui a entouré les livres depuis une dizaine d’années, voire plus solide et plus épais encore.

Sur amazon, le principal site de vente de livres en lignes en France, non seulement le livre est indiqué comme disponible sous « un à deux mois », bien que les stocks existent, mais il est répertorié dans des rubriques étranges telles que « géographie et urbanisme », et pas dans la rubrique Amérique ou dans la rubrique Histoire des Etats-Unis.

Je ne peux penser que c’est un hasard.

Nombre de librairies ne l’exposent pas et le relèguent dans l’arrière-boutique (pas toutes heureusement). Dans les journaux télévisés, lorsque sont énoncés les livres concernant l’élection présidentielle américaine, « Le désastre Obama » n’est pas cité.

Des émissions entières sont consacrées au sujet, mais je n’y suis jamais invité : ces émissions sont des émissions de débat à la française, et n’y ont droit de cité que ceux qui aiment toujours Obama, ceux qui adorent Obama et ceux qui éprouvent un léger dépit amoureux envers Obama.

J’ai dit explicitement à plusieurs journalistes que s’ils voulaient du pluralisme, j’étais le pluralisme puisque je suis le seul en langue française à avoir publié un ouvrage critique sur Obama. Il semble, pour l’heure, que le pluralisme n’intéresse pas ceux à qui je me suis adressé.

Dois-je vous le dire, vous qui me lisez ? Achetez et faites acheter le livre. Pas pour moi, non. Pour la vérité. Pour que vous et ceux qui vous entourent sachiez au moins de quoi il s’agit.

L’élection présidentielle américaine du 6 novembre prochain est la plus importante de l’histoire récente des Etats-Unis. Elle est aussi une élection majeure pour l’avenir de la planète. C’est bien plus que les Etats-Unis qui sont en jeu. C’est le futur de l’Europe et du Proche-Orient. C’est le futur du monde. Je reviendrai sur ces points très vite.

Que l’information sur une élection aussi importante ne puisse pas circuler me paraît révoltant et épouvantable.

Dois-je le souligner ? Tout ce que j’écris est factuel, fondé, documenté. Il y a deux cent notes de bas de page qui renvoient à plus de cinq cents livres, articles, textes divers.

Tout ce que j’écris repose sur de la connaissance.

Il s’agit d’économie, et je sais de quoi je parle quand le parle d’économie. J’enseigne l’économie à l’université. J’ai publié des livres d’économie. J’ai présidé un centre de recherches en économie.

Il s’agit de géopolitique et je sais aussi que quoi je parle quand il s’agit de géopolitique, pour les mêmes raisons.

Je ne compte plus les livres que j’ai renoncé à écrire faute d’éditeur et pensant que face au boycott, mes efforts seraient sans doute vains. Je n’utilise pas cinq pour cent des connaissances dont je dispose. Il est des jours où je suis lassé. Puis je reprends mon ordinateur.

Il est des jours où je suis révolté. Il se dit ici ou là que je suis détestable, infréquentable, excessif, et que sais-je encore ? On accole à mon nom des étiquettes infamantes aux allures de condamnation à la mort intellectuelle, voire à la mort tout court. Extrême droite, par exemple.

Je le repréciserai donc, même si je sais que c’est inutile pour les esprits totalitaires qui m’ont condamné sans me lire et sans m’entendre comme on condamnait sous Staline ou sous Robespierre au temps de la Terreur.

Je suis libéral. Ce qui veut dire que je pense que l’économie d’entreprise et de marché est le fonctionnement le plus fécond pour créer de la richesse et transformer la rareté en abondance.

Ce qui veut dire aussi que je pense que tout être humain a des droits qui lui sont consubstantiels.

Ce qui veut dire enfin que je pense que le rôle d’un gouvernement est de garantir les droits des êtres humains.

Mes références essentielles (j’ai plus de dix mille livres dans ma bibliothèque et je les ai tous lus) sont John Locke, Adam Smith, Frédéric Bastiat, Leo Strauss, Karl Popper, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek.

J’ai beau chercher : je ne vois rien là de détestable.

Je me définis comme conservateur au sens américain du terme, et ce sens implique l’idée de la conservation des valeurs encloses dans la Déclaration d’indépendance des Etats Unis, dans la Constitution américaine et dans la Déclaration des droits que constituent les dix premiers amendements à cette Constitution.

Mon conservatisme inclut les idées de George Washington et de Thomas Jefferson, de Benjamin Franklin et de James Madison, de John Adams et de George Mason.

Je considère les Etats-Unis comme un pays de liberté, de démocratie, d’opportunités. Je n’oublie pas ce que le monde entier doit aux Etats-Unis.

J’ai beau chercher : je ne vois pas ce qui me rend infréquentable.

Je suis hostile à tout racisme et à toute forme d’antisémitisme. Je suis en faveur du droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes, ce qui inclut, bien sûr, le peuple juif.

Je ne confonds pas le droit d’un peuple à disposer de lui-même avec le droit qu’aurait un dictateur à disposer d’une population pour la priver de la plus essentielle liberté qui est la liberté de conscience, et je ne confonds pas un peuple avec un groupe d’êtres humains qu’on prend en otage et qu’on transforme en instrument de haine et de meurtre.

Je pense que la connaissance rend humble et que les leçons de l’histoire doivent rendre scrupuleux. Je pense que le sens des mots est important et que la phrase que j’ai souvent citée, attribuée à Confucius, reste plus que jamais valide : « Lorsque les mots perdent leur sens, les hommes perdent leur liberté ».

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J’ai beau chercher : je ne vois rien là qui soit excessif.

Et si le mot indignation n’avait été aussi galvaudé ces dernières années, je dirais que je suis indigné d’être insulté sans cesse par des gens qui n’ont pas les connaissances minimales pour savoir de quoi ils parlent, et qui n’ont pas l’honnêteté élémentaire de chercher à se doter de ces connaissances minimales.

Je dirais que je suis indigné aussi de voir ces gens avoir si peu d’éthique et autant de cuistrerie (dois-je l’avouer, la cuistrerie m’insupporte, et avec elle les gens qui ont un avis sur tout bien qu’ils ne sachent rien).

Si l’expression n’avait elle-même été aussi utilisée pour désigner tout et n’importe quoi, je dirais que j’ai en aversion ce que Charles Baudelaire appelait la bêtise au front de taureau.

Cette bêtise a tué cent millions d’êtres humains dans les systèmes communistes. Elle a tué les six millions de victimes de la shoah. Elle tue dans toutes les guerres, et je sais qu’il y a des guerres sur terre parce qu’il y a des dictatures, des tyrannies et des fanatismes. Elle tue dans tous les attentats terroristes. Elle assassine génération après génération des écrivains, des artistes, des penseurs.

Elle assassine en France. Et les assassins ont souvent la conscience tranquille et le sourire repu de ceux qui s’imaginent du côté du bien parce qu’ils sont simplement conformistes et grégaires, comme les moutons qu’on conduit vers la tonte ou l’abattoir.

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© Guy Millière pour www.Dreuz.info

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