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Publié par Gilles William Goldnadel le 19 septembre 2012

 

Autres sujets de la semaine : l’enjeu des élections américaines, le silence des consciences bruyantes françaises face au massacre des civils innocents d’Alep et le départ de Richard Millet de chez Gallimard.

Cette semaine aura été celle, une nouvelle fois, de la « colère islamique ». Colère !, colère !, colère ! Que de fois ce mot sanctifié aura été écrit, prononcé, annoncé, breveté, pour l’associer, avec une révérence craintive, à ces foules noires et blanches, de barbes et de voiles, à cette « rue arabe » (vous en connaissez d’autres ?) qui en aurait de droit le monopole, scrutée avec d’autant plus de fascination que ceux qui l’instrumentalisent à plaisir savent les faiblesses de l’Occident pour elle.

Si l’on veut mesurer l’étendue de la folie de l’époque que l’on dit moderne, si l’on veut, pour en apprécier la démesure surréaliste, peser les poids du virtuel et du réel, alors l’histoire du film ridicule sur Internet censé avoir allumé la mèche qui a conduit à l’explosion d’une ire ayant causé la mort d’Américains, non seulement innocents, mais encore ouverts à l’islam, en est un rude exemple.

Des films aussi stupides, la toile en charrie chaque jour des centaines, aussi haineux les uns que les autres, y compris sur les sites islamistes et surtout les télévisions du Caire ou de Doha autrement plus regardées, dont les prédicateurs ne sont pas en reste à l’égard des chrétiens et des juifs (« les porcs judéo-croisés ») sans que pour autant, les rues de Paris ou de New York se remplissent d’individus déchaînés.

En France, un Christ plongé dans l’urine, une pièce de théâtre ridiculisant le messie des chrétiens, n’ont évidemment déclenché que des réactions pacifiques, déjà sévèrement stigmatisées, au nom de la liberté d’expression.

Mais, « les injures que nous infligeons et celles que nous subissons se pèsent rarement à la même balance » disait déjà Esope…

Le prétexte, est, ici, tellement grotesque qu’il ne trompe plus que les derniers idiots utiles du monde occidental qui hurlent encore au complot dans lequel, bien entendu, un israëlo-américain et des juifs argentés y auraient pris leur part, alors que l’on sait à présent que l’auteur du brûlot est un copte aux pratiques financières hétérodoxes(1).

De son côté, le dernier carré d’optimistes qui veulent croire encore à la survie du bourgeon printanier, n’ont pas tort de faire observer que les foules colériques qui défilent à Tunis ou au Caire ne sont pas si nombreuses.

Une raison de plus, pour ne pas être fasciné par leur indignation scénarisée, et une de moins, de s’excuser d’une faute dont on n’est pas responsable et qui ne peut qu’alimenter une colère d’abord feinte.

A ce sujet, les excuses présentées par l’ambassade des Etats-Unis au Caire, comme l’humiliante démarche de ce chef d’état-major américain, suppliant un pasteur illuminé de ne pas soutenir le film crétin au risque de déclencher l’apocalypse, en disent long sur l’état d’esprit soumis de l’actuelle administration au pouvoir à Washington.

Le fait que Mitt Romney n’ait pu mettre en cause cette culture de l’excuse érigée par Barak Obama en un dogme dont on voit aujourd’hui la piteuse vanité, sans être morigéné par une grande partie des grands médias américains, en dit également long sur l’état d’esprit qui règne aussi dans les salles de rédaction de la côte est.

Heureusement, et une nouvelle fois, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a su dénoncer clairement la « manipulation » islamiste bien mieux que certains intellectuels contorsionnés s’obligeant à renvoyer symétriquement dos à dos un aigrefin copte et des centaines de milliers de fanatiques, dont des assassins.

Rien, décidément, ne semble pouvoir arrêter la sottise du Couchant
A ce stade assez crépusculaire, je citais déjà la semaine dernière, le « Désastre Obama » (Tatamis) de Guy Millière, dans lequel l’auteur reproche avec amertume à l’actuel président d’avoir trahi, à la manière d’un Carter, le pro-occidental Moubarak, pour jeter l’Egypte dans les bras des Frères Musulmans.

A la lumière glauque des derniers événements, les propos qui suivent, tirés de son livre, méritent d’être médités : « L’élection de 2012 sera une élection décisive. Il est de plus en plus clair que ce qui s’y jouera sera infiniment plus que le futur des Etats-Unis. » Dans Dimantling America, ThomasSowell s’inquiète non seulement de la destruction de la société américaine, mais aussi de la destruction de la sécurité nationale américaine et de la sécurité planétaire. « La fin d’une ère », note-t-il. Et il semble considérer qu’il est trop tard. Mark Steyn, dans After America : « le monde qui vient après l’Amérique commence à prendre forme. Ce sera un monde fracturé, parcouru de forces hostiles, de brutes, de gens résignés ». Mark Steyn, lui aussi semble considérer qu’il est trop tard. Je m’efforce, je l’ai dit, de ne pas être aussi pessimiste. C’est un fait néanmoins, il est très tard : la société américaine subit un processus de destruction. L’ordre du monde aussi. La sécurité des Etats-Unis est affaiblie. ..».

Le Monde du 13 septembre a consacré cette semaine un article à l’horreur « A Alep, massacre d’un peuple ». Et, il a eu raison. Quel que soit, par ailleurs, le regard que l’on puisse porter sur l’actuel conflit à l’œuvre en Syrie. On peut parfaitement considérer que la bataille qui se joue oppose principalement des tortionnaires laïques de longue date à de futurs tortionnaires islamistes. Il n’en demeure pas moins que les premières victimes du bombardement méthodique et tranquille sont des civils innocents.
Une nouvelle fois, je ne peux que constater le silence de ces consciences bruyantes qui défilaient de Bastille à Nation ou qui pétitionnaient dès lors que c’était l’Occident que l’on pouvait vouer aux gémonies pour fort moins que cela.

Mais où sont les intellectuels ? Où sont les militants des droits de l’Homme ? Mgr Gaillot Jacques, Besancenot Olivier, Hessel Stéphane, Mamère Noel, êtes-vous toujours en villégiature ?

En revanche, la conscience vigilante aura fonctionné pour obtenir partiellement l’éviction de Richard Millet de chez Gallimard.

Menée par Annie Ernaux, une cohorte de pétitionnaires, dans le Monde, ont protesté contre l’auteur d’un « Eloge littéraire d’Anders Breivik » et réclamé ni plus ni moins que sa mort civile, par son renvoi de la NRF.

Je le dis tout de suite, j’ai très peu d’appétit pour l’esthétisation de la violence aveugle, et en l’espèce, écœurante. J’aurais passé suffisamment de temps de ma vie à l’écrire pour ne pas que cette sentence soit considérée comme simple précaution.
Ceci fermement posé, j’avais voulu imprudemment considérer le sieur Millet comme une bourgeoise midinette émoustillée par la violence. Le fait d’apprendre qu’il a servi chez les phalangistes chrétiens, m’en impose plus qu’il m’indispose, au regard du courage physique requis en la matière.

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A lire la prose pétitionnaire, il s’évince que bien plus qu’un hommage improbable au fanatique d’Oslo, ce qui révulse est avant tout la posture occidentaliste d’un écrivain qui a poussé la monstruosité jusqu’à confier sa crainte du RER à certaines heures.
Mme Ernaux clame courageusement qu’elle ne craint pas les rues de Paris bigarrées, en revanche, elle entend pouvoir marcher sans peur rue Sébastien Bottin.

Ce qui ne laissera jamais, pour ma part, de me révulser, c’est l’ineffable sélectivité d’une posture, dont je ne sais ce qui l’emporte, entre l’indécent et l’inepte.
Voilà des gens qui auront passé leur vie et la mienne à invoquer rageusement une liberté d’expression divinisée, dès que je soumettais, à bon ou mauvais escient, le cas de tel ou tel, non à la vindicte de l’opinion publique, mais à l’arbitrage du juste droit.

Voilà des gens qui auront porté au pinacle des Genet, des Sartre, des Fanon qui ont fait l’apologie du terrorisme autrement plus clairement que ne le fera jamais un Richard Millet.

Voilà des gens qui réclament châtiment dans le même journal, qui publia un Baudrillard disant sa fascination pour le 11 septembre, et il y a seulement quelques mois, un « Moi, Mohamed Merah » du meilleur effet.

Voilà des gens qui se sont fait devoir de trouver des excuses aux désespérados du terrorisme, quand ils ne se sont pas fait gloire de le célébrer, et qui, aujourd’hui, se prennent pour des écrivains quand ils rédigent des lettres de licenciement.

(1) Manifestement, tout le monde ne le sait pas, puisque France 2 continuait le 13 septembre à 12h à propager la fausse information, alors que l’AFP l’avait rectifiée dès 9h30, et que, imbattable record, Patrick Le Hyaric, directeur de L’Humanité, à la fête du même nom, accusait ce dimanche16 « un cinéaste israélien d’avoir insulté l’islam » dans un discours retransmis par la chaîne LCP. Pure distraction sans doute de la part de « l’Huma » qui, on le sait, a depuis toujours le mensonge en horreur.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles William Goldnadel. L’article original peut être consulté sur le Blognadel

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