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Publié par Guy Millière le 20 septembre 2012

J’ai appris ce jour, mercredi 19 septembre, la disparition de Michel Darmon. J’avais vu qu’il n’était pas là lors de ma dernière conférence pour l’association France-Israël. Je m’étais dit qu’il avait eu un empêchement. Le tourbillon de la soirée a fait que je n’ai pas parlé de lui à ceux qui m’entouraient. Je m’étais promis de lui téléphoner. Je ne le savais pas malade. Il était de ces hommes solides et droits qu’on peut imaginer immortels.

Nous avions noué au fil des ans une complicité intellectuelle profonde, et quel que soit le sujet, je savais pouvoir en parler avec lui. Je savais que nous pensions dans la même direction et qu’un échange entre nous, même bref, serait fructueux.

Michel Darmon était un ami, et il était pour moi bien plus qu’un ami : un exemple, un symbole de ce que sont à mes yeux l’honneur, la droiture et le courage.

Michel Darmon ne transigeait pas avec la vérité comme il ne transigeait pas avec les valeurs éthiques.

Il n’a jamais transigé, et c’est pour cela que j’avais pour lui une si haute et vive estime qui se mêlait à l’affection fraternelle que je lui portais.

Il a été celui qu’il était dès sa jeunesse puisqu’il a, dès son adolescence, rejoint la Résistance française et n’a pas hésité à se battre contre l’occupant nazi, abandonnant pour cela temporairement ses études.

Il a été blessé, et a reçu la Croix du Combattant Volontaire et la Croix de Guerre. Il a rejoint l’armée pour servir la France et l’idée qu’il se faisait de la liberté et de la dignité des êtres humains.

Il a, après la guerre, repris ses études, et les avoir interrompues ne l’a pas empêché de réussir l’examen d’entrée à l’Ecole Polytechnique, où il a suivi un parcours brillant, avant de rejoindre l’Ecole Nationale Supérieure du Génie Maritime.

Sa carrière l’a conduit à la direction des Constructions et Armes Navales, à Brest, puis à la direction de l’Institut National de Recherche et de Sécurité.

Mais, par-delà son parcours professionnel, Michel Darmon a toujours été un ami et un défenseur fidèle d’Israël : parce qu’il était juif et qu’Israël est le pays du peuple juif, mais aussi parce que l’amour d’Israël lui semblait indissociable de toutes les valeurs qui étaient les siennes.

Il a, en une époque où les diffamations envers Israël montaient dans l’air malsain du temps, été l’initiateur d’un appel pour Israël appelé « Nous accusons », et, outre celle de Michel, l’appel portait la signature d’Eugène Ionesco, de René Cassin et de Joseph Kessel.

Il a, pendant seize ans, de 1988 à 2004, été Président de l’Association France-Israël, Alliance Général Koenig dont je suis membre, et il a, pendant ces seize années, fait preuve d’une vigilance de chaque instant, contre vents et marées, sans rien céder à ceux qu’il considérait, à juste titre, comme des ennemis de la liberté et, derrière le masque hypocrite de l’ « antisionisme », comme des antisémites.

Il est ensuite devenu Président d’honneur de l’association, laissant la rude et lourde tâche de la présidence concrète à un homme pour qui j’ai estime et amitié aussi, Gilles-William Goldnadel.

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Jusqu’à ces derniers mois, Michel Darmon n’a cessé de se battre, d’écrire, de dire ce qui devait l’être. Notre dernière rencontre est récente. C’était au mois de juin. Je ne pouvais imaginer que je le voyais pour la dernière fois. Il me manque profondément, comme il manque à tous ceux qui le connaissaient et l’aimaient.

Le plus bel hommage que je puisse lui rendre est d’être digne de l’amitié qui nous liait. Je ferai tout mon possible. Je le lui promets, de là où je suis, à lui, là où il est maintenant.

Et je transmets à sa famille le témoignage de mes plus sincères condoléances. Ou, très humblement, zichrono livracha.
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