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Publié par Rachel Franco le 15 octobre 2012

Samedi dernier, le peuple d’Israël a recommencé un nouveau cycle de lecture de la Bible.

Chaque année, pour moi comme tant d’autres, c’est un moment de grande émotion et je ne manque pas l’office qui me permet de réentendre la lecture chantée de l’histoire renouvelée de la création de l’homme et du monde. Et chaque année, je suis traversée par la pensée que la porte la plus cachée de tous les secrets de la Thora est inscrite dans l’histoire codée de la Genèse.

Car la Bible est un livre codé que seuls les Sages, détenteurs des secrets de la langue hébraïque savent lire, pour entendre bien au-delà du texte littéral, bien au-delà des mots et des images, l’histoire qui nous raconte et ouvre notre vie aux questions fondamentales de l’existence.

Il n’est pas donné à chacun d’entre nous de devenir des êtres ressemblants à l’image divine. ET pourtant, il n’y a pas d’autre chemin pour s’approcher de Lui que de s’efforcer de Lui ressembler. Il faut pour cela cultiver sa terre intérieure et garder son jardin. Et comment réussir à révéler l’âme divine qui nous habite si nous ne saisissons pas qui est ce Moi essentiel qui compose notre être profond, quel est ce masculin et ce féminin qui nous habitent, quelle relation essentielle doit attacher deux âmes qui se reconnaissent et s’aiment, et bien sûr quel est le moteur de la faute première ? Comment réussir si nous ne savons pas élever nos yeux au ciel et nous demander « Qui a fait cela… et pour quoi ? ».

Ce n’est pas de la faute à Voltaire ni de la faute à Rousseau, mais celle des islamistes

Il n’est pas de bon ton d’être croyant aujourd’hui. Ce n’est pas de la faute à Voltaire ni de la faute à Rousseau, mais celle des islamistes qui répandent leurs venins et leurs méfaits en tous lieux, par tous les moyens et font une réputation effroyable aux croyants des autres traditions religieuses. Il est bien difficile d’être juif aujourd’hui en Europe. C’était encore pire hier, il est vrai. Tout de même, chacun qui porte en soi l’image de l’Eternel devrait être profondément bouleversé par la haine, le mensonge et la complicité ambiante.

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La haine antisémite plonge ses racines dans une nature humaine détestable et il semblerait que rien au monde ne saurait expliquer comment et pourquoi elle a besoin de se nourrir du mal et de la détestation de mon peuple. Sans doute, est-ce ainsi que les racistes peuvent supporter leurs nullités et leurs barbarismes. Ils ragent de nous voir investir tant de forces dans la vie et la réussite pour le bien de tous, et ils vomissent leurs jalousies à toutes les sauces. Ils ne comprennent pas que la réussite d’Israël ne tient nullement à une prétendue supériorité du peuple élu mais simplement au fait que nous dirigeons nos forces et nos efforts pour construire et protéger la vie. Nous aimons la vie quand ils aiment la mort et l’Eternel nous demande de choisir la vie et non la mort. Ils ne comprennent pas que la jalousie à notre encontre est la faute passionnelle qui condamne à la mort leurs propres engeances.

Cela m’est égal que les gens soient athées, chrétiens ou musulmans. Je ne souhaite que le meilleur pour tous et que chacun trouve son bonheur là où il veut. Mais je ne peux ignorer et ne peux supporter la violence faite à autrui en raison de ses origines, de ses croyances ou parce qu’il ne se soumet pas au diktat des mollahs.

Il parait que nous sommes sur une terre musulmane et que nous l’aurions volée aux Palestiniens. Ils ne connaissent pas la Bible et ils ne connaissent pas l’histoire. Ils ignorent tout de tout. En soi, ce n’est pas bien grave d’être des ignorants. Il faut de tout pour faire un monde et tout le monde n’est pas obligé de s’intéresser à tout. Mais tout de même, c’est une obligation morale de savoir de quoi l’on parle et pourquoi on s’engage dans un combat, surtout quand on est prêt à mourir à la condition évidemment que le sang juif coule. Tant qu’à faire, autant choisir le combat pour la vérité. C’est elle qui nous fait grandir et fait de nous des êtres de qualité. La falsification de l’histoire par les ennemis d’Israël est une farce grotesque, ce qui n’empêche pas l’UNESCO de faire « comme si », évidemment.

Chers amis inconnus, je ne m’éloigne pas de la Genèse – Bereshit.

On ne saurait forcer à boire celui qui n’a pas soif.

Les pensées que je vous confie, un peu dans le désordre, naissent de la Genèse. Elles se nourrissent des mots et de l’histoire qui nous est contée. La foi est un chemin de lumière qui appelle l’homme de son intériorité la plus profonde et l’invite au voyage spirituel. Mais on ne saurait forcer à boire celui qui n’a pas soif. Et il ne le faut absolument pas. Chacun son chemin, en toute liberté. Aucune contrainte n’est possible en matière de foi. L’ignorer et agir pour imposer une croyance démontre que son auteur ne sait rien de la foi véritable qui éclaire les cœurs et ouvre les yeux. Si le Maitre des mondes s’est voilé en laissant place au monde (en hébreu le mot Monde se dit Voile) et s’Il a permis aux lois de la nature d’être visibles, c’est afin que l’homme soit libre de choisir son chemin, de se soumettre aux lois de la nature, du hasard ou de la seule logique qu’il est à même de comprendre, ou de devenir le lien qui attache le ciel et la terre, la foi et la raison, l’intériorité au monde des écorces dans lequel nous vivons. C’est la raison pour laquelle il a permis, entre autres, la faute d’Adam. C’est ce que les fanatiques religieux ne comprennent pas : la force religieuse ne peut jamais être un chemin de vérité intérieure.

C’est notre histoire que la Bible nous offre et ceux qui, comme moi, aiment l’étude, savent que cette histoire est celle d’un projet divin pour les hommes. Il attend de nous que nous devenions Ses partenaires pour faire de ce monde un lieu où Il pourra résider au milieu de nous. Cette histoire est aussi et essentiellement celle d’une faute qui est la racine de toutes les fautes, et je vais essayer d’en parler un peu.

« Où es-tu ? » est la première question que nous pose l’Éternel.

« Où es-tu ? » est la première question que nous pose l’Éternel. C’est la première question posée à Adam car il se cache après avoir gouté du fruit de l’arbre défendu. Où était-il d’ailleurs quand le serpent a piégé Hava ? Ce n’est pas elle qui avait entendu l’ordre divin, mais son époux, curieusement absent à l’instant où elle est tentée par ce qui semble bon comme nourriture et plaisant à la vue. « Inscrit aux abonnés absents », Adam n’est pas là ; il a laissé sa chère et tendre aux prises avec les mots qui piègent et les tentations du visible et du corps. La Tradition enseigne que ce fameux arbre de la science du Bien et du Mal est un arbre de confusion de ces valeurs, et depuis lors, le bien est mélangé au mal et nos yeux ne voient plus la vérité et se laissent prendre par les apparences.

Où sont les hommes de Bien ?

La question posée par l’Éternel n’a évidemment pas pour objet de savoir où est la place physique d’Adam, mais de lui faire reconnaitre son erreur. Où sommes-nous, chers amis lecteurs ? Où sont les hommes de Bien ? Où sont les hommes de courage qui se tiennent debout contre la barbarie humaine ? Répondre à la question de notre lieu intérieur, c’est bien évidemment s’interroger sur notre niveau de conscience, notre relation au divin et aux hommes qui composent toutes les familles de la terre. Chacun de nous doit gravir l’échelle de Jacob pour mériter le nom d’Israël qui, entre autres, veut dire Yachar El, soit la droiture vers Dieu – mais de ceci nous reparlerons.

Je ne peux m’empêcher d’entendre en retour la réponse de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? ».

Oui, nous sommes frères de la même humanité, gardiens les uns des autres ! Responsable du mal causé à tous les Abel du monde, de la vie dont ils sont privés, des descendances qui ne verront jamais le jour, raison pour laquelle, il est écrit en hébreu « les sangs de ton frère crient jusqu’à moi ». Cet échec de la fraternité a pour corolaire la disparition pure et simple de la descendance de Caïn de l’histoire du monde. J’invite entre autres, mais pas seulement, les musulmans à relire l’histoire de Caïn et d’Abel qui se termine par l’effacement du nom de Caïn. Car une parole qui n’est pas dite ou qui est mal dite pour retrouver le chemin de la fraternité conduit à l’effacement pur et simple. En effet, la Bible ne dit pas quelle parole a été dite par Caïn à son frère alors qu’ils étaient aux champs, et ceci signe un échec du langage comme œuvre de rapprochement.

Adam, interrogé sur le lieu de sa conscience, rejette sa faute sur Hava et Hava rejette la faute de sa faiblesse sur le serpent.

Qui connait les voies du Ciel ? La jalousie de Caïn à l’égard de son frère dont l’offrande a été agréée par Dieu est le prémisse du Mal. Comme si l’Éternel ne savait pas, mieux que nous, quelle est la valeur de nos offrandes en termes de don de soi !

Adam, interrogé sur le lieu de sa conscience, rejette sa faute sur Hava et Hava rejette la faute de sa faiblesse sur le serpent. La femme a été créée pour aider l’homme à se tenir en un lieu plus élevé que les anges, si l’homme le mérite, or il a démérité, méconnaissant la nature de la femme, qui a tant besoin de rêve et d’idéal. Non seulement il a démérité en laissant Hava seule quand elle avait besoin de lui, mais en plus Adam retourne le bienfait de Dieu en une accusation qui marque la faute majeure de l’ingratitude : « La femme que Tu m’as associée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre ».

Pourtant l’aveu de nos erreurs et de nos faiblesses ne nous permet-il pas de grandir et de nous travailler dans l’authenticité ? Pourquoi rejeter sur l’autre nos propres faiblesses ? Il apparait que l’ingratitude est la première de toutes les fautes, celle qui consiste à se révolter et se couper de la Source du bien. C’est alors qu’il y a dualité, ressentiment, et que nous perdons le lien avec notre Eden intérieur.

Caïn, interrogé sur le lieu où se tient son frère, ajoute à la faute de l’ingratitude celle de la jalousie et de l’insolence qui consistent à considérer que l’Éternel est celui qui a le pouvoir de tout régenter, et qu’il aurait pu retenir sa main. Ce faisant, il refuse d’endosser toute responsabilité morale, jetant ainsi le projet divin aux orties de l’histoire des hommes.

Où devons-nous nous tenir ? Dans quel lieu de l’esprit sommes-nous à même de devenir les partenaires de l’Éternel dans ce monde si opaque et si confus ?

Il me semble que Bereshit nous montre le chemin.

C’est un lieu de vérité et de liberté intérieure qu’il nous faut conquérir, sans crainte, avec force et amour. Il fut soir, il fut matin : jour Un. Ne doutez pas ! La nuit fait partie du jour et voici que se lève la colonne de l’aube.

Reproduction autorisée, avec la mention suivante : © Rachel Franco pour www.Dreuz.info

Jérusalem, capitale d’Israël – 14/10/2012

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