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Publié par Guy Millière le 19 octobre 2012

J’ai regardé une deuxième fois le débat entre Obama et Mitt Romney du 17 octobre dernier. Un deuxième regard permet de voir les défauts et les qualités d’une manière plus nette, mais aussi les forces et les faiblesses.

Je dois le dire. Avec la meilleure volonté du monde, j’ai trouvé Barack Obama extrêmement faible. Il n’énonce pas une seule proposition claire. Il dit tout juste vouloir continuer les politiques qu’il a mises en place. Comme elles n’ont pas donné de résultats autres que nuls ou catastrophiques, il maquille les résultats et prend vraiment ceux qui l’écoutent pour des crétins.

Il prétend avoir « créé » cinq millions d’emplois, mais il oublie judicieusement de signaler que l’économie américaine en parallèle a vu disparaître un peu plus de cinq millions d’emplois, ce qui aboutit à un jeu à somme négative et au fait qu’il y a aujourd’hui soixante et un mille emplois de moins aux Etats-Unis que quand Barack Obama est arrivé au pouvoir. Il oublie aussi de dire que les emplois « créés » (pas par lui), sont des emplois à temps partiel à hauteur de cinquante pour cent.

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Si on lui parle du prix des carburants, il dit que si le prix était bas il y a quatre ans, c’est parce qu’une crise économique frappait le pays : il oublie de dire que les prix étaient bas pendant toute la présidence Bush, qui a été une période de croissance jusqu’à août 2008, et que l’augmentation de 110% du prix des carburants a eu lieu sous sa présidence à lui, Barack Obama, alors que l’économie américaine était en stagnation. Et il oublie de parler des contraintes multiples pesant sur la production de carburant, la non construction de raffineries, les subventions accordées à l’éthanol, et l’obligation faite d’intégrer de l’éthanol aux carburants ce qui, tout en contraignant à ajouter à l’essence un produit bien plus cher, détourne du secteur alimentaire une quantité considérable de maïs, et fait augmenter en parallèle le prix de l’alimentation par une multitude d’effets induits sur la production de viande ou celle d’autres céréales.

Parfois, il invente totalement : ainsi en prétendant avoir autorisé la prospection pétrolière sur les terres gouvernementales et avoir favorisé la production de charbon, alors que toutes ses décisions, vérifiables pour qui consulte les documents disponibles, vont dans le sens exactement inverse. Je pourrais multiplier les exemples à l’infini.

Barack Obama s’est fait élire en prenant les Américains pour des crétins il y a quatre ans. Il tente de récidiver.

Le problème pour lui est que les gens qu’il a dupés regardent autour d’eux et voient une réalité qui ne ressemble pas du tout à celle que décrit Obama.

Quand il ne maquille pas les faits ou n’invente pas, Obama diffame et procède à des caricatures simplistes : bien qu’il ait à côté de lui Mitt Romney, le vrai, il persiste à dépeindre un Mitt Romney qui n’existe que dans les films de propagande approuvés par Barack Obama, et il pense que ceux qui l’écoutent ne verront pas le vrai Mitt Romney. Pitoyable. Bien que Mitt Romney , à quelques mètres de lui, énonce un programme défini, il continue à dépeindre un programme de Mitt Romney qui n’est pas le programme du vrai Mitt Romney, mais le programme du Mitt Romney des films de propagande. Pitoyable, oui.

Il en va de même lorsqu’il aborde la politique étrangère : bien qu’al Qaida soit à l’offensive dans cinq pays au moins (Syrie, Libye, Azawad, Yemen, Irak), Obama prétend toujours qu’en ayant tué Ben Laden, il a anéanti al Qaida. Quand il évoque l’Irak ou l’Afghanistan, il dit pudiquement qu’il « met fin » aux guerres : un vocabulaire inédit dans l’histoire des conflits, un vocabulaire qui escamote l’idée de victoire ou de défaite pour les remplacer par le mot qui figure à la fin des dessins animés, « the end ». Pendant qu’Obama prend ceux qui l’écoutent pour des spectateurs de dessins animés, des gens meurent, des soldats américains entre autres, mais cela il n’en parle pas. Il y a tellement de sujets dont il ne parle pas.

Et il est vrai que lorsqu’il en parle, c’est pire, et cela peut conduire à davantage que du pitoyable : le dossier Benghazi est un dossier dont Obama a parlé.

L’attaque terroriste d’al Qaida contre le consulat de Benghazi et l’assassinat de quatre Américains dont l’ambassadeur Stevens a lieu le 11 septembre.

Les caméras de surveillance du consulat permettent au gens du département d’Etat de suivre l’attaque en direct et de voir exactement ce qui se passe. Le Président est mis au courant. Le lendemain, 12 septembre, Obama évoque une manifestation organisée contre une vidéo, et dit que cette manifestation a débouché sur une tragédie. Il se tiendra à cette version des faits jusqu’au 25 septembre, alors qu’il sait depuis le 11 septembre au soir qu’il s’agit d’une attaque terroriste d’al Qaida.

Il déclare même, c’est ce qu’il a fait dans le débat, qu’il a dit dès le 12 septembre qu’il s’agissait d’une attaque terroriste. Si on écoute le discours du 12 septembre, on discerne immédiatement qu’il n’a jamais dit qu’il s’agissait d’une attaque terroriste et qu’il n’a évoqué des « actes terroristes » que d’une manière générique, plus tard dans le discours, en faisant référence au 11 septembre 2001. Pris la main dans son sac à malice par Romney, Obama, dans le débat, se tourne à ce moment là vers sa partenaire et complice, la « modératrice » et lui demande de lire le texte de son discours du 12 septembre et, o magie, la « modératrice » a le texte sous la main sur son bureau et trouve immédiatement le passage du discours où il s’agit d’ « actes terroristes » et confirme : « oui, Barack, vous avez dit qu’il s’agissait de terrorisme le 11 septembre 2012, et vous l’avez fait dès le 12 septembre ». Comme dans un numéro de cirque style Mir et Miroska, Barack dit alors à la « modératrice » : « vous pouvez répéter plus fort pour le public ». Et la « modératrice » répète. Le public n’est pas censé applaudir, mais il y a Michelle dans le public et elle donne le signal : les applaudissements fusent. Davantage que du pitoyable, disais-je.

Avec la meilleure volonté du monde, je ne peux faire autrement que trouver que lorsqu’Obama n’est pas extrêmement faible, il devient ignoble et manipulateur, et montre qu’il aurait pu faire carrière dans un cirque.

En écoutant et en regardant Mitt Romney, je l’ai trouvé égal à lui-même, précis, efficace. Aussi précis et efficace que lors du débat du 3 octobre.

Et j’ai trouvé qu’en ayant contre lui Barack Obama, sa comparse « modératrice », la claque organisée par Michelle Obama au sein d’un public d’ « indécis » qui m’ont semblé aussi « indécis » que Candy Crowley était « modératrice », et dont quasiment toutes les questions étaient porteuses d’un net penchant vers la gauche, Mitt Romney s’en était très bien tiré.

Il a prononcé le réquisitoire le plus rigoureux à avoir été prononcé à ce jour contre Obama : tous les chiffres et tous les faits étaient là, accompagnés d’un rappel des résultats qu’Obama prétendait obtenir lorsqu’il s’est présenté en 2008.

Mitt Romney a énoncé un programme précis que ne peuvent pas comprendre les marxistes, mais que des millions d’Américains comprennent fort bien, car ceux d’entre eux qui ont connu les années Reagan connaissent la « supply side economics ». Je reviendrai sur ce programme, car il y a beaucoup de marxistes en France, et l’idée que la richesse se crée, que la croissance accroît la richesse et donc l’ensemble des revenus imposables, et que les emplois naissent quand les entrepreneurs sont libres d’entreprendre, les créateurs libres de créer et les producteurs libres de produire échappe encore à beaucoup.

J’en ai fait l’expérience lors d’un débat le 18 octobre sur France 24 où j’avais en face de moi des gens qui raisonnaient en termes statiques et pas un seul instant en termes dynamiques, ce qui, au vu de la façon dont l’économie est enseignée en France, est tout à fait normal.

Un sondage réalisé après le débat du 17 octobre disait qu’Obama avait été meilleur que Romney, à trente sept pour cent, ce qui n’est pas un score très élevé. Mitt Romney avait été jugé meilleur à trente et un pour cent, le reste des personnes interrogées ne se prononçait pas. C’est le seul sondage qui a été évoqué en France.

Le même sondage comportait d’autres rubriques et demandait qui avait été le plus convaincant sur l’économie, l’emploi, les ressources énergétiques, et là, à chaque fois, Romney était donné vainqueur à soixante pour cent environ, Obama arrivant à trente cinq ou trente six pour cent, chiffre que j’ai trouvé élevé au vu du spectacle.

La conclusion de beaucoup d’analystes au vu du sondage total est que nombre de gens gardent une sympathie personnelle pour Obama, et ne veulent pas apparaître désobligeants vis-à-vis du premier Afro-Américain à entrer à la Maison Blanche, mais que lorsqu’il s’agit de juger des compétences, leur avis devient très différent, vraiment très différent.

Le dernier débat a lieu lundi.

Il portera sur la politique étrangère. Il y sera à nouveau question de Benghazi. Si Romney continue sur sa lancée, je vois mal ce qui pourrait l’arrêter. Et je doute que le modérateur, lundi, pourra se permettre d’être aussi partial et militant que Candy Crowley, qui, sans compter le numéro de cirque susdit, a interrompu Romney 29 fois en quatre vingt dix minutes. Bob Schieffer est un homme plutôt à gauche, mais c’est un professionnel, du même type que Jim Lehrer, modérateur du premier débat.

La politique intérieure de Barack Obama est un désastre. Sa politique étrangère aussi. J’ai tout expliqué dans mon livre « Le désastre Obama* ». Ceux qui veulent comprendre ce qui se passe peuvent le lire. J’y évoque un peu Mitt Romney.

J’ai le sentiment que je vais devoir parler davantage de Mitt Romney dans trois semaines. Le peuple américain a découvert le vrai Mitt Romney. Et c’est une découverte qui semble convenir à un nombre croissant de gens.

Le choix est clair. Le vrai Mitt Romney ou le vrai Barack Obama. Le choix devrait être facile à faire. Je connaissais le vrai Barack Obama : je lui ai consacré deux livres. Plus j’en apprend sur le vrai Mitt Romney, plus j’apprécie.

Mitt Romney a transformé trente sept millions de dollars qui lui ont été confiés dans Bain Capital et en a fait un peu plus de soixante milliards de dollars. Il a fait don à des œuvres de charité de l’intégralité de la fortune que lui a légué son père, et a fait sa fortune tout seul. Il n’est riche que de deux cents millions de dollars car il a, au fil des ans, donné plus de la moitié de ce qu’il a gagné, dans la tradition des grands philanthropes Américains. Les actes de charité et de réelle générosité qui jalonnent sa vie sont innombrables. C’est un homme exemplaire. Des millions d’Américains le découvrent. Un ami californien m’a offert un livre appelé The Real Romney*, et c’est un excellent livre, que je recommande. Mon ami Gerald Olivier, ancien rédacteur en chef du Spectacle du monde, devrait publier lui-même un livre sur Mitt Romney très prochainement : j’en traiterai le moment venu.

Si le vrai Mitt Romney est élu, je ne doute pas qu’il sera un vrai Président, et qu’il y aura à nouveau un Président à la Maison Blanche.

Un accident est toujours possible, je sais. L’imposteur peut-être réélu : le risque n’est pas totalement écarté. Rien qu’à y penser, j’en ai des cauchemars.

Comment tant de gens peuvent-ils voter pour un imposteur ? Je l’explique dans mes deux livres sur Obama. Et je me console en me disant qu’en France, ce serait pire : l’imposteur aurait 95% des voix. Je vous laisse en tirer vos propres conclusions.

Reproduction autorisée, avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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