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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 21 octobre 2012

Les funérailles du général Wissam al-Hassan, qui est mort dans un attentat à la voiture piégée vendredi après-midi dans le centre de Beyrouth a tourné à l’émeute, cet après midi à Beyrouth.

Les manifestants, qui réclamaient la démission du gouvernement, ont envahi le centre de Beyrouth au milieu des gaz lacrymogènes, jets de pierres et l’éclatement de coups de feu tirés par les forces de sécurité.

Ils se sont dirigés vers le bureau du premier ministre, Najib Mikati, qui a remis sa démission au président, Michel Sleiman, samedi, mais a accepté de rester en poste jusqu’à ce qu’un gouvernement d’union nationale soit formé.

Alors que les manifestants tentaient d’escalader une série de clôtures et des barbelés entourant le bâtiment, les forces de sécurité ont eu recours aux gaz lacrymogènes et à quelques tirs sporadiques pour protéger le bâtiment du gouvernement.

L’opposition politique au Liban a appelé les manifestants à utiliser les funérailles du général Wissam al-Hassan comme une opportunité pour protester contre le soutien du gouvernement actuel au régime syrien.

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Plusieurs politiciens de l’opposition ont directement accusé la Syrie d’avoir assassiné Hassan parce qu’il enquêtait sur une série de complots violents et d’assassinats contre les membres de l’opposition.

« Nous sommes venus pour l’avenir du Liban, et pour montrer que nous n’avons pas peur », a déclaré Arama Fakhouri, un architecte d’intérieur de Beyrouth au milieu de la foule en liesse. Beaucoup de gens hurlaient que al-Hassan était un martyr qui a été abattu alors qu’il tentait de protéger le Liban.

Al-Hassan, 47 ans, était un adversaire puissant de la Syrie au Liban. Il avait dirigé une enquête durant l’été qui avait conduit à l’arrestation de l’ancien ministre de l’Information Michel Samaha, un des hommes politiques libanais le plus fidèle de la Syrie au Liban.

Avant l’enterrement, une cérémonie commémorative a été célébrée en présence de représentants du gouvernement et de la femme de Hassan, Anna, ses deux fils, Majd et Mazen et ses parents.

Avant le bombardement de vendredi, la guerre civile en Syrie a déclenché des vagues de violence au Liban, et aggravé les tensions entre partisans et opposants du président Bachar al-Assad.

Cette attaque fait augmenter les craintes que le Liban pourrait replonger dans le cycle de violence sectaire qui l’ont hanté pendant des décennies.

Dans le contexte, le Hezbollah est fortement affaibli, car il est de plus en plus regardé comme une force prête à détruire le Liban pour protéger les intérêts syriens, et non plus comme le rempart contre Israël.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

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