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Publié par Guy Millière le 28 octobre 2012

Chaque jour qui passe apporte de nouvelles informations concernant l’attaque terroriste contre le consulat américain de Benghazi. Chaque nouvelle information est plus répugnante que la précédente.

On sait aujourd’hui non seulement que des demandes de moyens de sécurité supplémentaires ont été adressées pendant des mois au Département d’Etat et au Secrétariat à la Défense par l’ambassadeur Stevens, demandes qui n’ont jamais été suivies d’effet, mais on sait qu’au moment même de l’attaque, des emails ont été envoyés en nombre au Département d’Etat et à la Maison Blanche demandant des secours et énonçant explicitement qu’il s’agissait d’une attaque terroriste. Ce qui signifie que les plus hautes instances de décision de l’administration Obama ont su, dès le moment de l’attaque, que celle-ci avait lieu et qu’elle était de nature terroriste.

On sait aussi que des appels téléphoniques ont été passés par deux des quatre personnes tuées à Benghazi pour demander des secours. Ces appels se sont heurtés à des fins de non recevoir.

On sait que ces deux personnes ne se trouvaient pas dans le consulat mais dans un autre bâtiment américain à Benghazi, et ont déclaré leur volonté d’agir pour porter secours à l’ambassadeur Stevens. Ordre leur a été donné de ne rien faire : par qui ? La question reste en suspens pour l’heure, et la réponse n’est pas apportée, mais il faut monter très haut dans la hiérarchie pour espérer la trouver.

Ces deux personnes ont désobéi aux ordres qui leur avaient été donnés et entre la désobéissance à des ordres honteux et l’honneur, ils ont choisi l’honneur, et sont morts, les armes à la main, incarnant ce qu’il y a de plus noble dans les valeurs américaines.

On sait maintenant qu’un drone pourvu de caméras et une connexion aux caméras de surveillance du consulat ont permis d’observer en direct ce qui se passait, et d’entendre cris et vociférations. Et on sait que les images ont été vues et les sons écoutés au Département d’Etat, à la CIA, à la NSA et dans le bureau ovale de la Maison blanche.

On a donc, au plus haut niveau de l’administration Obama vu et entendu l’attaque. Et aucune décision d’action n’a été prise.

Il y avait des unités militaires américaines à Tripoli, et elles pouvaient être à Benghazi en moins d’une heure. Il y avait des unités militaires américains sur une base de l’OTAN en Sicile, et elles pouvaient elles aussi être à Benghazi en une heure, peut-être moins.

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Il est bien davantage qu’improbable que Barack Obama n’ait pas été au courant. Il est aussi bien davantage qu’improbable qu’il ait été étranger aux ordres donnés.

Donc : le Département d’Etat et la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le Secrétariat à la Défense et le Secrétaire à la Défense Leon Panetta, le directeur de la CIA, le général Petraeus, Barack Obama lui-même, ont su dès le 11 septembre au soir qu’il s’agissait d’une attaque terroriste.

Ils sont restés sourds aux appels au secours. Ils ont donné des ordres de non intervention. Ils ont assisté à l’assassinat de quatre personnes dont l’ambassadeur Stevens par des terroristes islamiques, en spectateurs.

Barack Obama n’a sans doute pas suivi le spectacle jusqu’au bout, ou il a suivi la suite à bord de l’avion présidentiel, puisqu’il est parti le soir même pour Las Vegas. La mort de quatre citoyens américains sous ses yeux et dans le cadre de non assistance à personnes en danger ne l’a pas empêché de continuer sa campagne et ne lui a pas fait perdre son sourire ni le goût pour des émissions comiques.

Quand les corps des assassinés ont été ramenés aux Etats-Unis, ni Hillary Clinton ni Barack Obama n’ont parlé d’attaque terroriste et ils se sont contentés de paroles générales. Leur attitude vis-à-vis des familles des assassinés a été froide et distante, de l’aveu même des membres de ces familles.

Dans les jours qui ont suivi et pendant deux semaines, toute l’administration Obama a parlé d’une attaque spontanée due à une video de treize minutes et ont incriminé la liberté de parole existant aux Etats-Unis, allant même jusqu’à acheter des espaces publicitaires à diverses chaînes de télévision de pays musulmans pour présenter leurs excuses. Obama a osé incriminer la video lors d’un discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies.

Il a fallu que des documents confidentiels soient transmis aux médias montrant qu’il s’agissait d’une attaque terroriste pour que l’administration Obama reconnaisse qu’il s’agissait bien d’une attaque terroriste. Une Commission d’enquête a été mise en place à la Chambre des représentants, une autre va se mettre en place au Sénat : les témoignages ont commencé, et ils sont accablants pour l’administration Obama.

Il y a quelques jours, on pouvait encore parler d’une opération concertée de dissimulation des faits et de mensonge devant le peuple américain et devant le monde, ce qui était en soi, déjà , très grave, bien plus grave que le Watergate, comme je l’ai déjà écrit.

On est maintenant bien au delà d’une opération de ce genre. Quatre hommes ont été assassinés dans un cadre où la décision de ne pas leur porter secours a été prise. Une décision de ce genre relève de la complicité d’assassinat. Plusieurs personnes, au plus haut niveau de l’administration Obama, se sont rendues coupables de complicité d’assassinat tout en étant spectatrice de l’assassinat.

Je ne pensais pas que j’assisterais un jour à pareille insanité. Je croyais avoir tout vu de la part d’Obama et de l’administration Obama, mais là, je suis sans voix.

Un commentateur disait récemment qu’Obama devrait démissionner et renoncer à se présenter aux suffrages de ses concitoyens. Ce serait la seule attitude digne. Mais Obama n’est pas un homme digne.

Si, comme je l’espère, il est battu le 6 novembre, je pense que l’affaire ne devrait pas en rester là, et je pense que l’enquête devrait se poursuivre. Plusieurs membres de l’administration Obama, jusqu’au plus haut niveau, devraient avoir à répondre de leurs actes devant la justice.

Je ne peux concevoir qu’Obama puisse être réélu, et le fait qu’il puisse encore l’être montre qu’il y a aujourd’hui quelque chose de pourri dans un pays que j’aime pourtant plus que tout. La pourriture est au sein de l’administration Obama : c’était flagrant avant. Cela l’est encore davantage aujourd’hui. La pourriture est au sein des grands médias américains qui essaient de parler aussi peu que possible de tout cela : la déontologie journalistique semble préoccuper peu de journalistes des grands médias américains aujourd’hui.

Si Obama est réélu, un congrès républicain, et si les Républicains emportaient une courte majorité au Sénat, ce qui reste possible, devrait demander l’empêchement de Barack Obama. Une procédure d’empêchement peut être déclenchée pour bien moins que tout cela.

D’autres détails sont susceptibles d’émerger : il semblerait que le consulat de Benghazi servait à des transactions de fourniture d’armes par l’administration Obama à des groupes djihadistes liés à al Qaida et agissant en Libye, en Syrie et ailleurs. L’hypothèse d’une transaction entre des chefs dihadistes et l’ambassadeur Stevens qui aurait mal tourné circule. Cette hypothèse semble fondée, mais j’attends d’en savoir davantage pour en parler plus précisément.

Le New York Times, qui n’est pas un journal hostile à Obama, a publié récemment des articles évoquant la transmission d’armes américaines à al Qaida en Syrie.

Je suis sans voix, disais-je plus haut. J’ai la nette impression d’être face à un cas de haute trahison. La haute trahison vient de la Maison Blanche. Elle implique désormais l’ensemble des plus hautes sphères de l’administration Obama. C’est sans précédent.

Parce que j’aime les Etats-Unis, je souhaite plus que jamais qu’une administration digne de ce nom arrive aux affaires le plus vite possible.

Je souhaite que tout soit élucidé, et si le nom de Barack Obama devient alors synonyme d’infamie, je pense que ce sera amplement mérité.

J’espère qu’un hommage plus net sera rendu aux assassinés de Benghazi. L’ambassadeur Stevens, quelle qu’ait été sa mission, était ambassadeur des Etats-Unis. Les trois autres assassinés servaient leur pays. Ils ont été abandonnés de manière lâche. Ils se sont battus pendant sept heures contre des assaillants mieux armés et supérieurs en nombre. Ce sont des héros, des hommes qui appartenaient à l’Amérique que j’aime et qui incarnaient ce que j’aime en Amérique, et qu’Obama foule aux pieds chaque jour. Qu’ils reposent en paix. Tyrone Woods et Glen Doherty sont les deux hommes qui ont désobéi et choisi l’honneur. Sean Smith était le troisième homme, et il s’est battu avec courage lui aussi. Chris Stevens servait son pays.

Je l’écris avec tristesse et révolte : je ne peux en dire autant de Barack Obama.

Je n’ai, à ce jour, pas vu un seul élément de cette affaire évoqué dans les médias français. Un seul article l’évoque : il est publié sur le site de l’Express et vient du magazine en ligne américain de gauche Slate. L’article laisse de côté 99,9% de l’affaire.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

PS Il s’avère que Tyrone Woods et Glen Doherty travaillaient pour la CIA. L’ordre de ne rien faire qui leur a été donné n’a pas été donné par le général Petraeus, qui vient de faire savoir que personne à la CIA n’avait donné d’ordre de ce genre. La CIA ne dépendant ni du Département d’Etat ni du Secrétariat à la Défense, il reste une seule personne susceptible d’avoir donné cet ordre, Barack Obama lui-même. Et il reste une seule personne ayant pu, en ce contexte, donner ensuite un ordre de non intervention : Barack Obama lui-même. Cette déduction est aujourd’hui celle de Roger Simon de pjmedia (pjmedia.com/), et celle de Bill Kristol du Weekly Standard (weeklystandard.com).

Des gens demandant des références, j’en donne ici quelques unes de plus (liste non exhaustive) :

http://www.americanthinker.com/2012/10/they_fought_for_their_lives.html

http://www.nationalreview.com/corner/331125/first-aid-living-bing-west

http://pjmedia.com/tatler/2012/10/24/secretary-of-state-clinton

http://video.foxnews.com/v/1920570366001/new-information-on-benghazi/

http://www.independentsentinel.com/2012/10/predator-drone-watched-benghazi-attack

http://www.radicalislam.org/analysis/

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