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Publié par Guy Millière le 31 octobre 2012

Un orage violent vient de frapper le Nord-Est des Etats-Unis. Des dégâts très importants en ont résulté. Des morts aussi. Des écologistes, qui oublient que le climat change sans cesse depuis des millénaires, en ont profité pour reparler de « changement climatique ». Certains ont même tenté d’en tirer argument pour servir la campagne de Barack Obama qui fait désormais feu de tout bois et semble imprégnée de l’énergie du désespoir.

Cet orage là, Sandy, est passé. Il y en a eu d’autres dans l’histoire du pays. Il y en aura d’autres, hélas. Quelle que soit l’ingéniosité de l’être humain pour maîtriser et transcender les phénomènes naturels, ceux-ci montrent toujours, un jour ou l’autre, qu’ils sont à même de rester les plus forts.

Un autre orage, lui, ne va pas passer, quels que soient les efforts de l’administration Obama et d’Obama lui-même pour faire qu’il passe, et quelle que soit l’aide que les grands médias américains tentent d’apporter à Obama à cette fin.

Je l’ai écrit ici dès le départ, il s’agit d’une affaire bien plus grave que le Watergate. Comme l’a déclaré récemment John McCain : dans l’affaire du Watergate, il n’y a pas eu de morts assassinés. Il n’y a pas eu non plus non assistance à personne en danger.

Si Obama perd l’élection présidentielle mardi prochain, comme c’est désormais probable, il ne sera pas à l’abri de poursuites ultérieures, tout comme d’autres membres de son administration. Son éventuel successeur, Mitt Romney pourra aussi user de pardon présidentiel et le gracier. Cette issue d’ensemble serait la meilleure, car, outre la nécessité de redresser la politique intérieure et extérieure américaine après quatre années de désastre, elle réintroduirait de l’éthique à la Maison Blanche, et impliquerait sans doute une reconstruction du parti démocrate, qu perdrait ses figures de proue et devrait s’interroger sur la dérive gauchiste qui l’a imprégné et conduit là.

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Si Obama devait gagner (je lui donne désormais une chance sur cent d’y parvenir), Obama II commencerait dans le pire contexte imaginable. Ce ne serait pas un Président à même de tenter de parachever au cours d’un deuxième mandat ce qu’il a commencé au cours du premier qui serait reconduit. Ce serait un Président réélu bien qu’il ait montré son visage sordide (jamais un Président n’avait insulté son concurrent de manière grossière, « bullshitter ») mais aussi un Président sur lequel pèseraient des soupçons de haute trahison.

Nul ne sait à ce jour qui a donné l’ordre de ne pas porter secours à l’ambassadeur Stevens, puis aux deux agents spéciaux de la CIA repliés dans l’annexe du consulat. Ce qu’on sait est que les secours ont été refusé trois fois, et que la bataille a duré sept heures.

Comme je l’ai déjà noté, le général Petraeus à la tête de la CIA a dit qu’il n’avait donné aucun ordre de ce genre, ce qui ne l’exonère pas du fait d’avoir couvert les mensonges qui ont suivi pendant deux semaines.

Hillary Clinton à la tête du Département d’Etat ne pouvait pas donner un ordre de ce genre, ce qui ne l’exonère pas des mensonges qu’elle a elle-même propagé pendant deux semaines, en toute connaissance de cause, car elle savait tout, dès le premier jour.

Leon Panetta, à la tête du Secrétariat à la Défense a pu donner un ordre de ce genre, mais pas sans l’aval de son supérieur direct, Barack Obama, et les arguments qu’il a donné, « on n’engage pas des soldats dans une opération militaire sans savoir quelle est exactement la situation au sol », sont d’une indigence consternante : des soldats en opérations se dotent du maximum de renseignements, mais ne savent jamais vraiment quelle situation les attend. Quand Leon Panetta parlait, visiblement très mal à l’aise, le général Dempsey, Président des Etats Majors des Armées, assis à côté de lui semblait plus mal à l’aise encore.

C’est à ce moment que le premier ordre de ne pas porter secours a été donné.

Comme je l’ai déjà noté, on sait que se trouvaient dans le Bureau ovale de la Maison Blanche au début des sept heures fatidiques, Barack Obama, Joe Biden, Leon Panetta.

C’est à ce moment que le premier ordre de ne pas porter secours a été donné.

C’est peu de temps après que le général Carter Ham, qui voulait intervenir quand même, et qui était à la tête de l’U.S. Africa Command a été relevé de ses fonctions.

Leon Panetta a le profil idéal de l’homme qu’Obama peut jeter sous les roues de l’autobus de la Commission d’enquête si nécessaire, mais, je le répète, il n’a pu décider sans l’aval du Commandant en Chef.

Le fait est que quatre hommes ont été abandonnés aux mains d’assassins. Deux dans le consulat, puis deux dans l’annexe.

Tant qu’Obama sera à la Maison Blanche, le spectre des quatre morts flottera au-dessus de sa tête comme une tache qui ne s’efface pas.

Dans les entretiens à ce sujet, Obama a tenté de faire diversion et a joué le grand air de la vertu et de l’indignation. Devant une Commission d’enquête, ces arguments ne tiennent pas une seule seconde.

Bien des questions restent en suspens qui devront trouver une réponse. Il semble avéré que le consulat de Benghazi servait de lieu de transactions entre l’administration Obama et des organisations terroristes, « milices libyennes », dont Ansar al Sharia, qui a perpétré l’attaque, groupes de « résistance » islamiste en Syrie.  

L’hypothèse la plus sérieuse semble être qu’Ansar Al Sharia n’a pas obtenu tout ce qui était demandé, et a agi en représailles.

L’administration Obama voulait-elle couvrir ses transactions ? C’est très possible.

Obama et son entourage ont-ils décidé de sacrifier la vie de quatre hommes pour sauver l’élection du 6 novembre et préserver les slogans de campagne selon lesquels Obama a vaincu al Qaida ? Cela semble très probable.

La fiction consistant à incriminer une « manifestation spontanée » et une video ne pouvait pas tenir indéfiniment : Obama et son entourage espéraient sans doute qu’elle tiendrait jusqu’au 6 novembre. C’est raté.

Des gens dans l’armée et dans les services de renseignement en ont eu assez, et ont fait ce que leur dictait leur conscience en divulguant des documents qu’Obama voulait tenir secrets.

Tôt ou tard, on saura tout. La présidence Obama paraîtra alors encore plus ignominieuse qu’aujourd’hui.

Quatre morts assassinés et abandonnés. De forts soupçons de trafic d’armes avec des groupes terroristes ennemis des Etats-Unis. Et pour couvrir tout cela, une incrimination de la liberté de parole qui existe aux Etats-Unis depuis la promulgation du Bill of Rights, et la persécution d’un cinéaste médiocre qui s’est vu privé de ses droits, qui croupit en prison, et dont la vie est détruite.

Le père de Ty Wood, l’un des quatre assassinés, a demandé à Barack Obama de dire la vérité. Je crains qu’il doive attendre longtemps. Il a ajouté : « mieux vaut mourir dans le courage et l’honneur que vivre en menteur et en lâche ».

J’espère que Barack Obama aura bientôt beaucoup de temps de loisir pour méditer sur cette phrase.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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