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4 octobre 2012 Commentaires (21) Vues: 7 Société

Echirolles : l’un des criminels sortait de prison, l’autre avait été condamné pour grande violence, ça vous étonne ?

Obsèques de Kevin et Sofiane

Les enquêteurs recherchent deux des fuyards de l’expédition punitive qui a causé la mort de deux jeunes, à Echirolles.

Le premier, d’origine africaine et âgé de 20 ans, est un récidiviste, condamné pour des faits de grande violence. Il avait avait été jugé en comparution immédiate le 27 août dernier pour avoir attaqué un homme avec un couteau à un distributeur automatique à Grenoble. En France, quand on attaque un homme avec un couteau, on peut continuer à vivre librement, libre de tuer.

L’autre, âgé de 18 ans, d’origine maghrébine, était sorti de prison la semaine dernière, après avoir purgé une peine de six mois pour l’agression au couteau d’un vigile de supermarché. Toujours le couteau… S’il avait purgé une peine de six mois, c’est qu’il n’en était pas à sa première agression violente. Six mois et il était libre de tuer.

Huit autres suspects ont été mis en examen pour assassinat et écroués dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les deux suspects en fuite font l’objet d’une diffusion nationale urgente, avec leurs photos dans tous les commissariats et gendarmeries de France, a indiqué une source proche de l’enquête, et les juges envisagent de lancer un mandat d’arrêt international s’ils tentent de s’enfuir à l’étranger, car ils ont des attaches familiales en Algérie et au Sénégal.

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« On ne sait pas s’ils sont partis à l’étranger. Pour partir, il faut de l’argent, un point de chute… », a indiqué une source près du dossier.

Les huit suspects mis en examen pour assassinat ont également des attaches en Afrique et au Maghreb, et ils présentent un haut risque de fuite. Aussi ont-ils été placés en détention provisoire.

« Tous reconnaissent leur présence sur les lieux mais nient avoir porté des coups », a dit le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat. Leur implication dans la rixe mortelle a été déterminée par les auditions des témoins de la scène. Les enquêteurs s’appuient également sur les enregistrements de vidéo-surveillance.

Le procureur a souligné qu’il avait choisi la qualification « la plus haute », celle pour assassinat, car « le fait de venir à plusieurs, armés, constitue la préméditation des homicides ».

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