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Publié par Dreuz Info le 2 novembre 2012

Le scandale de Benghazi

par Nonie Darwish, traduction et adaptation Jenny Dutartre pour Dreuz.info

Selon la charia, pour un musulman, tirer sur un autre musulman afin de protéger un non-musulman, c’est un crime capital. Pour les djihadistes, Obama n’est qu’un président mécréant américain de plus en qui on ne devrait pas faire confiance. Non seulement l’administration Obama n’a pas reçu du monde musulman ne serait-ce qu’une promesse de paix, mais jamais l’assassinat de l’ambassadeur Stevens et des trois autres Américains héroïques n’a même suscité d’excuses d’aucun dirigeant musulman ni de religieux.

Les Américains ont besoin de réponses à : pourquoi l’administration Obama n’a pas réagi à l’attaque terroriste d’une durée de huit heures contre le consulat américain à Benghazi et sur son implication dans la décision de ne pas leur porter secours malgré leurs demandes d’aide répétées. Et pourquoi le producteur de la vidéo de l’ « Innocence des musulmans », présumé avoir enfreint sa liberté conditionnelle, est-il toujours en cellule dans une prison de Californie, alors qu’aucune des personnes qui ont refusé de secourir l’ambassadeur Christopher Stevens et ces anciens membres infiniment courageux des Navy SEALS n’a même pas été identifiée, accusée d’homicide involontaire, ou de mise en danger par imprudence ?

Du point de vue du monde musulman, l’attitude de l’administration Obama est parfaitement logique : le monde musulman y est habitué et il compte bien que les victimes du terrorisme n’interviennent pas. Que des non-musulmans se défendent contre les agressions djihadistes, c’est une violation inadmissible de la charia. De la façon dont les musulmans comprennent une telle passivité, il est prévu que ceux qui veulent calmer le monde musulman et sa loi de la charia se congèlent lorsqu’ils sont confrontés à la terreur islamique – se figer c’est la seule réaction acceptable.

Demandez aux Chrétiens coptes pourquoi souvent ils abandonnent le terrorisme islamique impuni et pourquoi leurs agresseurs musulmans ne vont jamais en prison ? Pourquoi, si un non-musulman répond à la terreur, devient-il un ennemi de l’Etat islamique ? Demandez à Israël pourquoi le monde musulman ne comprendra jamais qu’il se défende après les attaques terroristes ? Les musulmans considèrent les Juifs comme des singes, des porcs et des ennemis d’Allah qui n’ont pas le droit de se défendre. Demandez aux non-musulmans moyen-orientaux pourquoi, même si les médias musulmans les calomnient sans cesse, ils doivent garder le silence face à la calomnie ? La charia autorise les musulmans à calomnier et à mentir s’agissant de leurs ennemis. Demandez aux victimes du terrorisme islamique pourquoi ils n’y ont rarement, voire jamais répondu ? Ou pourquoi les Chrétiens d’Egypte n’ont jamais brûlé les mosquées quand les musulmans ont brûlé des églises ?

La réponse à tout ce qui précède est simple. En vertu de la charia, les non-musulmans ainsi que les pays non musulmans ne doivent jamais oser répondre au djihad (la guerre au nom de l’islam) en rendant la pareille, ni même au terrorisme. S’ils le font – même si un seul musulman est tué dans le processus – ils deviennent ennemis perpétuels de l’État islamique, méritant de plus en plus de calomnie, de terrorisme et de djihad.

Pour comprendre la position actuelle de l’administration concernant la Libye, il serait d’abord utile de comprendre ce que semblent être les opinions d’Obama sur « le monde musulman. ». Pendant des années, le président américain Barack Obama et son administration, ont insisté sur le fait que l’islam n’a rien à voir avec le terrorisme. Le président apparemment a choisi de ne pas voir, de ne pas entendre ou dire quoi que ce soit de peu flatteur concernant la charia islamique et le djihad. Les membres de l’administration actuelle ont même insisté pour que les attaques, comme celle du major Nidal Hasan dont les cartes de visite portaient la mention « SOA »/SOLDAT D’ALLAH et qui a crié « Allahu Akbar! » (« Allah est Grand! »), étaient des « catastrophes causées par l’homme » ou « de la violence sur le lieu de travail », pas du terrorisme islamique. Ils ont préféré juger la politique étrangère américaine précédente, Israël, ou même une vidéo de YouTube responsables de la colère islamique – accusation qui sera plus tard discréditée.

Il apparaît à l’administration actuelle que le djihad n’a rien à voir avec le terrorisme ; ils écartent les déclarations des musulmans et du prophète Mahomet telles que : « Le Paradis se trouve à l’ombre des épées » Sahih Bukhari V4B5N73. Le président Obama et la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton ont plutôt promis de punir le producteur de la vidéo – en violation du droit américain de la liberté d’expression.

Obama semble avoir estimé, peut-être suivant son expérience parmi les musulmans au cours de son enfance en Indonésie, que pendant son administration il pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère de paix avec l’Islam. Mais comme il semble avoir réduit le problème de l’islamisme à Al-Qaïda et éventuellement aux Salafistes, il a pensé pouvoir englober en tant que modérés d’autres groupes islamiques tels que les Frères musulmans – retouche alambiquée, impliquant le rejet de la longue histoire du terrorisme des Frères musulmans qui ont donné naissance au Hamas, à Al-Qaïda et à des centaines d’autres groupes terroristes. En 2004, le Cheikh Yusuf al-Qaradawi par exemple, a rendu religieusement obligatoire (fatwa) d’enlever et de tuer des citoyens américains en Irak et Khalid Sheikh Mohammed qui a dirigé les attaques du 9/11 a été élevé dans la Fraternité musulmane koweïtienne. L’actuel leader des Frères musulmans en Egypte, Mohammad Badi’, a déclaré : « La Palestine ne sera pas libérée par les espérances et par les prières, mais plutôt par le djihad et par le sacrifice. » Sans oublier que la devise de la Fraternité répétée à l’infini se termine par : « Le djihad est notre voie. Et mourir dans la voie d’Allah est notre plus grand espoir. » Dans le monde d’Obama, cependant, rien n’est jamais la faute de l’islam.

Si toutefois, le fait de mettre les Marines américains dans les conditions dangereuses des consulats américains de pays islamiques infestés de terroristes, devait déclencher un affrontement sanglant entre la sécurité américaine et les islamistes, ce fonctionnement peu coopératif jetait le discrédit sur la théorie d’Obama d’un islam n’ayant rien à voir avec le terrorisme et il était en contradiction avec le rapport du Département d’Etat de juillet 2012 qui déclare que « Al-Qaïda est en fuite » et que des renversements semblent impossibles.

S’il devait y avoir des confrontations avec les militants djihadistes musulmans des pays islamiques, le fantasme entier d’avoir amené une ère nouvelle des relations américano-islamiques s’effondrerait et il (Obama) ne serait pas différent de ses prédécesseurs.

Ce qui semble ne pas avoir été pris en compte en sous-traitant la sécurité aux Libyens – musulmans – de la région, c’est que selon la charia, pour un musulman tirer sur un autre musulman afin de protéger un non-musulman c’est un crime capital. Toute personne faisant cela serait immédiatement considérée comme un profanateur de la loi de la charia et instantanément, comme un apostat condamné à mort. Lorsque le département d’Etat américain à Benghazi a sous-traité la sécurité du consulat aux Libyens musulmans, une telle probabilité précisément existait bien sûr. Par conséquent, dès le départ le dispositif était vain : les gardes musulmans étaient dans l’obligation de respecter la loi de la charia, de s’enfuir et de laisser les Américains se faire tuer plutôt que de violer la charia et de tuer d’autres musulmans pour sauver ces « infidèles ».

Le nom du groupe qui s’est attribué le mérite de la terreur de Benghazi, « Ansar Al Sharia », signifie en arabe « Les défenseurs de la charia. » Pour eux, soit on est un ennemi de l’islam, soit on est insensible à la terreur islamique. De nombreuses cultures à travers le monde, asservies et opprimées, se considèrent sans doute même comme artisans de la paix avec le monde musulman. La « «Religion de paix » signifiant qu’il y aura la paix dans le monde après que tout le monde se soit converti à l’islam.

Depuis son investiture, Obama semble avoir choisi d’être ce genre de faiseur de paix et d’ami de la charia, piège sur lequel comptent toujours les musulmans, fantasme du style : je vais faire en sorte que les musulmans m’aiment et m’acceptent en respectant et en acceptant leur charia, car en deçà, cela pourrait me rendre hostile à leurs yeux, ennemi anti-islamique méritant la calomnie, les attaques et plus de terrorisme. Il est possible qu’Obama n’ait pas voulu aggraver une guerre contre le terrorisme, dont il a refusé de reconnaître l’existence, en la terminant par le retrait des troupes au Pakistan et en Afghanistan, et par conséquent, en étant réticent à envoyer une aide militaire à la Libye qu’il croyait avoir tout juste libérée. Enfin, il comptait probablement sur la fin d’Oussama Ben Laden et de Mohammar Kadhafi pour asseoir son legs d’artisan de la paix avec le monde musulman.

Obama était prêt à payer un lourd tribut dans l’espoir de recevoir des islamistes l’acceptation d’un accord qu’ils n’ont jamais conclu et peut-être qu’ils n’auront jamais avec aucun non-musulman. Le Président a peut-être pensé que la meilleure solution pour gagner l’élection à venir et pour apaiser l’électorat lassé par la guerre, c’était de ne pas répondre à la terreur islamique et qu’il devait couvrir sa non-protection de vies américaines en attribuant son inaction à une suite justifiée par une réaction de foule à une certaine vidéo. Bien sûr, une telle esquive ne fait qu’inviter à une attaque ultérieure encore plus importante, ce qui pèsera bien plus en vies humaines et au trésor. Le président peut très bien avoir espéré qu’au moins cette nouvelle attaque aurait lieu après qu’il ait été réélu avec certitude.

Les calculs d’Obama étaient mauvais. Nous ne savons pas encore ce que fera l’électorat américain, mais pour ce qui concerne les musulmans qu’il tente désespérément de calmer, de toute évidence il ne leur vient même pas à l’esprit de mettre leur djihad du 11/9 en suspend jusqu’après le 6/11. Pour les djihadistes, qu’il les apaise ou non, Obama n’est tout simplement qu’un autre président américain athée en qui on ne peut faire confiance. Avec l’attaque terroriste à Benghazi, les islamistes et les djihadistes ont clairement fait comprendre qu’ils ne pouvaient pas moins s’intéresser à Obama, à sa politique d’apaisement, à ses excuses et même à son attachement apparent à l’Islam.

Non seulement Obama et son administration n’ont jamais reçu du monde musulman ne serait-ce qu’une promesse de paix, mais l’assassinat de l’ambassadeur américain et de trois autres Américains héroïques n’ont jamais même reçu d’excuses de la part d’aucun dirigeant musulman ou religieux.

© Nonie Darwish est l’auteur de « The Devil We Don’t Know’’. Elle est présidente de Former Muslims United.

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