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Publié par Guy Millière le 21 novembre 2012

La façon dont les grands médias européens rendent compte de la réaction d’Israël à l’agression lancée par le Hamas n’est pas surprenante. Elle est imprégnée du relativisme moral qui imprègne l’atmosphère : l’agresseur et l’agressé sont placés sur un plan d’équivalence.

La dimension terroriste et génocidaire du Hamas se trouve totalement laissée de côté.

Le fait qu’il y ait, d’un côté, un pays démocratique qui entend vivre en paix et de l’autre une entité totalitaire imprégnée de haine destructrice, d’antisémitisme et de volonté de tuer n’importe pas une seule seconde. C’est à peine s’il est dit qu’Israël n’a fait que riposter à des tirs de roquettes et de missiles incessants depuis trois ans et qui se sont accélérés au cours des jours qui ont suivi la réélection de Barack Obama.

L’attitude des dirigeants politiques européens n’a pas été surprenante, elle non plus. Après avoir approuvé la volonté israélienne de se défendre face au Hamas, ils ont mis en garde Israël, chacun à leur manière, contre le risque d’une riposte « disproportionnée », puis ils se sont agités pour trouver une possibilité de trêve et de retour aux négociations. Comme ils se refusent à dialoguer directement avec le Hamas, ils sont passés par l’intermédiaire de Mahmoud Abbas, qui n’a aucune prise sur la situation, et du gouvernement égyptien. Nul ne peut douter que derrière les apparences, des pressions ont été exercées sur le gouvernement israélien. Les signes d’amitié de dirigeants européens envers Israël sont, en général, aussi sincères que les baisers de la mort donnés par des dirigeants mafieux à ceux qu’ils veulent assassiner ou faire assassiner.

L’attitude de l’administration Obama a été, tout bien pesé, du même ordre que celle des dirigeants européens, et si elle a pu sembler un peu plus chaleureuse que celle des dirigeants européens, c’est que le peuple américain reste plus favorable à Israël que les peuples européens. Obama ne pouvait faire autrement que soutenir Israël: imaginez, un Président des Etats Unis soutenant le Hamas !

Obama, à la différence des dirigeants européens, n’a pas parlé de risque de riposte « disproportionnée », mais c’est tout comme : il a déclaré qu’une action militaire au sol serait sans doute malencontreuse et malvenue. Il n’a, comme les dirigeants européens, pas entamé de dialogue direct avec le Hamas, mais il est passé par les mêmes intermédiaires qu’eux. Avec une différence : il a derrière lui ce qui reste du poids des Etats-Unis. Et nul ne peut douter qu’il a lui-même exercé des pressions sur le gouvernement israélien. Avec une différence là encore : les Etats-Unis étaient jusqu’à une période récente le principal allié d’Israël, et ces pressions sont dès lors de l’ordre d’un lâchage. L’armée israélienne peut avoir besoin de pièces de rechange pour le matériel militaire d’origine américaine dont elle dispose, et il suffit que ces pièces de rechange ne soient pas fournies, ou pas fournies à temps, pour que les conséquences soient préoccupantes.

Avec Barack Obama, les Etats-Unis rejoignent le relativisme moral à l’européenne, les Etats-Unis, comme les Européens, ne font plus vraiment la différence entre Israël et ses ennemis, tout comme ils ne font plus vraiment la différence entre démocratie et totalitarisme.

Hillary Clinton vient d’être dépêchée par Barack Obama au Proche-Orient, sans aucun doute pour accentuer les pressions américaines et pour obtenir une « trêve ».

Cela doit être dit : une « trêve » dans la situation présente serait un moment de répit très provisoire pour Israël. Le Hamas considérerait qu’il a obtenu une victoire, car il aura montré avoir disposé de capacités de tirer en direction de Tel Aviv et de Jérusalem. Il aura montré aussi qu’il est devenu un interlocuteur avec lequel on parle, même indirectement. Il gardera le pouvoir sur Gaza, malgré les destructions. Il pourra se réapprovisionner en armes dès lors que la frontière avec l’Egypte restera sous contrôle égyptien, donc sous le contrôle des Frères musulmans dont le Hamas est la branche « palestinienne ». Il pourra se préparer pour la prochaine guerre. Il aura affirmé son ascendant sur le « mouvement palestinien », et d’ailleurs, très significativement, des dirigeants du Fatah, principale composante de l’Autorité palestinienne n’ont pas manqué d’affirmer leur soutien aux actions du Hamas ces derniers jours.

La seule issue favorable pour Israël serait celle venant après une défaite sans appel du Hamas, ce qui impliquerait bien davantage de destructions à Gaza.

Elle serait aussi celle impliquant une reprise de contrôle par Israël de la frontière entre Gaza et l’Egypte.

Une prise de contrôle de Gaza par Israël serait une entreprise complexe et coûteuse financièrement et en vies de soldats israéliens.

L’idée, évoquée ici ou là, d’une prise de contrôle de Gaza par Israël aux fins de remettre le pouvoir à Gaza à Mahmoud Abbas me semble absolument absurde : Mahmoud Abbas est aussi crapuleux et sanguinaire que les dirigeants du Hamas, et il a infiniment moins de crédibilité qu’eux aux yeux de la population arabe.

Je crains qu’Israël soit acculé à une issue défavorable. Israël est présentement entouré d’ennemis. Les deux seuls pays ayant des frontières avec Israël n’ayant pas été pris en main par l’islam radical sont la Syrie ou le combat se mène entre islamistes chiites et islamistes sunnites, et la Jordanie, où les Frères musulmans sont aux portes des palais gouvernementaux.

La façon dont les grands médias européens rend compte de la situation n’est pas surprenante, non. Elle n’en est pas moins absolument indigne.

Quand on place l’agresseur et l’agressé sur un plan d’équivalence, on collabore avec la main de l’agresseur contre l’agressé. Et en l’occurrence, les grands médias européens collaborent. Ils sont complices des tirs contre Israël, des assassinats d’Israéliens et des destructions en Israël, tout comme ils sont complices de la mort de ceux que le Hamas utilise comme boucliers humains.

Quand on ne rappelle pas que le Hamas est une organisation terroriste, génocidaire, totalitaire imprégnée de haine, d’antisémitisme et de volonté de tuer, on ment sur ce qu’est le Hamas et on contribue à lui donner une légitimité qu’il ne mérite en rien. On aveugle les populations sur le danger incarné par le Hamas, et on ne permet pas de comprendre la nécessité d’en finir avec celui-ci.

La façon dont les dirigeants européens parlent de riposte « disproportionnée », font pression pour une « trêve », parlent de « négociations » fait d’eux aussi des complices du Hamas, du terrorisme, des intentions génocidaires contre Israël, du totalitarisme et de l’antisémitisme qui règnent à Gaza, de la volonté de tuer qu’on injecte dans la tête des Arabes de Gaza et dans celle des Arabes de Judée-Samarie.

La façon dont l’administration Obama et Obama lui-même se comportent constitue un reniement de toutes les valeurs éthiques qui ont été au cœur des valeurs américaines est une trahison de ce qui a pu souder l’alliance entre les Etats-Unis et Israël. Le fait que les deux interlocuteurs primordiaux de l’administration Obama et d’Obama lui-même aient été, en cette période, Mohamed Morsi et Recep Tayyip Erdogan, deux islamistes aussi haineux que le Hamas, est significatif.

C’est, ces derniers jours, tout le monde occidental qui a volé au secours du Hamas et qui est venu agir pour préserver les positions de celui-ci et de ses alliés.

C’est, ces derniers jours, tout le monde occidental qui s’est soumis au Hamas et à ses alliés.

Préserver les positions du Hamas et de ses alliés, et ainsi se soumettre, c’est se placer au service d’un projet de destruction d’Israël et d’extermination du peuple israélien. C’est se mettre au service, bien au delà du Hamas, de l’islam radical qui est en train de broyer le monde musulman et qui contamine peu à peu le reste du monde.

Je l’ai déjà écrit, Israël est seul. Mais Israël ne tombera pas. Israël est bien plus fort et bien plus déterminé que ses ennemis ne l’imaginent.

L’Europe, elle, est déjà tombée, et les artisans de sa déchéance sont aux postes de commande, entraînant les populations vers un suicide collectif qui vient peu à peu.

Les Etats-Unis sont-ils tombés ? Ils sont, en tout cas, entre de très mauvaises mains et, dès lors, en une très fangeuse posture.

Hitler, Staline, Mao, Ben Laden, si l’enfer existe, ont toutes les raisons de se réjouir. Leurs disciples au présent, chez les Frères musulmans et à al Qaida, au Hamas ou au Hezbollah, dans l’Autorité Palestinienne ou en Iran, ailleurs encore, ont toutes les raisons de se réjouir aussi.

Les femmes et les hommes qui savent encore la différence entre le bien et le mal se battent en Israël ou se battent au côté d’Israël, car ils savent où se situe le bien, et où se situe le mal.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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