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Publié par Gilles William Goldnadel le 26 novembre 2012


Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient aussi sur la guerre Copé/Fillon pour la présidence de l’UMP.

Au rebours de l’appréciation de mon ami Yves Thréard (le Figaro du 21 novembre), la politique menée par François Hollande ne me paraît pas être menée, alternativement, en zigzag mais plutôt, en permanence, par le yin et le yang.

Ainsi, telle la chauve-souris de la fable, les socialistes de gouvernement entendent montrer au lobe droit du cerveau français, que sans virage zig ni tournant zag, l’oiseau social-démocrate a pris son envol dans le ciel européen en réduisant yang les dépenses de l’État, tandis que les rongeurs marxistes excitent le lobe gauche, en lui murmurant les doux mots yin d’impôts pour les riches, d’embauche de fonctionnaires et d’inflexibilité du marché du travail.

On a vu que cet exercice de haute voltige avait plus de succès sur une presse redevenue zen qu’envers des agences de notation moins portées sur la lévitation transcendantale.

Concernant le prétendu « mariage pour tous », François Hollande a voulu, ici encore, marier le chaud et le froid en laissant à penser que le maire yin aurait sa liberté de conscience après adoption du projet de la loi yang qu’il continue de défendre.

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Las, le froid l’a emporté, tel Mamère tout soudain arc-bouté sur le devoir impérieux des magistrats municipaux de respecter la loi souhaitée, lui le premier à avoir violé le droit positif en sa mairie de Bègles.

Touchant à la nécessaire répression des crimes et délits, j’ai déjà fait remarquer que le président en exercice avait procédé à l’union de la carpe yin Taubira et du lapin yang Valls, ce qui, dans une étrange logique, devrait viser à appréhender plus de criminels tout en en élargissant encore davantage.

Sauf à détruire l’agence de notation qui mesure actuellement le niveau de la délinquance, on pourrait malheureusement voir que cette politique de l’eau sèche ne devrait pas contribuer à noyer les gros poissons.

Concernant toujours le respect nécessaire de la loi républicaine, j’avais la semaine dernière fait observer que le lynchage en règle par les contempteurs de l’Ayraultport de Notre-Dame des Landes du vigile chargé de surveiller les sites montraient que nous avions affaire à de curieux écologistes et à d’étranges pacifistes. Ce qui d’ailleurs ne saurait surprendre, le mouvement de contestation étant porté par des Verts qui ne sont ni l’un ni l’autre.

Cette semaine, les nervis autonomes qui jetaient des boulons sur les forces de l’ordre (et surtout de la loi), blessant des policiers, ne m’ont pas démenti. Samedi, le ministre de l’Intérieur, à grand coup de menton yang, décrétait que l’ordre républicain allait passer.

Las, dimanche, une négociation très yin était au désordre du jour, M. Valls ayant peut-être peu d’appétence à devenir à José Bové ce que Jules Moch était à Maurice Thorez.

Enfin, et dans un domaine éloigné qu’en apparence, on apprenait qu’alors que François Hollande se soit déclaré déterminé à combattre la nouvelle judéophobie sous toutes ses formes, son premier ministre allait récompenser l’antisioniste radical Michel Warschawski, en lui remettant le prix des « Droits de l’Homme de la République Française ».

On attendait Henri Queuille, et ce fut Lao Tseu.

Ne faisant pas partie de la commission de contrôle de l’UMP, je me garderais bien de dire qui des gibelins ou des guelfes aura le plus triché. Sans excès de plaisir, je me dois donc d’écrire qu’à cette heure, la droite devra attendre un peu pour être décomplexée.

Quoi qu’il arrive, Jean-François Copé, donné perdant par le tout-pari médiatique qui voulait sa perte en ignorant délibérément la vanité de sondages peu pertinents, doit se sentir frustré, tandis que François Fillon, sans doute intoxiqué par ces mêmes sondages, doit méditer les limites d’une campagne menée petit-bras.

Il semblerait que ce dernier ait décidé, dans sa colère aveugle, de faire retomber les colonnes du temple sur tous les philistins. Mais l’histoire récente n’a pas démontré que Fillon avait la force ou le courage de Samson.

Une remarque périphérique à propos d’un article signé par Luc Ferry (le Figaro du 22 novembre) et intitulé « La ‘ligne Buisson’ : à prendre et à laisser ». Après avoir assez largement validé l’analyse du conseiller de Nicolas Sarkozy et qui consiste, en gros, à s’adresser à la France profonde et silencieuse en lui parlant des questions qui fâchent la France superficielle et bruyante, Luc Ferry commet deux contresens, assez indignes de son intelligence et de son savoir.

Pour lui le concept « d’identitaire » serait « un bel euphémisme pour désigner le racisme ordinaire ».

Les défenseurs de l’Algérie algérienne, du Tibet, de la Palestine, des kosovars albanais et des Bosniaques, seront étonnés de l’apprendre.

Ensuite, si je l’ai bien compris, ce peuple taraudé par la question nationale, l’insécurité, la porosité des frontières et ses conséquences en matière d’immigration incontrôlée se confondrait avec « la populace ». Moi, qui n’ai jamais eu la religion des masses et des foules, qui n’ai jamais pratiqué le culte du peuple roi, j’ai une autre idée de cette « populace », au sens où Freud l’entendait (voir sa correspondance avec Eitigon). Il parlait de cette « canaille », qui se livre aux pires exactions, par racisme ou jalousie de classe. Je n’en ai vu ni dans la Creuse, ni dans l’Aude, ni dans l’Ardèche. Sans trop chercher, un disciple de Rousseau et Tocqueville pourrait en trouver entre Seine et Garonne.

Très peu de réactions dans la presse après l’acquittement en appel par le Tribunal Pénal International du responsable militaire croate Anton Golovina, accusé de crimes de guerre contre les Serbes de Croatie.

Ayant l’habitude d’être taxé de partialité serbophile, dès lors que j’ai protesté contre les bombardements massifs et aveugles de l’OTAN sur Belgrade ou l’épuration ethnique au Kosovo, je vais m’exposer évidemment aux mêmes critiques en relatant, une nouvelle fois, ma propre expérience du Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie.

J’avais été chargé, pour Avocats Sans Frontières, de diligenter une plainte au nom des familles d’une centaine de victimes serbes des exactions des troupes croates à Gospic, en Krajina. Un dossier complet avait pour cela été constitué. Preuves à l’appui : identité des victimes, témoignages, autopsie des corps.

Après nous avoir fait lanterner pendant plusieurs années, à coups de prétexte et d’arguties, le tribunal a fini par prétendre que le dossier avait été égaré ! La Krajina est précisément la région où les troupes croates se sont illustrées. Les victimes serbes ne recevront donc jamais justice.

De personne. Ni de la prétendue justice internationale, ni des prétendues ONG chargées de la défense des droits de l’Homme, pourvu qu’il ne soit pas serbe.

 Fin du deuxième round Israël-Hamas. Les deux camps peuvent y trouver matière à claironner.

Israël a démontré son expertise militaire avec des frappes aériennes de plus en plus chirurgicales, l’organisation terroriste, sa résilience et son aptitude à capitaliser diplomatiquement les bouleversements intervenus dans le monde arabe sunnite sans avoir à renoncer pour le moment à son alliance avec l’Iran chiite.

Au plan médiatique, rien ne change en dépit de la responsabilité avérée du Hamas dans le déclenchement de l’agression. Ainsi que j’en avais expliqué les raisons idéologiques dans ma précédente chronique, l’audiovisuel français de service public continue d’adopter largement le récitatif palestinien. C’est ainsi qu’au lendemain du cessez-le-feu, Arte s’est contentée de filmer les destructions à Gaza. Les téléspectateurs des deux côtés du Rhin pourront imaginer le sud Israélien intact. France 2, est demeurée égale à elle-même : dans le cadre d’un reportage intitulé sobrement « l’héritage de la haine », rencontre avec une famille palestinienne, pour expliquer sociologiquement la sédimentation du ressentiment sur plusieurs générations qui, chacune, a connu son lot de deuils.

Les familles israéliennes, n’ont évidemment eu aucun parent à pleurer durant les guerres de 48, 56, 67, 73, 82 ou durant les vagues d’attentats terroristes. Raison pourquoi, toute rancœur leur est interdite.

Dans un ordre d’idées assez voisin, la presse française ne s’est pas attardée (contrairement au Daily Mail de cette semaine) sur les manifestations du Hamas exhibant des enfants de cinq ans en tenue de kamikaze, sur les manifestations de joie après chaque tir de missiles sur Tel-Aviv ou sur l’exécution sommaire de prétendus collaborateurs d’Israël dont les cadavres étaient traînés dans les rues de Gaza.

La haine à des raisons, que la déraison médiatique ne veut pas faire connaître.

Enfin, au début de cette semaine, une nouvelle fois, Bernard Guetta, sur France Inter, a cru devoir, pour des raisons qui échappent à mon entendement, utiliser le succès de la diplomatie égyptienne dans le conflit Hamas-Israël, pour enrichir sa thèse d’un islamisme soluble dans la démocratie.

A voir le nouveau raïs égyptien issu des Frères Musulmans confisquer progressivement tous les pouvoirs au grand dam de nombreux Égyptiens, un esprit moins délié pourrait prédire sans grand mérite, que c’est la démocratie qui va définitivement se dissoudre dans l’islamisme.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles William Goldnadel. L’article original peut être consulté sur le Blognadel

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