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Publié par Michel Garroté le 4 décembre 2012

Michel Garroté, réd en chef – Je me souviens, cela remonte à 2007 et 2008, qu’après la publication du rapport de l’Iraq Survey Group, les titres des médias avaient répété « Aucune Arme de Destruction Massive n’a été trouvée ». A l’époque, l’Equipe dreuz.info, nous avions pris contact avec des services de renseignements (entre autre David Gaubatz) et avec des experts militaires (entre autre Laurie Milroye). La plupart des articles avaient continué à dire que l’Irak ne constituait pas une menace pour les Etats-Unis et donc que ces derniers avaient eu tort d’éliminer Saddam Hussein. Leur conclusion se fondait sur la déduction que l’Irak n’était une menace que si elle avait des munitions avec des agents de destruction massive. Leur affirmation « l’Irak n’était pas une menace » faisait également écho à ceux qui ne voulaient pas faire de travail de recherches et ceux qui s’opposaient au Président Bush.

John A Shaw, officiel du Pentagone, membre de l’Iraq Survey Group, le groupe formé à l’automne 2003 pour rechercher des Armes de Destruction Massive en Irak, s’était exprimé à ce propos le 19 février 2006, lors une conférence du renseignement à Alexandrie, en Virginie. Le sous-secrétaire à la Défense John A Shaw avait ainsi expliqué que les Spetsnaz, les forces spéciales russes, ont aidé les Irakiens à déplacer et cacher leurs ADM en Syrie, au Liban et en Iran. Les experts américains avaient observé qu’une parade du Parti Baas en janvier 2002 montrait des armes non conventionnelles qui ont disparu depuis le début de la guerre, en mars 2003. La chercheuse Laurie Milroye avait confirmé à dreuz.info qu’un tiers de ADM de Saddam Hussein se trouvaient en Irak, un tiers en Iran et un tiers en Syrie et au Liban.

David Gaubatz, agent fédéral de l’OSI, la super-police américaine, qui a mené des opérations clandestines durant la guerre en Irak, avait déclaré en décembre 2007 à dreuz.info : Lorsque nous sommes arrivés en Irak, beaucoup d’Irakiens ont voulu aider les Américains et les forces de la coalition. Des Irakiens de toute condition sociale nous ont rapporté les emplacements exacts des Armes de Destruction Massive irakiennes (chimique, biologique et nucléaire). Les habitants nous ont expliqué que les ADM avaient été principalement enterrées au sud du pays, plus précisément dans des soutes étanches, cachées dans le système d’égouts sous une ville et sous l’Euphrate. Pour retirer ce matériel, nous avions besoin d’une main d’œuvre et de matériel conséquents. Nous n’avions ni l’un ni l’autre. J’ai alors contacté l’Iraq Survey Group, la commission américaine chargée par le Congrès de découvrir les ADM irakiennes, à Bagdad.

David Gaubatz nous avait en outre déclaré : Ils nous ont répondu qu’ils ne disposaient pas, eux non plus, du personnel nécessaire à ces travaux. De plus, ce qui nous a atterrés, nous autres agents, c’est que l’ISG a déclaré que le sud de l’Irak était trop dangereux pour qu’elle y envoie ses inspecteurs. Nous avions de la peine à y croire. Nos sources irakiennes (hauts responsables du gouvernement, officiers de police, militaires) nous avaient pourtant avertis : soit nous déterrions les ADM, soit nos ennemis allaient le faire un jour ou l’autre. J’ai quitté l’Irak en juillet 2003 et personne ne s’était, à l’époque, occupé des sites d’ADM. Plus tard, des agents américains m’ont informé que nombre des Irakiens qui nous avaient briefés sur les ADM avaient ensuite été kidnappés, torturés et tués par les insurgés. Finalement, ce matériel interdit est tombé entre les mains des insurgés irakiens et leurs alliés dans la région. Les Etats-Unis ont perdu une opportunité de priver les terroristes d’un arsenal d’ADM, concluait David Gaubatz dans ses déclarations en exclusivité pour dreuz.info.

Si aucune industrie de production à large échelle d’agents chimiques et biologiques n’a été mise à jour en Irak, de nombreux laboratoires clandestins, sous la houlette des renseignements irakiens, ont démontré que ces derniers étaient engagés dans la préparation de quantité d’agents chimiques, du gaz moutarde sulfurique, de gaz moutarde nitrogénique, de la ricine, de l’aflatoxine, ainsi que d’autres agents chimiques. Ces laboratoires évaluaient si ces divers poisons changeaient de texture, d’odeur et d’apparence une fois ajoutés à des aliments. Ces découvertes de l’ISG ont été ignorées par les anti-guerres et la presse. Est-ce que cela constitue une menace ? Peut-être cela dépend-il de votre vision d’une « menace ». Le chapitre du rapport Duelfer consacré aux armes chimiques indique que la direction des services secrets irakiens avait un plan pour produire et insérer du gaz moutarde nitrogénique dans des grenades à mains, ainsi qu’un projet de mettre du gaz moutarde et du gaz sarin dans des bouteilles de parfum et des médicaments, envoyés ensuite en Europe et aux Etats-Unis.

Devons-nous croire que ce projet existait parce qu’ils nous aimaient trop ? Ou projetaient-ils de nous faire du mal ? A mon sens, la menace principale que représentait l’Irak était son soutien aux terroristes en général et sa propre activité terroriste. L’ISG a également appris que de la ricine était développée en liquide pour être transformée en aérosols dans diverses munitions. De telles expériences n’étaient pas entreprises à des seules fins d’assassinats. Si l’Irak était capable de produire de la ricine en aérosol, cela représentait un pas en avant décisif, sans nul doute pour des motifs terroristes. Même en petite quantité, la ricine peut être considérée comme une Arme de Destruction Massive. Des agents chimiques, transmis en petite quantité à des terroristes, peuvent blesser et tuer un grand nombre de gens. A plusieurs reprises dans leur histoire, les agences de renseignement irakiennes ont conduit des tests d’armes biologiques et chimiques avec des cobayes humains, des expériences qui ont été plus loin que les seules études d’assassinats ciblés. Si certaines de ces expériences ont été conduites dans les années 70 et 80, de multiples sources ainsi que des témoignages montrent que les tests ont continué de 1990 à 2000, peut-être jusqu’à fin 2002. Devions-nous attendre que de telles armes soient utilisées contre des populations civiles pour réagir ? Est-ce comme cela que certaines personnes veulent défendre les Etats-Unis de la menace terroriste ?

On dit que l’Irak de Saddam Hussein ne soutenait pas le terrorisme. Vraiment ? Des documents montrent que l’Irak entraînait des étrangers à Salman Pak aux techniques de terroristes, y compris l’assassinat et l’attentat-suicide. En plus d’Irakiens, les recrues incluaient des Yéménites, des Saoudiens, des Libanais, des Egyptiens et des Soudanais. Si l’ONU était en mesure de prévenir la menace, pourquoi l’Irak n’a-t-elle pas déclaré ces laboratoires clandestins à l’Unscom et l’Unmovic, et pourquoi les inspecteurs n’ont-ils pas réussi à les localiser ? Ne serait-ce pas parce que les informateurs de l’Unmovic et l’Unscom avertissaient au préalable les renseignements irakiens de l’arrivée des inspecteurs ? De nombreux documents mis à jour par l’ISG le prouvent. A la fin 2002 et au début 2003, des équipements et du matériel ont été déménagés de sites vingt-quatre heures avant les inspections onusiennes. Les informateurs travaillaient depuis 1993. De fait, il n’y a jamais eu d’inspection surprise. De plus, les sanctions ne marchaient plus. L’Unscom était au courant de cet échec, mais apparemment pas de son ampleur depuis 1998.

Les demandes d’alourdissement et d’allègement des sanctions, par des gouvernements du monde entier, sont devenues légendaires et ont été rappelées la semaine passée. Les inspections ne pouvaient pas être effectives dans le soutien total du Conseil de Sécurité. Un tel soutien n’existait plus depuis 1996. Nous savons aujourd’hui pourquoi. L’Irak exploitait sa manne pétrolière pour acheter l’influence de membres du Conseil de Sécurité et d’autres pays autour du globe. Ces points sont à présent très bien documentés. Est-ce que l’Irak représentait une menace ? En étudiant les intentions du régime et l’activité de ses agences de renseignement, ainsi que la futilité des inspections onusiennes au sujet des laboratoires clandestins, il est difficile de conclure autrement.

Certes, les affirmations des services de renseignement à propos des Armes de Destruction Massive  de l’Irak étaient exagérées. Mais les  critiques contre ces mêmes services de renseignement le sont tout autant. L’ISG, le groupe d’experts américains en charge de trouver des ADM après la guerre, sous la direction de David Kay, a découvert un projectile au gaz moutarde relié à une bombe en mai 2004, en Irak. L’ISG affirme que ce gaz fait partie des quatre-vingt tonnes de gaz moutarde qui ont disparu des entrepôts irakiens. Le 17 mai 2004, une bombe au gaz sarin blessa grièvement des soldats américains en Irak. Ce type de gaz, dont l’origine remonte au temps du parti Baas, aurait  dû être détruit par les inspecteurs entre 1991 et 1998. Le 8 août 2005, les troupes américaines ont découvert un laboratoire contenant 4’000 litres d’agents chimiques. La communauté du renseignement est divisée sur l’origine et la présence ou non de ces agents chimiques au temps de Saddam Hussein. Hans Blix, le 27 janvier 2003, a affirmé dans son rapport que les inspecteurs de l’ONU avaient découvert, fin 2002, que l’Irak de Saddam Hussein produisait du gaz VX ainsi qu’un gaz proche du gaz moutarde, le thiodiglycol. Blix a également démontré que l’Irak produisait des missiles interdits.

Certains de ces missiles (Al-Hussein) ont été détruits devant les yeux de tous au milieu de la crise, au printemps 2003. Richard Butler, le chef des inspecteurs de l’ONU en Irak a publié un livre en 2000, intitulé La plus grande des menaces : les ADM de l’Irak et la crise pour la sécurité globale. Dans ses pages, il explique que les inspecteurs ont découvert en 1998 que l’Irak produisait du gaz VX. L’Irak avait démenti, puis admis en avoir produit seulement 200 litres, puis 3’900 mais sans être en mesure de les utiliser comme armes. Butler conclut, trois ans avant la guerre en Irak : L’Irak a un programme très agressif de production d’ADM. En 2002, les inspecteurs de l’ONU ont résumé ce qu’ils avaient trouvé en Irak, dans un rapport écrit par l’analyste Kenneth Katzman. Entre 1991 et 1994, les inspecteurs ont découvert quarante laboratoires secrets de recherche nucléaire ainsi que trois programmes clandestins d’enrichissement d’uranium. Le 23 juin 2004, les forces américains ont découvert 1.7 tonnes d’uranium enrichi dans une usine nucléaire irakienne, ainsi que 1’000 objets radioactifs.

David Kay, du groupe d’experts en charge de trouver les ADM en Irak témoigne devant le Sénat en octobre 2003 : L’Iraq Survey Group a découvert des dizaines de programmes de construction d’ADM et du matériel s’y rapportant, inconnus des inspecteurs de l’ONU. Kay a également démontré que l’Irak avait cherché à acheter des missiles à la Corée du Nord à de nombreuses occasions. Les experts américains ont observé qu’une parade du Parti Baas en janvier 2002 montrait des armes non conventionnelles qui ont disparu depuis le début de la guerre, en mars 2003, et qui sont toujours introuvables. L’expert de l’Irak sous l’administration Clinton a écrit son dernier mémo sur le régime en 2000.  Il y dit : la prochaine administration aura deux choix : soit elle prend une posture agressive et renverse Saddam Hussein, soit elle adopte des sanctions extrêmement dures pour déstabiliser l’adversaire et empêcher Saddam Hussein d’étendre sa force militaire, particulièrement son programme caché d’ADM.

Le général George Sada, deuxième adjoint des forces aériennes irakiennes sous la dictature de Saddam Hussein troisième personnalité militaire du régime, a écrit un livre, Saddam’s secrets, où il explique qu’il a recueilli les témoignages de pilote de 747 qui ont utilisé leurs avions pour transporter des ADM en Syrie, en février 2003. Une colonne de camions a fait également le trajet, avec le matériel le moins lourd. La CIA a effectivement des images satellites montrant des colonnes de camions irakiens traversant la frontière, à la même période. Ce procédé n’est d’ailleurs pas nouveau : pendant la première guerre du Golfe, Saddam Hussein avait envoyé toute sa flotte aérienne à l’abri en Iran (George Sada, Saddam’s secrets, Integrity Publisher, 2006). Selon le renseignement américain, entre le 10 janvier et le 10 mars 2003, la plupart des Armes de Destruction Massive irakiennes ont été transférées dans des citernes géantes, puis enterrées dans la vallée de la Bekaa, par les forces spéciales syriennes, sous le contrôle d’agents secrets syriens.

Préalablement creusées par le génie militaire syrien, les fosses de 6/8m de côté et de 25/35m de profondeur ont reçu ces armes, puis ont été comblées et replantées. La Syrie a été payée 35 millions de dollars pour ses prestations. On peut les retrouver avec un équipement adapté. Avant que Colin Powell ne vienne à Damas le 3 mai 2003, les Syriens ont fait un geste de conciliation, en accélérant la capture et la cession de fugitifs du régime irakien, notamment le 28 avril le Dr Rihab Taha, microbiologiste, et Houda Salih Mahdi Amash, chef du projet anthrax. David Kay, chef de ISG (Iraq Survey Group, les inspecteurs américains en charge de découvrir des ADM après la guerre), dans un entretien au Sunday Telegraph, le 25 janvier 2004 déclarait : Une partie du programme secret d’ADM de Saddam Hussein a été caché en Syrie. J’ai trouvé des preuves démontrant que du matériel a été transféré en Syrie peu de temps avant le début de la guerre en Irak, en mars 2003. Nous savons, d’après l’interrogatoire d’anciens responsables irakiens, que beaucoup de matériel a été envoyé en Syrie avant la guerre, dont certains éléments du programme d’ADM de Saddam.

Sur le Site Internet du quotidien français Le Figaro, Alain Barluet écrit (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Les armes chimiques, dont les États-Unis redoutent qu’elles soient employées contre les rebelles syriens par Bachar el-Assad, ont déjà été utilisées au Moyen-Orient, principalement par l’Irak. Le recours aux armes chimiques par Bachar el-Assad, considéré comme une « ligne rouge » par les Occidentaux, ranime le spectre d’une «guerre sale» et des massacres perpétrés ces dernières années au Moyen-Orient, principalement par l’Irak. Fin septembre, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, reconnaissait que le régime syrien avait disséminé ses stocks d’armes chimiques dans le pays, possible prélude à une utilisation de cet arsenal redoutable contre les rebelles. Selon les experts, les stocks syriens s’élèveraient à «plusieurs centaines de tonnes» de gaz moutarde et d’agents neurotoxiques comme le Sarin et le VX.

Les vecteurs dont disposerait Damas pour épandre ces substances létales vont des missiles balistiques Scud aux bombes aériennes et aux obus d’artillerie. Une «task force» d’environ 150 militaires américains, essentiellement des forces spéciales, se trouve depuis plusieurs mois en Jordanie, prête à agir si le régime syrien mettait en œuvre ces armes. L’inquiétude américaine se fonde notamment sur le précédent irakien. Dans un contexte fort différent il est vrai, l’armée de Saddam Hussein a massivement utilisé les armes chimiques durant la guerre Iran-Irak, entre 1980 et 1988, faisant quelque 10.000 morts. Surtout, à la fin du conflit, Saddam Hussein a eu recours à cette arme fatale pour regagner le contrôle de territoires qui lui échappaient. En 1988, le bombardement au gaz de la ville de Halabja, le Guernica du Kurdistan, coûta la vie à 5000 personnes.

Si les troupes américaines n’ont jamais pu mettre la main sur les armes de destruction massives invoquées par l’Administration Bush pour déclencher l’invasion de l’Irak, plusieurs attentats survenus dans ce pays depuis 2007 ont révélé l’utilisation de charges explosives combinées à du chlore. En Syrie, une explosion survenue dans une usine d’armes chimiques près d’Alep, lors de l’installation de gaz moutarde dans des ogives de missiles Scud, a tué 25 militaires. Connues de longue date pour leurs effets dévastateurs contre lesquels il est difficile de se prémunir, les armes chimiques ont été utilisées lors de conflits bien au-delà du Moyen-Orient. En Europe, l’inconscient collectif a longtemps conservé le cauchemar du gaz moutarde lâché par les Allemands à Ypres, en avril 1915. Cette première attaque chimique massive fit environ 10.000 morts. L’utilisation des armes chimiques est théoriquement prescrite par une convention internationale entrée en vigueur en 1997. La Syrie fait partie des quelques pays n’ayant ni signé ni ratifié ce texte. Damas ne s’estime donc pas tenu de respecter ces interdits (fin des extraits adaptés ; voir ci-dessous lien vers source).

De leur côté, l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur avec l’Agence France Presse écrivent (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : L’utilisation d’armes chimiques par la Syrie entraînerait une « réaction internationale immédiate » de la communauté internationale, a déclaré mardi 4 décembre le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen. « Une utilisation éventuelle d’armes chimiques serait totalement inacceptable pour la communauté internationale. Je m’attends à une réaction immédiate de la communauté internationale » si c’était le cas, a-t-il déclaré avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Otan à Bruxelles. Le président américain Barack Obama a déjà menacé lundi de « conséquences » son homologue syrien Bachar al-Assad s’il faisait usage d’armes chimiques, un responsable américain affirmant que Damas était en train de mélanger les composants nécessaires à la militarisation du gaz sarin.

Sans que l’on sache si la décision est liée, l’ONU a annoncé qu’elle suspendait ses opérations en Syrie en raison de la dégradation de la sécurité, un mouvement suivi par l’Union européenne qui a décidé de réduire sa délégation au minimum. « Plusieurs indices nous laissent penser qu’ils sont en train de mélanger des précurseurs chimiques », a révélé un responsable américain, évoquant le gaz sarin et donnant corps aux mises en garde américaines tout au long de la journée. Barack Obama a pris à témoin Bachar al-Assad. « Le recours à des armes chimiques est et serait totalement inacceptable. Si vous commettez l’erreur tragique d’utiliser ces armes, il y aura des conséquences et vous en répondrez », a prévenu le président américain lors d’une allocution à Washington. A Prague, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a adressé un « avertissement très sévère » aux dirigeants syriens.

Les Etats-Unis sont « inquiets à l’idée qu’un régime de plus en plus assiégé (…) réfléchisse à l’utilisation d’armes chimiques contre les Syriens », a renchéri le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. Pour Washington, l’utilisation d’armes chimiques constituerait le franchissement d’une « ligne rouge ». Le gaz sarin est un puissant neurotoxique qui provoque une paralysie complète puis la mort. Ses précurseurs chimiques sont stockés séparément pour éviter tout accident, le fait de les mélanger constitue une étape vers sa militarisation. La Jordanie, frontalière de la Syrie, a jugé par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Nasser Judeh, en visite à Washington, que l’usage de ces armes « changerait la donne » et provoquerait une intervention internationale. Mais Damas a aussitôt réaffirmé qu’elle ne fera pas usage de ce genre d’armes, si elle en possède, contre son peuple, selon une source au ministère des Affaires étrangères citée par l’agence de presse officielle Sana.

Sur le terrain, l’ONU « va suspendre ses missions dans le pays jusqu’à nouvel ordre » et retirer son « personnel non essentiel » de Syrie, a déclaré son porte-parole Martin Nesirky. Même chose pour l’Union européenne, qui a « décidé de réduire ses activités à Damas à leur minimum ». L’arsenal chimique syrien existe depuis plusieurs décennies et comprend notamment de l’hypérite (gaz moutarde), du sarin et du VX. Les stocks syriens sont de l’ordre de « centaines de tonnes » d’agents chimiques divers, selon Leonard Spector, expert au centre d’études sur la non-prolifération à l’Institut Monterey, aux Etats-Unis. (Fin des extraits adaptés ; voir ci-dessous lien vers source).

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Et le cas échéant les sources citées

http://www.lefigaro.fr/international/2012/12/04/01003-20121204ARTFIG00460-le-terrifiant-bilan-des-armes-chimiques-au-moyen-orient.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20121204.OBS1252/syrie-obama-lance-un-avertissement-au-regime-d-assad.html

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