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Publié par Michel Garroté le 7 décembre 2012

Michel Garroté, réd en chef – Les Occidentaux, l’on n’a qu’une envie : leur demander de quoi ils se mêlent ?! Les 3’000 nouveaux logements ? Il s’agit de plans pour constructions d’habitations prévus de longue date et dont l’échéance est à plusieurs années. La ville de Maale Adoumim et le secteur dit « E1 » qui lui donne accès depuis Jérusalem sont une zone d’à peine 12 km2 qui devait rester sous le contrôle israélien dans les projets discutés entre Israéliens et Arabes. La résolution 242 du Conseil de Sécurité – tant citée ces jours-ci – n’implique pas un retour précis sur les lignes, qui n’étaient pas des frontières, d’avant 1967. Les plans pour constructions d’habitations prévus – qui en ce moment sont médiatisés et politisés à outrance – n’empêcheraient pas la création d’une route de contournement qui maintiendrait la continuité territoriale des territoires disputés de Judée et de Samarie. Israël est un pays deux fois plus petit que la Suisse. Israël construit des logements car il refuse de mourir. Construire 3’000 habitations sur 12 km2, est-ce un motif suffisant pour déclencher le ridicule tintamarre qui se tient en ce moment ? Les pays européens n’ont-ils donc rien d’autre à brasser ?

A ce propos, M. COHEN SABBAN, sur JForum.fr, écrit (extraits adaptés avec mes commentaires ; voir lien vers source en bas de page) : Tout le monde sait très bien, que le conflit entre Israël et ses voisins, dont les Palestiniens ne sont que les marionnettes, n’est pas un conflit territorial. Il ne manque ni d’Arabes, ni de terres arabes, dans cette région. Seul le petit pays juif – qui est une goutte de lait dans cet océan de sang – fait tache. L’objectif avéré reste le même, la destruction d’Israël par différents moyens. C’est dans ce contexte qu’il est vital pour Israël, de construire sur la zone E1. Ci-dessous, quelques raisons.

Qu’est-ce que cette zone E1 ?

Crier haut et fort que Jérusalem doit rester la capitale éternelle d’Israël, sans s’en donner les moyens, est d’une totale inconscience. De gauche comme de droite, c’est pourtant bien le slogan proféré par les uns et les autres que l’on entend. Alors pourquoi la gauche sous la pression de nos ennemis et de nos amis critique-t-elle Netanyahu ? Comme disait le Roi David, « que Dieu se charge de mes amis, je m’occupe de mes ennemis ». Que Dieu se charge donc des juifs antisionistes, des Français, des Anglais et de tous ceux qui ont voté pour mettre à la place d’Israël un nouvel État arabe, et ceux qui ont été les témoins de ce acte, sans porter assistance à Israël, comme le fait l’Allemagne.

Quels sont les projets des ennemis d’Israël ?

Faire en sorte qu’aucun Juif ne puisse résider en Judée et en Samarie, y compris Jérusalem-Est, en laissant, en revanche, près de deux millions d’Arabes dans les frontières d’Israël de 1949. À moyen ou long terme, ils pensent par le biais de la démographie obtenir la réduction du caractère juif de l’État d’Israël.

Quelles sont les positions des deux grands dirigeants actuels d’Israël ?

NETANYAHU :

Des informations rendues publiques par WikiLeaks, indiquent que Binyamin Netanyahu a apporté son soutien au principe d’un échange de terres avec les Palestiniens. Le cabinet du Premier ministre israélien Netanyahu a réagi pour expliquer que le chef du gouvernement avait seulement voulu dire qu’il était prêt à accepter des compromis territoriaux dans le cadre d’un futur accord de paix israélo-palestinien. « Toute autre interprétation est incorrecte et ne reflète certainement pas la position du Premier ministre », souligne le communiqué de ses services. Le télégramme daté du 26 février 2009, deux semaines après les élections, explique que « Netanyahu a exprimé un soutien au concept d’échanges de terres et souligné qu’il ne voulait pas gouverner la Cisjordanie (ndmg – la Judée et la Samarie) et la Bande de Gaza, mais plutôt empêcher des attaques d’être lancées depuis ces territoires ».

Cette phrase était contenue dans un résumé du télégramme, mais n’est pas développée dans la partie du rapport consacrée au processus de paix. En Clair, cela déjoue en grande partie le piège arabe. Non seulement les Israéliens restent au travers d’un certain nombre d’implantations juives en Judée, en Samarie et à Jérusalem, mais plus encore l’échange de territoires implique le transfert de la population arabe pour réduire le risque démographique (ndmg – Les Arabes de Judée et de Samarie veulent créer un « Etat palestinien » purifié de toute présence civile juive, un Etat judenrein ; dès lors, les Israéliens n’ont aucune raison de se plier aux exigences du Fatah et de l’OLP).

LIEBERMAN :

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman a affirmé le dimanche 19 septembre 2010 que les négociations avec les Palestiniens devaient être basées sur un « échange de territoires et de populations » concernant les Arabes israéliens. « Les négociations avec les Palestiniens ne doivent pas prendre comme base le principe de la terre contre la paix, mais de l’échange de territoires et de populations », a affirmé Lieberman. « Le refus déterminé de l’Autorité palestinienne de reconnaître Israël comme l’État du peuple juif doit nous conduire à placer la question des Arabes israéliens sur la table des négociations ; on ne peut pas esquiver ce dossier », a ajouté le chef de la diplomatie israélienne. « C’est comme si un propriétaire vendait son appartement tout en exigeant que sa belle-mère reste dans les lieux, c’est impossible et inacceptable », a ajouté Lieberman. Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman défend l’idée d’un échange de territoires peuplés d’Arabes israéliens contre des parties de Judée Samarie.

Il entend ainsi parvenir à une « séparation » maximale entre Juifs et Arabes, et faire d’Israël un État homogène. Lieberman accuse une partie de la minorité arabe israélienne – qui représente 20% de la population et descend des Palestiniens qui n’ont pas fui Israël au moment de la création de l’État hébreu en 1948 – de constituer un danger pour la sécurité du pays. Il estime que la pression croissante de la communauté internationale (ndmg – l’ONU et les grands médias) sur Israël pour un retour aux « frontières » d’avant 1967 n’a aucun fondement, ni juridique, ni moral (ndmg – on peut à la rigueur parler de lignes, mais certainement pas de « frontières » d’avant 1967). Pour Lieberman, « apaiser les demandes territoriales maximalistes des Palestiniens » n’est pas une solution au conflit. Cela ne ferait que déplacer le conflit à l’intérieur des frontières d’Israël.

Dans une tribune publiée en juin 2010 dans le Jérusalem Post, intitulée « Mon plan pour une résolution du conflit », Lieberman a souligné qu’il ne s’agirait pas d’un « transfert physique de population ni de démolitions d’habitations », mais de « créer une frontière là où il n’en existait pas et en fonction de la démographie ». Le ministre israélien des Affaires étrangères avait formulé une demande qui consiste en un « échange de territoires peuplés » qui placerait ainsi une grande partie des Arabes israéliens dans un nouvel État palestinien. Lieberman estime que les Arabes se considérant comme Palestiniens devraient en toute logique accepter ce plan. Il a appelé à un référendum auquel participeraient tous les Israéliens sans considération de race ou de religion pour trancher sur la question (ndmg – Je l’écris une deuxième fois car cela est fondamental : les Arabes de Judée et de Samarie veulent créer un « Etat palestinien » purifié de toute présence civile juive, un Etat judenrein ; dès lors, les Israéliens n’ont aucune raison de se plier aux exigences du Fatah et de l’OLP).

ETATS-UNIS

Côté américain, voilà comment les choses étaient vues par Bill Clinton et ses successeurs, jusqu’à la rupture des négociations, que l’on doit à Barak Obama, et, à son calamiteux discours du Caire, ayant entrainé la surenchère de Mahmoud Abbas sur les constructions en Judée, en Samarie et à Jérusalem. Le président Clinton – compte tenu de ce qu’il avait entendu – estimait qu’une solution juste se situerait autour de 95% de la Judée et de la Samarie (dites « Cisjordanie ») pour le futur État palestinien. La terre « annexée » par Israël devait être compensée par un échange de terres de 1% à 3%, en sus des arrangements pour le « passage protégé permanent » qui relie la Cisjordanie à la bande de Gaza. Les parties devaient également envisager un échange de terres pour satisfaire leurs besoins respectifs. Il y avait des façons créatives de le faire. Les parties devraient élaborer une carte qui tienne compte des critères suivants : 80 % des Israéliens de Judée-Samarie seraient rassemblés dans des blocs d’implantations juives ; la continuité territoriale, le minimum d’annexion de territoires à Israël, le minimum de Palestiniens affectés par cette annexion.

LA SÉCURITÉ

La clé réside dans une présence internationale qui ne se retirerait que par consentement mutuel, écrit M. Cohen Sabban sur J-Forum à propos de la doctrine américaine (ndmg – personnellement, je note simplement que les forces internationales ont déjà échoué au Sinaï et au Liban…). Cette présence vérifierait également l’application de l’accord par les deux parties. Le retrait israélien devrait s’échelonner sur 36 mois, tandis que la force internationale se déploierait progressivement dans la région. À la fin de cette période, une petite présence israélienne serait maintenue sur des sites militaires spécifiques dans la vallée du Jourdain, sous l’autorité de la force internationale pendant une nouvelle période de 36 mois. Ce délai pourrait être réduit en cas de développements régionaux favorables qui réduiraient la menace pesant sur Israël. Les stations d’alerte avancées : Israël maintiendrait trois installations en Cisjordanie, en liaison avec une présence palestinienne de liaison. Le maintien de ces stations pourrait être révisé au terme d’une période de 10 ans, tout changement de statut devant être mutuellement agréé.

Les zones de déploiement d’urgence : les parties doivent encore élaborer des cartes de ces zones et des itinéraires ; l’urgence désigne une menace imminente et manifeste contre la sécurité nationale d’Israël, de nature militaire, et qui requiert la déclaration de l’état d’urgence ; la force internationale devra en être avertie. Espace aérien : l’État de Palestine devrait être souverain dans son espace aérien, mais les deux États devraient préparer des arrangements spécifiques pour les besoins opérationnels et d’entraînement d’Israël. Les Etats-Unis ont compris la position israélienne et ont compris que la Palestine devrait être « démilitarisée », alors que les Palestiniens proposent un « État disposant d’un armement limité ». Les Etats-Unis proposent une formule de compromis : un État palestinien « non militarisé », compte tenu du fait que la force internationale, s’ajoutant à une importante force de sécurité palestinienne, aura en charge la sécurité des frontières et de la dissuasion (ndmg – Je l’écris encore une fois car cela est essentiel : les forces internationales ont déjà échoué au Sinaï et au Liban ; je les vois donc mal garantir la sécurité d’Israël en coopération avec une importante force de sécurité palestinienne…).

JERUSALEM ET LES « REFUGIES PALESTINIENS »

Netanyahu veut quant changer les choses sur le terrain, ce qui est la seule manière de rebattre les cartes, en faveur d’Israël. En effet, dire que ce qui est arabe à Jérusalem, revient aux palestiniens, avec une continuité territoriale, oblige de facto à couper Jérusalem. C’est donc bel et bien en créant une large ceinture juive, que l’on assure à Jérusalem de rester unifiée. La zone E1 fait partie de cette ceinture qu’il faut mettre en place d’urgence (ndmg-La zone 1 devrait inclure 3’000 habitations supplémentaires). Il parait donc nécessaire, pour sauvegarder Jérusalem, de bâtir dans la zone E1, à une forte densité juive, pour éviter le partage de la capitale d’Israël. En prenant un maximum de territoires, la compensation devra se traduire par une rétrocession de territoires. Or, ces territoires sont reconnus internationalement comme appartenant à un État souverain, Israël, et, sont, incontestablement, israéliens, ce qui n’est pas le cas de territoires disputés comme la Judée et la Samarie. Donc, de facto, Israël n’est pas tenu de céder la même superficie, car d’un côté il y a des territoires vraiment israéliens, de l’autre des territoires n’appartenant à personne. Dès lors, le bon sens de Netanyahu et de Lieberman ont une grande cohérence, et, par conséquent, mettre en place ce grand Jérusalem est primordial.

Question réfugiés, Netanyahu – pour contrecarrer les exigences palestiniennes relatives aux réfugiés arabes – a mis sur la table des négociations le sort des réfugiés juifs des pays arabes. Or, tout semble se précipiter. Obama a les coudées franches avec son second mandat. On peut redouter le pire. Quant aux européens, ils sont les géniteurs des accords de Munich et il n’y a donc rien à attendre d’eux. Autrement dit, le temps presse pour mettre en place la ceinture de sécurité dans la Zone E1 et cet enjeu est vital pour Israël (fin des extraits adaptés avec mes commentaires ; voir ci-dessous lien vers source).

M. COHEN SABBAN – © – JForum.fr

Reproduction autorisée

Avec mention www.dreuz.info

Et sources citées :

Lien vers article :

http://www.jforum.fr/forum/israel/article/les-raisons-qui-obligent-netanyahu?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter%20du%2006-12-12-1

Lien vers JForum :

http://www.jforum.fr/

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