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Publié par Michel Garroté le 8 décembre 2012

Reconstruire l’Eglise ? – Y’a du boulot…

Michel Garroté, réd en chef – Le titre ci-dessus est un brin provocateur (comme d’habitude). Cela dit, il est exact que l’Eglise catholique approuve (au moins en partie) dreuz.info. D’où le titre du présent article : « Miracle – L’Eglise catholique approuve dreuz.info ». En effet, le Cardinal-archevêque de Milan, Mgr Scola, vient de prononcer un intéressant discours sur la laïcité. Ce discours relève des faits que nous traitons fréquemment sur dreuz.info. Cela dit, il demeure, sur quelques points essentiels, des divergences de vue entre Mgr Scola et nous.

Ainsi donc, hier, vendredi 7 décembre 2012, en la Fête de Saint Ambroise, célébrée à cette date en Italie, le Cardinal-archevêque de Milan, Mgr Scola, a prononcé un intéressant discours sur la laïcité (extraits adaptés et commentés) : « Il y a deux dimensions que nous appelons aujourd’hui liberté de religion et laïcité de l’Etat. Un point plus complexe est le lien entre liberté religieuse et orientation de l’État envers les communautés religieuses présentes dans la société civile. L’évolution des Etats n’a cessé de modifier l’équilibre sur lequel reposait le pouvoir politique ».

Mgr Scola : « Jusqu’à il y a quelques décennies, on se référait en substance et de façon explicite, à des structures anthropologiques généralement reconnues, au moins dans un sens large, comme des dimensions constitutives de l’expérience religieuse : la naissance, le mariage, la génération, l’éducation, la mort » (Note de Michel Garroté – Peut-être faut-il ici clarifier les choses. Cette structure anthropologique devrait aujourd’hui, en vertu du bon sens, défendre et valoriser la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne. Or, elle ne le fait pas. Elle devrait se définir comme une anthropologie judéo-chrétienne et comme une plateforme commune sur l’essentiel. Or, elle ne le fait pas non plus. C’est là une première divergence de vue entre Mgr Scola et nous).

Mgr Scola : « Que s’est-il passé quand cette référence identifiée par son origine religieuse, a été remise en question et considérée comme inutilisable ? Il s’est passé qu’on a absolutisé en politique des procédures décisionnelles qui tendent à s’auto-justifier. Ceci est confirmé par le fait que le problème classique du jugement moral sur la loi s’est transformé de plus en plus en une question de liberté religieuse. Le modèle français de laïcité est ainsi basé sur l’idée de l’indifférence, définie comme la neutralité des institutions de l’État à l’égard du phénomène religieux. Et cette neutralité semble – à première vue – adaptée à la construction d’un milieu favorable à la liberté religieuse pour tous. Il s’agit d’un concept largement répandu dans la culture juridique et politique européenne. Concept dans lequel cependant – à y regarder de près – la catégorie de la liberté religieuse et celle de la soi-disant neutralité de l’Etat se chevauchent de plus en plus, au point de finir par se confondre ».

Mgr Scola : « Donc une laïcité qui a fini par devenir un modèle mal disposé envers le phénomène religieux. Tout d’abord, l’idée même de neutralité s’est avérée très problématique, surtout parce qu’elle n’est pas applicable à la société civile, dont l’Etat doit toujours respecter la priorité, se limitant à la gouverner et ne prétendant pas la gérer. Aujourd’hui, dans les sociétés civiles occidentales, en particulier en Europe, les divisions les plus profondes sont celles entre d’une part, la culture laïque ; et d’autre part, le phénomène religieux. Et non pas – comme on le pense souvent à tort – entre croyants de différentes religions » (Note de Michel Garroté – Peut-être faut-il ici à nouveau clarifier les choses. En Europe, notamment en France, les divisions les plus profondes sont celles entre d’une part, la culture laïque ; et d’autre part, le phénomène religieux. Et également, entre croyants de différentes religions. D’un côté, il y a le Judaïsme et le Christianisme qui sont compatibles avec la société libre et laïque. De l’autre côté il y a l’islam qui, expérience faite, s’avère incapable de s’intégrer pacifiquement dans une société libre et laïque. C’est particulièrement le cas en France. Et c’est là une deuxième divergence de vue entre Mgr Scola et nous).

Mgr Scola : « En ignorant les divisions entre la culture laïque et le phénomène religieux, la juste et nécessaire absence de confessionnalité de l’État en est venue à dissimuler sous l’idée de neutralité, le soutien de l’État à une vision du monde fondée sur l’idée séculariste sans Dieu. L’Etat soi-disant neutre, loin d’être tel, fait sienne une culture spécifique, celle séculariste, qui à travers la législation devient culture dominante et finit par exercer un pouvoir négatif par rapport à d’autres identités, surtout celles religieuses, présentes dans la société civile, tendant à les marginaliser, sinon à les exclure du domaine public. C’est une société qui subit en fait l’hégémonie d’une culture laïciste. Sous un semblant de neutralité et d’objectivité des lois, se cache et se répand – du moins en pratique – une culture fortement marquée par une vision sécularisée de l’homme et du monde, une culture privée d’ouverture au transcendant ».

Mgr Scola : « Cette société avec une culture privée d’ouverture au transcendant est légitime en soi, mais seulement si elle reste une culture parmi les autres. Si toutefois l’État la fait sienne, il finit inévitablement par restreindre la liberté religieuse ». (Note de Michel Garroté – Peut-être faut-il ici, encore une fois, clarifier les choses. Certes, l’État fait sienne la culture privée d’ouverture au transcendant. Et l’Etat finit ainsi, inévitablement, par restreindre la liberté religieuse. A une exception près : l’islam. En effet, l’Etat – regardez la France – restreint et en fait méprise la liberté religieuse des Juifs et des Chrétiens. Sur dreuz.info, nous en avons fourni maintes fois les preuves. Mais ce même Etat cède aux pressions toujours plus fortes de l’islam. C’est de l’allahïcité. Sur dreuz.info, nous en avons fourni maintes fois les preuves. Et c’est là une troisième divergence de vue entre Mgr Scola et nous). Fin des extraits adaptés et commentés.

Reproduction autorisée

Avec mention www.dreuz.info

Et le cas échéant les sources citées

Le mauvais choix…

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