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Publié par Salem Ben Ammar le 24 décembre 2012
R. Ghannouchi
R. Ghannouchi

Grâce à sa révolution digne de figurer dans l’anthologie des bêtisiers politiques, la Tunisie, avec R. Ghannouchi, s’est dotée de son Terminator, un personnage des films d’épouvante, un mélange de Dracula, Frankenstein et le boucher Al Hajjaj.

L’Allemagne nazie avait eu son Führer, son guide, son calife, en la personne de Hitler, la Tunisie islamiste a le sien en la personne du chef milicien wahhabite Rached Ghannouchi, de son vrai nom Ferid Kharriji. En réalité, son manque de charisme et sa propension pathologique à la servilité le rapprocherait plus du profil de Paul Touvier.

Confirmant ainsi le postulat que chaque peuple a les ordures qu’il mérite, il est pour les Tunisiens ce que fut le Führer pour les Allemands. Il n’est donc pas superflu de tracer un parallèle entre ces deux monstres de la barbarie humaine, jouant tous les deux dans le registre du messianisme et de l’exaltation des âmes musulmanes et germaniques. A. Hitler se voulait le nouveau messie germanique en voulant créer une nouvelle religion païenne. Il s’est servi des Jeux Olympiques de Berlin, en 1936, pour se faire une virginité de façade, grâce à la complicité bienveillante des barons du Comité International Olympique, véritable gouvernement mondial du Sport, d’essence raciste et colonialiste.

Cette instance autoproclamée, qui semble avoir inspiré l’ I.S.I.E. (Instance Supérieure Indépendante pour les Elections en Tunisie), avait attribué, en toute connaissance de cause, l’organisation des J.O. de 1936 à l’Allemagne nazie, en faisant fi des appels au boycott des mouvements des droits de l’homme, fi du climat délétère et nauséabond régnant en Allemagne, ayant pour point d’orgue les lois raciales de Nuremberg de 1935, basées sur la pureté du sang aryen, et l’exclusion de tous les non-Aryens de la nationalité allemande.

N’était allemand que celui qui était aryen, et c’est aussi ce que proclame l’agent tunisien du terrorisme djihadiste, l’illuminé R. Ghannouchi : « n’est tunisien que celui qui est islamiste et non musulman ».

Lui-même se prétend islamiste avant d’être tunisien.

Que l’on soit nazi ou islamiste, indépendamment de la collusion historique et avérée entre les deux, les idéologies extrémistes sont frappées du même syndrome : la haine de l’autre, la pureté du sang ou de la foi, les délires cosmiques, l’ethnocentrisme, la mégalomanie, le complexe de supériorité, l’exclusion, l’extermination, la purification raciale ou culturelle etc…

Le terroriste Ghannouchi [Rachid ou Rached de morched, le guide en arabe] remis en selle grâce à la révolution atypique tunisienne, semble suivre le sillage d’Adolf Hitler qui lui même est passé par l’action terroriste clandestine avant de confisquer « démocratiquement » et définitivement le pouvoir en Allemagne en 1933. Après avoir obtenu les pleins pouvoirs du Reichstag et décrété ainsi le N.S.D.A.P comme le seul parti unique pour entamer la Renaissance [ennahdha en arabe] de la nouvelle Allemagne, il condamna les autres partis politiques à la disparition. Renaissance du Reich, l’équivalent allemand du Califat, restauration, résurgence, exaltation de l’âme germanique ou islamique, autant de concepts qui sèment le trouble quant à l’identité organique entre les idéologies nazies et islamistes.

Et c’est en toute logique idéologique et antisémite que les fondateurs, en 1928, de la Confrérie des Frères Musulmans, avec comme objectif majeur la Renaissance islamique et le rétablissement du Califat – le Reich – aboli par Kamal Atatürk en 1918, s’étaient ralliés aux nazis en 1939-45.

En tant que créature des Frères musulmans, R. Ghannouchi ne saurait renier ses attaches idéologiques et cultuelles, son mode de pensée mystico-mafieux-politique, en adhérant à des valeurs telles que la démocratie ou la laïcité, ces ennemies jurées des Frères Musulmans, considérées comme des sacrilèges.

De la clandestinité, il se trouve projeté sous les feux des projecteurs, en attendant sa réhabilitation définitive par la Justice tunisienne aux ordres de sa secte. Il a été absous le 23 octobre 2011 de tous ses crimes passés, par l’électorat populaire fruste, miséreux, tendance fanatique et opportuniste, comme A. Hitler lors de sa prise de pouvoir progressive pendant la période 1928-1935. R. Ghannouchi apparaît aujourd’hui comme le vrai pilote et architecte de l’édification de la nouvelle Tunisie, laquelle, contrairement à la nouvelle Allemagne qui se voulait maîtresse du monde, sera un dominion wahhabite. Quoi qu’il en soit, il suit scrupuleusement la feuille de route que lui fixent ses mentors et maîtres. A la différence du Führer nazi non-assujetti aux pouvoirs extérieurs, R. Ghannouchi, tout en vouant un véritable culte à l’homme adulé par ses maîtres à penser qoutbiste, est surtout un pion zélé sur l’échiquier de la Pax Americana et sa politique d’émiettement des pays arabes.

Sa servilité contraste avec sa soif du pouvoir et ses délires mégalomaniaques.

Sachant qu’il n’a pas l’envergure intellectuelle, ni les moyens de ses ambitions politiques cosmiques, il se veut un Führer de l’assujettissement et de la soumission. Ses donneurs d’ordres lui font endosser les habits de Super Président de la Tunisie, une sorte de super intendant de la nouvelle réserve islamique en cours de création en Tunisie. Ainsi, ils lui offrent l’occasion rêvée de flatter son ego surdimensionné qui lui permet de savourer religieusement son triomphalisme sur la scène politique tunisienne, grâce à la grotesque mise en scène électorale du 23 octobre 2011.

Les Américains ont très habilement manœuvré pour faire en sorte que la secte terroriste soit le vainqueur du scrutin de la mise à mort de la démocratie en Tunisie. Un homme comme R. Ghannouchi, à supposer qu’il en ait les attributs, était prêt à plonger la Tunisie dans un bain de sang depuis les années 70 pour satisfaire ses appétits gargantuesques du pouvoir. Maintenant que les Américains l’ont couronné Premier Grand Emir de la Principauté islamique de Tunisie, il va enfin vivre ses délires fantasmagoriques hitlériens. Mais tout en restant dans l’ombre du pouvoir officiel, puisqu’il est lui-même le détenteur du vrai pouvoir. Maître absolu du pays, il bénéficie de tous les égards dignes de son rang et de son prestige.

Un prestige de pitbull

Immunité diplomatique lors de ses nombreux déplacements à l’étranger. Garde rapprochée. Voiture officielle blindée. Bureau ministériel au Ministère des Affaires Etrangères tunisien confié à la bonne garde de son gendre sinistre des affaires qatariennes à Tunis, équipé des moyens de communication les plus perfectionnés, relié par une ligne téléphonique avec le Département d’Etat. Outre un salaire présidentiel, et tous frais pris en charge par le petit contribuable tunisien saigné à blanc par Ben Ali, et que sa secte mafieuse et félonne est en train de saigner à mort.

Lui qui a connu les lumières blafardes des geôles de Bourguiba, est désormais sous les ors princiers de la nouvelle Principauté de Tunisie. Se voulant le nouveau Führer dans le sens de Guide de la principauté tunisienne, il demeure en arrière-plan du spectacle pathétique et anti-républicain joué par sa Troïka dont il est tout naturellement le vrai chef.

A n’en pas douter R. Ghannouchi vit ses fantasmes hitlériens, et les médias étrangers comme la classe politique occidentale, sauf l’allemande et la canadienne, ne sont pas en reste pour l’encenser et le couvrir de toutes les vertus.

Comme si son passé terroriste, ses fréquentations criminelles, n’avaient jamais existé

Devenu fréquentable, il était reçu au Forum de Davos de 2011 comme un grand de ce monde, lui aux velléités terroristes jamais éteintes, puisqu’il n’a jamais fait acte de contrition. Par la magie de la Pax Americana qui vise à recycler les agents du terrorisme djihadiste, Rached Ghanouchi apparaît comme un apôtre de la paix et la sécurité dans le monde, comme si A. Hitler s’était vu décerner le Prix Nobel de la Paix. Certains n’hésitent pas de voir en lui un bon patriote, alors qu’il a une forte aversion pour la patrie dont il veut supprimer le drapeau et l’hymne national.

Son discours d’apparat aux forts accents hitlériens et racistes ne relève pas du folklore, il est fidèle à l’idéologie islamiste belliciste, coloniale, cosmique et terroriste [ses appels à la Guerre Sainte et la libération des territoires palestiniens], ses propos inquiétants sur sa conception idéologique de la citoyenneté tunisienne, ouvertement racistes et attentatoires à la souveraineté nationale.

A. Hitler n’a pas lésiné sur les moyens pour apparaître aux yeux du monde entier comme étant un homme soucieux de paix, en transformant la scène olympique en une véritable opération de marketing politique, dupant et abusant de la crédulité et la naïveté des dignitaires de l’olympisme, qui lui ont octroyé l’organisation de l’Olympiade de Berlin 1936, et lui permirent ainsi de gagner les faveurs et les sympathies de l’opinion publique mondiale.

R. Ghannouchi, qui est loin d’avoir les talents oratoires du Führer, son art consommé de la rhétorique, ses talents d’exalter l’âme germanique, d’haranguer les foules et de provoquer en elles cet état d’extase orgasmique, Ghannouchi donc a su profiter de ce nouveau théâtre démocratique tunisien pour devenir l’acteur principal de sa pièce, purifié de tous ses crimes passés, donnant l’impression qu’il est devenu un homme fréquentable, à l’écoute des préoccupations de son peuple, et qu’il pourrait constituer une alternative crédible à l’ancien despote déchu.

Ce processus irresponsable et dangereux de réhabilitation a été déclenché dès 2006 par la girouette-opportuniste A.N. Chabbi et le Dr Mabuse, Moncef Marzouki, aussi mégalomaniaques  et aveuglés par la soif du pouvoir que le Führer en herbe tunisien, dans le cadre d’un pacte national. Une sorte de front commun de bric et de broc contre Ben Ali. L’opposition tunisienne d’opérette qui a échoué lamentablement dans son combat contre Ben Ali, victime de son incurie politique et intellectuelle, a contribué indirectement, voire directement au sacre hitlérien de R. Ghannouchi. Il est devenu incontestablement la figure de proue de la Tunisie post-Ben Ali.

En Tunisie, on déroule le tapis rouge aux pieds d’un djihadiste dépourvu de conscience et d’humanité, insensible aux brûlures au vitriol infligées aux femmes tunisiennes dans les années 80, et à la souffrance des familles des victimes des attentats terroristes perpétrés tant en Tunisie qu’en France en 1987, 1986 et 1991.

On recense au moins une douzaine d’attentats attribués à son organisation criminelle. On le drape de toutes les vertus, alors qu’il est un monstre de haine, aveuglé par sa soif de revanche sociale. On l’a placé sur la haute marche du podium tunisien, lui qui mérite d’être jeté du haut de la Roche Tarpéienne, à l’instar de celle octroyée par les barons séniles et réactionnaires de l’Olympisme coubertinien.

De par leur autisme et leur lâcheté, ils se sont inclinés devant la figure la plus hideuse et la plus monstrueuse de l’histoire universelle, en lui offrant une vitrine pour impressionner le monde par les réalisations du IIIème Reich, en gavant le monde de tableaux idylliques, alors que ces Jeux étaient annonciateurs de la Shoah et le prélude du plus grand stade au monde, celui de la vision cosmique nazie comparable à celle des islamistes.

Rachid Ghannouchi, en utilisant de surcroît les mêmes méthodes d’exaltation et de rédemption de l’esprit djihadiste et sacrificiel en sommeil chez ses partisans, n’hésite pas d’ailleurs comme lui à enchanter ses meetings par une orchestration musicale, faisant preuve d’une habileté diabolique et pernicieuse impressionnante.

Il se met au-dessus de la mêlée en dégageant une impression d’apaisement et de sérénité qui tranche avec les agitations et les troubles ambiants dont il est souvent l’instigateur, avec son lâcher de fauves salafistes dans l’enclos des brebis tunisiennes.

Policé, civilisé, adoptant une posture – qui est surtout une imposture – républicaine et démocratique.

Il est comme Hitler dans les années 30, dans une phase de conquête de pouvoir absolu, qui nécessite une communication politique de circonstance, sans fausse note, qui se veut rassurante mais qui est en réalité un dol, une fourberie, une manoeuvre insidieuse pour abuser de la crédulité de la masse tunisienne endoctrinée et abrutie par les promesses d’un monde meilleur dans l’au-delà.

Manipulateur et perfide, Ghannouchi soudoie, corrompt, menace, intimide et séduit pour gagner l’adhésion de l’opinion publique à sa personne. Espérons que les citoyens-patriotes tunisiens, en se prémunissant contre la rhétorique perverse et venimeuse de ce terroriste jamais repenti, ne fassent pas de leur théâtre démocratique un théâtre de tragédie grecque dont ils seront les premières victimes.

La barbarie islamiste a un visage, celui de R. Ghannouchi, y compris ses affidés de la Troïka. Il appartient aux Tunisiens de ne pas faire de leur futur scrutin non seulement le dernier de leur histoire, mais également qu’il ne devienne pas demain synonyme de destin parallèle entre le Minotaure tunisien et la figure de l’abjection humaine que fut le Führer nazi. Il n’y a rien de paradoxal à ce que la parenté idéologique de ces deux Guides Illuminés, comme les appellent leurs partisans respectifs, soit tellement proche et troublante, au point qu’on retrouve dans leurs discours respectifs les mêmes thématiques, celles de la renaissance, la glorification de la mémoire historique quand bien même elle serait apocryphe et insensée, l’exaltation de l’orgueil du sentiment d’appartenance à un groupe ethnique ou à un système de croyance religieuse, l’esprit de combat fécondant une nation puissante ou une oumma fondées sur la même vision messianique et eschatologique, le culte de la pureté de la race et de la foi avec des sociétés débarrassées de ses Juifs et de tous ceux qui n’entrent pas dans leurs moules idéologiques, louant et béatifiant l’âme aryenne d’un coté et l’âme islamique d’un autre, prêchant un retour aux vertus morales qui étaient la clé de voûte de leurs grandeurs passées et dont le rétablissement serait la seule voie possible pour faire revivre le mythe de leurs arches perdus, réduisant la femme au seul rôle de pourvoyeuse de valeureux guerriers au service de leurs causes idéologiques etc.

Le monde ne pouvait affirmer, à l’époque, qu’il ne voyait pas arriver le péril nazi, et pourtant il feint d’ignorer sa nocivité alors que les coups de tonnerre grondaient dans le ciel allemand depuis 1923. Les Tunisiens passeront-ils outre les leçons du passé, alors qu’ils ont été victimes des dérives meurtrières de R. Ghannouchi, et de membres du gouvernement provisoire actuel, dont le Chef est considéré comme terroriste par les autorités allemandes ? Un clin d’œil du destin, une ironie du sort ?

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